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La confession de ma vie

La confession de ma vie

Auteur:: SIANA
Genre: Nouvelle
Amandine Ashley ANOUMBA J'étais loin de m'imaginer que c'était elle la cause de tous mes problèmes. Toute ma vie, j'avais vécu avec ce voile qui m'empêchait de voir toute cette méchanceté qui m'entourait. En 5ans j'avais vécu plus que certaines filles de mon âge pouvaient vivre dans leurs vies Je regarde toutes ces années passées à me faire traiter de tous les noms, à vivre le pire des rejets. J'ai tellement mal, je me sens tellement utilisée. Assise dans cette église à attendre que mon tour vienne, je commence à pleurer,à avoir mal, à ressentir ce sentiment que je rejetais depuis longtemps. Je dois me confier à quelqu'un, évacuer toute cette rage qui m'habite. Dieu seul peut m'écouter sans dire mots. Je me lève, je rentre dans le confessionnal et je m'assis : Moi : Bonjour mon père.

Chapitre 1 Chapitre 01

Chapitre 1 : Amandine Ashley ANOUMBA

J'étais loin de m'imaginer que c'était elle la cause de tous mes problèmes. Toute ma vie, j'avais vécu avec ce voile qui m'empêchait de voir toute cette méchanceté qui m'entourait. En 5ans j'avais vécu plus que certaines filles de mon âge pouvaient vivre dans leurs vies

Je regarde toutes ces années passées à me faire traiter de tous les noms, à vivre le pire des rejets. J'ai tellement mal, je me sens tellement utilisée.

Assise dans cette église à attendre que mon tour vienne, je commence à pleurer,à avoir mal, à ressentir ce sentiment que je rejetais depuis longtemps.

Je dois me confier à quelqu'un, évacuer toute cette rage qui m'habite. Dieu seul peut m'écouter sans dire mots.

Je me lève, je rentre dans le confessionnal et je m'assis :

Moi : Bonjour mon père.

Le curé : Bonjour ma fille.

Moi : Bénissez moi mon père parce que j'ai péché.

Le curé : Qu'as-tu fait ma fille ?

Je pris une grande inspiration et j'ai commencé mon récit :

Moi : Je ne m'étais jamais dit qu'en revenant ici, je vivrais « CA »......

Je suis sûre que vous êtes perdus. Donc pour que vous compreniez mieux mon histoire on va faire un allé dans le passé.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°­°°°°°°°°°°°°5ans plus tôt°°°°°°°°°°°°°°°°°­°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°­°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°­°°°°°°°°

Après près de 10ans d'absence, je venais enfin d'obtenir mon diplôme de droit en notariat. En fait mes parents avaient décidé de nous envoyer mes frères et moi en France pour faire nos études .

Quand je suis partie, j'étais âgée de 13 ans, mon grand frère Nicolas qui avait eu son bac avait 18ans et le dernier mon chouchou Antoine qui lui avait à peine 10ans.

Mes parents disaient que c'était pour mieux développer nos capacités mais la vérité était là. Leur couple n'allait plus bien. Ma mère faisait vivre l'enfer à mon père. Le pauvre, il essayait de sauver comme il le pouvait notre famille mais rien à y faire la cohabitation avec ma mère était devenue très tendue.

3ans après ils ont décidé de se séparer comme un commun accord. Pour ne pas vous mentir ma mère est le genre de femme qui passait sa vie à traîner dans les églises éveillées. Elle était plus intéressée par ses menteurs de pasteurs que par nous, sa famille.

Je ne veux pas dire par là que c'était une mauvaise mère mais oui elle n'était pas la meilleure mère au monde. Elle me traitait comme étant une erreur de la nature, comme ci j'étais celle qui avait ruinée sa vie. J'aimais ma mère malgré son comportement égoïste et dépourvu de tous mais comme il y' a toujours un "Mais" dans l'histoire.

Mon père était à la fois notre mère et notre père. Je l'aimais tant mon papounet .C'était l'homme de ma vie. Vous même vous savez comme l'homme Myènè est beau (ethnie du Gabon) avec ses cheveux gris sur la tête. Il était grand avec une voix rauque tellement forte. Ah oui hein mon papa était beau.

Bref, revenant à l'instant présent. J'étais tellement heureuse de rentrer au pays .Je venais pour les vacances mais c'était pas pareil. Là je venais m'installer pour y travailler et faire ma vie.

J'avais à peine 23 ans et j'avais hâte de groover avec mes cousines .Commencer le boulot, j'étais trop contente. Encore qu'Antoine était venu avec moi passer les vacances.

On avait récupéré nos valises et on s'était rué à la sortie. On savait pas qui devait venir nous chercher donc on s'était placé bien en évidence. J'avais laissé Antoine pour aller rapidement acheter une SIM/PUCE pour pouvoir appeler papa.

Ma nouvelle SIM acheté. Je marchais en la mettant dans mon téléphone. Puis BAM, j'avais heurté un torse. Pourquoi les gabonais ne savent pas regarder droit devant eux ? (Lol c'est moi qui est tord mais je vais comme même jouer à la nerveuse).

Moi : Hey mais faites attention quand vous marchez...

Le mec : Mais c'est vous qui faites pas attention et vous jouez la victime.

( Dans ma tête: SHIIT papa ce n'est pas à moi que tu vas mal parler en plein monde han.)

Je levai ma tête pour bien le regarder mais le mec était plus grand que moi de beaucoup dèh. Ah j'avais oublié de vous dire, je suis très petite de taille, je fais au minimum 1m65 et même là j'ai ajouté quelque centimètre. Pardon, je sais que je fais trop de pose mais rooh vous aussi laissez moi m'exprimer.

Donc je disais que quand j'avais seulement levé ma tête comme ça là .EH DIEU, mes yeux tombaient nez à nez sur un beau mec noir, pas trop musclé, avec les sourcils levés genre le gar était sérieux là. Pardon mieux je mettais d'abord de côté sa beau goss-attitude pour bien lui lancer ses 6 vérités( Moi j'aime inventé mes propres expressions oh)

Moi : Shiit au lieu de vous excusez vous faites encore la gueule.

Lui : Mais c'est l'église qui se fout de la charité là. Mieux je pars je n'ai pas envie de m'attarder là.

On s'était regardé droit dans les yeux. Je vous jure que si ses yeux pouvaient me clouer sur place et me fusiller je pense qu'il l'aurait fait et que (pauvre de moi) je serai morte plus de 6fois.

Puis il a souri et il est parti. Comme il sait qu'il est beau, le mec veut faire « LO MALIN » tché pardon DEGAGE !!!

J'étais repartie voir Antoine. Il était avec une fille qui elle était de dos. Elle portait une magnifique robe rouge, longue d'été. Je m'étais dirigée vers eux. Je m'étais positionnée derrière la fille et quand elle s'est retournée j'ai poussé un cri de joie.

Moi : Célia !!!!!!!

Célia ,c'est ma sœur ,son père était le grand frère de papa. Quand son père est mort, elle est venue vivre à la maison. Donc comprenez pourquoi je dis que c'est plus une cousine pour moi mais une sœur. Elle avait 25ans, elle était comptable dans une des sociétés que lui avait légué son père. Elle avait fait ses études en Afrique du Sud.

Elle : Eh ma petite la France te va bien han.

Moi : Lol pardon, tu t'es vu ....Toujours belle.

Elle : On essaye ...

Antoine : Bon on aura tout le temps pour les retrouvailles mais là moi j'ai faim donc partons d'ici.

Moi : Tu as toujours faim toi là.

Célia : Tu n'as pas changé Antoine toujours aussi beau .Aie si tu n'étais pas mon petit frère pardon.

Moi : Kokolo (laisse/arrête/Non) ne me traumatise pas l'enfant.

Elle : Quel enfant ? Haha un grand de 20ans que tu oses encore appeler « ENFANT »

Moi : Lool, tu n'as pas changé han, toujours aussi conne.

On tira nos valises et on les mis dans la voiture de Célia et on prit la direction de la maison familiale.

Quand on franchit le portail, on entendait déjà du bruit. On arriva au salon et là EMOTION. Toute ma famille était là. Je m'étais jetée dans les bras de mon père.

Papa : Maman bienvenue à la maison.

Moi : Papa, tu m'as manqué.

Papa : Hum ...Faut pas pleurer sur ma belle chemise blanche oh. Ton maquillage là va me salir.

Regardez moi l'homme là,même dans les moments d'émotions, il va toujours dire un truc là qui va casser le romantisme du moment.

Moi : Tu es trop nul.

Papa : Ah quitte! Va dire bonjour au reste de la famille.

J'étais allée faire la bise à toute la famille, tout le monde était là sauf........MA MERE .Pff j'étais tellement habituée a son mutisme que je ne faisais plus cas de son absence.

Même Nicolas était venu, il était rentré depuis longtemps lui. Il bossait à Port-Gentil dans une boîte pétrolière là.

Je m'étais jetée sur la bouffe, putain la nourriture gabonaise m'avait tellement manqué. Mon assiette était pleine, encore que j'étais une grande gourmande. Je m'étais servie du poisson salé, des feuilles de maniocs, avec la banane pilée. Mais ce qui a fait chavirer mon cœur c'était l'assiette d'Atanga qui était posée sur la table. La façon dont j'ai enfilé la bouffe là était vraiment très bizarre.

Nicolas : Non mais tu es trop gourmande han.....Même l'assiette est plus grande que toi.

Moi : Ah bouge dis seulement que tu veux papa je vais te donner.

Antoine : Tchié là où tu manges avec tes doigts là qui est fou pour manger avec toi.

Nicolas : VRAIMENT ...

Moi : Je vais vous taper vous n'allez même plus pouvoir montrer vos vielles dents là dehors.

Ils se sont mis à rire comme les idiots qu'ils sont .Moi j'étais trop dans ma joie de manger la bouffe du pays que même leurs moqueries à 15F là ne pouvait m'atteindre.

Après avoir lavé mes mains, j'étais retournée voir les invités. On avait passé une belle soirée. Vers 20Heures tout le monde était parti.

Célia : Bon ma petite ,on va groover ce soir ?

Moi (Le sourire aux lèvres) : C'est une question ou une affirmation la copine ?

Elle : Lol je prends ça pour un « oui »

Moi : Alors on va où ?

Elle : VIP? (Boîte de nuit gabonaise situé à LOUIS)

Moi : Hey ce n'est pas la boîte où les portiers m'ont dragué là ?

Elle : Tu attires tellement les portiers des boîtes que je ne saurais te répondre.

Moi : Imbécile.

Elle : Est-ce que je mens ? Et sinon le gars va bien ?

Moi : Quel gars ? Comme tu m'en as donné un gars nan.

Elle : Donc tu as encore le même statut que les vacances dernières ?

Moi (un peu gêner) : Oui et y'a quoi ?

Elle : Eh Amandine Ashley ANOUMBA tu as 23 ans et tu es toujours vierge ?!

Pourquoi les gens de ma famille aimaient m'afficher comme ça ?

Pardon ne venez pas m'agresser oh. J'ai mes raisons pour avoir garder aussi longtemps ma virginité.

Chapitre 2 Chapitre 02

Chapitre 2 : Mes Déboires Amoureux.

J'avais décidé de rester vierge pas parce que aucun homme ne voulait de moi mais juste parce que moi je ne voulais pas d'homme dans ma vie.

J'avais tellement été déçue par tous les hommes avec qui j'étais sortie que j'avais pris comme décision de m'offrir a un homme que j'aimais vraiment, qui me ferais me sentir bien dans ses bras et qui ne serait ni MENTEUR et ni GIGOLO (terme africain pour décrire un escroc qui vit aux crochets d'une femme ou encore un homme utilisant ses charmes pour vivre,moi s'appelle ça une prostituée au masculin mais bon moi je dis ça, je dis rien. )

Quand j'avais à peine 17ans, j'avais rencontré un gars, il s'appelait Edouard. Comme je n'étais pas trop portée sur les garçons à cette époque, lui et moi c'était une relation purement amicale. Il m'avait avoué ses sentiments mais je n'avais pas fait cas car pour moi seul l'école devait avoir toute mon attention.

Le soir de la proclamation du baccalauréat, j'étais allée fêter ça avec mes 4 amis les plus proche, Amina (une sénégalaise congolais), Grâce (une ivoirienne), André (gabonais,lui c'est trop mon frère il m'avait souvent aidé à régler mes plus gros problèmes ) et enfin Audrey (Franco-béninoise). Donc on était tous aussi a rire. Puis je voyais Edouard rentrer avec sa bande de potes dans le bar.

Quand il m'avait vu, il vint me faire la bise et saluer le reste de la bande. Voilà comment on décida de prendre une table ensemble.

L'ambiance était bonne enfant, on rigolait et tout plus j'avais voulu rentrer. Edouard c'était proposé de me raccompagner devant mon immeuble.

Arrivé devant l'immeuble, il me regarda droit dans les yeux et avança sa bouche devant la mienne et sans même se soucier de mon mal être il suça ma lèvre inférieur et la mordilla avec une douceur incroyable.

Je ne bougeais plus, c'était tellement fort que je ne savais même plus si je devais courir ou rester là. Et je ne vous mentirez pas que c'était mon premier contacter physique le plus proche avec un homme qui n'étais ni mon frère, ni mon père. J'avais des papillons dans le ventre.

Edouard : Je t'aime et je veux vraiment faire un truc de sérieux avec toi. Si tu veux pas je te forcerai pas mais je veux juste que tu me laisse une chance.

C'était depuis ce soir là que lui et moi, on avait commencé notre relation amoureuse. Il me rendait vraiment heureuse mais pendant les 2ans qu'on avait passé ensemble je n'étais toujours pas prête à avoir un rapport sexuel avec lui. Au début il ne disait rien même ci je savais qu'au fond il était vraiment embêté et frustré de ne rien faire.

Un soir j'avais décidé de lui faire une surprise donc je suis allée à son appart et j'ai demandé au concierge de me donner le double des clés de l'appart d'Edouard.

Les clés récupérée , me voilà maintenant en train d'ouvrir la porte de son appart avec un grand sourire dessiné sur le visage. Il y avait personne au salon donc je décidais d'aller faire à manger .Mais en passant dans le couloir j'entendus des grognements et des petits cris étouffés.

Je m'avançai doucement vers la chambre d'Edouard et là vision d'HORREUR !!!!!!!!!!

Le bon monsieur était en train de prendre sauvagement une fille sur le bureau de sa chambre.

J'étais tellement dépassée que je ne savais pas si je devais crier ou tout simplement prendre mes jambes à mon cou.

Il n'avait pas encore remarqué ma présence vu qu'il était de dos et que la fille qu'il culbutait avait les yeux fermés. Il continuait leur partie de jambes en l'air tranquillement sous mon regard plein de larme.

J'avais voulu me retourner pour partir mais j'ai juste entendu :

La fille : Mais c'est qui elle ?

Je voyais Edouard se retourner et dès qu'il me voyait son visage se décomposait (Dans ma tête: imbécile quand tu faisais tes choses là tu pensais à moi ?)

Edouard : MANDY PUTAIN LAISSE MOI M'EXPLIQUER.

EXPLIQUER NAH ? Non mais j'étais dirigée très rapidement hors de chez lui.

Comme il était complètement nu ce bâtard ne m'avait pas suivi et tant mieux pour lui. J'étais directement allée à la maison. Je m'étais mise dans les bras de mes deux frères, je m'étais laissée faire, j'avais pleuré comme ci je venais de perdre un parent. Mais ça m'avait fait tellement de bien.

Après ça j'avais compris qu'Edouard avait fauté et que je ne devais pas l'accuser d'avoir tout gâcher. C'est un homme il avait besoin de sexe pour être l'homme qu'il incarne, et cette fille lui donnait ce que moi je ne pourrais lui donner.

J'avais tourné la page sur notre histoire et j'avais coupé les ponts avec lui, je ne voulais plus le voir. Pas parce que je lui en voulais, non loin de là. C'est juste que je ne voulais juste pas que mes sentiments pour lui remontent à la surface. Edouard était mon premier petit copain et aussi c'est lui qui m'avait donné mon premier baiser. Celui qui m'avait tout appris donc pour ça il a une place très importante dans mon cœur.

1an après j'avais fait un stage dans un cabinet de renom à Bordeaux. Je ne connaissais personne donc je restais dans mon coin mais y'avait ce mec très sexy qui travaillait a l'étage au dessus qui me perturbait comme pas possible.

Un soir, j'étais restée assez tard au bureau pour finaliser les documents d'une réunion. J'avais retiré mes chaussures et je m'étais mise à l'aise. J'étais tranquillement en train de parler seule quand je sentis un regard sur moi , je me retournai vivement . Je le voyais en train de fixer, les sourcils froncés et les mains dans la poche.

Lui : C'est vous Mlle ANOUMBA AMANDINE ?

Moi (hésitante on ne sait jamais oh il peut me viser comme ça) : heu...... oui

Lui : J'ai entendu parler de vous.

Moi : Ah et en bien j'espère ?

Lui : Oui alors que faites vous là ?

(Dans ma tête : Je suis en train de me promener au Champ Elysée ça se voit pas ? Tchuips question rhétorique pourtant)

Moi : Je prépare la réunion de demain monsieur.

Lui : Mais non appelle moi Steve.

Pour toute réponse je m'étais juste contentée de sourire. Et depuis ce fameux soir, lui et moi on avait commencé a se fréquenter régulièrement. Après il y' a eu des petits flirts et une relation était née. Au début le mec était tellement parfait que c'était un peu trop louche pour être vrai.

A un moment donné le gars commençait à me demander presque tout le temps de l'argent avec des excuses bidons comme « ma mère est malade prête moi un peu de sous » ou encore « passe moi 300 euros j'ai besoin d'aller voir un médecin, je me sens pas bien » . Mais comme vous vous en doutez, il ne prenait jamais la peine de me rembourser et à force de subir ce même scénario j'avais commencé à me sentir comme sa banque. Mais quand une fille est amoureuse est-ce que elle voit quand on profite d'elle ? La phrase qui dit « l'amour rend aveugle » est parfaitement exacte.

Un soir, lui et moi, on était allé à une soirée organiser par une association des jeunes étudiants gabonais en France. On était là, posés en train de passer un bon moment quand je décidais d'aller faire un tour aux toilettes. Je passais devant une porte entrouverte, je n'y prêtais pas attention jusqu'au moment où j'entendus :

¨¨¨¨¨¨ : la petite Amandine là est bonne han.

Steve : Oui mais pas plus que Jasmine. En plus elle est encore vierge

¨¨¨¨¨¨ : Lol , Oui mais attend aucune d'elle ne sait que tu es avec les deux en même temps.

BOUMMMM !!!!! C'EST MON CŒUR QUI VENAIT DE TOMBER AU SOOL

Steve : Type je gère, Amandine là c'est juste parce qu'elle a de l'argent donc je la garde sinon moi je suis dingue de Jasmine.

¨¨¨¨ : Donc tu work (Work signifie escroquer en argot gabonais) la petite Amandine là ?

Steve : Maaaaal une bonne maboule je lui demande 500 euros là tout de suite et d'ici une demie heure elle me les apports en rampant.

Tchiéé l'homme est mauvais han donc j'étais sa banque han ? Okay pas de soucis la banque ANOUMBA Amandine va fermer et on verra bien par quelle mirage est ouvrira.

Je n'avais pas voulu en entendre plus, j'avais tourné les talons et je m'étais dirigée vers la porte principale pour partir. Je n'étais pas le genre de fille qui aimait faire des scènes ou encore se donner en publique devant des inconnus. Donc j'avais préféré partir avec le peu de fierté qui me restait.

J'étais rentrée chez moi et je m'étais sentie tellement idiote sur le coup. Comment j'avais pu être aussi bête pour me faire avoir aussi naïvement ? J'étais en faite sa banque, le gars ne m'aimait pas, il aimait juste l'odeur de mon argent.

Ce soir là, il avait tenté de me joindre mais rien à faire je ne voulais plus avoir à faire à un con comme lui, un gigolo, un profiteur.

Le lundi matin, Steve se pointa et vint direct se placer devant ma porte. Je faisais style je ne l'avais pas vu alors que mon cœur là bas battait maaal mauvais.

Steve : Tu as décidé de te faire passer pour morte toi ?

Moi : Non j'ai juste décidé de ne plus avoir à faire à toi.

Lui : Et pourquoi ça ?

Moi : Arrêtes moi ta comédie s'il te plaît ....... Retourne voir Jasmine et fous moi la paix.

Je le sentis se raidir et se gratter la tête signe de nervosité chez lui.

Moi : Tu pensais vraiment m'avoir comme ça, profité de moi ou plutôt de mon argent aussi facilement.

Lui : Mandy (moi) qui t'as raconté une telle connerie, moi je t'aime et crois moi tu es la seule.

Moi : La seule quoi ? BANQUE ? Pardon là je pense que j'ai été assez clémente avec toi han. Donc barres toi et laisse-moi en paix. Toute façon il me reste plus que 2semaines ici donc oublie moi pendant cette courte période.

Lui : ..................................

Il m'avait regardé longuement avant d'émettre un « ok » et de sortir de mon bureau.

Pendant les deux semaines qui ont suivies je m'étais faite toute petite. Je faisais tout pour ne pas le croiser.

Après ces deux déceptions amoureuses j'étais promise à moi-même de ne plus retomber aussi bêtement dans les bras d'un homme. Je m'étais dit que j'avais encore assez de temps avant de commencer à me prendre la tête avec des hommes qui seront juste de passage dans ma vie.

Je m'étais concentrée à fond dans la fin de mes études et sur moi. J'avais appris à mieux me connaître afin de pouvoir être en paix avec moi , à mieux supporter certaines choses et aussi à plus comprendre les hommes.

Un homme peut t'aimer sincèrement mais si il trouve mieux ailleurs il te laissera en abandonnant tous ce que vous avez mis du temps à construire.

Ma plus grande fierté était ma virginité, j'étais fière de moi, de ne pas avoir succombé à Edouard ou encore à Steve.

J'avais 23 ans et je savais qu'il fallait bientôt que je me pose avec quelqu'un mais je n'étais pas pressée, j'avançais doucement et je me disais que si je trouvais un mec qui avais tout ce que je recherchais alors seulement là je me poserai et je lui donnerai ma confiance.

En attendant , je vivais l'instant présent et j'essayais de ne pas trop me focaliser sur ma vie amoureuse.

Chapitre 3 Chapitre,03

Chapitre 3 : Ma mère

Célia voulait sortir, au début j'étais chaude mais avec la fatigue du vol là, j'avais préféré rester à la maison à dormir. En plus je devais reprendre des forces car le lendemain je devais partir voir ma mère et Lundi je devais aller voir mon lieu de travail et mon nouveau employeur afin qu'il me dise quand j'allais commencer à bosser.

°°°°°°°°Dimanche°°°°­°

En me levant mon premier réflexe fut de regarder l'heure sur ma montre, il était 11h37.

Bien; je me sentais plus reposée. J'allais à la douche quand j'eu fini j'allai dans le dressing et je décidai de mettre un legging noir, un débardeur blanc qui me couvrait les fesses et des sandales.

Je pris le sac de parfums que j'avais ramené à ma mère et je sortis de ma chambre.

Quand j'arrivais à la cuisine, personne, ils devaient sûrement être sortir. Je vis une enveloppe avec mon prénom dessus. J'allai la prendre pour l'ouvrir. Il y avait la clé d'une voiture et de l'argent. Je mis l'argent dans mon portefeuille et je sortis de la maison.

J'arrivais au parking et je cherchais laquelle des voitures est celle que papa m'avait donnée.

Je la trouvai enfin, il m'avait laissé sa Pajero blanche. Hum bon choix papa j'aimais beaucoup cette voiture, ça faisait féminin et passe partout. Je montais et je démarrais direction OWENDO (commune de l'ESTUAIRE).

Vous même vous savez que la route d'Agondjé (Quartier de Libreville) à Owendo est longue donc me voilà en train de me battre avec les taxi-mans du Gabon qui pensaient connaître le code la route alors que hum.........

J'étais en train de conduire quand le conducteur qui était devant moi freina , vu que moi je conduisais vite, BAM je venais de cogner l'arrière de sa voiture.

Eh dieu à peine arrivée et je casse déjà la pauvre voiture ?

Je posai ma tête sur le volant et j'entendis toquer sur la vitre du côté passager. J'espérais que ce n'étais pas une femme parce que si c'était une femme, elle allait me ramasser et m'insulter comme pas possible.

Je baissai la vitre et je vis un homme entre 25ans et 35ans, noir, avec des Ray Ban et des lèvres tellement belles, il avait gardé un peu de barbe, ça lui donnait un air sexy là. Putain l'homme noir est BEAU.

Il enleva ses lunettes de soleil et leva un sourcil. Le pire était que même avec cet air sérieux, il était encore plus SEXY.

Le gars sexy là : Heu.......Bonjour.

Moi : .............................................

Je n'arrivais plus à parler sa beauté me rendait muette. Et le pire c'était que sa voix était tellement... HOMME.

Lui : Vous m'entendez ?

Moi : Heu........Oui bonjour

Lui : Désolé d'avoir freiné aussi vite mais où avez-vous eu votre permis ?

Moi (un peu sonnée par sa phrase) : Heu ....... Quoi ????

Lui : En plus d'être une mauvaise conductrice, j'ai à faire à une sourde.

TCHOOO !!!Pourquoi les hommes sont comme ça, c'est lui qui a freiné sans prévenir et c'est sur moi qu'il mettait la faute non mais franchement c'est quoi cette idiotie ?

Moi : Non je ne suis pas sourde. Et puis d'abord c'est vous qui avez freiné sans prévenir.

Lui : Oui parce qu'on est à un feu rouge. Si vous étiez allée à auto-école vous l'auriez su.

Moi (Agacée) : Mais c'est quoi votre problème ?

Lui : Mon problème c'est vous, putain vous avez raillé ma caisse.

Je descendis de ma voiture pour voir les dégâts. Je m'étais placée derrière sa voiture, je regardais partout mais je ne voyais rien.

Moi : Je dis han ? Où est la fameuse rayure là ?

Lui (en me montrant un côté de la voiture un peu raillé) : MAIS C'EST LA !!!!

Moi : Lol mais vous êtes un marrant han. Regardez-moi la minuscule rayure.

Lui : MINUSCULE ? Vous savez combien coûte la réfection d'une PORSHE CAYENNE .

Moi (Ironiquement) : Si vous avez les moyens pour vous offrir un PORSHE c'est que vous en aurez pour refaire la peinture.

Il me regarda avec un air agacé, puis il me regarda de haut en bas. On s'affrontait du regard.

Je regardais l'heure sur mon portable et merde! il était déjà midi. Comme il ne disait rien j'avais tourné les talons et j'étais remontée dans mon véhicule. Je l'entendis dire :

Lui : Mais vous comptez aller où ?

Moi : En quoi ça vous regarde ?

Lui : Vous bousillez ma voiture et vous pensez partir comme ça ?

Je lui avais fait un bisou dans le vent et j'étais partie. Franchement, il croyait quoi ? Que j'allais m'attarder là avec lui ? Tchuips même si je le trouvais vraiment très beau, il était trop arrogant à mon goût !

Je continuai ma route et là je faisais attention à la route, je voulais éviter les problèmes avec Monsieur mon père.

J'arrivai devant le portail de ma mère et là je pris une grande inspiration en espérant qu'elle ne m'insulte pas en me voyant.

Je pénétrai dans la concession et j'allai me placée à la terrasse pour voir si elle n'était pas là bas. Je continuai ma route et là je croisai Chantal. Moi qui voulais passer un Dimanche calme et bah c'était raté han.

Moi : Bonjour, maman est là ?

Chantal : Tchuips comme y'a marqué « BUREAU DE RENSEIGNEMENTS » sur mon front, tu ne pouvais pas passer ta route et m'oublier.

Je soupirai et je continuai ma route. J'avais oublié de vous parler de Chantal, c'était la première fille de maman, elle avait 8ans de plus que moi. Elle l'avait eu avant de rencontrer papa. Elle ne nous aimait pas, elle n'avait jamais voulu vivre avec nous donc elle avait passé tout son cursus scolaire dans des internats. Avant j'éprouvais de la jalousie pour Chantal car c'était elle la préférée de maman. Celle qu'on ne punissait jamais, et je me disais que peut-être je n'étais pas à la hauteur donc j'avais commencé à me comporter comme elle mais Chantal était très méchante et comme moi j'avais la main sur le cœur (comme disent les Africains) j'avais décidé de rester comme j'étais et de m'affirmer ainsi. Après tout c'était ma mère, elle devait m'aimer et peut-être elle ne me le montrait pas pour m'endurcir.

Je trouvai ma mère dans la cuisine en train de faire à manger. Je voulu lui faire la bise mais elle me repoussa. Je m'assis sur une des chaises de la cuisine.

Moi : Bonjour maman.

Elle ne prit pas la peine de me répondre, elle se contenta de continuer sa besogne sans ce soucier de moi.

Moi (en lui tentant le sac que je lui avais rapporté) : Tiens je t'ai ramené ça.

Elle prit le sac et regarda à l'intérieur. Dès qu'elle vit les parfums, elle me regarda de travers et me dit :

Elle : Je dis Mandy quand tu m'offre les parfums c'est pour me dire quoi ? Que je sens han ?

Moi (un peu dépassée) : Non mam.

Elle : Donc tu ne pouvais pas me ramener autre chose, c'est les parfums que tu as trouvé? On t'a dit que je sentais pour m'offrir ça ? D'abord pourquoi tu es venu ici ?

Moi : Mais je suis venue te voir.

Elle : Tchuips comme si moi je t'avais même dit de venir, on t'a dit qu'on vient chez les gens comme ça ?

Moi : Mais tu es ma mère, tu n'es pas une inconnue. Je voulais te faire la surprise.

Elle : Eh en plus de ça tu viens mal me parler chez moi. Pardon sors je t'ai déjà dit que je vis mieux quand je ne te vois pas donc ne viens plus ici.

J'étais tellement honteuse que sans dire un mot, je m'étais levée et j'étais partie le plus vite possible de sa maison.

Comment une mère pouvait-elle parler comme ça à sa fille ? Quand les gens me voyaient et me disaient que je ressemblais à ma mère, je me raidissais toujours. Parce que je ne voulais pas lui ressembler, je ne voulais pas être comme ça avec mes enfants. Je ne voulais pas que mon enfant vive ce que je vivais en ce moment là.

J'avais honte de ne pas pouvoir dire que ma mère était mon exemple, de ne pas pouvoir dire que c'était ma mère qui m'avait appris à faire à manger ou encore qui m'avait appris à mettre ma première serviette hygiénique.

Ma mère m'avait tellement laissé de mauvais souvenir. Elle m'avait tellement marquer par des souvenirs honteux et triste.

Mon souvenir le plus marquant est celui là :

****Début du flash back******

La première fois que j'avais eu mes règles, j'avais 15ans et j'étais venue en vacance ici. Je faisais ma sieste et en me réveillant j'avais du sang entre les cuisses. J'avais pris peur et je m'étais précipitée à la douche en hurlant .

Quand ma mère m'avait trouvée dans ma douche avec du sang entre les jambes elle m'avait carrément dit :

Maman : Petite pute, toi-même tu sais ce que tu es allée faire pour saigner ainsi donc ne vient pas crier dans ma maison.

Moi : Mais mam je n'ai rien fait, je te jure devant dieu.

Maman (en sortant de la salle de bain) : Tchuips ton père pense que tu es une sainte alors que tu couche déjà avec les hommes. Débrouilles toi toute seule.

En vrai quand j'étais plus jeune, j'étais un peu naïve et bête. Je ne savais pas quoi faire, je m'étais assise sur le carrelage froid de la salle de bain et je m'étais mise à pleurer. Je pleurais tellement que j'avais commencé à avoir des maux de tête.

J'étais là allongée depuis des heures sans parler, en évitant de faire du bruit pour ne pas alerter ma mère car si elle revenait je savais qu'elle était capable de me battre jusqu'au sang (chez les africains, même à 40ans tes parents ont encore le droit de te frapper comme un enfant de 6ans )

J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir avec fracas, puis je vis Audrey,la petite amie de Nicolas à cette époque.

Dès qu'elle vit le sang par terre , et moi, me tordant de douleur, le sourire qu'elle affichait avait disparu pour laisser place à un regard de peur.

Audrey : Mais qu'est ce que tu as ma puce ?

Je n'arrivais pas à parler tellement j'avais mal et peur. Quand elle a vu que je ne répondais pas, elle avait fermé la porte de la douche. Elle m'avait porté et elle m'avait mis dans la baignoire. Elle avait fait couler de l'eau chaude sur mon bas ventre et elle m'avait lavé. Après ça, Audrey m'avait appris comment mettre une serviette hygiénique.

Audrey : Pourquoi tu n'as pas appelé ta mère Mandy ?

Moi : Je l'ai fait mais elle m'a traitée de...... de ......pute.

Elle (choquée) : Mais pourquoi cette femme est comme ça ? Je vais le dire à ton frère parce que si je vais encore l'insulter elle va aller raconter partout que je suis une sorcière.

Moi : snif.....fais rien s'il te plaît j'ai l'habitude.

Elle : Mais putain tu es sa fille, elle doit te respecter et non te traiter de tous les noms. Tu ne dois pas te taire et tous garder en toi sinon un bon jour tu vas exploser.

Moi : Oui je sais mais laisse moi gérer ça.

Elle m'avait regardé longuement avant de me faire un bisou sur le front et de me border .

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°­°°°°°°FIN DU FLASHBACK°°°°°°°°°°°­°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°­°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°­°°

J'étais arrivée à la maison avec les yeux rouges, je regardais l'heure, il était 19h. Je m'étais arrêté à la plage et j'avais marché pendant longtemps. J' avais longtemps essayé d'effacer tous ces mauvais souvenirs mais rien à y faire, ils étaient là, gravés en moi.

Je ne voulais pas faire semblant d'aller bien alors j'étais allée m'enfermer dans ma chambre. Et sans savoir comment, je m'étais endormie.

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