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La Vengeance d'une Folle : Le Silence d'Élodie

La Vengeance d'une Folle : Le Silence d'Élodie

Auteur:: Vesper Echo
Genre: Moderne
De ma chambre stérile en clinique psychiatrique, j' étais Élodie, l' internée. Mon unique fenêtre sur un monde lointain : la tablette reflétant le mariage luxueux de ma sœur, Chloé. L'idylle vacilla : une femme accusait Chloé, et son fiancé, Adrien, annula le mariage sur-le-champ, la traitant de "monstre". L'humiliation fut totale. Quelques jours plus tard, l'appel de ma mère : Chloé était décédée, son corps atrocement blessé. Mon père, cherchant des réponses, fut tabassé par les gardes d' Adrien, ses jambes brisées. J' étais là, "catatonique" pour le personnel, mais la rage bouillonnait. Ma sœur, mon seul soleil, tout ce que je n' étais pas, était partie. Mon père, simple homme, broyé par leur empire. Ma "folie" devint mon armure. Ils croyaient m' avoir enfermée. Ils pensaient que la "folle" ne voyait rien. Mais ils ignoraient que mon silence cachait un cri de vengeance, que ma démence était en réalité mon arme la plus redoutable. Mon armure venait de se fissurer, non pour la douleur, mais pour libérer la bête. Chloé était ma lumière. Ils l' avaient éteinte. Tandis que l' alarme hurlait dans l' air glacial du Vercors, je marchais, enfin libre. La vengeance n' était plus un souhait. C' était une promesse. Et ma première étape consistait à les entraîner tous en enfer.

Introduction

De ma chambre stérile en clinique psychiatrique, j' étais Élodie, l' internée. Mon unique fenêtre sur un monde lointain : la tablette reflétant le mariage luxueux de ma sœur, Chloé.

L'idylle vacilla : une femme accusait Chloé, et son fiancé, Adrien, annula le mariage sur-le-champ, la traitant de "monstre". L'humiliation fut totale. Quelques jours plus tard, l'appel de ma mère : Chloé était décédée, son corps atrocement blessé. Mon père, cherchant des réponses, fut tabassé par les gardes d' Adrien, ses jambes brisées.

J' étais là, "catatonique" pour le personnel, mais la rage bouillonnait. Ma sœur, mon seul soleil, tout ce que je n' étais pas, était partie. Mon père, simple homme, broyé par leur empire. Ma "folie" devint mon armure.

Ils croyaient m' avoir enfermée. Ils pensaient que la "folle" ne voyait rien. Mais ils ignoraient que mon silence cachait un cri de vengeance, que ma démence était en réalité mon arme la plus redoutable. Mon armure venait de se fissurer, non pour la douleur, mais pour libérer la bête.

Chloé était ma lumière. Ils l' avaient éteinte. Tandis que l' alarme hurlait dans l' air glacial du Vercors, je marchais, enfin libre. La vengeance n' était plus un souhait. C' était une promesse. Et ma première étape consistait à les entraîner tous en enfer.

Chapitre 1

Dans ma chambre stérile de la clinique psychiatrique du Vercors, le seul bruit était le bourdonnement du néon. Sur l'écran de la tablette posée sur mes genoux, le mariage de ma sœur se déroulait dans un luxe insolent. Chloé, ma petite sœur, mon soleil, resplendissait dans sa robe blanche au milieu d'un château de la Loire.

Elle était tout ce que je n'étais pas. Douce, aimée, normale.

Moi, j'étais Élodie. L'ombre. La folle enfermée.

Soudain, l'image sur la tablette a tremblé. Camille, la fille de l'intendante, a fait irruption dans la cérémonie. Ses vêtements étaient déchirés, son visage baigné de larmes.

Elle a pointé un doigt accusateur vers ma sœur.

« C'est elle ! Chloé ! Elle m'a attaquée ! Elle est jalouse de moi, jalouse d'Adrien ! »

Adrien de Valois, le fiancé de Chloé, l'héritier arrogant, s'est tourné vers ma sœur. Son visage, d'abord surpris, s'est durci. Il n'a pas posé une seule question. Il a cru Camille sur-le-champ.

Il a attrapé le bras de Chloé, la tirant violemment.

« Monstre ! »

Il a crié devant tous les invités.

« Le mariage est annulé. Tu me dégoûtes. »

L'humiliation était totale, retransmise en direct sur mon petit écran. J'ai serré la tablette si fort que le plastique a craqué sous mes doigts. Personne dans la pièce n'a remarqué. Pour eux, j'étais catatonique. Mais à l'intérieur, une chose froide et lourde commençait à se réveiller.

Quelques jours plus tard, ma mère m'a appelée. Sa voix était brisée.

« Élodie... Chloé... »

Adrien l'avait envoyée dans un ancien couvent en Auvergne. Une "œuvre de charité" pour "se repentir".

« Elle est morte, ma chérie. Ils disent... ils disent qu'elle est tombée. »

Mais ma mère a continué, sa voix un murmure d'horreur.

« Son corps... Élodie, son corps était couvert de blessures. Des blessures terribles. »

Le silence au bout du fil était plus lourd que n'importe quel cri. Je n'ai rien dit. Je n'ai pas pleuré. Les larmes étaient un luxe que je ne pouvais plus me permettre.

La semaine suivante, mon père a voulu des réponses. Il est allé au manoir des de Valois à Neuilly-sur-Seine. Un homme simple de Montreuil face à une forteresse de richesse et de pouvoir.

Les gardes du corps d'Adrien ne l'ont pas laissé entrer. Ils l'ont insulté. Mon père a insisté.

Alors ils l'ont battu.

Ils l'ont roué de coups et l'ont jeté sur le trottoir.

Quand ma mère m'a rappelé, elle hurlait.

« Ses jambes ! Élodie, ils ont brisé les jambes de ton père ! »

J'ai raccroché doucement. J'ai regardé le mur blanc de ma chambre. La folie, disaient-ils. Des troubles psychiatriques graves. Ils ne savaient rien. Ma "folie" était une armure. Ma force, une arme. Et cette arme n'avait qu'un seul but : protéger Chloé.

Maintenant, Chloé était partie. L'armure s'est fissurée, non pas pour laisser entrer la douleur, mais pour laisser sortir le monstre.

La vengeance n'était plus un désir. C'était une promesse.

Chapitre 2

Un souvenir a traversé le brouillard de ma rage.

J'avais seize ans. Chloé, quatorze. On rentrait de l'école dans notre quartier de banlieue. Les fils d'un homme d'affaires local, deux brutes qui pensaient que tout leur était dû, l'ont coincée contre un mur. Ils riaient, leurs mains sales sur elle.

Chloé a crié mon nom.

Je n'ai pas réfléchi. Je n'ai pas eu peur. J'ai juste agi.

Le premier a fini avec le bras tordu dans un angle impossible. Le second, j'ai frappé son visage contre le mur en briques, encore et encore, jusqu'à ce que le son devienne mat et humide. Le sang a giclé sur mon visage, sur mes vêtements.

Je ne me suis arrêtée que lorsque Chloé a tiré sur mon bras, en pleurant.

« Arrête, Élodie, s'il te plaît, arrête... tu vas le tuer. »

Je me souviens de son regard. De la peur. Pas des garçons. De moi.

C'est cet incident qui m'a conduite ici. "Violence inouïe", "danger pour elle-même et pour les autres", "troubles dissociatifs de l'identité avec pulsions agressives". Le diagnostic était long et impressionnant. Il signifiait simplement que j'étais un monstre qu'il fallait enfermer.

Depuis ce jour, ma seule lumière était Chloé.

Elle venait me voir chaque semaine. Elle passait les contrôles de sécurité, bravait l'atmosphère pesante de la clinique, juste pour s'asseoir avec moi dans cette pièce blanche.

Elle m'apportait toujours la même chose. Une petite boîte pastel de chez Ladurée.

« J'ai tes macarons, Élodie. »

Elle les sortait un par un. Pistache, rose, vanille. Elle savait que je ne parlais pas. Elle parlait pour deux, me racontant sa vie, ses espoirs, son amour pour ce faible d'Adrien. Je l'écoutais, et le goût sucré du macaron était mon seul lien avec son monde, avec la douceur.

La dernière fois que je l'ai vue, elle était radieuse. Elle m'a montré sa bague de fiançailles.

« Je me marie, Élodie. Tu te rends compte ? »

Elle m'a pris la main. Sa peau était chaude.

« Dès que le mariage sera passé, je reviens. Et je t'apporterai la plus grosse boîte de macarons que tu aies jamais vue. Promis. »

Cette promesse flottait maintenant dans le vide de ma chambre. Une promesse brisée. Un goût sucré qui ne reviendrait jamais.

La rage a fait place à une clarté glaciale.

Mon plan était simple.

J'ai attendu la nuit. L'infirmier de garde, un homme corpulent et suffisant, a fait sa ronde. Quand il a ouvert la porte de ma chambre, je n'étais pas dans mon lit.

J'étais derrière lui.

Il n'a même pas eu le temps de crier. J'ai attrapé sa tête et l'ai frappée contre le cadre en métal de la porte. Un seul coup. Sec. Précis. Il s'est effondré sans un bruit.

Je lui ai pris ses clés, son badge. J'ai traversé les couloirs silencieux comme un fantôme. La porte principale était blindée. J'ai ignoré le lecteur de carte. J'ai simplement enfoncé mes doigts dans l'interstice et j'ai tiré. Le métal a grincé, s'est tordu, et le pêne a cédé dans un grand bruit.

L'alarme s'est déclenchée, hurlant dans la nuit glaciale du Vercors.

Je n'ai pas couru. J'ai marché. Le vent froid sur mon visage était une bénédiction. J'étais libre.

Et je venais réclamer une dette de sang.

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