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La Vengeance de la Vie

La Vengeance de la Vie

Auteur:: Winded
Genre: Moderne
Ma vie passée, un désastre complet, s'est effondrée le jour où j'ai compris la trahison. Mon mari, Marc, officier supérieur, m'a laissée seule avec notre fils, Pierre, pour sa carrière et sa nouvelle femme, Sophie. J'ai tout sacrifié pour Pierre, j'ai vu son rêve d'intégrer une prestigieuse école d'ingénieurs se briser quand sa place a été volée par le fils de Sophie, avec la complicité de Marc. Les calomnies pleuvaient, Pierre était traité de bâtard à l'école, et il est tombé dans une dépression profonde qui l'a poussé à l'irréparable. Marc n'est même pas venu à l'hôpital, minimisant la tentative de suicide de notre fils, et après sa mort, j'ai été chassée du village comme une paria, ayant tout perdu. Pourquoi cet homme, qui m'avait juré amour et protection, pouvait-il être aussi cruel, aussi indifférent au sort de son propre enfant ? Et soudain, je me suis réveillée, le cœur battant, la haine asséchant mes larmes, décidée à ne plus jamais laisser l'histoire se répéter, à récupérer ce qui nous avait été volé.

Introduction

Ma vie passée, un désastre complet, s'est effondrée le jour où j'ai compris la trahison.

Mon mari, Marc, officier supérieur, m'a laissée seule avec notre fils, Pierre, pour sa carrière et sa nouvelle femme, Sophie.

J'ai tout sacrifié pour Pierre, j'ai vu son rêve d'intégrer une prestigieuse école d'ingénieurs se briser quand sa place a été volée par le fils de Sophie, avec la complicité de Marc.

Les calomnies pleuvaient, Pierre était traité de bâtard à l'école, et il est tombé dans une dépression profonde qui l'a poussé à l'irréparable.

Marc n'est même pas venu à l'hôpital, minimisant la tentative de suicide de notre fils, et après sa mort, j'ai été chassée du village comme une paria, ayant tout perdu.

Pourquoi cet homme, qui m'avait juré amour et protection, pouvait-il être aussi cruel, aussi indifférent au sort de son propre enfant ?

Et soudain, je me suis réveillée, le cœur battant, la haine asséchant mes larmes, décidée à ne plus jamais laisser l'histoire se répéter, à récupérer ce qui nous avait été volé.

Chapitre 1

Ma vie passée a été un désastre complet, une tragédie que je n'aurais jamais imaginée. Mon mari, Marc, un officier supérieur, m'a laissée seule avec notre fils, Pierre, pour suivre sa carrière et sa nouvelle femme, Sophie. J'ai tout sacrifié pour élever Pierre, je lui ai consacré chaque minute de mon existence, et il me l'a bien rendu, il a travaillé si dur qu'il a été admis dans une prestigieuse école d'ingénieurs, notre plus grand rêve. Mais ce rêve a été brisé. La place de Pierre a été volée, usurpée par le fils de Sophie, avec la complicité de Marc.

Les calomnies ont commencé à pleuvoir sur moi, on me traitait d'opportuniste, une femme qui ne voulait que l'argent de son mari, et Pierre, mon pauvre Pierre, était traité de bâtard dans la cour de l'école. Il n'a pas supporté, il a sombré dans une profonde dépression et a fini par mettre fin à ses jours.

Marc n'est même pas venu à l'hôpital quand Pierre a fait sa tentative de suicide, il a dit que c'était un caprice d'adolescent. Après la mort de mon fils, j'ai été chassée du village comme une paria, bannie par les mêmes personnes qui m'avaient vue grandir. J'ai tout perdu.

Et puis, je me suis réveillée.

La lumière du soleil filtrait à travers les rideaux usés, la même lumière que ce jour maudit. Je me suis redressée d'un coup, le cœur battant à tout rompre. J'ai regardé le calendrier accroché au mur, la date était encerclée en rouge, le jour de la publication des résultats de l'école d'ingénieurs. Le jour où tout a basculé.

Je ne pleurais pas, la haine avait asséché mes larmes. Cette fois, je ne me laisserais pas faire.

Sans même prendre le temps de me laver le visage, j'ai enfilé des vêtements et je suis sortie en courant de notre petit logement temporaire. Je n'avais qu'une seule destination en tête : le quartier général de l'armée, là où travaillait Marc.

Je suis arrivée devant le grand bâtiment militaire, essoufflée et débraillée, et je me suis mise à crier de toutes mes forces.

« Marc ! Sors d'ici, espèce de salaud ! »

« Sors avec ta salope, Sophie ! Rendez à mon fils ce que vous lui avez volé ! »

Mes cris ont attiré l'attention des soldats de garde et des passants, les gens ont commencé à se rassembler, me regardant comme une bête curieuse. Certains chuchotaient, se demandant qui était cette folle. Je m'en fichais. Je voulais qu'on m'entende, je voulais que tout le monde sache.

Un officier est sorti pour me dire de partir, mais je n'ai pas bougé d'un pouce, je suis restée plantée là, continuant à hurler le nom de Marc.

Peu de temps après, une voiture noire est arrivée en trombe, elle a freiné brusquement devant le portail. Marc en est sorti, le visage en sueur, visiblement paniqué. Il n'était pas seul, Sophie était avec lui, le visage pâle, agrippée à son bras.

En les voyant, la haine a redoublé en moi. Dans ma vie passée, il avait fallu des jours avant qu'il ne daigne répondre à mes appels, mais aujourd'hui, ma simple présence l'avait fait accourir. La peur de voir sa réputation ruinée était plus forte que n'importe quelle autre considération.

« Jeanne ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu es folle ? » cria-t-il en s'approchant, essayant de me faire taire.

Sophie, jouant son rôle de femme douce et innocente, a murmuré d'une voix tremblante : « Marc, calme-toi, elle est sûrement bouleversée. »

La foule autour de nous grossissait, les murmures se faisaient plus forts. Je voyais dans leurs yeux le jugement. Ils voyaient une femme mal vêtue, les cheveux en bataille, criant après un officier impeccable et sa compagne élégante. Pour eux, l'histoire était simple, j'étais la maîtresse hystérique venue faire un scandale.

« Regarde-la, elle a l'air complètement folle. »

« C'est sûrement elle qui a tort, le commandant Marc est un homme si respectable. »

Leurs paroles ne m'atteignaient pas. J'ai regardé Marc droit dans les yeux, mon regard rempli d'un mépris glacial.

« C'est toi le fou, Marc. Toi et cette femme. Vous pensiez pouvoir ruiner la vie de mon fils et vous en sortir comme ça ? Cette fois, je ne vous laisserai pas faire. »

Chapitre 2

Au milieu du chaos, deux enfants sont sortis de la voiture de Marc, c'était Pierre, mon fils, et Paul, le fils de Sophie. Pierre m'a vue et a couru vers moi, le visage inquiet.

« Maman, qu'est-ce qui se passe ? »

Paul, plus grand et plus costaud que Pierre, l'a suivi en ricanant. Il a bousculé mon fils avec mépris.

« Alors, c'est ta mère la folle qui crie dans la rue ? »

Pierre, furieux, a repoussé Paul. « Ne parle pas de ma mère comme ça ! »

Paul, vexé, a poussé Pierre violemment, le faisant tomber par terre. Pierre s'est écorché le genou sur le bitume, et des larmes de douleur et d'humiliation ont rempli ses yeux.

J'ai couru vers lui pour l'aider à se relever, mais Marc a été plus rapide. Sauf qu'il n'est pas allé vers Pierre, son propre fils. Il s'est précipité vers Paul, l'air terriblement inquiet.

« Paul, ça va ? Tu ne t'es pas fait mal ? Montre-moi ta main. »

Il a pris la main de Paul, qui n'avait absolument rien, et a soufflé doucement dessus comme si c'était la chose la plus précieuse au monde. Sophie s'est jointe à lui, caressant la tête de son fils d'un air faussement compatissant.

Pendant ce temps, Pierre était toujours à terre, son pantalon déchiré, son genou en sang. Personne ne s'occupait de lui. Mon cœur s'est serré. La scène était insupportable, une répétition cruelle de ce qui s'était déjà passé.

Je me suis relevée, j'ai aidé Pierre à se mettre debout et je me suis tournée vers Marc, ma voix tremblant de rage.

« Et Pierre ? Tu ne vois pas qu'il est blessé ? C'est ton fils, Marc ! »

Il a à peine jeté un regard à Pierre avant de se retourner vers moi, le visage dur. « C'est une égratignure, ce n'est rien. C'est toi qui crées des problèmes. Rentrons à la maison maintenant, on va régler ça. »

Il voulait étouffer l'affaire, loin des regards indiscrets. J'ai ri, un rire amer qui a surpris tout le monde.

« Régler ça ? Comment ? En confirmant que la place de Pierre à l'école d'ingénieurs est donnée à Paul ? C'est ça, ta solution ? »

Marc a froncé les sourcils, son embarras se transformant en colère. « Jeanne, sois raisonnable. Paul est le fils d'un héros de guerre, un camarade tombé au combat. C'est normal que l'armée lui donne une chance. Et puis, c'est important pour ma carrière, tu comprends ? Aider la veuve d'un camarade, c'est bien vu. »

Ses paroles étaient si égoïstes, si cruelles. Je me suis souvenue de ma vie passée, de ma naïveté. Quand Marc m'avait parlé de Sophie pour la première fois, la veuve de son ami, j'avais eu pitié d'elle. Je me privais pour envoyer de la nourriture et de l'argent à la famille de Marc, alors qu'eux vivaient confortablement. Pendant les années de disette, Pierre et moi mangions des racines et des herbes pour survivre, tandis que Marc recevait des colis bien garnis à la caserne. Ma gentillesse avait été ma perte, ils l'avaient prise pour de la faiblesse.

« Ta carrière ? » ai-je sifflé. « Tu sacrifies l'avenir de ton propre fils pour ta carrière ? Pour cette femme ? »

Le visage de Marc s'est durci. Il a baissé la voix, menaçant. « Ça suffit maintenant. On rentre. Et demain matin, tu prends tes affaires et celles de Pierre, et vous retournez au village. Je ne veux plus vous voir ici. Vous me faites honte. »

Il a prononcé ces mots, froids et sans appel, devant nos enfants, devant la foule qui nous regardait. Pour lui, nous n'étions plus qu'un obstacle, une honte à cacher.

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