Alayna ouvrit brusquement les yeux, le souffle court, comme si elle venait d'échapper à une noyade. Tout semblait étrangement familier, et pourtant, terriblement différent. Ses mains tremblaient tandis qu'elle serrait les draps entre ses doigts. Une lumière douce traversait les rideaux épais de sa chambre. Cette lumière... elle connaissait cette sensation, cet endroit. Le parfum délicat de lavande flottait dans l'air, un rappel d'une époque révolue. Son cœur battait à tout rompre alors qu'elle tournait lentement la tête vers le mur.
Là, un cadre, une photo d'elle à dix-huit ans, souriant timidement, posait sur la commode.
- Non... murmura-t-elle, se redressant d'un coup.
Elle bondit hors du lit, ses pieds nus rencontrant le tapis moelleux. Son reflet dans le miroir du dressing la figea. Ses longs cheveux blonds tombaient en cascade autour de son visage, son teint légèrement pâle, mais intact, sans aucune trace de cicatrices ou des marques qu'elle avait portées comme des trophées dans sa vie précédente. Elle leva une main tremblante pour toucher son visage, sentant la douceur de sa peau.
- Qu'est-ce que... qu'est-ce qui se passe ?
Sa voix résonnait, mais elle semblait plus jeune, plus claire. Tout dans cette pièce criait le passé. La décoration, les objets, même l'odeur. Elle se précipita vers la fenêtre et écarta les rideaux. Dehors, le jardin de son enfance s'étendait à perte de vue. Les rosiers de sa mère, entretenus avec soin, les buissons taillés... tout était comme avant.
Elle recula, son souffle se faisant court. C'était impossible.
Son cœur explosa dans sa poitrine lorsqu'elle entendit une voix venant du couloir :
- Alayna, dépêche-toi ! Tu vas être en retard pour ton entraînement !
C'était la voix de son père, forte, autoritaire, comme un coup de fouet. Sa gorge se serra. Elle n'avait plus entendu cette voix depuis des années. Il était mort, assassiné lors d'une attaque sur leur territoire. Mais là, sa voix était vivante, résonnante, pleine de cette froideur qu'elle connaissait si bien.
Elle fit un pas en arrière, trébuchant contre le bord du lit. La porte s'ouvrit brusquement, laissant apparaître une silhouette imposante.
- Alayna, je t'ai dit de te lever ! Tu ne vas pas perdre ton temps à rêvasser aujourd'hui !
Elle leva les yeux vers lui. C'était bien lui, son père. Plus jeune, moins marqué par les guerres et les pertes, mais toujours le même homme. Ses traits sévères, son regard perçant. Son corps se tendit automatiquement, comme un réflexe qu'elle ne contrôlait pas.
- Papa... souffla-t-elle, sa voix tremblante.
- Ne m'appelle pas comme ça avec ce ton pathétique. Allez, bouge-toi.
La porte claqua derrière lui, la laissant seule. Elle resta immobile, ses jambes refusant de bouger. Elle inspira profondément, tentant de calmer les tremblements qui la secouaient.
- C'est impossible... Je suis morte. J'ai vu ma propre fin.
Elle se souvenait de tout avec une clarté glaçante : la trahison de ceux qu'elle aimait, le poignard planté dans son dos, la douleur, l'obscurité... puis le néant. Mais maintenant, elle était là, debout dans cette chambre d'adolescente.
Elle se laissa tomber sur le bord du lit, les mains dans les cheveux. Était-ce un rêve ? Une seconde chance ? Si c'était réel, alors tout allait recommencer. Elle savait ce qui l'attendait : les complots, les mensonges, et surtout, la perte. Une pensée la frappa comme un coup de tonnerre : son bébé.
Elle porta instinctivement une main à son ventre, mais il était plat, sans vie. Elle ferma les yeux, les larmes brûlant ses paupières. Dans sa vie précédente, elle avait découvert sa grossesse trop tard, après que tout lui avait été arraché. Elle avait perdu cet enfant avant même de pouvoir le protéger.
- Pas cette fois, murmura-t-elle, la mâchoire serrée.
Elle se leva, ses yeux brillant d'une nouvelle détermination. Elle refusait d'être une victime à nouveau. Si elle était revenue dans le passé, c'était pour une raison. Cette fois, elle allait changer les choses.
Elle ouvrit la porte de sa chambre et se dirigea vers la salle de bain. Sous la lumière crue, elle examina son reflet. Chaque détail confirmait qu'elle était dans le passé. Une rage sourde monta en elle. Tout cela était une farce cruelle, mais elle s'en servirait.
Lorsque Alayna descendit dans la salle à manger, la tension était palpable. Son père, assis à la tête de la table, lisait un rapport, tandis que sa mère, plus silencieuse que jamais, préparait le thé. La femme semblait déjà brisée, écrasée par les exigences de son mari.
- Tu es enfin là, grogna son père. Mange, nous avons beaucoup à faire aujourd'hui.
Alayna observa chaque détail de cette scène familière. Combien de fois avait-elle vécu ce moment ? Combien de fois avait-elle baissé la tête pour éviter les remarques acerbes de son père ? Cette fois, elle redressa le menton.
- Je veux parler des patrouilles, dit-elle d'une voix ferme.
Son père leva un sourcil, visiblement surpris.
- Depuis quand tu as ton mot à dire ?
- Depuis que je suis une future Alpha.
Le silence qui suivit fut glacial. Même sa mère s'arrêta dans son mouvement, le regard fixé sur elle. Alayna sentit une chaleur monter en elle, mais elle garda son calme.
- J'ai beaucoup réfléchi, reprit-elle. Nos frontières sont mal surveillées. C'est une faiblesse que nos ennemis pourraient exploiter.
- Nos ennemis ? répéta son père avec un sourire moqueur. Tu crois tout savoir, n'est-ce pas ?
Alayna croisa ses bras, refusant de céder à son ton méprisant.
- Je veux juste éviter que ce qui est arrivé à la meute du nord nous arrive aussi.
Elle savait que cette meute avait été attaquée dans sa vie précédente, et les conséquences avaient été désastreuses. Si elle pouvait convaincre son père d'agir maintenant, elle pourrait éviter cette tragédie.
- Très bien, dit finalement son père. Montre-moi ce que tu vaux.
Cette réponse était inattendue. Alayna sentit un mélange de satisfaction et d'appréhension.
Plus tard dans la journée, elle se retrouva à superviser les patrouilles avec plusieurs guerriers. Bien que certains d'entre eux la regardaient avec scepticisme, elle ignora leurs murmures. Elle s'efforça de rester concentrée, d'analyser chaque détail, chaque faiblesse dans leurs défenses.
- Vous semblez différente aujourd'hui, remarqua Theron, un guerrier loyal.
- Peut-être que j'ai enfin compris mes responsabilités, répondit-elle avec un léger sourire.
Mais au fond d'elle, elle savait que ce n'était qu'un début. Elle devait reconstruire tout ce qui avait été détruit et protéger ceux qu'elle aimait, même si cela signifiait affronter les démons de son passé.
Alors que la nuit tombait, Alayna retourna dans sa chambre. Elle se tint devant la fenêtre, regardant les étoiles avec une détermination nouvelle.
- Je ne laisserai personne m'arrêter, murmura-t-elle.
Et ainsi, la première pierre de son nouveau destin fut posée.
La journée avait à peine commencé qu'Alayna sentait déjà le poids des intrigues s'abattre sur elle. Elle se tenait dans la cour principale, observant les guerriers s'entraîner avec une discipline rigoureuse. Le soleil projetait une lumière douce, mais son éclat ne parvenait pas à apaiser la tension qui l'habitait. Elle savait que chaque mouvement, chaque mot qu'elle prononcerait aujourd'hui, serait scruté, analysé, et probablement utilisé contre elle.
- Alayna, tu es attendue dans la salle du conseil.
La voix douce mais traîtresse de Celeste résonna derrière elle. Elle se retourna lentement, laissant son regard glisser sur cette femme qu'elle avait appris à mépriser dans sa vie précédente. Celeste avait été l'une des pierres angulaires de sa chute. Avec ses cheveux de jais impeccablement coiffés et ses yeux pétillants d'une malveillance déguisée, elle incarnait tout ce qu'Alayna devait détruire pour reprendre le contrôle de son destin.
- Merci, répondit-elle, d'une voix calme et dénuée d'émotion.
Mais elle savait que Celeste ne s'arrêterait pas là. Et elle avait raison.
- Oh, et je voulais te dire... Fais attention à l'endroit où tu poses les pieds, ajouta Celeste avec un sourire en coin.
Alayna resta immobile, mais son esprit tournait à toute vitesse. Elle avait appris à lire entre les lignes de ce genre de remarques. Ce n'était pas une simple pique. C'était un avertissement voilé. Elle s'éloigna sans répondre, mais ses sens étaient en alerte. Si Celeste pensait pouvoir l'humilier à nouveau, elle allait devoir revoir ses stratégies.
En entrant dans la salle du conseil, une odeur particulière envahit ses narines. Elle hésita une fraction de seconde, ce qui ne passa pas inaperçu. Son père, déjà installé à la table, fronça les sourcils.
- Alayna, qu'est-ce que tu attends ?
Elle inspira profondément et entra, mais son regard balayait déjà la pièce. Rien ne semblait hors de place, et pourtant, une sensation d'avertissement continuait de résonner en elle. Elle s'assit et écouta distraitement les discussions sur les alliances et les frontières, mais son esprit était ailleurs. Ce n'est qu'en se levant pour quitter la pièce qu'elle vit le piège.
Un liquide glissant, presque imperceptible, avait été versé près de la porte. Si elle avait marché dessus, elle se serait certainement retrouvée au sol, humiliée devant tous les membres du conseil. Une humiliation calculée, exactement comme Celeste aimait les orchestrer.
- Prudence, ma fille, lança son père en remarquant son hésitation.
- Toujours, répondit-elle en fixant la porte avec une froideur glaciale.
Celeste attendait dehors, un sourire satisfait sur les lèvres. Alayna passa devant elle sans un mot, mais intérieurement, elle savourait déjà le moment où elle rendrait chaque affront avec une précision chirurgicale.
Plus tard dans la journée, alors qu'elle parcourait les bois pour superviser une patrouille, une odeur familière la fit s'arrêter net. Son cœur rata un battement. Ce parfum boisé, mêlé à une note subtile de fer... Elle aurait pu le reconnaître parmi mille. Damian Blackridge.
Elle s'efforça de garder son calme, mais chaque fibre de son être était en alerte. Elle savait qu'il ne tarderait pas à apparaître. Et comme si ses pensées avaient invoqué sa présence, une silhouette massive émergea de l'ombre.
- Alayna, dit-il d'une voix grave et autoritaire.
Elle se tourna lentement, croisant son regard pour la première fois depuis ce retour dans le passé. Damian était exactement comme dans ses souvenirs : imposant, d'une beauté froide et brutale, mais avec une étincelle de cruauté dans les yeux.
- Damian, répondit-elle, son ton maîtrisé.
Il s'approcha, chaque pas résonnant comme une menace.
- Tu sembles... différente, fit-il en inclinant légèrement la tête.
- Peut-être que je le suis, répliqua-t-elle, croisant les bras.
Damian fronça les sourcils, clairement irrité par son attitude. Dans le passé, elle aurait baissé les yeux, cherchant à éviter toute confrontation. Mais cette fois, elle le fixait avec une froide indifférence, comme s'il n'était qu'un détail insignifiant dans sa journée.
- Je suis revenu pour m'assurer que tout est en ordre ici, reprit-il, son ton se faisant plus tranchant.
- Et qu'est-ce que cela a à voir avec moi ? demanda-t-elle, haussant un sourcil.
Le silence qui suivit fut chargé de tension. Damian n'était pas habitué à ce qu'on lui parle ainsi, et encore moins venant d'elle.
- Tu joues avec le feu, Alayna, murmura-t-il, un sourire menaçant étirant ses lèvres.
- Peut-être, répondit-elle, mais le feu ne me fait plus peur.
Elle le contourna, le laissant planté là, visiblement déstabilisé. Elle pouvait sentir son regard brûlant dans son dos, mais elle ne se retourna pas. Chaque pas qu'elle faisait était une victoire. Damian Blackridge pouvait être une force à laquelle il était dangereux de s'opposer, mais elle refusait de lui montrer la moindre faiblesse.
Ce n'est qu'en retournant à la meute qu'elle réalisa l'ampleur de ce qu'elle venait de faire. Se confronter à Damian, feindre l'indifférence, tout cela n'était qu'un jeu calcu »é, mais elle savait qu'il riposterait.
Alors qu'elle atteignait les abords de la maison, une autre odeur attira son attention. Celle-ci était plus intense, plus sombre, comme un mélange de terre humide et d'orage. Elle s'arrêta, le souffle court. Elle n'avait pas senti cette présence depuis des années, mais elle était impossible à oublier.
Kael Storm.
Son cœur s'emballa. Que faisait-il ici ? Pourquoi surveillait-il la meute ? Elle scruta les arbres, mais ne vit rien. Pourtant, elle savait qu'il était là, quelque part dans l'ombre, observant chacun de ses mouvements.
Un frisson parcourut son échine, mais cette fois, ce n'était pas de la peur. C'était une anticipation froide, presque excitante. Si Kael Storm avait décidé de s'intéresser à cette meute, cela signifiait qu'un danger bien plus grand se profilait à l'horizon.
Elle leva les yeux vers le ciel, où les premières étoiles commençaient à apparaître.
- Si tu veux me surveiller, Kael, chuchota-t-elle, fais-le à découvert.
Un éclat métallique traversa brièvement les bois, comme si une lame reflétait la lumière du crépuscule, mais aucune réponse ne vint. Alayna se détourna finalement, un sourire énigmatique aux lèvres.
Elle ne serait plus jamais une proie.
La forêt était dense ce matin-là, et une fine brume flottait encore au-dessus du sol, rendant chaque pas incertain, chaque bruissement suspect. Alayna avançait lentement, ses sens en alerte. Depuis son retour dans le passé, elle s'était promis de ne jamais laisser une situation la prendre par surprise. Mais aujourd'hui, elle sentait quelque chose dans l'air, une présence qui la mettait sur les nerfs.
Le vent portait une odeur subtile mais reconnaissable : un mélange d'épices et de feu, comme si un orage s'était matérialisé en forme humaine. Kael Storm. Elle n'avait jamais pensé le croiser ici, et encore moins lors d'une patrouille aussi banale.
Un craquement sec résonna à quelques mètres d'elle, et elle se figea. Ses doigts glissèrent instinctivement vers la dague attachée à sa ceinture. Elle tourna la tête, scrutant les ombres entre les arbres.
- Pas besoin de sortir ton arme, dit une voix grave et rauque.
Alayna se retourna brusquement, et là, à quelques pas, se tenait Kael Storm. Grand, imposant, son regard perçant semblait capable de lire dans son âme. Ses cheveux sombres encadraient un visage marqué par une dureté presque sauvage, mais c'était son aura qui la déstabilisait le plus. Elle était palpable, écrasante, comme si la forêt elle-même retenait son souffle en sa présence.
- Que fais-tu ici ? demanda-t-elle d'un ton qu'elle espérait ferme, mais qui trahissait une pointe d'appréhension.
Kael esquissa un sourire, un rictus qui n'atteignit pas ses yeux.
- Je pourrais te poser la même question, répondit-il.
- Je patrouille, comme tu peux le voir.
- Et tu le fais avec une intensité qui laisse penser que tu cherches quelque chose... ou quelqu'un.
Il s'avança d'un pas, et malgré elle, Alayna recula. Ce mouvement involontaire sembla l'amuser.
- Je ne te crains pas, lâcha-t-elle, serrant les dents pour masquer l'agitation qui grondait en elle.
Kael pencha légèrement la tête, ses yeux sombres brillant d'un éclat moqueur.
- Non ? Alors pourquoi ton cœur bat-il si vite ?
Alayna se força à respirer profondément, refusant de laisser son émotion transparaître davantage. Elle planta son regard dans le sien, défiant cette présence écrasante qui semblait vouloir la submerger.
- Parce que je suis en colère, répondit-elle avec calme.
Kael arqua un sourcil, visiblement surpris par sa réponse. Il fit un pas de plus, réduisant presque tout l'espace entre eux. Elle pouvait maintenant sentir la chaleur qui émanait de lui, une chaleur étrange et presque apaisante malgré la tension.
- Je vois que tu as changé, Alayna, murmura-t-il. Avant, tu te serais déjà enfuie.
- Avant, j'étais une idiote, répliqua-t-elle sèchement.
Un silence tendu s'installa. Kael la dévisagea longuement, comme s'il cherchait à percer un mystère qu'elle seule détenait. Puis, sans un mot, il recula, son expression redevenant impassible.
- Tu as du potentiel, dit-il enfin. Mais fais attention. Le changement attire les ennemis.
Avant qu'elle ne puisse répondre, il disparut dans les ombres, laissant Alayna seule avec ses pensées et une sensation étrange dans la poitrine, un mélange de soulagement et de frustration.
Alors qu'elle reprenait son chemin, tentant de calmer les battements erratiques de son cœur, elle se rappela que Kael Storm n'était pas un homme à prendre à la légère. Mais ce qui la troublait le plus, c'était cette étrange attirance qu'elle avait ressentie. Comme une étincelle qui, si elle n'était pas maîtrisée, pouvait devenir un incendie dévastateur.
De retour à la meute, une agitation inhabituelle régnait. Les regards se détournaient lorsqu'elle passait, des murmures s'éteignaient subitement. Elle savait que quelque chose se tramait, et elle n'eut pas à attendre longtemps pour en découvrir la cause.
Damian était là, au centre de l'attention, mais son regard n'était pas sur elle. Il était fixé sur Celeste, qui se tenait près de lui avec une attitude trop parfaite pour être honnête.
- Tu es sûre de ce que tu avances ? demanda-t-il d'un ton glacial.
Celeste hocha la tête, ses yeux brillant d'une fausse innocence.
- Je n'ai aucun intérêt à mentir, répondit-elle d'une voix douce.
Alayna s'avança, bien décidée à comprendre ce qui se passait.
- Quel est le problème ? demanda-t-elle, brisant le silence tendu.
Tous les regards se tournèrent vers elle, mais c'est Damian qui répondit.
- Une accusation a été portée contre toi.
- Une accusation ? répéta-t-elle, les sourcils froncés.
- Oui, intervint Celeste avec un sourire narquois. Il semblerait que tu n'aies pas respecté les règles lors de ta dernière patrouille.
Alayna sentit la colère monter en elle, mais elle la réprima.
- Et quelles preuves as-tu ? demanda-t-elle en fixant Celeste.
Celeste hésita une fraction de seconde, mais Damian ne laissa pas le temps à la situation de dégénérer.
- Assez, dit-il. Nous réglerons cela plus tard.
Mais Alayna n'était pas du genre à laisser passer une injustice.
- Non, répliqua-t-elle, sa voix forte et claire. Je ne suis pas coupable, et je refuse d'être punie pour quelque chose que je n'ai pas fait.
Le silence qui suivit fut assourdissant. Personne n'osait défier Damian, mais elle savait que c'était sa seule chance de prouver qu'elle n'était plus la proie facile qu'ils avaient connue.
- Très bien, dit-il finalement, son regard se durcissant. Mais prends garde, Alayna. Je ne tolérerai pas d'autres écarts.
Elle hocha la tête, soutenant son regard avec une détermination qu'elle ne savait pas posséder dans sa vie précédente.
Alors que la foule se dispersait, Alayna sentit un poids s'enlever de ses épaules, mais elle savait que la bataille ne faisait que commencer. Et au loin, dans l'ombre des arbres, une silhouette sombre observait la scène avec un intérêt croissant.