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La Revanche d'une femme

La Revanche d'une femme

Auteur:: Auspice
Genre: Milliardaire
Mon corps a heurté les marches de marbre, une douleur fulgurante déchirant mon ventre. J' ai vu le sang. Celui de la vie que je portais, arrachée par la chute, puis les mots venimeux de Marc, mon beau-fils de seize ans, m'accusant d'avoir volontairement tué notre enfant. Je suis restée là, brisée et souillée, tandis que mon mari, Louis Moreau, l'homme le plus puissant de la haute couture française, ne montrait que de l'agacement, me reprochant ma "négligence" pour dissimuler la cruauté de son fils. Dix ans que j' étais son "remplaçante" , la doublure parfaite de sa sœur aînée fugitive, une vie entière sacrifiée pour sauver l' honneur d' une famille qui m' avait vendue et qui aujourd' hui me laissait mourir. Pourquoi m'avoir soumise à cette mascarade si ce n'était que pour me briser ? Alors que l' une de ses maîtresses s'affichait effrontément, et que Marc, mon beau-fils, me traitait de manipulatrice, rejetant la faute, j'ai saisi un lourd vase de cristal, et dans un acte défiant toute logique, j'ai fracassé ma propre image, me libérant à jamais de l'emprise de mon passé.

Introduction

Mon corps a heurté les marches de marbre, une douleur fulgurante déchirant mon ventre.

J' ai vu le sang. Celui de la vie que je portais, arrachée par la chute, puis les mots venimeux de Marc, mon beau-fils de seize ans, m'accusant d'avoir volontairement tué notre enfant.

Je suis restée là, brisée et souillée, tandis que mon mari, Louis Moreau, l'homme le plus puissant de la haute couture française, ne montrait que de l'agacement, me reprochant ma "négligence" pour dissimuler la cruauté de son fils.

Dix ans que j' étais son "remplaçante" , la doublure parfaite de sa sœur aînée fugitive, une vie entière sacrifiée pour sauver l' honneur d' une famille qui m' avait vendue et qui aujourd' hui me laissait mourir. Pourquoi m'avoir soumise à cette mascarade si ce n'était que pour me briser ?

Alors que l' une de ses maîtresses s'affichait effrontément, et que Marc, mon beau-fils, me traitait de manipulatrice, rejetant la faute, j'ai saisi un lourd vase de cristal, et dans un acte défiant toute logique, j'ai fracassé ma propre image, me libérant à jamais de l'emprise de mon passé.

Chapitre 1

Une douleur fulgurante a traversé mon bas-ventre, si violente qu'elle m'a coupé le souffle. Le choc sourd de mon corps heurtant les dernières marches de l'escalier en marbre a résonné dans le hall silencieux. Je suis restée allongée là, sur le sol froid, le monde se réduisant à cette agonie qui me tordait les entrailles. Le tissu fin de ma robe de soie était déjà humide et collant.

Du sang.

Mon premier réflexe a été de porter une main tremblante sur mon ventre, là où, quelques instants plus tôt, je sentais la promesse d'une nouvelle vie. La chaleur protectrice que j'avais cultivée pendant des mois, ce petit cocon secret de bonheur, avait disparu. À la place, il n'y avait qu'un vide glacial et une douleur lancinante.

« C'est de ta faute ! »

La voix stridente de Marc, mon beau-fils de seize ans, a percé le brouillard de ma souffrance. Je n'avais même pas besoin de lever la tête pour savoir qu'il se tenait en haut des escaliers, me regardant de toute sa hauteur. C'est lui qui m'avait bousculée. Volontairement.

« Tu as essayé de tuer mon petit frère ou ma petite sœur ? C'est ça ? Pour que toute l'attention de Papa reste sur toi ? »

Chaque mot était une accusation, une pierre jetée sur mon corps déjà brisé. Je l'ai regardé, le visage de cet adolescent que j'avais élevé pendant dix ans. Un visage tordu par une jalousie et une haine que je n'avais jamais su apaiser. Il n'était qu'un enfant gâté, manipulé par une famille qui ne m'avait jamais acceptée.

La chaleur que je sentais pour mon enfant à naître s'est éteinte d'un coup. Mon cœur est devenu froid, puis engourdi. C'était un mécanisme de défense, la seule façon de survivre à cette trahison ultime. J'avais tout donné pour cet enfant, Marc. Je l'avais nourri, soigné, aimé comme s'il était le mien, et voilà ma récompense.

Je me suis redressée avec une lenteur infinie, ignorant la douleur qui me déchirait. Mes yeux ont croisé les siens, et pour la première fois en dix ans, je n'ai ressenti ni pitié, ni affection, ni même de la colère. Juste un vide immense.

« Je veux divorcer, Marc. »

Ma voix était basse, presque un murmure, mais elle a tranché le silence du hall.

Un rire méprisant lui a échappé.

« Divorcer ? Toi ? Tu te prends pour qui ? Mon père va te jeter dehors sans un sou. Tu n'es rien sans le nom des Moreau. Tu n'es que la remplaçante. »

La remplaçante. Ce mot, il l'avait appris de son père, de ses grands-parents, de toutes les maîtresses de Louis qui défilaient dans cette maison. J'étais le substitut de ma propre sœur, celle qui s'était enfuie la veille de son mariage avec Louis Moreau, le grand couturier. J'avais été offerte en sacrifice pour sauver l'honneur de ma famille.

Je me suis mise à genoux, puis, en m'appuyant sur la rampe glacée, je me suis hissée sur mes pieds. Une nouvelle vague de douleur m'a submergée et j'ai grimaqué. Le sang coulait maintenant le long de ma jambe, tachant le marbre blanc immaculé. Les domestiques, qui avaient assisté à la scène depuis le début, se sont figés, leurs visages pâles de peur, n'osant ni bouger ni parler. Ils savaient qui avait le pouvoir dans cette maison. Et ce n'était pas moi.

Chapitre 2

Marc a descendu les escaliers, s'arrêtant à quelques pas de moi. Il me regardait comme si j'étais un insecte qu'il venait d'écraser.

« Tu entends ce que je dis ? Tu n'es personne. Tu vis dans notre maison, tu portes les vêtements que mon père dessine, tu manges la nourriture que nous payons. Tu devrais être reconnaissante. »

Sa cruauté était celle d'un enfant qui n'a jamais connu de conséquences à ses actes. Il répétait les phrases qu'il avait entendues toute sa vie, des phrases qui définissaient ma place dans cet univers.

Je l'ai regardé, mon visage vide de toute expression. La douleur physique était si intense qu'elle semblait avoir anesthésié mes émotions. Je sentais le sang chaud sur ma peau, mais c'était comme si cela arrivait à quelqu'un d'autre.

« Oui, tu as raison. »

Ma réponse l'a surpris. Il s'attendait à des larmes, des cris, des supplications. Pas à cette acceptation calme et résignée.

« Je ne suis que la remplaçante. Et la remplaçante a fait son temps. »

Il a froncé les sourcils, décontenancé par mon ton. Il ne comprenait pas. Pour lui, le pouvoir et l'argent étaient tout ce qui comptait. L'idée que quelqu'un puisse volontairement y renoncer était inconcevable.

« Tu es folle, » a-t-il finalement lâché, comme si c'était la seule explication possible.

Je n'ai pas répondu. Je me suis détournée de lui, de la tache de sang sur le sol, et j'ai commencé à marcher lentement vers l'aile de la maison où se trouvait ma chambre. Chaque pas était une torture. Le long couloir, avec ses portraits de famille des Moreau accrochés aux murs, me semblait interminable. C'était le chemin que j'avais emprunté chaque jour pendant dix ans, un chemin qui ne menait nulle part.

Je n'étais pas encore arrivée à mi-chemin lorsque mes jambes ont cédé. Mes forces m'ont abandonnée d'un seul coup. Le monde a tourné autour de moi, les portraits se sont mis à danser sur les murs. Je me suis effondrée sur le tapis épais.

La dernière chose que j'ai entendue avant de perdre connaissance fut le cri perçant d'une des femmes de chambre.

« Madame ! Au secours ! Madame se vide de son sang ! »

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