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La Revanche de Chloé Dubois

La Revanche de Chloé Dubois

Auteur:: Moon
Genre: Romance
J'étais Chloé Dubois, la fille gâtée de Paris, celle qui osait privatiser Versailles pour l'anniversaire d'une célébrité futile. Mon père adoptif, Jean-Pierre Dubois, a décidé de me ramener à la réalité, m'exilant sans argent ni téléphone dans une ferme de lavande provençale. Mes mains, habituées aux sacs de luxe, se couvraient d'ampoules, mon corps criait sous le soleil ardent. Mais le véritable cauchemar a commencé avec l'apparition de Catherine, ma mère biologique, qui m'a arrachée à cette prison rustique pour me plonger dans une autre, bien plus cruelle. Dès mon arrivée dans sa villa clinquante de la Côte d'Azur, en pleine fête, je suis devenue la risée de Bernard Leroy et de sa fille, Manon. Ils m'ont traitée de "paysanne" et m'ont humiliée publiquement, jetant ma nourriture par terre, comme un chien. Au lycée, Manon m'a accusée de plagiat pour ma dissertation brillante, déclenchant une vague de haine en ligne, me dépeignant comme une opportuniste déviante. Abandonnée par mon père, sans voie de recours, je me suis retrouvée seule face à l'opprobre, ma réputation brisée, mon cœur rempli d'une fureur froide. Pourquoi tant de mépris pour une simple dissertation ou pour mon passé supposé ? Comment pouvais-je accepter d'être écrasée par la superficialité et l'arrogance de ces gens ? La honte s'est muée en un désir ardent de vengeance, affûté par chaque mot blessant, chaque regard méprisant. Alors, j'ai vendu ce qui me restait de ma vie d'avant : une boucle d'oreille en diamant. Non pour fuir, mais pour me relever. C'était le signal de ma contre-attaque. Leur châtiment n'allait pas tarder.

Introduction

J'étais Chloé Dubois, la fille gâtée de Paris, celle qui osait privatiser Versailles pour l'anniversaire d'une célébrité futile.

Mon père adoptif, Jean-Pierre Dubois, a décidé de me ramener à la réalité, m'exilant sans argent ni téléphone dans une ferme de lavande provençale.

Mes mains, habituées aux sacs de luxe, se couvraient d'ampoules, mon corps criait sous le soleil ardent.

Mais le véritable cauchemar a commencé avec l'apparition de Catherine, ma mère biologique, qui m'a arrachée à cette prison rustique pour me plonger dans une autre, bien plus cruelle.

Dès mon arrivée dans sa villa clinquante de la Côte d'Azur, en pleine fête, je suis devenue la risée de Bernard Leroy et de sa fille, Manon.

Ils m'ont traitée de "paysanne" et m'ont humiliée publiquement, jetant ma nourriture par terre, comme un chien.

Au lycée, Manon m'a accusée de plagiat pour ma dissertation brillante, déclenchant une vague de haine en ligne, me dépeignant comme une opportuniste déviante.

Abandonnée par mon père, sans voie de recours, je me suis retrouvée seule face à l'opprobre, ma réputation brisée, mon cœur rempli d'une fureur froide.

Pourquoi tant de mépris pour une simple dissertation ou pour mon passé supposé ?

Comment pouvais-je accepter d'être écrasée par la superficialité et l'arrogance de ces gens ?

La honte s'est muée en un désir ardent de vengeance, affûté par chaque mot blessant, chaque regard méprisant.

Alors, j'ai vendu ce qui me restait de ma vie d'avant : une boucle d'oreille en diamant.

Non pour fuir, mais pour me relever.

C'était le signal de ma contre-attaque.

Leur châtiment n'allait pas tarder.

Chapitre 1

Mon père adoptif, Jean-Pierre Dubois, a pris sa décision sur le tarmac de l'aéroport du Bourget. Le jet privé attendait, mais pas pour une destination de vacances.

« Tu as essayé de privatiser le Château de Versailles pour l'anniversaire d'un imbécile qui se filme en train de manger ? » sa voix était calme, ce qui était bien pire que des cris.

Je n'ai pas répondu, je me suis contentée de croiser les bras.

« Pas de carte de crédit, pas de téléphone. Tu vas travailler. Vraiment travailler. »

Une heure plus tard, j'étais dans une voiture banale, conduite par un de ses employés silencieux. Direction : la Provence. Destination : une ferme de lavande.

Pendant dix jours, j'ai vécu un cauchemar. Mes mains, habituées aux sacs en cuir, étaient couvertes d'ampoules. Mon dos me faisait mal à force de me pencher sur les rangées de plantes violettes. Le soleil tapait. Je sentais la sueur et la terre.

Le soir, je dormais dans une petite chambre simple. Le silence était total, seulement brisé par les cigales. Sans mon téléphone, j'étais coupée du monde. Coupée de mon père. Avait-il oublié que j'existais ? La colère a laissé place à une peur froide. Il m'avait abandonnée.

Un après-midi, alors que je rentrais des champs, une femme se tenait près de la vieille ferme. Elle était simplement vêtue mais ses yeux étaient fixés sur moi.

Elle s'est approchée lentement.

« Chloé ? C'est bien toi ? »

Je ne la reconnaissais pas.

« Je suis Catherine. Ta mère. »

Les mots ont flotté dans l'air chaud. Ma mère biologique. Celle qui m'avait abandonnée quand j'étais bébé. Jean-Pierre me l'avait raconté.

Elle a vu mon expression.

« Je sais que c'est beaucoup à encaisser. J'ai mis des années à te retrouver. S'il te plaît, viens avec moi. Tu ne peux pas rester ici. »

Je l'ai regardée, puis j'ai regardé la ferme. Cet endroit était ma punition, ma prison. Mon père ne m'avait pas appelée. Il ne viendrait pas me chercher.

J'étais seule.

« D'accord, » j'ai dit d'une voix rauque.

Je suis montée dans sa voiture, une berline allemande propre mais sans ostentation. Elle m'a conduit loin de la lavande et de la terre, vers la mer. Vers une villa sur la Côte d'Azur. Je ne savais pas que je passais d'une prison à une autre, bien plus cruelle.

Chapitre 2

La villa de Catherine était immense, blanche et tape-à-l'œil. Le style "nouveau riche" dans toute sa splendeur. Des statues de lions gardaient l'entrée.

Nous sommes arrivées en plein milieu d'une fête. Des ballons roses et dorés flottaient partout. Une bannière proclamait : "Joyeux Anniversaire Manon !".

La musique électro pulsait. Des jeunes gens, tous habillés en marques de luxe, tenaient des coupes de champagne.

Et puis il y avait moi. En salopette de travail sale, des bottes couvertes de boue, les cheveux en bataille.

Quand je suis sortie de la voiture, un silence s'est installé sur la terrasse. Tous les regards se sont tournés vers moi.

Une jeune fille, probablement Manon, m'a dévisagée avec un dégoût non dissimulé. À côté d'elle se tenait un homme plus âgé, corpulent, le visage rougeaud. Il portait un polo rose vif trop serré.

« Catherine, c'est quoi ça ? » a-t-il aboyé.

« Bernard, chéri, c'est... c'est ma fille, Chloé. »

Le visage de Bernard Leroy est passé du rouge à un violet menaçant.

« Ta fille ? La paysanne ? Tu la ramènes ici, aujourd'hui ? Le jour de l'anniversaire de MA fille ? »

Manon a éclaté en sanglots théâtraux.

« Maman ! Comment tu peux me faire ça ! Elle va tout gâcher ! »

Catherine a blêmi. « Je suis désolée, je ne savais pas pour la fête... Chloé, va te laver. »

J'avais faim. J'avais tellement faim. J'ai ignoré les regards et je me suis dirigée vers le buffet. J'ai rempli une assiette de petits fours, de salades, de viandes froides. Je me suis assise à une table vide et j'ai commencé à manger. Avec appétit. Avec la faim de quelqu'un qui a travaillé physiquement toute la journée.

Les chuchotements ont repris, plus forts. "Regarde comme elle mange", "On dirait qu'elle n'a pas mangé depuis des jours", "Quelle horreur".

Bernard s'est approché de ma table. Son ombre m'a recouverte.

« Tu nous fais honte. Fous le camp de ma maison. »

Je l'ai regardé droit dans les yeux, la bouche pleine. J'ai avalé lentement.

« C'est aussi la maison de ma mère. »

Sa mâchoire s'est crispée. Il a attrapé mon assiette et l'a jetée dans un buisson.

« Dehors. »

Catherine est arrivée en courant, les larmes aux yeux.

« Bernard, arrête ! S'il te plaît ! »

Il s'est tourné vers elle. « Toi, tu vas m'écouter. Cette chose ne reste pas ici. Demain, tu la mets dans un pensionnat. N'importe où, mais loin de ma vue. »

Cette nuit-là, j'ai dormi dans une chambre d'amis luxueuse mais froide. Je n'avais toujours pas de téléphone. Je ne pouvais pas appeler mon père pour lui dire que sa leçon avait pris une tournure inattendue. Pour la première fois, je ne voulais pas seulement rentrer à Paris. Je voulais me venger.

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