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La Renaissance d'Élodie

La Renaissance d'Élodie

Auteur:: ELAINE
Genre: Moderne
Élodie de Lavallière pensait que son mariage avec Jean-Christophe était un conte de fées, malgré l'humiliation constante de sa liaison avec Manon. Mais en essayant d'éloigner sa rivale, elle a déclenché l'enfer: Jean-Christophe a cruellement détruit la vie de ses parents chéris. Subissant depuis des abus inimaginables - humiliations publiques, violences, et même la diffusion ignoble de ses photos intimes - Élodie apprenait la véritable cruauté de l'homme qu'elle avait épousé. Comment pouvait-il, l'homme de sa vie, être aussi dépravé, sacrifiant tout pour une simple distraction et la torturant avec une telle perversité? Pourtant, au milieu de ce calvaire, une lueur d'espoir brillait: une clause de mariage oubliée et une identité secrète devaient lui offrir, ainsi qu'à ses parents, une nouvelle vie, et Élodie, feignant la soumission, a commencé à préparer sa revanche silencieuse pour reconquérir sa liberté.

Introduction

Élodie de Lavallière pensait que son mariage avec Jean-Christophe était un conte de fées, malgré l'humiliation constante de sa liaison avec Manon.

Mais en essayant d'éloigner sa rivale, elle a déclenché l'enfer: Jean-Christophe a cruellement détruit la vie de ses parents chéris.

Subissant depuis des abus inimaginables - humiliations publiques, violences, et même la diffusion ignoble de ses photos intimes - Élodie apprenait la véritable cruauté de l'homme qu'elle avait épousé.

Comment pouvait-il, l'homme de sa vie, être aussi dépravé, sacrifiant tout pour une simple distraction et la torturant avec une telle perversité?

Pourtant, au milieu de ce calvaire, une lueur d'espoir brillait: une clause de mariage oubliée et une identité secrète devaient lui offrir, ainsi qu'à ses parents, une nouvelle vie, et Élodie, feignant la soumission, a commencé à préparer sa revanche silencieuse pour reconquérir sa liberté.

Chapitre 1

Élodie avait pris sa décision. Manon Dubois devait partir.

Elle a utilisé ses contacts discrets, ceux hérités de son père parfumeur à Grasse. Un contrat de mannequinat lointain, très lointain. Dubaï. Loin de Paris, loin de Jean-Christophe.

Elle pensait que ce serait la fin de cette humiliation.

Jean-Christophe de Lavallière a appris la nouvelle. Son visage est devenu dur.

Ses yeux, autrefois pleins d'amour pour Élodie, lançaient des éclairs.

Il a décroché son téléphone. Un ordre bref.

Quelques heures plus tard, le téléphone d'Élodie a sonné. Une voix inconnue, glaciale.

« Vos parents sont avec nous. Ne faites rien d' stupide. Vous avez vingt-quatre heures pour nous dire où est Manon. Sinon... »

La menace flottait, précise, terrifiante. Ruiner la réputation des Moreau, leur entreprise artisanale. Leurs vies.

Jean-Christophe est entré dans le salon. Calme. Trop calme.

Il a versé un verre de cognac. Lentement.

« Alors, ma chère Élodie. Où est-elle ? Où as-tu envoyé Manon ? »

Sa voix était basse, presque un murmure. Chaque mot pesait une tonne.

Il répétait la question, encore et encore. « Où est Manon ? »

Élodie a regardé l'homme qu'elle avait épousé. L'homme qui avait juré de la protéger.

« Jean-Christophe, comment peux-tu... Ce sont mes parents ! Pour une... une liaison ? »

Elle a vu son regard. Vide d'humanité. Manon était plus importante.

Cette femme, cette distraction, valait plus que la vie de ses parents.

Le choc l'a laissée sans voix. La trahison lui serrait la gorge.

Un flash. Leur cour. Jean-Christophe, flamboyant.

Un parfum créé juste pour elle, capturant l'odeur des roses de mai de Grasse. Des voyages en jet privé vers des îles désertes. Des dîners aux chandelles dans des palais italiens.

Il avait déplacé des montagnes pour elle. Ou du moins, c'est ce qu'elle avait cru.

Ces souvenirs semblaient maintenant une moquerie cruelle.

Ses parents, au début. Ils étaient méfiants.

« Un Lavallière, Élodie. Ce n'est pas notre monde. »

Mais Jean-Christophe avait été charmant. Persévérant. Il leur avait parlé de son amour, de son respect pour leur fille, pour leur art.

Ils avaient cédé, un peu. Mais pas complètement. Le contrat de mariage. Leur protection.

Un pressentiment terrible, réalisé aujourd'hui.

Puis, les premiers signes. Un nom, Manon, murmuré dans son sommeil.

Des absences inexpliquées. Des parfums étrangers sur ses chemises.

Des rumeurs, d'abord discrètes, puis plus insistantes.

Elle avait confronté Jean-Christophe.

Il avait ri. Un rire léger, dédaigneux.

« Manon ? Une gamine, un simple divertissement. Tu es ma femme, Élodie. La seule que j'aime. »

Il l'avait prise dans ses bras, l'avait embrassée.

Elle avait voulu le croire. Tellement voulu.

Mais la liaison avait grandi. Devenue publique.

Manon à son bras lors d'événements où Élodie aurait dû être. Des photos dans les magazines.

L'humiliation constante. Le désespoir grandissant. La colère froide.

Elle ne pouvait plus supporter.

Alors, elle avait agi. Dubaï. Loin.

Elle pensait avoir gagné une bataille. Elle avait déclenché une guerre.

Elle avait sous-estimé sa cruauté. Sa dépendance à Manon.

Maintenant, ses parents étaient en danger.

Élodie a regardé Jean-Christophe. Ses yeux étaient secs.

« Elle est à Monaco. Dans l'appartement que tu lui as offert. »

La voix était neutre. Morte.

Elle avait fait son choix. Le sacrifice.

Il a souri. Un sourire de triomphe.

Il a vidé son verre.

« Bien. Mes hommes te conduiront à Grasse. Tu pourras retrouver tes chers parents. »

Il s'est détourné, déjà ailleurs. Pensant à Manon.

Il l'a laissée là, seule avec sa peur.

Élodie est montée en voiture. Une course folle vers Grasse.

La bastide familiale. Silencieuse. Menacante.

Elle a couru vers la maison.

Un cri. Son père, à terre. Du sang.

Les hommes de Jean-Christophe l'avaient "aidé" à descendre les escaliers. Une "chute accidentelle".

Sa mère en larmes, à côté de lui.

Son père a survécu. Une jambe cassée. Des contusions.

Mais la blessure la plus profonde était en Élodie. La culpabilité.

Si elle n'avait pas agi contre Manon... Si elle avait supporté...

Non. C'était lui le monstre.

À l'hôpital, son père, malgré la douleur, a pris sa main.

« Ma chérie, le contrat. Tu te souviens ? L'avocat genevois. »

Sa mère a hoché la tête, les yeux brillants de détermination.

« C'est le moment, Élodie. Active-le. Ta sortie de secours. »

Le "testament de protection". Divorce automatique. Nouvelles identités. Actifs transférés. Une nouvelle vie. Loin de lui.

Élodie a regardé ses parents. Leur amour. Leur prévoyance.

Une lueur d'espoir. Faible, mais présente.

Elle a hoché la tête.

« Oui. Je vais le faire. Je vais disparaître. »

La décision était prise. Irrévocable.

Chapitre 2

Deux semaines. C'était le délai. Deux semaines pour que tout soit finalisé en Suisse.

L'avocat genevois, Maître Bernard, était efficace, discret.

En attendant, Élodie devait jouer un rôle. Retourner à Paris.

Vivre sous le même toit que Jean-Christophe. Feindre la soumission.

Ne pas éveiller ses soupçons. C'était le plus dur.

Elle est revenue à l'hôtel particulier parisien. Immense. Froid.

Jean-Christophe était distant, occupé à récupérer Manon.

Élodie a commencé son travail de sape. Discrètement.

Les lettres d'amour de Jean-Christophe. Des centaines. Écrites avec une plume élégante sur du papier luxueux.

Elle les a brûlées, une par une, dans la cheminée de sa chambre. Les cendres emportées par le vent.

Une collection de bijoux. Des diamants, des saphirs, des rubis. Cadeaux de Jean-Christophe.

Symboles de son "amour". Ou de sa possession.

Elle les a mis dans un sac en velours. Elle les a donnés à une œuvre de charité. Anonymement.

Que d'autres en profitent. Pour elle, ils étaient souillés.

Dans le grand salon, un portrait d'elle. Commandé par Jean-Christophe à un peintre à la mode.

Elle, souriante, parée de bijoux. Une image fausse.

Une nuit, elle l'a décroché. Elle l'a remplacé par un grand miroir vide.

Qu'il se voie, lui, dans ce vide.

Manon est revenue. Triomphante. Installée comme une reine.

Elle paradait dans l'hôtel particulier, portant les robes d'Élodie, ses bijoux.

Jean-Christophe la couvrait de cadeaux, d'attentions.

Élodie observait. Son cœur était un désert. Elle attendait.

Un soir, Jean-Christophe a exigé qu'Élodie s'excuse auprès de Manon.

Pour l'avoir "offensée" en l'envoyant à Dubaï.

Élodie l'a regardé. Puis Manon, qui jubilait.

Elle a baissé la tête. « Je suis désolée, Manon. »

Les mots lui ont écorché la langue. Mais elle a tenu. Pour ses parents. Pour sa liberté.

Manon a joué la comédie. Des larmes de crocodile.

« Oh, Jean-Christophe, elle est si méchante avec moi. J'ai tellement peur. »

Elle se blottissait contre lui. Fragile. Innocente.

Jean-Christophe la serrait, la réconfortait.

Il regardait Élodie avec dégoût.

Il a changé ses habitudes pour Manon.

Lui qui détestait le thé, il en buvait maintenant avec elle chaque après-midi.

Il avait arrêté de fumer parce que Manon n'aimait pas l'odeur.

Des petits changements. Des trahisons quotidiennes.

Élodie notait tout. Chaque détail alimentait sa résolution.

Manon la provoquait sans cesse.

« Tu vois, Élodie, il m'aime vraiment. Toi, tu n'es qu'un accessoire. Bientôt, je serai Madame de Lavallière. »

Élodie ne répondait pas. Son silence était sa meilleure arme.

Elle comptait les jours.

Un après-midi, Manon est entrée dans la chambre d'Élodie.

Elle a pris un coupe-papier sur le bureau. Un objet ancien, précieux.

Sous les yeux horrifiés d'Élodie, Manon s'est tailladé légèrement le bras.

Puis elle a hurlé. « Au secours ! Élodie veut me tuer ! »

Jean-Christophe a accouru. Il a vu Manon en larmes, le bras ensanglanté. Le coupe-papier à terre.

Il n'a pas posé de questions. Il n'a pas cherché à comprendre.

Ses yeux se sont posés sur Élodie. Froids. Cruels.

Il l'a giflée. Violemment.

Il l'a traînée hors de la chambre.

« Tu vas payer pour ça. »

Il l'a enfermée dans la cave à vin de leur domaine en Bourgogne. Ils y étaient pour le week-end.

Une cave glaciale. Humide. Sombre.

Une nuit entière. Seule avec le froid, la peur, et la douleur de sa joue.

Elle a pensé à ses parents. À sa future liberté. Elle a tenu bon.

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