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La Reine Sauvage du Roi Maudit

La Reine Sauvage du Roi Maudit

Auteur:: vino
Genre: Milliardaire
La Reine Sauvage du Roi Maudit Zafira Lazzaro est la fille du parrain du cartel Noctis Nero, l'une des familles criminelles les plus redoutées du pays. Mais Zafira refuse d'être une simple héritière soumise. Elle méprise les mariages arrangés, adore les courses illégales et préfère les armes aux bals mondains. Mais lorsqu'elle atteint ses dix-huit ans, elle est contrainte de choisir un fiancé pour sceller une alliance. Elle en sélectionne un... et trois ans plus tard, il la trahit, la laissant seule et enceinte d'un héritier illégitime. Désormais, Zafira est convoquée au Gala des Dynasties, où elle découvrira l'identité de son véritable partenaire de sang. Rafael De Santis est le nouveau Roi du Crime, un mafieux impitoyable marqué par une malédiction qui ronge son empire. Il doit trouver sa reine avant la prochaine éclipse de sang, sous peine de voir son organisation s'effondrer. Mais lorsque son âme est liée à Zafira, une rebelle ingérable au passé explosif, il refuse d'y croire. Elle est un danger ambulant, une tempête impossible à dompter... et pourtant, elle est la seule capable de briser la malédiction qui pèse sur lui. Mais une erreur impardonnable menace de les anéantir avant même qu'ils ne puissent s'unir. Trahisons, vendettas, assassinats et coups d'État se dressent sur leur chemin. Le roi du crime et la reine rebelle peuvent-ils s'aimer sans réduire leur empire en cendres ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Chapitre 1

Le rugissement des moteurs résonnait dans la nuit, vibrant contre les murs en béton des entrepôts abandonnés du port. L'odeur d'essence et de caoutchouc brûlé emplissait l'air, électrisant les sens. Zafira Lazzaro inspira profondément, ses doigts serrés autour du volant de sa voiture, une Lamborghini noire aux lignes acérées. Son cœur battait au rythme de l'excitation qui montait, ce mélange enivrant d'adrénaline et de liberté.

Autour d'elle, la foule s'animait, des cris, des paris échangés à voix basse, des mains qui s'empoignaient dans des accolades de défi. Ce monde-là, celui des courses illégales, c'était son royaume. Ici, elle n'était pas juste la fille du puissant Lorenzo Lazzaro, chef du cartel Noctis Nero. Elle était une légende.

Un homme torse nu, tatoué jusqu'au cou, s'avança sur la ligne de départ, agitant un foulard rouge. Zafira jeta un coup d'œil à ses adversaires. Trois hommes, tous sûrs d'eux, arrogants, persuadés qu'une femme n'avait rien à faire ici. Elle esquissa un sourire narquois.

- Prêts à perdre ? lança-t-elle en haussant un sourcil.

Le plus grand des trois, un certain Diego, ricana en crachant par terre.

- T'inquiète pas, princesse, je serai là pour consoler ta défaite.

Zafira répondit par un sourire carnassier.

- Rêve toujours.

Le foulard tomba, et en une fraction de seconde, elle écrasa l'accélérateur. La Lamborghini bondit en avant, son moteur rugissant comme un animal affamé. Le vent s'engouffra dans ses cheveux, et tout le reste disparut. Plus de responsabilités, plus de mariage arrangé, plus de trahisons. Juste la route, la vitesse, et le danger.

Les lumières défilaient à toute allure. Derrière elle, Diego essayait de la rattraper, mais il n'avait aucune chance. Elle connaissait ce parcours par cœur, chaque virage, chaque ligne droite où elle pouvait pousser sa voiture au maximum. Elle ne ralentit même pas à l'approche d'un tournant serré, ses pneus criant sur l'asphalte.

Les autres pilotes s'étaient trop approchés les uns des autres. Une erreur. Un coup d'œil dans le rétroviseur lui permit de voir Diego perdre le contrôle de son véhicule et s'encastrer dans une barrière de sécurité.

- Putain, soupira-t-elle avec un sourire satisfait.

Elle franchit la ligne d'arrivée en premier, freinant brusquement, laissant la voiture s'arrêter dans un crissement assourdissant. La foule explosa, acclamant son nom. Elle descendit, un sourire victorieux aux lèvres, alors que les billets s'échangeaient dans tous les sens entre les parieurs déçus et les chanceux.

Mais à peine eut-elle le temps de savourer sa victoire qu'une silhouette massive s'avança vers elle. Son père.

Lorenzo Lazzaro était un homme que personne n'osait défier. Il dégageait une aura de menace contenue, ses traits sévères marqués par des années de règlements de comptes et de pouvoir absolu.

- Zafira.

Sa voix claqua comme un fouet. Le silence tomba instantanément autour d'eux.

- Papa, répondit-elle avec un sourire effronté. T'es venu admirer mon talent ?

Ses yeux noirs s'assombrirent.

- Dans la voiture. Maintenant.

Elle hésita une seconde, puis soupira avant de lui obéir. Il ne dit rien pendant tout le trajet jusqu'à leur immense villa, mais la tension dans l'air était palpable.

Dès qu'ils furent dans le bureau de Lorenzo, il ferma la porte et la regarda longuement.

- Tu crois que c'est un jeu ?

Zafira croisa les bras, s'adossant nonchalamment au bureau.

- Tout est un jeu, papa. Il suffit de savoir comment le gagner.

Lorenzo s'approcha, posant les mains sur le bois massif du bureau.

- Ce n'est pas un jeu. C'est notre famille, notre pouvoir. Tu es ma fille unique. Et il est temps que tu assumes ton rôle.

Elle serra les dents. Elle savait où il voulait en venir.

- J'assume mon rôle à ma façon.

- Non. Tu fuis.

Zafira détourna le regard.

- Ce n'est pas une fuite.

- Alors pourquoi refuses-tu de choisir un fiancé ?

Elle sentit un frisson de frustration parcourir son dos.

- Parce que je n'ai pas envie d'être un trophée à marier au plus offrant !

Lorenzo soupira profondément, passant une main fatiguée sur son visage.

- Ce n'est pas une question d'envie, Zafira. C'est une nécessité.

Elle serra les poings. Elle savait que c'était vrai. Dans leur monde, les alliances se scellaient par le sang et les mariages. Mais l'idée d'être enfermée dans une cage dorée l'étouffait.

Lorenzo continua, plus doucement cette fois.

- J'ai tenu les familles rivales à distance aussi longtemps que possible. Mais la pression monte. Ils veulent une assurance. Un mariage entre toi et un héritier d'un autre cartel empêcherait une guerre.

Elle mordit l'intérieur de sa joue.

- Qui ?

Il la regarda un instant avant de répondre.

- Massimo Ricci.

Elle sentit son estomac se tordre.

Massimo Ricci était le fils d'un des plus puissants parrains d'Italie. Un homme charmant en apparence, mais cruel dans l'ombre. Elle l'avait déjà rencontré plusieurs fois. Il la désirait. Et il était prêt à tout pour l'avoir.

- Non.

Lorenzo posa ses mains sur ses épaules.

- Zafira...

- Non, papa ! Cet homme est un serpent ! Il veut me posséder comme un trophée, pas comme une épouse !

Lorenzo la fixa longuement avant de lâcher, sa voix lourde de gravité :

- Et tu préfères une guerre ouverte ? Tu veux voir notre empire s'effondrer parce que tu refuses de faire un sacrifice ?

Zafira trembla légèrement, mais elle ne détourna pas le regard.

- Il doit bien y avoir une autre solution.

Lorenzo secoua la tête.

- Pas cette fois.

Le silence s'installa entre eux.

Elle aurait pu fuir. Elle aurait pu refuser et regarder leur empire brûler autour d'eux. Mais ce n'était pas elle. Elle était une Lazzaro. Elle avait grandi dans ce monde, et elle savait ce que signifiait le devoir.

Elle inspira profondément, sentant son cœur se serrer dans sa poitrine.

- Très bien.

Lorenzo releva la tête.

- Très bien ?

Elle serra les poings.

- Je vais accepter.

Une lueur de soulagement passa dans les yeux de son père, mais elle, elle se sentait comme si elle venait de signer son propre arrêt de mort.

Elle n'avait peut-être pas le choix.

Mais Massimo Ricci ne savait pas encore qu'il ne venait pas d'obtenir une épouse soumise.

Il venait de s'engager avec une tempête.

Chapitre 2 Chapitre 2

Chapitre 2

La nuit était glaciale, plus tranchante encore que le regard de Zafira alors qu'elle tenait le test de grossesse entre ses doigts tremblants. Le résultat était indiscutable. Positif.

Son cœur battait violemment dans sa poitrine, une tempête d'émotions ravageant son esprit. Elle se sentait figée, comme si le monde autour d'elle s'était soudain arrêté. Ce n'était pas prévu. Ce n'était pas censé arriver.

Un enfant.

Elle était enceinte de Massimo Ricci.

Elle se passa une main sur le ventre, réalisant avec un mélange de terreur et de fascination qu'une vie grandissait en elle. L'héritier du cartel Noctis Nero et des Ricci. Un enfant maudit par le sang et les guerres.

Une vague de panique monta en elle, mais elle la repoussa aussitôt. Elle devait lui dire. Peut-être que, pour une fois, Massimo montrerait autre chose que son ambition insatiable et sa soif de pouvoir. Peut-être qu'il serait... humain.

Elle reposa le test, inspira profondément et quitta la salle de bain. Leur demeure était plongée dans un silence inquiétant. Trop silencieuse. Une alarme instinctive s'alluma en elle. D'habitude, même tard dans la nuit, des hommes de main circulaient dans la maison, le bruit des discussions étouffées résonnant dans les couloirs.

Elle descendit lentement les escaliers, la main effleurant la rampe en fer forgé, et s'arrêta net en voyant le salon.

Vide.

Les bureaux, les armoires... ouverts et dépouillés. Les murs semblaient plus froids, plus nus.

Un frisson glissa le long de son échine.

Elle accéléra le pas, marcha vers le bureau de Massimo et poussa la porte.

Les tiroirs étaient ouverts, certains documents manquaient. Son ordinateur... disparu.

Un sentiment d'urgence s'empara d'elle, et ses doigts tremblants attrapèrent son téléphone. Elle appela Massimo. Une fois. Deux fois. Rien.

- Putain...

Elle composa un autre numéro, celui de son bras droit.

- Réponds, grogna-t-elle en sentant l'angoisse monter.

Enfin, après une éternité, une voix rauque s'éleva de l'autre côté.

- Zafira ?

- Où est Massimo ? demanda-t-elle immédiatement.

Un silence pesant s'installa.

- Dis-moi où il est !

- Il... il est parti.

Elle sentit un poids s'écraser sur sa poitrine.

- Parti où ?

- Zafira... il s'est barré. Avec l'argent. Avec les contacts. Il a vendu des informations aux Calderone et a disparu.

Le monde s'effondra sous ses pieds.

- Tu mens.

- J'aimerais. Mais il a tout planifié. Depuis des mois. Il a attendu que Lorenzo baisse sa garde. Dès qu'il a eu accès aux comptes et aux dossiers sensibles, il a foutu le camp.

Elle sentit son souffle se couper.

- Non...

Tout son corps tremblait. Son esprit essayait de comprendre.

Massimo l'avait trahie.

Il avait trahi les Lazzaro, vendu leur empire à un clan rival, et il s'était enfui.

Et elle... elle portait son enfant.

Un rire amer s'échappa de ses lèvres.

- Ce fils de pute...

- Zafira, écoute-moi. Ton père va être furieux. Il va vouloir du sang.

Bien sûr qu'il allait vouloir du sang. Son propre fiancé l'avait trahie, avait failli provoquer la chute du cartel. Son père ne pardonnerait jamais ça.

Et elle non plus.

- Reste où tu es, ordonna-t-elle d'une voix glaciale.

Elle raccrocha et sentit une vague de nausée monter. Elle se précipita dans la salle de bain la plus proche et vomit, les mains crispées sur le rebord du lavabo.

Quand elle releva la tête, son reflet dans le miroir lui renvoya l'image d'une femme brisée.

Non.

Elle ne serait pas brisée.

Mais elle ne pouvait pas rester ici. Pas avec ce secret qui grandissait en elle.

Son père exigerait une vengeance immédiate, une guerre ouverte contre les Ricci. Et s'il apprenait qu'elle portait l'enfant d'un traître...

Elle ne pouvait pas prendre ce risque.

Elle devait fuir.

Son cœur cognait contre sa poitrine tandis qu'elle rassemblait quelques affaires essentielles, fourrant des vêtements dans un sac. Elle ouvrit un coffre caché derrière un tableau et en sortit une liasse de billets, des faux papiers qu'elle avait préparés « au cas où », et une arme.

Elle n'avait jamais imaginé devoir fuir sa propre famille.

Elle regarda une dernière fois la pièce. Son ancienne vie.

Puis elle disparut dans la nuit.

---

Les mois suivants furent une lutte constante. Chaque jour, elle devait surveiller ses arrières, changer de lieu, rester dans l'ombre.

Son ventre s'arrondissait lentement, et avec lui grandissait la peur.

Elle n'était plus Zafira Lazzaro, la princesse du cartel.

Elle était une fugitive. Une femme traquée par son propre père et par les ennemis qui voulaient voir son sang couler.

Mais elle avait survécu.

Jusqu'à ce jour.

Le jour où elle reçut l'invitation.

Une enveloppe noire, déposée sous la porte de sa chambre d'hôtel miteuse.

Elle la ramassa avec méfiance, l'ouvrit et sentit son cœur rater un battement en lisant les mots inscrits en lettres d'or.

**Vous êtes convoquée au Gala des Dynasties.**

Sa main se crispa sur le papier.

Elle connaissait cette cérémonie. Chaque année, les familles criminelles les plus puissantes du monde se réunissaient pour nouer des alliances, conclure des affaires et, parfois... arranger des mariages.

Un frisson glissa sur sa peau.

Pourquoi l'invitaient-ils ?

Elle n'était plus une héritière. Elle était une exilée.

À moins que...

Elle comprit soudain.

Son partenaire de sang.

Cette légende que tous murmuraient à voix basse, cette croyance ancestrale parmi les familles criminelles. Chaque chef de clan avait une moitié liée à son destin. Et lorsqu'ils se trouvaient, leur union scellait le pouvoir et l'équilibre des cartels.

Elle serra les mâchoires.

Si elle était convoquée... cela signifiait qu'un homme, quelque part, était son véritable partenaire de sang.

Et que leur union était inévitable.

Elle inspira profondément, posant une main protectrice sur son ventre.

Quoi qu'il arrive, elle protégerait son enfant.

Même si cela signifiait retourner en enfer.

Chapitre 3 Chapitre 3

Chapitre 3

Les lumières de la ville défilaient à travers la vitre teintée, projetant des ombres fugaces sur le visage impassible de Zafira. Son fils dormait paisiblement dans son siège auto à côté d'elle, inconscient de l'enfer dans lequel elle s'apprêtait à replonger.

Elle caressa doucement ses boucles sombres, une tendresse infinie dans le regard. Il n'avait rien demandé à ce monde de violence et de trahison, et pourtant, il y était né, marqué par le sang avant même de pousser son premier cri.

La voiture ralentit en approchant du manoir familial. Zafira sentit son cœur se serrer, un mélange de rage et de nostalgie lui nouant l'estomac. Trois ans. Trois ans qu'elle avait fui cette demeure. Trois ans que son père la croyait morte ou, pire, indigne de porter son nom.

- Madame, nous sommes arrivés.

Le chauffeur jeta un regard incertain vers elle dans le rétroviseur, mais elle ne répondit pas immédiatement. Elle inspira profondément, posa un baiser sur le front de son fils et ouvrit la portière.

Les portes du manoir s'ouvrirent presque instantanément, comme si son retour était attendu. Elle ne fut pas surprise de voir une silhouette massive se détacher dans l'entrée.

Lorenzo Lazzaro.

Son père.

Son visage, aussi dur et impénétrable qu'elle s'en souvenait, ne trahit aucune émotion en la voyant. Ses yeux sombres descendirent vers l'enfant, puis revinrent vers elle, froids comme l'acier.

- Tu es en retard, lâcha-t-il simplement.

Zafira arqua un sourcil. Pas de colère, pas d'explosion, juste cette froideur coupante qu'il avait toujours eue avec elle.

- Trois ans de retard, répondit-elle d'un ton acéré.

Un silence pesant s'installa. Puis il pivota sur ses talons, lui faisant signe d'entrer.

Elle le suivit sans un mot, son fils lové contre elle. La chaleur familière du manoir la frappa de plein fouet. Tout était identique, et pourtant, elle se sentait comme une étrangère en ces lieux.

Ils pénétrèrent dans le grand salon, où plusieurs membres du cartel étaient rassemblés. Des murmures s'élevèrent, des regards incrédules se posèrent sur elle.

- Elle est vivante...

- Et avec un enfant...

- Qui est le père ?

Zafira les ignora. Elle s'arrêta devant son père et planta son regard brûlant dans le sien.

- Pourquoi suis-je ici ?

Lorenzo la scruta un instant avant de s'asseoir dans son fauteuil en cuir. Il croisa les doigts, son visage impassible.

- Tu assisteras au Gala des Dynasties.

Un rire amer lui échappa.

- Tu te moques de moi ?

- Ce n'est pas une demande, Zafira.

Elle serra les dents.

- Je ne suis plus l'une des vôtres. J'ai fui. J'ai été effacée.

- Et pourtant, ton sang est toujours celui des Lazzaro, répliqua-t-il calmement.

Elle sentit une colère sourde monter en elle.

- Je ne jouerai pas à ton jeu.

- C'est déjà fait.

Elle le fixa, les poings serrés.

- Pourquoi maintenant ?

- Parce que ton retour n'est pas un hasard. Tu es convoquée.

Son estomac se tordit.

- Par qui ?

Lorenzo se redressa lentement.

- Rafael De Santis.

Un silence glacé s'abattit sur la pièce.

Le nom résonna comme une menace.

Rafael De Santis, le Roi du Crime. L'homme qui avait pris le contrôle des cartels en unissant les factions sous sa poigne de fer. Un monstre d'intelligence et de brutalité.

- C'est une erreur.

- C'est la loi du sang.

Elle sentit son souffle se bloquer.

- Tu veux dire que...

- Il est ton partenaire de sang.

Son monde vacilla.

Elle avait entendu parler de cette légende. Chaque chef avait un alter ego, une moitié qui renforçait son pouvoir. Une alliance prédestinée, scellée par une force ancestrale.

- C'est impossible.

- L'invitation dit le contraire.

Elle secoua la tête, refusant d'accepter cette réalité.

- Je ne veux pas de cette vie.

- Tu n'as plus le choix, dit-il froidement.

Son regard se posa sur son fils, blotti contre elle.

Elle aurait pu refuser. Fuir encore.

Mais cette fois, elle savait qu'ils ne la laisseraient pas partir.

---

Le Palais Rosso, où se tenait le Gala des Dynasties, brillait de mille feux sous les lustres de cristal. L'opulence et la décadence se mêlaient dans une danse mortelle.

Zafira entra dans la salle avec une grâce féline, son fils dans les bras. Les regards se tournèrent vers elle, certains admiratifs, d'autres méprisants.

Mais aucun ne brûlait autant que celui de l'homme au fond de la pièce.

Rafael De Santis.

Il se tenait là, vêtu d'un costume noir impeccablement taillé, un verre de whisky à la main. Ses yeux, d'un bleu glacial, la scrutèrent avec une intensité troublante.

Zafira sentit un frisson lui parcourir l'échine.

Il était... dangereux.

Et pourtant, quelque chose en elle réagissait à sa présence. Une force primitive, incontrôlable.

Il posa lentement son verre et avança vers elle, chaque pas résonnant comme un battement de guerre.

Lorsqu'il s'arrêta à quelques centimètres, elle leva le menton, refusant de se laisser intimider.

Il baissa les yeux vers l'enfant, puis revint à elle.

- Tu es en retard, murmura-t-il.

Elle haussa un sourcil.

- C'est une habitude chez moi, apparemment.

Un sourire, presque imperceptible, effleura ses lèvres.

- Alors c'est toi, la Reine Sauvage.

Elle ne baissa pas les yeux.

- Et toi, le Roi Maudit.

Il pencha légèrement la tête.

- Tu n'as pas peur de moi.

- Devrais-je ?

Un silence électrique s'installa entre eux.

Il était puissant. Il était impitoyable.

Et il était sien.

Elle pouvait le sentir dans son sang.

Mais ce qu'elle ne savait pas encore...

C'était si elle le voulait.

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