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La Réincarnation d'une Souveraine

La Réincarnation d'une Souveraine

Auteur:: Kai Rivers
Genre: Fantaisie
La mort était un froid insupportable, une étreinte brutale qui me saisissait jusqu' aux os. Attachée à un brancard rudimentaire, les cordes me lacéraient les poignets et les chevilles. Chaque secousse du chemin de montagne réveillait la douleur, une douleur familière. Mon fiancé, Louis, m'avait ligotée de ses propres mains, son visage vide de toute émotion. « C' est pour ton bien, Jeanne », avait-il murmuré, sa voix aussi glaciale que le vent hurlant. Les barbares riaient grassement, leurs regards avides me déshabillant. J'étais le prix de leur alliance avec mon frère, Henri, le nouveau roi. Un sacrifice pour consolider son trône, une monnaie d'échange pour un pouvoir illusoire. Traînée dans la boue gelée jusqu'à leur campement sordide, les tortures avaient commencé. Ils voulaient me briser, m'humilier, me faire payer pour une offense que j'ignorais. Mes cris se perdaient dans l'immensité sauvage, mon corps n'était plus qu'une plaie béante. Mon esprit, une brume de souffrance. Au seuil de la mort, alors que ma conscience s'effilochait, j'avais entendu leurs murmures satisfaits : « C' est pour Sophie. La princesse a osé l' humilier. Elle doit payer pour les larmes de Sophie. » Sophie. Mon assistante. Ma cousine éloignée. Le souvenir m'avait frappée, net et douloureux : une robe volée, une réprimande publique, mon dix-huitième anniversaire. Cette humiliation publique avait-elle mérité ma vie ? Alors, tout s'était éclairci dans une agonie fulgurante, Louis, Henri, tous manipulés par les larmes de crocodile de cette simple assistante. Ils m'avaient envoyée à la mort, non pas pour une raison d' État, mais pour venger l'orgueil blessé d' une femme ambitieuse. Le froid m'avait enfin vaincue, l'obscurité m'avait engloutie. Puis, une douce chaleur m'avait enveloppée, le son cristallin d'une harpe. L'odeur des lys blancs emplissait mes narines. J'avais ouvert les yeux. La lumière du soleil filtrait à travers les hautes fenêtres de ma chambre au palais. J'étais retournée. J'étais revenue au jour où tout avait commencé, mon dix-huitième anniversaire. Cette fois, j' allais réécrire l' histoire.

Introduction

La mort était un froid insupportable, une étreinte brutale qui me saisissait jusqu' aux os.

Attachée à un brancard rudimentaire, les cordes me lacéraient les poignets et les chevilles.

Chaque secousse du chemin de montagne réveillait la douleur, une douleur familière.

Mon fiancé, Louis, m'avait ligotée de ses propres mains, son visage vide de toute émotion.

« C' est pour ton bien, Jeanne », avait-il murmuré, sa voix aussi glaciale que le vent hurlant.

Les barbares riaient grassement, leurs regards avides me déshabillant.

J'étais le prix de leur alliance avec mon frère, Henri, le nouveau roi.

Un sacrifice pour consolider son trône, une monnaie d'échange pour un pouvoir illusoire.

Traînée dans la boue gelée jusqu'à leur campement sordide, les tortures avaient commencé.

Ils voulaient me briser, m'humilier, me faire payer pour une offense que j'ignorais.

Mes cris se perdaient dans l'immensité sauvage, mon corps n'était plus qu'une plaie béante.

Mon esprit, une brume de souffrance.

Au seuil de la mort, alors que ma conscience s'effilochait, j'avais entendu leurs murmures satisfaits : « C' est pour Sophie. La princesse a osé l' humilier. Elle doit payer pour les larmes de Sophie. »

Sophie. Mon assistante. Ma cousine éloignée.

Le souvenir m'avait frappée, net et douloureux : une robe volée, une réprimande publique, mon dix-huitième anniversaire.

Cette humiliation publique avait-elle mérité ma vie ?

Alors, tout s'était éclairci dans une agonie fulgurante, Louis, Henri, tous manipulés par les larmes de crocodile de cette simple assistante.

Ils m'avaient envoyée à la mort, non pas pour une raison d' État, mais pour venger l'orgueil blessé d' une femme ambitieuse.

Le froid m'avait enfin vaincue, l'obscurité m'avait engloutie.

Puis, une douce chaleur m'avait enveloppée, le son cristallin d'une harpe.

L'odeur des lys blancs emplissait mes narines.

J'avais ouvert les yeux.

La lumière du soleil filtrait à travers les hautes fenêtres de ma chambre au palais.

J'étais retournée.

J'étais revenue au jour où tout avait commencé, mon dix-huitième anniversaire.

Cette fois, j' allais réécrire l' histoire.

Chapitre 1

La mort était un froid insupportable, un froid qui pénétrait jusqu'aux os.

J'étais ligotée sur une chaise à porteurs rudimentaire, les cordes rêches me cisaillant la peau des poignets et des chevilles. Chaque cahot du chemin de montagne me faisait grincer des dents de douleur. Mon fiancé, Louis, m'avait attachée de ses propres mains, son visage dénué de toute émotion.

« C'est pour ton bien, Jeanne », avait-il dit, sa voix aussi glaciale que le vent qui hurlait autour de nous.

Les barbares qui nous escortaient riaient grassement, leurs regards avides me déshabillant sans la moindre pudeur. Ils étaient les alliés de mon frère, Henri, le nouveau roi. Et j'étais le prix de leur alliance, un sacrifice pour consolider son trône.

Ils m'ont forcée à descendre de la chaise, m'ont traînée dans la boue gelée jusqu'à leur campement sordide. Là, sous les ordres de leur chef, un homme à la cicatrice hideuse, les tortures ont commencé. Ils voulaient me briser, m'humilier, me faire payer pour une offense que j'ignorais.

Mes cris se perdaient dans l'immensité sauvage. Mon corps n'était plus qu'une plaie béante, mon esprit une brume de souffrance. Au seuil de la mort, alors que ma conscience s'effilochait, j'ai entendu leurs murmures satisfaits.

« C'est pour Sophie. »

« La princesse a osé l'humilier. »

« Elle doit payer pour les larmes de Sophie. »

Sophie. Mon assistante. Ma cousine éloignée. Le souvenir m'a frappée avec la force d'un coup de poignard. Mon anniversaire. Une robe. Une simple dispute. J'avais réprimandé Sophie pour avoir volé et porté ma robe de cérémonie, une pièce unique tissée de fil d'or, un cadeau de mon père le Roi. Je l'avais humiliée publiquement, c'est vrai. Mais cette humiliation valait-elle ma vie ?

Alors, tout s'est éclairci dans une agonie fulgurante, mon fiancé, mon propre frère, tous manipulés par les larmes de crocodile de cette simple assistante. Ils m'avaient envoyée à la mort, non pas pour une raison d'État, mais pour venger l'orgueil blessé d'une femme ambitieuse.

Le froid a finalement eu raison de moi. L'obscurité m'a engloutie.

Puis, une douce chaleur m'a enveloppée.

Une musique familière flottait dans l'air, le son cristallin d'une harpe. L'odeur des lys blancs, mes fleurs préférées, emplissait mes narines. J'ai ouvert les yeux avec une lenteur infinie.

La lumière du soleil filtrait à travers les hautes fenêtres de ma chambre au palais. Les tentures de velours bleu roi, les meubles en bois précieux, tout était là. J'ai levé mes mains, tremblantes. Ma peau était intacte, lisse, sans la moindre trace de corde ou de blessure.

Je me suis levée d'un bond, le cœur battant à tout rompre, et j'ai couru vers le grand miroir. La jeune femme qui me fixait était moi, mais une version plus jeune, rayonnante de santé. C'était mon visage le jour de mon dix-huitième anniversaire.

J'étais revenue.

J'étais revenue au jour où tout avait commencé.

Les larmes me sont montées aux yeux, non pas de tristesse, mais d'une rage froide et pure. Cette fois, les choses seraient différentes. Cette fois, je ne serais plus la princesse naïve et impulsive. Cette fois, je connaissais la fin de l'histoire, et j'allais la réécrire.

J'ai enfilé une robe simple et je suis sortie de ma chambre. La grande salle de bal était déjà remplie de nobles venus célébrer mon anniversaire. La musique, les rires, les conversations feutrées, tout était exactement comme dans mon souvenir.

Et puis, je l'ai vue.

Au centre de la piste de danse, tournoyant gracieusement, Sophie. Elle portait ma robe. La robe impériale tissée de fil d'or, celle qui ne devait être portée que par une princesse de sang. Elle était le centre de l'attention, son visage rayonnant d'un triomphe mal dissimulé.

Mon sang n'a fait qu'un tour. La douleur fantôme de mes blessures passées a parcouru mon corps. La haine, claire et tranchante, a remplacé toute autre émotion.

Je me suis avancée, ma démarche assurée fendant la foule qui s'est écartée sur mon passage. La musique s'est tue, les conversations se sont éteintes. Tous les regards se sont tournés vers moi, puis vers Sophie, figée au milieu de la salle.

J'ai planté mon regard dans le sien, savourant la panique qui commençait à poindre dans ses yeux.

Ma voix a retenti, forte et sans appel, dans le silence de mort.

« Venez. »

J'ai fait un signe aux gardes postés près de la porte.

« Arrachez-lui cette robe. »

Un murmure choqué a parcouru l'assemblée. Sophie a pâli.

« Qui est-elle pour oser porter une robe impériale ? »

Chapitre 2

Le visage de Sophie s'est décomposé, passant de la surprise à une expression de pure injustice. Les larmes ont immédiatement rempli ses yeux, prêtes à déborder. C'était son arme la plus redoutable, celle qui avait trompé tout le monde dans ma vie antérieure.

« Jeanne... Votre Altesse... »

Sa voix était un murmure tremblant, chargé de larmes. Elle a fait un pas vers moi, les mains jointes en un geste de supplication.

« Je... je pensais que cela vous ferait plaisir. C'est votre anniversaire, je voulais juste... être belle pour vous honorer. Cette robe était dans votre garde-robe, je croyais que vous ne la mettriez plus. »

Elle a baissé la tête, son corps secoué par des sanglots feints.

« Pardonnez-moi si je vous ai offensée. Je ne suis qu'une pauvre orpheline, je ne connais pas toutes les subtilités du protocole. Je ne voulais pas mal faire. »

Plusieurs nobles, attendris par cette scène, ont commencé à murmurer entre eux. Je pouvais sentir leurs regards réprobateurs se tourner vers moi. La princesse cruelle qui humiliait sa pauvre petite assistante le jour de son propre anniversaire.

Mais je n'étais plus la Jeanne d'autrefois. Je connaissais ce jeu par cœur.

J'ai esquissé un sourire glacial.

« Vous ne connaissez pas le protocole, Sophie ? C'est étrange. Vous travaillez à mon service depuis deux ans. Vous savez parfaitement que cette robe, un cadeau de Sa Majesté le Roi, est réservée aux membres de la famille royale. Vous n'êtes pas de la famille royale. »

Je me suis approchée d'elle, ma voix restant basse mais audible pour tous ceux qui nous entouraient.

« Et vous n'êtes pas une "pauvre orpheline". Vous êtes ma cousine au troisième degré, la fille du baron de Valois, et mon assistante personnelle. Votre position vous oblige, plus que quiconque, à connaître et à respecter les règles. Cesser de jouer la comédie. »

Chaque mot était une pierre jetée contre sa façade d'innocence. Je voyais la panique grandir dans ses yeux. Ses larmes se sont taries, remplacées par une lueur de défi.

« Mais... c'est juste une robe », a-t-elle balbutié.

« Non », ai-je rétorqué sèchement. « Ce n'est pas "juste une robe". C'est un symbole. Un symbole que vous avez tenté d'usurper. Et cela ne sera pas toléré. »

Je me suis retournée vers les gardes, qui hésitaient encore, visiblement mal à l'aise. Mon ton est devenu tranchant comme l'acier.

« Suis-je la seule à donner des ordres ici ? J'ai dit, arrachez-lui cette robe. Maintenant. »

Les gardes ont sursauté et se sont finalement avancés vers Sophie. Elle a reculé, le visage tordu par la peur et la fureur. C'est à ce moment précis qu'une voix s'est élevée dans la foule.

« Jeanne, arrête ça tout de suite ! »

Louis. Mon fiancé. Il s'est frayé un chemin jusqu'à nous, le visage rouge de colère. Il a contourné les gardes et s'est placé devant Sophie, comme pour la protéger de son corps.

« Mais regarde-toi ! Comment peux-tu être si méchante et si capricieuse ? C'est ton anniversaire, tu devrais être heureuse. Au lieu de ça, tu t'en prends à Sophie pour une bêtise. »

Ses mots étaient les mêmes. Exactement les mêmes que dans ma vie passée. Le souvenir de ses mains me ligotant, de son regard vide, m'a submergée. La haine que je ressentais pour lui était encore plus profonde que celle que j'éprouvais pour Sophie.

« Louis », ai-je dit, ma voix dangereusement calme. « Ceci ne te regarde pas. Écarte-toi. »

« Non », a-t-il insisté, en me fusillant du regard. « C'est ma fiancée que je vois en train de perdre la raison. Sophie est ma cousine, je ne te laisserai pas l'humilier de la sorte. »

Il a baissé la voix, se penchant vers moi pour que seuls nous puissions l'entendre, son ton menaçant.

« Pense à notre mariage, Jeanne. Pense à ta réputation. Veux-tu vraiment passer pour une harpie jalouse aux yeux de toute la cour ? Fais ça, et je te jure que notre union sera un enfer. Personne ne respectera une princesse aussi cruelle. Fais un effort. »

Une menace. Il osait me menacer. Pour elle.

J'ai ri. Un rire sec, sans joie, qui l'a fait sursauter.

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