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La Nouvelle secrétaire d'Alpha

La Nouvelle secrétaire d'Alpha

Auteur:: Kyria
Genre: Milliardaire
Fraîchement diplômée, criblée de dettes et larguée par mon petit ami Beta, je ne m'attendais pas à ce qu'une nuit de folie avec un inconnu dans un club bouleverse ma vie. Deux jours plus tard, je découvre que mon coup d'un soir n'est autre qu'Elias Darrow, un Alpha milliardaire... et mon futur employeur. Comment ai-je fini par devenir l'assistante personnelle de cet homme séduisant, veuf et père d'un petit garçon mutique ? "Je ne savais pas que c'était vous lors de l'entretien..." "Moi, je savais. Et je vous ai embauchée exprès." Je fronce les sourcils. "Pourquoi ?"

Chapitre 1 Chapitre 1

Le vacarme de la porte qui claque résonnait encore dans ma tête, un écho sourd qui se mêlait à la douleur vive plantée en plein cœur. J'avais quitté l'appartement que je partageais avec Marc en emportant ce que je pouvais tenir dans une valise cabossée. Juste le nécessaire. Le reste n'avait plus aucune valeur à mes yeux, pas après l'avoir trouvé en train de détruire notre histoire avec une facilité déconcertante.

La scène continuait de tourner en boucle dans mon esprit, comme une mauvaise série dont je n'arrivais pas à changer de chaîne. Marc, torse nu, penché au-dessus de Nina Howard, ma collègue - une femme avec laquelle j'avais passé des heures à travailler sur des projets sans jamais imaginer qu'elle pourrait me poignarder dans le dos, littéralement et figurativement. Sa chemise froissée pendait à moitié du lit. Mon lit. Et leurs rires étouffés s'étaient figés lorsqu'ils m'avaient vue là, dans l'encadrement de la porte, immobile.

- « Alyssa... Ce n'est pas ce que tu crois ! » avait-il bafouillé en se redressant, maladroitement.

Nina, elle, n'avait pas dit un mot. Elle avait simplement attrapé le drap pour cacher son corps, mais le sourire narquois qu'elle avait esquissé m'avait fait plus mal que les mots maladroits de Marc.

- « Pas ce que je crois ? » avais-je répondu, la voix cassée par l'émotion. « Alors explique-moi ce que ça pourrait être, Marc. J'écoute. »

Il était resté muet. Aucun mot n'aurait pu réparer ce que je venais de voir. À cet instant, quelque chose s'était brisé en moi. Pas juste mon cœur, mais quelque chose de plus profond, une part de confiance naïve que je portais en moi depuis toujours.

Je n'avais pas pleuré, pas devant eux. J'avais simplement tourné les talons, traversé le salon où trônait encore une photo de nous deux souriants, et j'étais partie sans me retourner.

---

Clara m'attendait déjà devant mon immeuble lorsque j'étais sortie, la valise bringuebalante derrière moi. Elle avait ce don de toujours apparaître au bon moment, comme si elle sentait mes malheurs à des kilomètres. Ses cheveux châtains étaient tirés en une queue-de-cheval soignée, et son expression mélangeait colère et compassion.

- « Il a vraiment osé, ce connard ? » lâcha-t-elle en ouvrant le coffre de sa voiture pour y glisser ma valise.

Je hochai simplement la tête, incapable de formuler une phrase cohérente.

- « Tu sais quoi ? Ce soir, on oublie ce type. On sort. »

Je levai un sourcil, sceptique.

- « Clara, je viens littéralement de découvrir mon copain au lit avec ma collègue. Tu crois vraiment que j'ai envie de sortir faire la fête ? »

Elle haussa les épaules avec un petit sourire en coin.

- « Justement. Si tu restes enfermée, tu vas ressasser ça toute la nuit. Alors que si tu viens avec moi... qui sait, peut-être qu'un peu de tequila et de bonne musique te feront oublier cette histoire, ne serait-ce qu'un moment. »

Je savais qu'elle avait raison, mais une part de moi se sentait coupable à l'idée de m'amuser alors que ma vie venait de s'effondrer. Pourtant, après une douche rapide et un relooking express orchestré par Clara, je m'étais retrouvée dans sa voiture, en route pour un club qu'elle adorait.

---

Le lieu était bruyant, rempli de gens qui semblaient tous parfaitement insouciants. La musique pulsait à un rythme qui faisait vibrer mes os, et l'odeur mélangée de parfums coûteux et d'alcool planait dans l'air. Clara m'entraîna directement vers le bar, ignorant mes protestations.

- « Deux shots de tequila, s'il vous plaît, » ordonna-t-elle au barman, qui lui offrit un sourire charmant avant de préparer nos verres.

Je pris mon shot sans conviction, mais le liquide brûlant qui coula dans ma gorge m'apporta un semblant de courage. Clara se mit à danser presque immédiatement, et je la regardais, jalouse de sa capacité à vivre pleinement l'instant présent.

- « Viens ! » cria-t-elle par-dessus la musique, tirant ma main pour m'entraîner sur la piste.

Je me laissai faire, même si mes mouvements étaient maladroits. Les premières minutes furent gênantes, mais petit à petit, je commençai à me détendre. L'alcool aidait, sans doute, mais il y avait aussi cette ambiance, cette énergie brute qui semblait effacer tout le reste.

Et c'est alors que je le vis.

Il se tenait près du bar, un verre à la main, ses yeux sombres parcourant la foule avec une intensité troublante. Grand, avec des épaules larges et une allure qui respirait l'assurance, il semblait presque déplacé dans ce lieu chaotique, comme une œuvre d'art accrochée dans un hangar.

Nos regards se croisèrent, et ce fut comme si tout autour de nous s'était arrêté.

Je détournai les yeux, le cœur battant à tout rompre, mais je sentais encore son regard sur moi, brûlant, inévitable. Quelques instants plus tard, je le vis se diriger vers moi, son pas lent et maîtrisé, comme s'il savait exactement ce qu'il faisait.

- « Vous dansez bien, » dit-il, sa voix grave et légèrement rauque couvrant aisément le bruit de la musique.

Je ris nerveusement, ne sachant pas quoi répondre.

- « Merci, je suppose. Même si je doute que ce soit vrai. »

Il sourit, et ce sourire... c'était le genre de sourire qui pouvait faire perdre pied à n'importe qui.

- « Elias, » se présenta-t-il, tendant une main.

Je la pris, un peu hésitante.

- « Alyssa. »

Il ne lâcha pas ma main tout de suite, ses yeux plantés dans les miens, comme s'il cherchait à lire en moi.

- « Enchanté, Alyssa. »

---

Ce qui suivit resta flou dans mon esprit. Je me souvenais de sa voix, de ses mains, de la façon dont il avait réussi à me faire oublier tout ce qui m'avait menée ici. Il avait cette manière de parler qui donnait l'impression qu'il voyait au-delà des apparences, comme s'il comprenait des choses que moi-même j'ignorais.

À un moment, nous étions sortis du club, la fraîcheur de la nuit m'arrachant un frisson. Je ne savais pas si c'était l'alcool ou autre chose, mais j'avais accepté son invitation sans même réfléchir.

Son appartement était spacieux, minimaliste mais élégant, à son image. Je n'avais posé aucune question. Pas sur qui il était, pas sur ce qu'il faisait. Tout ce que je savais, c'est qu'à cet instant précis, je voulais oublier.

Et Elias semblait vouloir la même chose.

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Le lendemain matin, les premiers rayons du soleil filtraient à travers les rideaux lorsque je me réveillai. Elias dormait encore, son torse légèrement découvert par le drap. Je pris quelques secondes pour l'observer, mémoriser les traits de son visage avant de me lever doucement pour rassembler mes affaires.

J'avais laissé une note, juste deux mots griffonnés sur un morceau de papier : Merci. Pardon.

Puis j'étais partie, le cœur plus léger mais l'esprit tourmenté par ce que cette nuit signifiait vraiment.

Je savais que ce n'était pas la fin de l'histoire. Ce genre de rencontre laissait toujours des traces. Mais je n'étais pas prête à affronter ce que je ressentais. Pas encore.

Chapitre 2 Chapitre 2

La lumière crue de mon nouveau studio éclairait les murs nus et les cartons encore scellés qui traînaient un peu partout. Je m'étais affalée sur le matelas posé à même le sol, le regard fixé sur le plafond. Mon téléphone, posé à côté de moi, affichait le relevé de mes dettes étudiantes. Les chiffres, presque irréels, dansaient devant mes yeux, menaçant de m'écraser sous leur poids.

30 000 dollars.

Je poussai un soupir, ramenant une main à mon visage. Comment avais-je pu en arriver là ? Chaque décision, chaque emprunt que j'avais fait pour financer mes études semblait maintenant se retourner contre moi. Et avec mon compte bancaire qui flirtait dangereusement avec le zéro, il fallait que je trouve une solution - et vite.

Mais ce n'était pas tout. Une lettre froissée traînait sur la table basse : un préavis d'expulsion. Trois mois de retard de loyer. Le propriétaire n'avait pas été tendre dans son message, et il avait été clair que cette fois, il n'y aurait pas de compromis.

- « Merde, merde, merde... » murmurai-je à voix haute, comme si répéter l'évidence allait m'aider à trouver une solution.

Un bruit de notification interrompit mes pensées. C'était un message de Clara.

> Clara : Je viens te voir dans 10 min. Prépare-toi, j'ai une idée.

Je ne savais pas si je devais être soulagée ou inquiète. Avec Clara, ses « idées » étaient aussi imprévisibles que les virages d'une montagne russe.

---

- « Tu ne peux pas rester comme ça, Alyssa, » déclara-t-elle en entrant dans mon studio sans même frapper, comme à son habitude.

Elle portait un jean impeccable et une chemise blanche qu'elle portait avec cette élégance naturelle qui m'énervait parfois. Moi, j'étais encore en pyjama, les cheveux en bataille et l'air aussi perdu qu'un chiot abandonné.

- « J'ai pas exactement beaucoup d'options, Clara, » dis-je en levant les mains. « À moins que tu connaisses un boulot qui paie bien et n'exige pas 10 ans d'expérience, je suis foutue. »

Un sourire mystérieux étira ses lèvres, et elle posa son sac sur le comptoir.

- « Ça tombe bien, parce que c'est exactement ce que j'ai. »

Je levai un sourcil, méfiante.

- « Oh non, Clara. Si c'est encore un de tes plans bizarres, je passe mon tour. La dernière fois, ça m'a coûté un mois de loyer. »

Elle éclata de rire, secouant la tête.

- « Non, non, promis, c'est sérieux cette fois. » Elle sortit un papier de son sac et me le tendit. « Regarde ça. Un poste d'assistante personnelle. Salaire énorme, flexibilité... Franchement, c'est le jackpot. »

Je pris l'annonce et la parcourus rapidement. Les détails étaient impressionnants. Un salaire qui me permettrait de rembourser mes dettes en moins d'un an, des horaires raisonnables, et un employeur anonyme.

- « Et comment tu connais ce job ? » demandai-je, toujours méfiante.

Clara haussa les épaules avec nonchalance.

- « C'est mon demi-frère qui recrute. Je lui ai parlé de toi, il est d'accord pour te rencontrer. »

Mon estomac se serra à l'idée de rencontrer un membre de sa famille. Clara m'avait déjà parlé de son demi-frère, Elias, mais c'était toujours de manière vague. Tout ce que je savais, c'est qu'il était plus âgé, extrêmement riche, et un peu mystérieux.

- « Clara... » commençai-je, hésitante.

- « Fais-moi confiance, » dit-elle en posant une main sur mon épaule. « Il est exigeant, mais si tu fais bonne impression, ce job est à toi. »

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Deux jours plus tard, je me retrouvais dans le hall d'un immeuble de verre et d'acier, les mains moites et le cœur battant à tout rompre. Tout autour de moi respirait le luxe. Les murs étaient décorés de tableaux modernes, et le parquet semblait si lustré que je pouvais presque y voir mon reflet.

Un réceptionniste impeccablement vêtu me guida jusqu'à un ascenseur privé. Chaque étage qui défilait me rapprochait de cet entretien, et une boule d'anxiété grandissait dans mon estomac.

Quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, je pénétrai dans un bureau spacieux avec une vue imprenable sur la ville. Mon regard se perdit un instant sur l'horizon avant de se poser sur l'homme qui se tenait devant la baie vitrée.

Elias Darrow.

Mon souffle se coupa. C'était lui .

Cet homme aux yeux sombres et au sourire magnétique. Celui avec qui j'avais passé une nuit que je n'avais pas réussi à oublier.

Il se retourna lentement, un sourire en coin étirant ses lèvres.

- « Alyssa Reed, je présume ? » dit-il, sa voix grave résonnant dans l'espace.

Je restai figée, incapable de répondre immédiatement. Ce n'était pas possible. Pas lui. Pas maintenant.

- « Vous... vous êtes l'employeur ? » réussis-je enfin à articuler, la voix tremblante.

Elias s'approcha lentement, ses pas résonnant sur le parquet.

- « Oui, et je dois dire que j'étais... intrigué en voyant votre CV. »

Il s'arrêta à quelques pas de moi, son regard brûlant planté dans le mien.

- « Vous le saviez ? » demandai-je, essayant de masquer la panique dans ma voix.

Son sourire s'élargit légèrement.

- « Bien sûr. »

Un silence gênant s'installa entre nous, et je sentis mes joues rougir. Comment pouvais-je travailler pour lui après ce qui s'était passé ?

- « Écoutez, » dis-je en cherchant mes mots. « Je... je pense que ce n'est pas une bonne idée. Je vais y réfléchir et- »

- « Vous êtes ici, Alyssa, parce que vous avez besoin de ce travail, n'est-ce pas ? » m'interrompit-il calmement.

Je déglutis, incapable de nier l'évidence.

- « Ce poste est fait pour vous, » continua-t-il, un éclat malicieux dans les yeux. « Et je vous offre un salaire qui résoudra vos problèmes en quelques mois. »

Je restai silencieuse, pesant ses mots. Il avait raison. Je n'avais pas le luxe de refuser une telle opportunité, aussi inconfortable soit-elle.

- « Alors ? » demanda-t-il en croisant les bras, attendant ma réponse.

Je pris une profonde inspiration avant de hocher lentement la tête.

- « D'accord. J'accepte. »

Elias sourit, mais ce sourire avait quelque chose de dangereux, comme s'il savait que cette collaboration allait être tout sauf simple.

- « Bien. » Il tendit une main que je serrai, le cœur battant à tout rompre. « Bienvenue à bord. »

Alors que je quittais son bureau, mes pensées tourbillonnaient. J'avais accepté, mais à quel prix ? Travailler avec Elias signifiait naviguer sur une mer d'incertitudes, et je savais que nos passés respectifs allaient rendre cette collaboration bien plus compliquée que je ne pouvais l'imaginer.

Et pourtant, une part de moi était irrésistiblement attirée par ce défi, comme un papillon qui ne pouvait s'éloigner de la flamme.

Chapitre 3 Chapitre 3

La lumière filtrant à travers les grandes baies vitrées de Darrow Enterprises baignait le vaste open space d'une lueur dorée. Mon premier jour dans cette entreprise, c'était comme marcher dans un rêve... ou peut-être un cauchemar. Les bureaux étaient impeccables, avec des employés en costumes parfaitement taillés, déambulant d'un pas pressé. Tout semblait si froid, si calculé, que j'avais l'impression de suffoquer. J'avais toujours imaginé que travailler dans une grande entreprise serait stressant, mais Elias avait le don d'élever le niveau de tension à un point presque insoutenable.

- "Alyssa, dans mon bureau. Immédiatement."

Sa voix, coupante comme un couteau, résonna dans l'air. Je levai la tête précipitamment de mon ordinateur et rencontrai son regard à travers la vitre de son bureau. Il était déjà retourné à son écran, comme si le simple fait de m'appeler n'avait nécessité aucun effort.

Je pris une grande inspiration et attrapai mon carnet avant de me diriger vers son antre.

- "Oui, monsieur Darrow ?" demandai-je en entrant, essayant de masquer le tremblement dans ma voix.

Il leva à peine les yeux de son écran.

- "Monsieur Darrow ? Vraiment ?" lança-t-il avec une pointe d'ironie.

Je rougis.

- "Elias, pardon."

- "Mieux." Il tapota sur son clavier avant de se tourner vers moi. "J'ai besoin que vous organisiez une réunion avec l'équipe marketing pour demain matin. 9h. Pas une minute de retard."

- "Compris."

Je griffonnais sur mon carnet, notant chaque détail.

- "Et je veux que vous vous chargiez de revoir leur présentation avant. Elle était... catastrophique, la dernière fois."

Je hochai la tête, mais au fond de moi, je bouillonnais. Il était incroyablement exigeant, presque froid, et pourtant, il y avait une aura autour de lui qui me troublait.

- "Autre chose ?"

Il me fixa un instant, comme s'il cherchait à lire mes pensées.

- "C'est tout. Vous pouvez y aller."

Je retournai à mon bureau, essayant de calmer les battements frénétiques de mon cœur. Cet homme avait une manière de me déstabiliser que je n'avais jamais connue auparavant.

---

Les jours suivants, je découvris rapidement qu'Elias n'était pas seulement perfectionniste ; il était obsédé par le moindre détail. Chaque e-mail, chaque rapport, tout devait être impeccable, sous peine de recevoir un regard glacial qui vous faisait remettre en question toutes vos compétences.

- "Alyssa, ce rapport..." commença-t-il un après-midi en brandissant une feuille imprimée.

Je déglutis.

- "Qu'est-ce qui ne va pas ?"

- "Rien. Pour une fois, c'est parfait."

Son compliment, bien que rare, me déstabilisa presque autant que ses critiques.

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Un soir, alors que je terminais une pile de dossiers tardifs dans le silence de l'étage désert, un bruit léger attira mon attention. Je levai les yeux et vis une petite silhouette près de la porte de l'ascenseur.

C'était un garçon, pas plus haut que ma taille de hanche, avec des cheveux bruns en bataille et des yeux immenses. Il me fixait sans dire un mot.

- "Oh, salut," dis-je doucement, essayant de ne pas l'effrayer.

Il ne répondit pas, mais s'avança un peu, son regard passant de mon bureau à moi.

- "Tu t'es perdu ?"

Toujours pas de réponse. Je posai mon stylo et m'agenouillai pour être à sa hauteur.

- "Tu sais comment tu t'appelles ?"

Elias apparut soudain dans l'encadrement de la porte de son bureau.

- "Liam. Qu'est-ce que tu fais là ?"

Sa voix, bien que douce, portait une pointe d'autorité.

Le petit garçon se tourna vers lui, mais ne dit rien. Elias s'approcha et posa une main sur son épaule.

- "C'est mon fils," m'expliqua-t-il sans détour.

Je restai figée, un peu surprise. Clara ne m'avait jamais dit qu'Elias avait un enfant.

- "Je suis désolé pour ça," continua-t-il, son ton plus doux. "Il ne parle pas beaucoup."

Je me relevai lentement, observant l'interaction entre eux. Il y avait une tendresse dans les gestes d'Elias que je ne lui avais jamais vue auparavant.

- "Il est adorable," murmurai-je.

Elias leva les yeux vers moi, et pendant un instant, nos regards se croisèrent.

- "Merci," dit-il simplement avant de conduire Liam hors du bureau.

---

Quelques jours plus tard, Clara m'appela pour m'inviter à dîner chez les Darrow.

- "C'est une tradition familiale," expliqua-t-elle. "On se réunit tous les mois pour un grand repas."

Je hésitai, mais elle insista tant que je finis par céder.

La maison des Darrow était somptueuse, un manoir digne des plus grands magazines de design. Je me sentais déplacée, comme une intruse dans ce monde de luxe et de privilèges.

Elias était déjà là, vêtu d'un costume impeccable, et Liam jouait silencieusement avec des Lego dans un coin du salon.

Mais ce qui m'impressionna le plus, ce fut l'entrée de Richard Darrow, le patriarche de la famille. Grand, imposant, avec des cheveux grisonnants et un regard perçant, il semblait dominer la pièce rien qu'avec sa présence.

- "Ah, vous devez être Alyssa," dit-il en m'observant attentivement.

- "Oui, monsieur," répondis-je timidement.

Il sourit, mais son sourire ne toucha pas ses yeux.

Le dîner fut... tendu. Richard ne cessa de poser des questions sur mon travail avec Elias, et chaque réponse semblait le rendre plus curieux.

- "Alors, vous pensez être capable de gérer mon fils ?" demanda-t-il avec un ton mi-moqueur, mi-sérieux.

Je lançai un regard à Elias, qui semblait agacé.

- "Je fais de mon mieux," répondis-je avec un sourire nerveux.

Richard haussa un sourcil, mais n'ajouta rien.

Cependant, au fil du repas, une tension palpable s'installa entre Elias et son père. Ils échangeaient des regards lourds de sous-entendus, et je pouvais sentir que quelque chose de plus profond bouillait sous la surface.

Alors que je m'apprêtais à poser une question à Clara pour détendre l'atmosphère, Richard lança soudain :

- "Alors, Elias, qu'as-tu prévu pour la succession ? Tu ne comptes quand même pas tout gâcher, n'est-ce pas ?"

Le silence tomba, lourd et oppressant.

Elias posa lentement sa fourchette et fixa son père avec un calme glacial.

- "Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour parler de ça, père."

Richard sourit, mais ce sourire était empli de mépris.

- "Ah, toujours si émotif. C'est pour ça que tu n'as jamais été à la hauteur."

Le choc de ces mots résonna dans la pièce, et je vis la mâchoire d'Elias se contracter.

Je détournai les yeux, mal à l'aise, sentant que j'assistais à une scène qui ne m'était pas destinée.

Mais au fond de moi, une question s'imposa : quelle était cette histoire de succession, et pourquoi semblait-elle déclencher une telle guerre froide entre Elias et son père ?

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