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La Molécule de la Vengeance

La Molécule de la Vengeance

Auteur:: Xiao Liuzi
Genre: Moderne
Le jour des funérailles de ma fille Chloé, le ciel de Paris pleurait avec moi. Mon chagrin était un vide immense et silencieux. Ma femme, Camille, n'était même pas là. Rentrées seul dans notre appartement trop grand, trop silencieux, j'ai entendu sa voix. Elle était au téléphone, à Deauville, avec Olivier, son ex. Elle riait. « Chloé était une erreur. Sa maladie, un fardeau. Je lui ai dit qu'Antoine était fou de chagrin. En réalité, c'était une clinique pour une mort assistée. C'était pour abréger ses souffrances... et me débarrasser d'un mari provincial et d'un enfant malade. » Mon monde s'est effondré. Ce n'était pas la maladie qui avait pris ma fille. C'était Camille. Elle l'avait tuée, menti sur les traitements que j'avais financés, et volé mes recherches pour son ex qui se présentait comme le nouveau génie de la parfumerie. Elle m'a regardé, un masque de fausse tristesse, puis m'a jeté hors de "sa" maison, m'accusant d'être un opportuniste sans talent. Comment une mère pouvait-elle être si vile, si cruelle ? Comment ma femme pouvait-elle me trahir de cette façon monstrueuse ? Avec le peu qu'il me restait - un carton de jouets de Chloé et mon génie créatif volé - j'ai accepté l'offre inattendue d'Élodie, notre rivale, et j'ai breveté ma formule sous le nom de "Parfums Chloé". Le moment de leur vengeance publique était arrivé.

Introduction

Le jour des funérailles de ma fille Chloé, le ciel de Paris pleurait avec moi. Mon chagrin était un vide immense et silencieux. Ma femme, Camille, n'était même pas là.

Rentrées seul dans notre appartement trop grand, trop silencieux, j'ai entendu sa voix. Elle était au téléphone, à Deauville, avec Olivier, son ex. Elle riait.

« Chloé était une erreur. Sa maladie, un fardeau. Je lui ai dit qu'Antoine était fou de chagrin. En réalité, c'était une clinique pour une mort assistée. C'était pour abréger ses souffrances... et me débarrasser d'un mari provincial et d'un enfant malade. »

Mon monde s'est effondré. Ce n'était pas la maladie qui avait pris ma fille. C'était Camille. Elle l'avait tuée, menti sur les traitements que j'avais financés, et volé mes recherches pour son ex qui se présentait comme le nouveau génie de la parfumerie.

Elle m'a regardé, un masque de fausse tristesse, puis m'a jeté hors de "sa" maison, m'accusant d'être un opportuniste sans talent. Comment une mère pouvait-elle être si vile, si cruelle ? Comment ma femme pouvait-elle me trahir de cette façon monstrueuse ?

Avec le peu qu'il me restait - un carton de jouets de Chloé et mon génie créatif volé - j'ai accepté l'offre inattendue d'Élodie, notre rivale, et j'ai breveté ma formule sous le nom de "Parfums Chloé". Le moment de leur vengeance publique était arrivé.

Chapitre 1

Le jour des funérailles de Chloé, le ciel de Paris était d'un gris lourd. J'étais debout près de sa petite tombe, sentant le froid du marbre à travers mon costume. Camille n'était pas là.

Des amis sont venus me tapoter l'épaule, murmurant des choses sur le chagrin insupportable d'une mère. Je hochais la tête, mais mon propre chagrin était un vide immense et silencieux.

Après la cérémonie, je suis rentré seul dans notre appartement du 16ème arrondissement. L'endroit était trop grand, trop silencieux. Chaque objet semblait crier l'absence de Chloé. Je suis allé directement dans sa chambre. Je voulais commencer à trier ses affaires, peut-être avec Camille, si elle rentrait.

C'est là que j'ai entendu sa voix depuis le salon. Elle était au téléphone avec Élodie, sa meilleure amie.

« Non, je ne suis pas à Paris. Je suis à Deauville. »

Sa voix était légère, presque joyeuse.

« Olivier est revenu, tu sais. Il avait besoin de réconfort. Son retour des États-Unis a été un peu difficile. »

Mon corps s'est figé. Deauville. Olivier. Son ex-petit ami.

Puis, la phrase qui a fait basculer mon monde.

« Écoute, il ne fallait surtout pas qu'Olivier sache que j'avais une enfant. Ça aurait tout compliqué. »

Un silence. Je pouvais presque entendre la surprise d'Élodie à l'autre bout du fil.

Camille a ri, un son sec et sans joie. « Ne me regarde pas comme ça. C'était la meilleure solution. Je lui ai dit qu'Antoine était fou de chagrin, c'est tout. »

Le sol semblait se dérober sous mes pieds. La meilleure solution ?

« De toute façon, Chloé était une erreur depuis le début. Sa maladie... c'était un fardeau. J'ai dit à Antoine que je l'emmenais dans une clinique spécialisée en Suisse pour un nouveau traitement. »

Elle a fait une pause, et sa voix est devenue encore plus froide, plus détachée.

« En réalité, c'était une clinique pour une mort assistée. C'était pour abréger ses souffrances. »

Mon souffle s'est coupé. Chaque mot était un coup violent. Ce n'était pas la maladie qui avait pris ma fille. C'était Camille.

Elle l'avait tuée.

Chapitre 2

Je suis resté paralysé devant la porte de la chambre de Chloé, le téléphone de Camille résonnant encore dans ma tête. La vérité était si monstrueuse que mon esprit refusait de l'accepter.

Un flash-back m'a frappé. La dernière fois que j'ai vu Chloé. Camille la tenait par la main, prête à partir. Chloé m'a fait un signe de la main, son petit visage pâle mais souriant.

« Papa, on va en Suisse pour que je guérisse ! »

Je l'avais serrée dans mes bras, sentant sa fragilité. J'avais embrassé son front.

« Sois courageuse, mon trésor. Papa t'attend. »

Je lui avais donné sa peluche préférée, un petit lapin. J'avais vidé mon compte en banque, vendu des objets de valeur que j'avais hérités de ma propre famille, tout ça pour financer ce "traitement expérimental" hors de prix. J'aurais vendu mon âme pour elle.

Et Camille... elle savait. Elle savait, en me regardant dans les yeux, que c'était un mensonge. Elle m'a pris l'argent, elle a pris notre fille, et elle l'a emmenée mourir.

La conversation au téléphone a continué.

« Élodie, tu ne comprends pas. Olivier est ma chance de tout recommencer. D'avoir la vie que j'aurais dû avoir. Sans un mari provincial et une enfant malade. »

La cruauté de ses mots était chirurgicale. Elle ne parlait pas d'une tragédie. Elle parlait d'un plan.

« Et Antoine ? Il me doit tout. Sa carrière, ce train de vie... Sans ma famille, il ne serait rien. Juste un petit parfumeur de Grasse. Il s'en remettra. »

Le son de sa voix s'est rapproché. Elle avait raccroché. J'ai reculé dans la chambre de Chloé, le cœur battant à tout rompre.

Elle est entrée dans l'appartement, a posé son sac de luxe sur une chaise. Elle m'a vu et a affiché un air de tristesse convenue.

« Antoine... te voilà. C'était... trop dur pour moi d'y aller. Tu comprends, n'est-ce pas ? »

Je la regardais, et pour la première fois, je ne voyais pas ma femme. Je voyais une étrangère. Un monstre.

« Où étais-tu, Camille ? » ma voix était un murmure rauque.

Elle a haussé un sourcil. « Je t'ai dit, j'avais besoin d'être seule. Pour faire mon deuil. »

Le mensonge. Si facile, si naturel pour elle.

Je n'ai rien dit. Je ne pouvais pas. Le choc était trop grand. Je me suis retourné et j'ai commencé à ramasser les jouets de Chloé, un par un, les plaçant délicatement dans un carton.

« Qu'est-ce que tu fais ? Laisse ça, la bonne s'en chargera. »

Je l'ai ignorée. Chaque jouet était un souvenir. Sa petite cuisine en bois. Ses crayons de couleur.

Elle s'est approchée, agacée. « Antoine, je te parle. Arrête ça. C'est morbide. »

Je me suis relevé, un petit dessin de Chloé à la main. Un dessin de nous trois. Une famille.

« Elle n'est pas morte de sa maladie, n'est-ce pas ? »

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