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La Malédiction de Mosgrove

La Malédiction de Mosgrove

Auteur:: max htn
Genre: Aventure
Dans le paisible village de Morsgrove, une sombre malédiction transforme les nuits de pleine lune en un cauchemar vivant. Une bête monstrueuse, née d'un ancien sortilège, hante les habitants et ravage tout sur son passage. Liath, une jeune femme déterminée, découvre que la clé pour briser cette malédiction se trouve enfouie dans les secrets de son propre passé. Aux côtés de Jacob, un érudit du surnaturel, et son père autrefois disparu, mystérieusement lié à la malédiction, Liath entreprend une quête périlleuse. Entre affrontements avec la créature, révélations bouleversantes et la méfiance des villageois, le chemin vers la délivrance est parsemé d'embûches. Alors que les nuits s'assombrissent et que la tension monte, Liath et ses alliés découvrent d'anciens artefacts et apprennent de puissants sorts dans une course contre le temps. Chaque indice les rapproche de la vérité, mais aussi du cœur du danger. Le village, en proie à la peur, voit en eux ses derniers espoirs. Le combat final approche, mettant à l'épreuve leur courage et leur foi. Liath devra utiliser tout ce qu'elle a appris pour affronter la bête une dernière fois. Mais même la victoire apporte son lot de surprises, et la libération tant attendue de Morsgrove révèle des vérités cachées et des promesses nouvelles. « La Malédiction de Morsgrove» est une épopée de courage, de sacrifice et de magie ancienne. C'est l'histoire d'une jeune femme découvrant ses véritables forces et d'un village qui, malgré la peur, trouve en elle un symbole de résilience et d'espoir.

Chapitre 1 Chapitre 1

Le village de Morsgrove, niché au creux des montagnes couvertes de forêts denses, était d'une tranquillité presque intemporelle. La neige recouvrait les toits des maisons en pierre, étouffant les sons et créant une atmosphère feutrée. Pourtant, sous cette apparente quiétude se cachait une peur viscérale qui saisissait le cœur des habitants. Depuis des générations, Morsgrove était le théâtre de légendes sombres et terrifiantes, des histoires de créatures nocturnes et de malédictions anciennes.

Les villageois parlaient en chuchotant des nuits de pleine lune, où des hurlements perçaient le silence glacé. Des disparitions mystérieuses avaient émaillé l'histoire de Morsgrove, des personnes qui semblaient s'évaporer dans l'obscurité, ne laissant derrière elles que des traces de pas dans la neige fraîche. Ces événements avaient forgé une culture de prudence et de superstition, où les anciens contes étaient pris avec un sérieux solennel.

Assis autour de la grande cheminée de la taverne du village, les anciens racontaient souvent l'histoire de la malédiction du loup-garou. Leurs visages, creusés par le temps, s'animaient de peur et de respect lorsqu'ils évoquaient le passé. « C'était il y a bien longtemps, » commençait toujours l'un d'eux, une voix grave et rauque résonnant dans le silence attentif. « Un étranger est venu à Morsgrove, cherchant refuge et travail. Il semblait inoffensif, mais il portait en lui un sombre secret. »

Les villageois avaient accueilli cet étranger, un homme aux yeux perçants et aux manières étranges, avec méfiance mais sans malice. Il s'était installé à l'orée de la forêt, vivant en reclus, ne venant au village que pour échanger des peaux de bêtes contre des provisions. Les choses avaient pris une tournure inquiétante lorsque les premiers hurlements avaient résonné dans la nuit, suivis de la découverte de carcasses d'animaux sauvagement mutilées.

Rapidement, des rumeurs avaient commencé à circuler. Certains disaient avoir vu l'étranger errer dans la forêt sous la pleine lune, d'autres prétendaient l'avoir entendu parler dans une langue inconnue, comme s'il priait de sombres divinités. La peur s'était insinuée dans les esprits des villageois, et un soir, une délégation s'était rendue à la cabane de l'étranger pour exiger des réponses. Ils avaient trouvé la cabane déserte, mais la découverte de symboles occultes gravés sur les murs avait confirmé leurs pires craintes.

Les anciens du village avaient consulté leurs grimoires et leurs souvenirs, cherchant des explications dans les légendes transmises de génération en génération. Ils avaient conclu que l'étranger était un loup-garou, une créature maudite capable de se transformer en bête sous l'influence de la pleine lune. Des mesures avaient été prises pour protéger le village : des amulettes de protection avaient été fabriquées, des rituels de purification effectués, mais rien ne semblait pouvoir arrêter les attaques nocturnes.

La situation avait culminé une nuit de pleine lune particulièrement glaciale. Les villageois, épuisés par la peur et la vigilance constante, avaient décidé d'en finir une fois pour toutes. Armés de torches et de fourches, ils avaient pourchassé la créature jusqu'à la forêt. Le combat qui s'en était suivi avait été brutal, mais finalement, ils avaient réussi à blesser mortellement le loup-garou. Dans un dernier râle, la créature s'était effondrée et avait repris forme humaine. À leur grande horreur, ils avaient reconnu l'étranger.

Avant de mourir, l'étranger avait murmuré une malédiction sur le village, jurant que son esprit reviendrait pour se venger. Depuis ce jour, Morsgrove avait été hanté par les apparitions de la bête. Chaque génération connaissait des nuits de terreur où les hurlements résonnaient à nouveau, et les disparitions se poursuivaient, renforçant la conviction que la malédiction était réelle et éternelle.

Les années passèrent, et la légende du loup-garou de Morsgrove se transforma en un avertissement transmis de père en fils, de mère en fille. Les enfants grandissaient en apprenant à craindre les nuits de pleine lune, et les anciens rappelaient sans cesse l'importance des rituels et des protections. Les disparitions se faisaient plus rares, mais chaque nouvel incident ravivait la peur ancestrale et la vigilance ne faiblissait jamais.

Au fil du temps, Morsgrove devint un village où la modernité et les traditions se côtoyaient sans jamais vraiment se mêler. Les jeunes rêvaient de partir pour la ville, mais ceux qui le faisaient finissaient souvent par revenir, attirés par les racines profondes et la mystérieuse allure de leur village natal. La taverne restait le cœur battant de la communauté, un lieu où les histoires anciennes étaient racontées et où les nouvelles se propageaient rapidement.

C'est dans ce contexte que Liath arriva à Morsgrove. Elle ne ressemblait en rien aux autres visiteurs occasionnels, souvent des curieux ou des chasseurs en quête de frissons. Liath avait un but précis : retrouver son père disparu. Sa détermination et son regard pénétrant trahissaient une force intérieure que peu de gens possédaient. Elle avait grandi en écoutant les récits de son père, un éminent chercheur en mythologie, et en explorant avec lui des lieux mystérieux à travers le monde. La disparition soudaine de son père lors de ses recherches à Morsgrove avait brisé son monde.

Les premières semaines de Liath dans le village furent marquées par des rencontres prudentes et des conversations hésitantes. Les villageois, méfiants mais curieux, l'observaient de loin, se demandant ce qu'une jeune femme venue de la ville pouvait bien vouloir trouver ici. Elle passa ses journées à explorer les environs, à consulter les archives locales et à interroger ceux qui avaient connu son père. Peu à peu, elle commença à comprendre l'ampleur de la légende et l'influence qu'elle exerçait sur la vie quotidienne des habitants.

C'est Jacob, le forgeron du village, qui fut le premier à briser la glace. Grand et robuste, avec des mains calleuses et un regard franc, il avait connu le père de Liath et respectait son travail. « Ton père n'était pas comme les autres, » lui dit-il un soir, alors qu'ils étaient assis devant la forge. « Il ne se contentait pas de lire les légendes, il cherchait à les comprendre, à les vivre. Il m'a parlé de ses recherches sur le loup-garou, des découvertes qu'il avait faites dans la forêt. Il était convaincu que la malédiction pouvait être brisée. »

Jacob révéla à Liath l'existence d'un ancien artefact, une amulette d'argent capable de révéler la vraie nature du loup-garou. Selon les notes de son père, cette amulette était cachée quelque part dans la forêt entourant Morsgrove, mais personne ne savait exactement où. Liath comprit alors que la clé de sa quête résidait dans cette amulette, et elle décida de la retrouver à tout prix.

Les nuits de pleine lune étaient les plus redoutées. Liath, comme les autres villageois, se barricadait chez elle, mais contrairement aux autres, elle passait ces nuits à lire et à relire les notes de son père, cherchant des indices qui pourraient la guider. Les hurlements résonnaient parfois si près qu'elle pouvait presque sentir le souffle glacé de la créature, mais sa détermination restait intacte.

Elle apprit que son père avait découvert des symboles occultes dans une vieille cabane abandonnée au cœur de la forêt, des symboles qui semblaient être liés à la malédiction. Avec l'aide de Jacob, elle commença à explorer la forêt, bravant les dangers et les mystères qui l'entouraient. Chaque découverte, chaque indice la rapprochait un peu plus de la vérité.

Mais plus elle avançait, plus elle se rendait compte que la malédiction du loup-garou n'était pas qu'une simple légende. Elle ressentait une présence, une force sombre et ancienne qui semblait la surveiller, la tester. Elle savait que le chemin serait difficile et dangereux, mais elle était prête à tout sacrifier pour retrouver son père et libérer Morsgrove de la terreur qui l'engloutissait depuis tant de générations.

Et ainsi commençait l'aventure d Liath à Morsgrove, une quête de vérité et de rédemption, une bataille contre les ténèbres et les légendes, où chaque nuit de pleine lune apportait son lot de défis et de révélations. Le village, avec ses secrets enfouis et ses habitants courageux, allait devenir le théâtre d'une histoire où passé et présent se mêlaient, où la lumière de la vérité devait percer les ombres de la peur ancestrale.

Chapitre 2 Chapitre 2

Liath avançait lentement sur la route glacée qui menait au village de Morsgrove. Le vent mordant de l'hiver soufflait à travers ses vêtements, mais elle n'y prêta guère attention. La détermination qui l'habitait réchauffait son esprit, malgré le froid. Les arbres autour d'elle, couverts de neige, semblaient observer son arrivée avec une curiosité silencieuse.

Elle aperçut enfin les premières maisons du village. Les toits de chaume étaient lourdement chargés de neige, et des cheminées s'échappaient des volutes de fumée. L'endroit semblait figé dans le temps, épargné par les tumultes du monde extérieur. Pourtant, Liath savait que sous cette apparente tranquillité se cachait une terreur latente.

En entrant dans le village, elle ressentit immédiatement les regards des habitants posés sur elle. Des visages méfiants apparaissaient aux fenêtres, et quelques passants s'arrêtaient pour la dévisager, avant de détourner rapidement le regard. Elle ajusta son sac sur son épaule et continua son chemin, ignorant les murmures qui se propageaient dans son sillage.

Elle arriva enfin devant la taverne du village, une bâtisse robuste faite de pierres et de bois. La pancarte au-dessus de la porte oscillait doucement sous le vent, indiquant « La Taverne de la Lune Rousse ». Elle poussa la porte, et une bouffée d'air chaud et de conversations animées l'accueillit.

L'intérieur de la taverne était chaleureux et accueillant, un contraste frappant avec le froid extérieur. Les murs étaient décorés de trophées de chasse et de peintures représentant des scènes de la vie quotidienne à Morsgrove. Des tables en bois lourd étaient disposées autour de la grande cheminée où crépitait un feu réconfortant. Les villageois, assis autour de leurs pintes de bière et de leurs repas, se tournèrent tous pour regarder la nouvelle venue.

Liath se dirigea vers le comptoir, où un homme à l'air bourru et aux cheveux gris servait des boissons. Il leva les yeux vers elle, ses sourcils se haussant légèrement en signe de curiosité.

- Bonjour, lança-t-elle en essayant de paraître aussi détendue que possible. Je cherche une chambre pour la nuit.

L'aubergiste hocha la tête et posa son torchon sur le comptoir.

- Bien sûr, mademoiselle. Vous êtes nouvelle dans le coin, on dirait. D'où venez-vous ?

- De la ville, répondit Liath en évitant de trop en dire. Je suis ici pour... des affaires familiales.

L'homme lui jeta un regard scrutateur, mais ne posa pas plus de questions. Il prit une clé accrochée au mur derrière lui et la tendit à Liath.

- Chambre numéro trois, à l'étage. Le dîner est servi jusqu'à neuf heures, et le petit-déjeuner à partir de sept heures. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez-moi. Je m'appelle Garret.

- Merci, Garret, répondit Liath avec un sourire reconnaissant.

Elle monta l'escalier en bois, qui craquait sous ses pas, et trouva sa chambre. C'était une petite pièce simple mais propre, avec un lit confortable et une fenêtre donnant sur la rue principale du village. Elle déposa son sac et s'assit sur le lit, laissant échapper un soupir de soulagement. Elle était enfin arrivée à Morsgrove.

La fatigue de son voyage commençait à se faire sentir, mais Liath savait qu'elle ne pouvait pas se permettre de perdre du temps. Elle avait une mission à accomplir et chaque minute comptait. Elle sortit les notes de son père de son sac et les relut attentivement. Les pages étaient remplies de descriptions détaillées des légendes locales, de symboles étranges et de références à une mystérieuse amulette d'argent.

Son père, un chercheur en mythologie passionné, avait toujours été fasciné par les histoires de créatures surnaturelles. Lorsqu'il avait entendu parler de la malédiction de Morsgrove, il n'avait pas pu résister à l'envie de venir enquêter. Mais depuis sa disparition, Liath n'avait plus eu de nouvelles de lui. Les autorités locales avaient conclu qu'il s'était perdu dans la forêt ou avait été victime d'un accident, mais Liath ne pouvait pas se résoudre à accepter cette version des faits.

Elle rangea les notes et descendit à la taverne pour dîner. L'endroit était moins animé maintenant, mais il restait encore quelques clients. Elle s'assit à une table près de la cheminée et commanda un ragoût de bœuf et une bière. Alors qu'elle attendait son repas, une femme d'âge moyen, aux cheveux bruns et au sourire chaleureux, s'approcha de sa table.

- Bonsoir, je m'appelle Martha, dit-elle en s'asseyant sans y être invitée. Je suis la femme de Garret. Vous êtes nouvelle ici, n'est-ce pas ?

- Oui, je suis Liath, répondit-elle en souriant poliment. Enchantée de vous rencontrer, Martha.

- Que faites-vous à Morsgrove, si je puis me permettre de demander ?

Liath hésita un instant avant de répondre. Elle savait qu'elle devait être prudente avec les informations qu'elle partageait.

- Je cherche des réponses sur la disparition de mon père. Il était ici pour des recherches sur les légendes locales.

Le visage de Martha s'assombrit légèrement.

- Ah, je vois. Votre père était ce chercheur qui est venu il y a quelques mois. Je suis désolée pour ce qui lui est arrivé. C'est une histoire bien triste.

- Vous le connaissiez ? demanda Liath, son intérêt éveillé.

- Pas personnellement, mais tout le monde ici a entendu parler de lui. Il a passé beaucoup de temps à parler aux anciens du village, à explorer la forêt. Il semblait déterminé à découvrir quelque chose.

- Et vous savez ce qu'il cherchait précisément ? insista Liath.

Martha jeta un coup d'œil autour d'elle, comme pour s'assurer que personne ne les écoutait, puis se pencha légèrement en avant.

- On dit qu'il cherchait une ancienne amulette d'argent, quelque chose qui pourrait lever la malédiction qui pèse sur notre village. Mais personne ne sait vraiment où elle se trouve, ni même si elle existe vraiment.

Le cœur de Liath battait plus fort. C'était exactement ce dont parlaient les notes de son père.

- Merci, Martha. Votre aide m'est précieuse.

- Soyez prudente, Liath, murmura Martha en se levant. La forêt est dangereuse, surtout la nuit. Et méfiez-vous de ceux qui ne veulent pas que vous découvriez la vérité.

Liath hocha la tête, absorbant les paroles de Martha. Elle avait l'impression d'être enfin sur la bonne voie, mais elle savait que le chemin serait semé d'embûches. Son repas arriva, et elle mangea en silence, réfléchissant à ce qu'elle venait d'apprendre.

Après avoir terminé son dîner, Liath décida de se promener un peu dans le village avant de retourner à sa chambre. L'air froid de la nuit était vivifiant, et elle espérait que cela l'aiderait à clarifier ses pensées. Elle marchait dans les rues pavées, observant les maisons éclairées par la lueur vacillante des bougies et des lampes à huile.

Elle s'arrêta devant une petite boutique dont la vitrine était remplie d'objets curieux : des livres anciens, des amulettes, des herbes séchées. Une pancarte indiquait « Boutique d'antiquités de Morsgrove ». La porte était fermée, mais une lumière à l'intérieur indiquait que quelqu'un était encore là.

Liath frappa doucement à la porte, espérant que le propriétaire serait disposé à parler. Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit et un vieil homme aux cheveux blancs et à la barbe soignée apparut.

- Bonsoir, jeune dame. Que puis-je pour vous à cette heure tardive ?

- Bonsoir, monsieur. Je m'appelle Liath. Je cherche des informations sur les légendes locales et la malédiction du loup-garou. On m'a dit que vous pourriez m'aider.

Le vieil homme la regarda avec des yeux perçants, semblant évaluer sa sincérité.

- Entrez, entrez. Je m'appelle Edgar. J'ai peut-être quelque chose qui pourrait vous intéresser.

Liath entra dans la boutique, émerveillée par la quantité d'objets anciens et mystérieux qui l'entouraient. Edgar la conduisit à l'arrière de la boutique, où une petite bibliothèque était remplie de livres poussiéreux et de parchemins anciens.

- Votre père est venu ici il y a quelque temps, dit Edgar en cherchant un livre sur l'une des étagères. Il était très intéressé par nos légendes. Il a acheté plusieurs de ces livres.

Il tendit à Liath un volume épais et relié de cuir.

- Ceci pourrait vous être utile. C'est un recueil de contes et de légendes de Morsgrove. Certaines histoires parlent de l'amulette d'argent.

Liath prit le livre avec gratitude.

- Merci beaucoup, Edgar. Vous avez été d'une grande aide.

- Faites attention, jeune dame, avertit Edgar en la raccompagnant vers la sortie.

La quête de la vérité peut être dangereuse. Certaines choses devraient peut-être rester dans l'ombre.

Liath hocha la tête, consciente des risques mais résolue à continuer. Elle retourna à la taverne, le livre serré contre elle comme un trésor précieux. En arrivant dans sa chambre, elle alluma la lampe à huile et s'installa à la table pour commencer sa lecture.

Les heures passèrent alors qu'elle dévorait les pages du livre. Les histoires parlaient de créatures mythiques, de héros et de malédictions. Mais ce qui retint particulièrement son attention, c'était une légende concernant une amulette d'argent, censée avoir été forgée par un ancien mage pour enfermer l'esprit d'un loup-garou et lever la malédiction. Selon la légende, l'amulette était cachée dans une cabane abandonnée au cœur de la forêt.

Les premiers rayons du soleil commençaient à percer à travers la fenêtre lorsque Liath referma le livre, épuisée mais déterminée. Elle savait maintenant où elle devait aller. La cabane dans la forêt. Mais elle devait être prudente et bien préparée. Les dangers étaient réels, et elle ne pouvait pas se permettre d'échouer.

Elle se coucha enfin, laissant son esprit vagabonder vers les mystères qui l'attendaient. La cabane dans la forêt, l'amulette d'argent, et la malédiction du loup-garou. Tout était lié, et elle était déterminée à découvrir la vérité, quelle qu'en soit la conséquence.

Chapitre 3 Chapitre 3

Le matin se leva sur Morsgrove, baignant le village d'une douce lumière hivernale. Liath se réveilla avec une détermination renouvelée. Les révélations de la nuit précédente résonnaient encore dans son esprit, et elle savait qu'elle devait agir rapidement. Après un rapide petit-déjeuner à la taverne, elle décida de commencer sa journée par une visite à Jacob, le forgeron, que son père avait mentionné à plusieurs reprises dans ses notes.

La forge de Jacob se trouvait à l'extrémité du village, près de la lisière de la forêt. En s'approchant, Liath entendit le bruit familier du marteau frappant l'enclume, accompagnant la chanson des étincelles qui jaillissaient du métal chauffé à blanc. L'odeur de charbon brûlé et de fer chaud emplit ses narines, éveillant en elle un sentiment de nostalgie. Son père l'emmenait souvent dans des forges semblables lorsqu'il étudiait les armes et les artefacts anciens.

Elle s'arrêta un moment pour observer Jacob au travail. C'était un homme robuste, avec des bras musclés et une expression concentrée. Son visage était marqué par des rides profondes, mais ses yeux brillaient d'une vivacité inattendue. Il ne semblait pas avoir remarqué sa présence, trop absorbé par son travail.

- Bonjour, dit-elle finalement, sa voix coupant le bruit de la forge.

Jacob leva les yeux, essuya la sueur de son front avec son avant-bras et s'approcha d'elle avec un sourire accueillant.

- Bonjour, jeune dame. Vous devez être Liath, n'est-ce pas ? J'ai entendu parler de vous.

Liath hocha la tête, un peu surprise qu'il connaisse déjà son nom.

- Oui, c'est moi. Comment avez-vous su ?

- Morsgrove est un petit village. Les nouvelles circulent vite, surtout quand il s'agit d'une étrangère à la recherche de son père disparu. Entrez, je vous en prie.

Jacob la guida à l'intérieur de la forge, loin du bruit et de la chaleur de l'enclume. Il lui offrit un siège près de l'établi où des outils et des morceaux de métal étaient soigneusement disposés.

- Votre père était un homme remarquable, commença Jacob. Il est venu ici il y a plusieurs mois, avec cette même détermination que je vois dans vos yeux.

- Vous l'avez bien connu ? demanda Liath, espérant en savoir plus.

Jacob acquiesça, son regard se perdant dans ses souvenirs.

- Oui. Il passait souvent ici, à discuter de ses recherches, des légendes de notre village. Il était particulièrement intéressé par une vieille amulette en argent.

Liath se pencha en avant, impatiente.

- C'est ce que je cherche aussi. Mon père a mentionné cette amulette dans ses notes. Il pensait qu'elle pouvait lever la malédiction du loup-garou.

Jacob hocha lentement la tête.

- Il avait raison. Selon les légendes, cette amulette a été forgée par un ancien mage pour emprisonner l'esprit d'un loup-garou et ainsi briser la malédiction. Mais personne ne sait où elle se trouve.

- J'ai lu dans un livre que l'amulette pourrait être cachée dans une cabane abandonnée au cœur de la forêt, dit Liath en sortant le volume que lui avait donné Edgar.

Jacob prit le livre, ses yeux parcourant les pages.

- Oui, c'est bien ce qu'on raconte. Mais la forêt est un endroit dangereux, surtout la nuit. Beaucoup ont tenté de la trouver, mais peu sont revenus.

Liath sentit une vague d'appréhension, mais elle savait qu'elle n'avait pas le choix.

- Je dois essayer. Pour mon père et pour les habitants de ce village.

Jacob la regarda avec une admiration respectueuse.

- Vous êtes courageuse, Liath. Mais vous ne devriez pas y aller seule. La forêt est pleine de dangers, et la créature qui hante ces bois n'est pas le seul péril.

Liath sentit un frisson parcourir son échine.

- Vous viendriez avec moi ? demanda-t-elle, espérant qu'il accepte.

Jacob réfléchit un moment, puis acquiesça.

- Oui, je viendrai. J'ai promis à votre père de veiller sur vous s'il lui arrivait quelque chose. Nous partirons demain à l'aube. Cela nous laissera le temps de nous préparer.

Liath ressentit un profond soulagement. Elle n'était plus seule dans cette quête périlleuse.

- Merci, Jacob. Votre aide m'est précieuse.

Jacob se leva et se dirigea vers un coffre en bois massif qu'il ouvrit, révélant un assortiment d'armes et de fournitures.

- Nous devrons être bien équipés. Prenez ce que vous jugez nécessaire.

Liath choisit une dague au manche orné et une petite hachette, des outils qu'elle savait manier. Jacob, quant à lui, sélectionna une épée courte et un bouclier, des armes qui avaient manifestement été forgées par ses soins.

- Nous devrons aussi emporter des provisions, dit Jacob. La forêt est vaste, et nous pourrions y passer plusieurs jours.

Liath acquiesça, reconnaissante de l'expérience et de la prévoyance de Jacob.

- Je vais préparer mes affaires, dit-elle. Je vous retrouverai ici demain à l'aube.

Jacob la raccompagna jusqu'à la porte de la forge.

- Soyez prudente, Liath. Et essayez de vous reposer. Vous aurez besoin de toutes vos forces.

Liath le remercia et retourna à la taverne. En chemin, elle ne put s'empêcher de ressentir une montée d'excitation mêlée d'appréhension. Elle allait enfin pouvoir avancer dans sa quête, mais elle savait que les dangers seraient réels et mortels.

De retour dans sa chambre, elle passa le reste de la journée à préparer son sac et à relire les notes de son père, cherchant des indices supplémentaires sur la cabane et l'amulette. Chaque détail pouvait faire la différence entre le succès et l'échec.

La nuit tomba rapidement, et Liath se coucha tôt, son esprit tourmenté par des rêves de créatures hurlantes et de forêts sombres. Elle se réveilla plusieurs fois, le cœur battant, mais elle se força à se rendormir, sachant qu'elle aurait besoin de toutes ses forces pour l'expédition à venir.

Le lendemain matin, elle se réveilla avant l'aube. Après un rapide petit-déjeuner composé de pain et de fromage, elle se rendit à la forge de Jacob. L'air était frais et calme, et les premiers rayons de soleil commençaient à peine à percer l'horizon.

Jacob était déjà là, finissant de préparer les chevaux. Il sourit en voyant Liath approcher.

- Prête ? demanda-t-il en lui tendant les rênes d'un des chevaux.

Liath hocha la tête, son sac bien attaché à la selle.

- Prête.

Ils partirent en silence, laissant le village derrière eux. La forêt s'étendait devant eux, sombre et mystérieuse. Les arbres semblaient s'épaissir à mesure qu'ils avançaient, formant une sorte de tunnel naturel.

- Restez près de moi, murmura Jacob. La forêt peut être trompeuse, surtout pour ceux qui ne la connaissent pas.

Liath acquiesça, suivant Jacob de près. Les sons de la forêt les entouraient : le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, et, parfois, des bruits plus inquiétants venant des profondeurs des bois.

Ils avancèrent prudemment, s'arrêtant de temps en temps pour consulter les cartes et les notes de Liath. La progression était lente, mais ils étaient déterminés.

Soudain, Jacob s'arrêta, levant une main pour signaler à Liath de faire de même.

- Qu'y a-t-il ? chuchota-t-elle.

Jacob scruta les alentours, ses muscles tendus.

- Nous ne sommes pas seuls.

Liath sentit son cœur s'accélérer. Elle écouta attentivement, et c'est alors qu'elle entendit un bruit faible, mais distinct : un craquement de branche, suivi d'un grognement lointain.

- La créature, murmura-t-elle, sentant la panique monter en elle.

Jacob hocha la tête, son visage grave.

- Nous devons rester sur nos gardes. Et surtout, ne pas nous séparer.

Ils continuèrent leur chemin, leurs sens en alerte maximale. La tension dans l'air était palpable, chaque ombre et chaque bruit pouvant signaler un danger imminent.

Alors qu'ils approchaient d'une clairière, Jacob s'arrêta de nouveau, fixant quelque chose devant eux.

- Là-bas, dit-il en pointant du doigt. La cabane.

Liath suivit son regard et aperçut une structure en bois délabrée, partiellement cachée par la végétation. C'était exactement comme dans les descriptions du livre.

- Nous y sommes presque, dit-elle, sentant un mélange d'excitation et de peur.

Mais avant qu'ils ne puissent faire un pas de plus, un hurlement terrifiant déchira l'air, suivi d'un bruissement rapide et menaçant.

Liath et Jacob se tournèrent brusquement, leurs armes prêtes, alors qu'une silhouette massive et sombre émergeait de la forêt, ses yeux brillants de rage et de faim.

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