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La Fiancée en fuite de l'Alpha

La Fiancée en fuite de l'Alpha

Auteur:: vino
Genre: Loup-garou
En public, elle est la secrétaire personnelle de l'**alpha** de l'entreprise. En privé, elle est sa femme secrète, un mariage jamais reconnu officiellement. Quand elle découvre qu'elle est enceinte, Sophie est remplie de joie. Mais cette joie se transforme rapidement en inquiétude lorsque son mari, Alex, renoue avec son premier amour. Dévastée mais déterminée, elle prend la difficile décision de le quitter pour retrouver sa liberté. Des mois plus tard, ils se recroisent par hasard, et Alex remarque immédiatement le ventre arrondi de Sophie. « À qui est cet enfant ? » lui demande-t-il, surpris et blessé. Sophie rétorque avec un sourire moqueur : « Ça ne te concerne pas, mon cher ex-mari ! » ---

Chapitre 1 Chapitre 1

Chapitre 1

Chaque matin, Sophie ajustait son tailleur devant le miroir de l'entrée de son petit appartement, vérifiant que tout soit impeccable. Depuis des années, elle s'appliquait à se fondre dans le décor, jouant parfaitement le rôle de la secrétaire exemplaire. Au bureau, elle n'était qu'une employée de plus dans l'ombre du grand Alex, un visage parmi tant d'autres dans l'immensité de l'entreprise. Mais au-delà des portes closes, loin des regards indiscrets, elle était bien plus que cela.

Elle se souvenait encore de leur première rencontre. Alex, le dirigeant impérieux et intimidant, l'avait scrutée avec cette intensité désarmante qu'elle reconnaîtrait entre mille. C'était comme s'il avait vu à travers elle, au-delà de son rôle de secrétaire. Peu de temps après, leurs chemins s'étaient croisés bien plus intimement, et le jeu des apparences avait pris une tournure insoupçonnée. Elle était devenue, en secret, sa femme. Non pas avec des papiers, ni des promesses officielles, mais par un lien subtil, ancré dans leurs nuits partagées et leurs regards complices. Un lien que personne ne connaissait.

La sonnerie de son téléphone la sortit de ses pensées. « Sophie ? » La voix d'Alex, calme et posée, résonnait à l'autre bout du fil, apportant avec elle ce frisson familier. « Tu es en chemin ? »

« Oui, je pars tout de suite », répondit-elle, une pointe de chaleur dans la voix.

Ils avaient un rendez-vous important ce matin-là, un de ceux où elle savait qu'il exigerait sa présence, non seulement pour son efficacité professionnelle mais aussi pour cette proximité rassurante qu'elle lui apportait. Elle passa la porte de son appartement, la tête déjà remplie de mille pensées. Mais ce matin-là, un sentiment étrange l'accompagnait. Une sensation d'inconfort qui montait en elle, sans qu'elle parvienne à la définir précisément.

Elle arriva au bureau, et comme à son habitude, elle franchit les portes de l'entreprise en effaçant tout signe d'émotion personnelle. Son visage était celui de la secrétaire calme et maîtrisée, celle sur qui Alex pouvait compter. Elle passa quelques minutes à organiser les documents du jour, avant de rejoindre Alex dans son bureau. Là, sous l'éclairage tamisé, il se tenait, élégant dans son costume, le regard déjà concentré sur les chiffres et rapports.

Il leva les yeux dès qu'elle entra, et un léger sourire, presque imperceptible, adoucit son visage. « Bonjour, Sophie. » Ce simple échange de mots, pourtant anodin aux yeux de tous, contenait une complicité qui dépassait le formalisme de leur relation professionnelle.

Elle lui tendit les documents en silence, observant chaque trait de son visage, comme pour capter une trace de ce qu'ils étaient l'un pour l'autre, en privé. Pourtant, rien dans son attitude ne révélait la moindre intimité. Il était l'alpha de l'entreprise, distant et maîtrisé, tandis qu'elle n'était que la secrétaire, effacée mais indispensable.

La journée se déroula sans accroc, mais Sophie sentit une vague de fatigue l'envahir de plus en plus. Des nausées intermittentes lui coupaient le souffle, et elle se sur »rit plusieurs fois à devoir s'asseoir pour reprendre ses esprits. Elle tenta de chasser ces sensations, s'efforçant de rester concentrée sur son travail. Ce n'est qu'en fin de journée qu'une idée effleurant l'impossible lui traversa l'esprit. Était-il possible qu'elle soit... enceinte ?

Son cœur se mit à battre plus fort, et elle se pressa de quitter le bureau. Dans l'intimité de son appartement, seule, elle commença à faire face à cette hypothèse vertigineuse. Elle compta les jours, égrena les souvenirs récents, analysa les signes. Tout semblait confirmer ce qu'elle redoutait et espérait à la fois. Elle finit par sortir acheter un test de grossesse, tremblante d'incertitude.

Assise sur le bord de la baignoire, elle observa le résultat avec une sorte de fascination mêlée de peur. Deux lignes s'affichaient, claires et nettes. Une confirmation qui changeait tout. Elle posa le test, son esprit submergé de questions. Que dirait Alex en apprenant cette nouvelle ? Leur relation, aussi secrète et ambiguë soit-elle, pourrait-elle survivre à un tel bouleversement ?

Son cœur oscillait entre un bonheur profond et une peur écrasante. Elle porta la main à son ventre, imaginant déjà la vie qui grandissait en elle. Il n'était plus question de travail, d'apparences, ni de jeux de pouvoir. C'était une réalité brute, qui la dépassait. Pourtant, elle savait qu'elle devait en parler à Alex. Mais comment aborder un sujet aussi intime, dans un contexte aussi compliqué ?

Le lendemain, elle décida de prendre son courage à deux mains. Elle entra dans le bureau d'Alex, comme elle le faisait chaque matin. Cette fois-ci, pourtant, quelque chose dans son attitude trahissait un trouble intérieur. Alex le remarqua instantanément, plissant les yeux avec cette intensité caractéristique. « Tout va bien, Sophie ? » demanda-t-il, la voix empreinte d'une attention inhabituelle.

Elle hésita, cherchant ses mots. « Alex... Il faut qu'on parle. »

Il la regarda avec surprise, puis hocha la tête, lui faisant signe de s'asseoir. Elle prit une profonde inspiration, sentant son cœur s'emballer. « Il y a quelque chose que je dois te dire... quelque chose d'important. »

L'espace d'un instant, elle perdit ses mots, cherchant comment exprimer cette nouvelle sans rompre l'équilibre fragile de leur relation. Mais elle se ressaisit, posant sa main sur son ventre dans un geste instinctif. « Alex, je suis enceinte. »

Un silence lourd tomba dans le bureau. Alex resta figé, les yeux ancrés dans les siens, comme s'il essayait de comprendre la portée de ce qu'elle venait de dire. Lentement, il se leva, son regard s'adoucissant, bien que toujours empreint d'une certaine incrédulité. « Tu es... sûre ? »

Elle hocha la tête, les yeux brillants de mille émotions contradictoires. Il s'avança, hésitant, puis posa sa main sur la sienne, celle qui reposait encore sur son ventre. « Sophie... Je ne m'attendais pas à ça. » Sa voix, d'ordinaire si assurée, trahissait cette fois une vulnérabilité qu'elle ne lui connaissait pas.

Ils restèrent ainsi, silencieux, chacun absorbé par l'immensité de la situation. Pour la première fois, leurs rôles semblaient s'effacer, laissant apparaître l'homme et la femme, avec leurs doutes, leurs peurs, et surtout, cet amour inavoué qui les liait plus profondément que n'importe quel contrat.

Chapitre 2 Chapitre 2

Chapitre 2

Sophie se sentait prise dans un tourbillon d'émotions depuis la découverte de sa grossesse. Les jours qui suivaient semblaient flous, entre l'émerveillement à l'idée de porter la vie et la peur viscérale de l'inconnu. Son esprit ne cessait de tourner autour de cette question centrale : comment allait-elle l'annoncer à Alex ? Elle savait qu'il était un homme de peu de mots, habitué à tout contrôler, y compris ses émotions. Mais cette nouvelle, aussi précieuse qu'inattendue, viendrait bouleverser cette maîtrise parfaite. C'était un changement qu'elle-même n'avait pas prévu, et elle n'avait aucune idée de la réaction d'Alex. L'imaginer père, l'imaginer recevoir cette nouvelle avec émotion, tout cela lui paraissait à la fois merveilleux et terrifiant.

Dans son bureau, Sophie se surprit à se perdre dans ses pensées, la main posée instinctivement sur son ventre. Elle s'imaginait déjà lui dire, dans un moment de tendresse et de vérité. Peut-être après le travail, lorsqu'ils seraient seuls, dans l'intimité de leur espace à eux. Elle espérait que cette nouvelle pourrait ramener une douceur nouvelle entre eux, quelque chose de plus sincère que les regards volés et les instants secrets. C'était une chance pour eux de se retrouver, de poser des bases différentes, peut-être plus authentiques.

Pourtant, elle ne pouvait pas ignorer cette étrange tension qu'elle sentait planer dans l'air depuis quelques jours. Quelque chose, chez Alex, avait changé. Elle l'observait attentivement, notant des détails qu'elle seule pouvait capter. Ses regards distraits, sa manière d'éviter de croiser ses yeux avec autant d'intensité qu'auparavant, comme s'il portait en lui un secret qui pesait lourd. Cela l'inquiétait, bien qu'elle s'efforçât de ne rien laisser paraître.

Leurs échanges professionnels se faisaient de plus en plus froids, presque mécaniques. Elle tenta de se rassurer, de se dire qu'il était simplement préoccupé par un projet ou une décision importante. Mais chaque jour, cette impression se renforçait. Alex lui échappait, glissant entre ses doigts comme une ombre qu'elle ne pouvait saisir.

Un matin, alors qu'elle rangeait des documents sur son bureau, une conversation entre deux collègues dans le couloir attira son attention. Les voix étaient basses, teintées d'un mélange de curiosité et de mépris. Elle n'aurait pas dû écouter, mais le nom d'Alex, prononcé à mi-voix, piqua sa curiosité. « ... et dire qu'il a renoué avec Sarah... Tu te souviens d'elle, non ? » chuchotait l'une des voix. Sophie resta figée, luttant contre l'envie d'en entendre davantage. « La rumeur dit qu'ils se sont revus récemment, apparemment ils seraient proches, comme avant... »

Les mots lui semblèrent résonner étrangement dans l'air, l'atteignant en plein cœur. Sarah... Ce prénom était un écho du passé, une ombre dont elle avait déjà entendu parler à quelques rares occasions. La première femme d'Alex, ou plutôt, son premier amour. Une femme qui avait laissé une empreinte indélébile dans la vie de cet homme impénétrable, qu'elle-même peinait à comprendre parfois. Elle ressentit un pincement au cœur, une douleur sourde qui n'avait rien de rationnel. Elle n'était qu'un mariage officieux, une présence discrète dans la vie d'Alex. Mais cette Sarah... qu'était-elle pour lui maintenant ?

Sophie tenta de rester calme, de garder sa respiration sous contrôle. Elle ne pouvait pas se permettre de laisser transparaître sa peine, ni son trouble. Elle passa le reste de la journée dans un état second, réprimant les larmes qui lui montaient aux yeux chaque fois qu'elle repensait à cette nouvelle. Alex était-il en train de renouer avec son passé ? L'idée qu'il ait pu retrouver Sarah, que ses pensées puissent être ailleurs, loin d'elle et de l'enfant qu'elle portait, la dévastait.

Quand la fin de la journée arriva, Sophie sentit une tension familière l'envahir. Elle ne voulait pas affronter Alex maintenant, elle ne voulait pas qu'il voit la peine et le doute qui la rongeaient. Elle inventa une excuse et sortit plus tôt, fuyant cet environnement qui lui semblait étouffant. Une fois chez elle, seule et entourée du silence, elle laissa enfin couler ses larmes.

Elle se sentait prise au piège entre l'amour qu'elle ressentait pour cet homme et la douleur de savoir qu'elle pourrait n'être qu'une présence fugace dans sa vie. Elle posa la main sur son ventre, cherchant du réconfort dans cette vie qu'elle portait en elle. Peu importe ce qu'Alex déciderait, cet enfant serait son ancre. Elle se promit de lui offrir tout l'amour et la sécurité dont il aurait besoin, même si cela devait se faire sans le père.

Les jours qui suivirent, Sophie tenta de garder ses émotions en cage, de ne rien laisser transparaître. Pourtant, Alex semblait percevoir quelque chose d'étrange. Un matin, alors qu'elle déposait des documents sur son bureau, il lui adressa un regard plus intense que d'habitude. « Sophie, tu sembles... distante. Est-ce que tout va bien ? »

Elle faillit tout lui dire, laisser exploser la peine qu'elle avait accumulée, lui crier cette jalousie et cette douleur qu'elle contenait. Mais elle se retint, se forçant à sourire faiblement. « Je vais bien, merci. Juste... un peu fatiguée, ces derniers jours. »

Alex fronça les sourcils, visiblement peu convaincu. « Si tu as besoin de temps, prends-le. Ne t'épuise pas inutilement. » Ces mots, pourtant bienveillants, lui laissèrent un goût amer. Elle n'était qu'une simple employée pour lui, n'est-ce pas ? Une secrétaire, facilement remplaçable, rien de plus.

Les semaines passèrent, et la distance entre eux se creusa davantage. Elle évitait les moments d'intimité, inventant des prétextes pour écourter leurs échanges, se réfugiant derrière des apparences de professionnalisme. Pourtant, chaque soir, elle rentrait chez elle le cœur plus lourd, essayant d'ignorer cette douleur persistante.

Un soir, alors qu'elle refermait son appartement après une journée éprouvante, elle trouva la force de poser sa main sur son ventre avec une tendresse infinie. Elle murmura doucement, comme une promesse secrète à l'enfant qu'elle portait. « Peu importe ce qui arrivera, tu es la lumière de ma vie. » C'était son secret, son trésor, une raison de se battre et de tenir bon.

Elle savait qu'un jour, elle trouverait le courage d'affronter Alex, de lui révéler tout ce qu'elle ressentait. Mais ce soir-là, alors que la ville s'endormait autour d'elle, elle se contenta de se réfugier dans cette pensée réconfortante. Elle n'était plus seule, et quoi qu'il arrive, elle protégerait cet enfant avec tout l'amour dont elle était capable.

Chapitre 3 Chapitre 3

Chapitre 3

Les jours qui suivirent furent pour Sophie comme un long cauchemar. Alex semblait chaque jour un peu plus distant, absorbé dans des pensées qu'il ne partageait pas, tourné vers quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Ce fossé qui s'était creusé entre eux prenait de l'ampleur, jusqu'à envahir chaque moment passé ensemble. Elle percevait de plus en plus distinctement le changement dans son comportement. Il s'éloignait, et, avec lui, son rêve de bonheur tranquille.

Il rentrait plus tard le soir, se contentant de quelques mots pour expliquer des « affaires urgentes », sans jamais en dire davantage. Et même lorsqu'ils étaient dans la même pièce, elle sentait qu'il était ailleurs, son esprit captif de quelque chose – ou de quelqu'un – qui le rendait étranger.

Elle connaissait pourtant cette expression dans ses yeux, cette manière distante qu'il avait de se perdre dans ses pensées ; elle savait que cela n'avait rien à voir avec le travail. Un pressentiment la hantait, l'empêchant de trouver la paix. La possibilité qu'il passe ce temps avec Sarah devenait une idée qui la rongeait, impossible à ignorer. La simple mention de ce prénom suffisait à raviver en elle une douleur sourde, un sentiment de trahison qui s'enfonçait toujours plus profondément dans son cœur.

Un soir, après avoir entendu la porte d'entrée se refermer, elle resta figée au salon, tentant de contrôler les tremblements de ses mains. Elle l'avait attendu pendant des heures, espérant que ce soit l'une de ces soirées où il rentrerait un peu plus tôt, où ils pourraient partager un repas ensemble, même en silence. Mais il n'était pas venu. Et lorsqu'elle se leva pour se coucher, l'horloge indiquait presque minuit. Le sentiment de vide qu'elle ressentait l'oppressait, un vide amplifié par le poids de l'enfant qu'elle portait en elle.

Elle se dirigea machinalement vers la cuisine, tentant de trouver du réconfort dans les gestes simples et ordinaires. Elle versa de l'eau dans un verre, essayant de calmer les pensées qui tourbillonnaient dans sa tête. Comment en étaient-ils arrivés là ? Elle se sentait comme une étrangère dans sa propre maison, ignorée, mise de côté, comme si elle n'avait jamais compté. Comme si cette union secrète n'avait jamais eu de valeur à ses yeux.

Sophie s'assit à la table, ses doigts glissant sur le bois froid. Elle posa la main sur son ventre, se surprenant à parler à voix basse, comme pour se convaincre elle-même de ce qu'elle murmurait. « Ce n'est pas toi qui es fautif. Peu importe ce qui se passe entre ton père et moi, je te protégerai. » Ces mots la rassuraient autant qu'ils la brisaient. Elle savait qu'elle était prête à tout pour cet enfant. Mais pouvait-elle vraiment rester ici, dans cette maison où elle se sentait invisible ?

Les jours suivants, Alex continuait à s'enfoncer dans ce silence glacial. Les seules paroles qu'il lui adressait se limitaient aux nécessités, des phrases formelles, presque impersonnelles. L'amour qui avait jadis illuminé ses yeux semblait s'être évanoui, remplacé par une distance douloureuse et incompréhensible. Sophie, elle, se taisait, gardant ses questions, ses peurs et ses doutes pour elle. Elle aurait voulu le confronter, lui demander la vérité. Mais elle n'osait pas. Elle craignait ce qu'il pourrait lui répondre.

Un matin, alors qu'elle se préparait pour la journée, elle surprit son propre reflet dans le miroir. Ses traits étaient tirés, ses yeux fatigués. Elle avait toujours été forte, capable de surmonter les épreuves. Mais cette situation l'épuisait, la vidait peu à peu. Elle se demandait combien de temps encore elle pourrait supporter cette souffrance silencieuse.

Ce soir-là, alors qu'elle l'entendait s'approcher de leur chambre, elle fit semblant de dormir, se tournant de manière à ne pas croiser son regard. Mais elle sentait sa présence, sa respiration, et elle devinait dans le silence qu'il la regardait, peut-être en train de chercher quelque chose qu'il n'arrivait plus à trouver en elle. Elle voulut se tourner, lui poser cette question qui la hantait, mais elle se retint, laissant son cœur battre à toute vitesse dans le noir.

Les jours se suivaient, similaires et douloureux. Sophie se sentait emprisonnée dans cette attente insupportable, incapable d'obtenir les réponses qu'elle souhaitait. Elle se surprit à commencer à imaginer une vie sans lui, une vie où elle pourrait retrouver sa paix et offrir à son enfant un environnement plus stable, loin des incertitudes et de cette relation qui la détruisait à petit feu. L'idée de le quitter lui semblait terrifiante, mais elle ne pouvait pas nier qu'elle y pensait de plus en plus souvent.

Puis un jour, après une énième soirée passée seule, elle sentit la réalité de cette décision l'envahir pleinement. Elle ne pouvait plus vivre ainsi. Elle ne pouvait plus sacrifier son bien-être et celui de son enfant pour un amour qui semblait avoir perdu tout son sens. Elle se tenait debout dans leur salon, sa main posée sur son ventre, comme pour se donner du courage. Il était temps d'envisager l'avenir différemment.

Dans un geste impulsif, elle prit une feuille de papier et commença à rédiger une lettre. Elle y inscrivit tout ce qu'elle n'avait jamais eu le courage de lui dire. Chaque mot était un mélange de douleur et d'amour, de désespoir et d'espoir, comme un dernier cri d'amour à cet homme qu'elle avait tant aimé. Elle écrivit qu'elle ne pouvait plus rester dans l'ombre, qu'elle ne pouvait pas continuer à prétendre que tout allait bien alors qu'elle se sentait ignorée, rejetée. Elle lui dit aussi qu'elle espérait qu'il trouverait ce qu'il cherchait auprès de Sarah, mais qu'elle, elle devait maintenant penser à elle-même et à leur enfant.

Sophie posa la lettre sur la table du salon, prenant une profonde inspiration. Ce geste la libérait autant qu'il la brisait. Elle savait qu'elle ne reviendrait pas sur cette décision. Elle savait qu'elle devait partir pour se retrouver elle-même et offrir à son enfant la stabilité qu'il méritait.

Quand elle referma la porte derrière elle, elle sentit son cœur se serrer, mais aussi un poids se libérer. Elle était prête à affronter l'avenir, seule, si c'était le prix à payer pour retrouver sa paix.

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