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La Fiancée sacrifiée de l'Alpha

La Fiancée sacrifiée de l'Alpha

Auteur: Ayana
Genre: Romance
Un sourire satisfait s'étire sur les lèvres d'Emna lorsqu'elle révèle enfin à sa demi-sœur Fajer qu'elle porte l'enfant de Bilel, son compagnon. Pour Fajer, cette annonce est une trahison de plus. Son propre père, l'Alpha Tarek, tente alors de se justifier. Il reconnaît l'avoir ignorée pendant des années et affirme qu'il avait ses raisons. Maintenant, il lui demande simplement de comprendre et de lui pardonner. Mais Bilel va encore plus loin. Il supplie Fajer de ne pas le rejeter. Selon lui, ce qui s'est passé n'était qu'une erreur stupide, une faute qu'il regrette et qu'il n'aurait jamais dû commettre. Pourtant, le véritable cauchemar ne fait que commencer. Un mystérieux Alpha venu du Nord fait soudain son apparition. Son nom : Sami. Maudit et redouté, il vient réclamer ce qui lui a été promis depuis longtemps. Emna devait devenir sa femme. Mais lorsque Sami découvre que le destin a changé ses plans, il exige une nouvelle offrande. Et cette fois, c'est Fajer qui devra prendre la place de sa demi-sœur. Abandonnée par son père, trahie par l'homme qu'elle aimait et livrée à un Alpha maudit qu'elle ne connaît pas, Fajer comprend qu'elle n'a plus personne sur qui compter. Mais Sami cache lui aussi un terrible secret. Pourquoi tient-il autant à cette union ? Et pourquoi a-t-il l'impression que Fajer lui appartenait bien avant même de l'avoir rencontrée ?
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Chapitre 1 Une gifle et une photo déchirée

Une gifle claqua sur la joue d'une jeune fille aux longs cheveux noirs et bouclés. Le coup fut si fort qu'elle tomba par terre. Sa tête heurta le coin d'une table et du sang se mit à couler.

« Aïe ! » cria la jeune fille de toutes ses forces. Elle porta la main à sa tête et sentit un liquide collant. La douleur lui brouilla la vue. « Aïe ! Du sang ! »

Celle qui l'avait giflée ne bougeait pas. Elle était pleine de colère, les yeux remplis de larmes qu'elle retenait comme elle pouvait. Elle refusait de pleurer. Elle refusait de montrer aux autres à quel point elle avait mal.

« Qu'est-ce qui se passe ici ?! »

La porte de la chambre s'ouvrit d'un coup. Une belle femme d'une quarantaine d'années entra, le visage décomposé. Elle avait les mêmes longs cheveux noirs et bouclés que la jeune fille en larmes.

« Emna ! » hurla-t-elle. Elle devint toute pâle en voyant le sang sur le sol et sa précieuse fille qui pleurait de douleur, recroquevillée sur elle-même. « Sale garce ! Qu'est-ce que tu as fait à ma fille ?! » Elle s'accroupit près d'Emna et se mit à crier encore plus fort. Pour Fajer, ces cris ressemblaient à ceux d'une banshee.

Fajer, c'était la jeune fille qui venait de gifler Emna. Elle restait là, sans réaction. Elle regardait la mère et la fille pleurer, sans aucune pitié ni pour l'une ni pour l'autre.

« Tarek ! Tarek ! » appela la mère. « Viens vite ! Regarde ce que ta fille a fait ! »

Un homme arriva presque tout de suite, le front plissé. C'était la personne la plus respectée de la meute et tout le monde le craignait. Il était l'Alpha de la meute du Clair de Lune. Pourtant, devant cette femme, il n'avait plus aucun pouvoir.

Fajer détestait voir son père se transformer ainsi en quelqu'un qu'elle ne reconnaissait plus.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Tarek. Mais ses yeux s'agrandirent d'horreur quand il vit Emna saigner autant. Elle était une métamorphe, donc sa blessure devait être très profonde pour que le sang ne se soit pas déjà arrêté.

Sans réfléchir, il prit Emna dans ses bras. « Il faut l'emmener chez le guérisseur ! » Il paniquait tellement qu'il ne chercha même pas à savoir pourquoi elle était blessée.

Maintenant que sa fille était prise en charge, Jalila, la mère d'Emna, se tourna vers Fajer, les yeux mouillés de larmes et pleins de rage.

« Comment tu oses faire du mal à ma petite fille ! » gronda Jalila. Elle avait l'air prête à sauter sur Fajer.

Franchement ! Emna avait vingt-deux ans et Fajer un an de moins, mais cette folle continuait à appeler Emna son bébé.

« Si tu lèves la main sur moi, tu vas le regretter », dit Fajer d'une voix basse et menaçante, chaque mot plein de venin. Elle regardait Jalila droit dans les yeux. « Je t'enverrai chez le guérisseur avec la pire blessure possible, et je te défigurerai pour toujours. »

À cet instant, elle pensait chacun de ses mots, et Jalila le sentit, car elle s'arrêta net. Elle se contenta de fusiller sa belle-fille du regard, les yeux pleins de larmes, de haine et de mépris.

« Comment tu oses me menacer ! Je vais tout dire à ton père ! »

« Tu vas lui dire de toute façon, que je t'aie menacée ou pas », répondit Fajer avec un regard glacé. Ses larmes avaient disparu. Elle détestait sa belle-mère. Elle la détestait depuis des années, et cette fois, elle n'en pouvait vraiment plus.

« Tu vas le regretter ! » Jalila sortit en trombe. Mais avant de claquer la porte, elle lança à pleine voix : « Tu n'aurais pas dû tuer ta mère ! Pas étonnant que tu sois si mal élevée. Tu n'as pas de mère pour t'apprendre les bonnes manières ! »

Ces mots furent un nouveau coup de poignard en plein cœur. Jalila lui avait déjà dit ça plusieurs fois, dans le dos de son père. Mais la douleur restait la même et Fajer ne s'y habituerait jamais.

Jalila avait bien fait de partir à ce moment-là. Une seconde plus tard, un pichet se fracassa contre la porte et éclata en mille morceaux, pendant que Fajer poussait un hurlement de colère et de douleur.

Elle détestait sa belle-mère et sa demi-sœur, surtout quand elle finissait par croire ce qu'elles disaient : que c'était elle, la cause de la mort de sa mère.

Cette mort avait été le pire moment de sa vie.

Elle n'avait que cinq ans quand des renégats les avaient attaquées et que sa mère était morte pour la protéger. Pendant des années, il n'y avait eu que son père et elle. Il y a seulement cinq ans, son père avait choisi Jalila comme Luna de la meute, pour avoir une seconde chance avec une âme sœur. C'est à ce moment-là que tout avait commencé à aller de travers.

Fajer s'agenouilla devant la photo déchirée où elle posait avec sa mère. C'était Emna qui l'avait détruite. C'était la raison de sa colère et de la gravité de la blessure qu'elle lui avait faite. Elle se fichait des conséquences, parce qu'à ce moment-là, aucune punition ne pouvait être pire que ce qu'elle ressentait.

Fajer se couvrit le visage et pleura en silence. Personne n'était là pour la consoler. Et la seule personne sur qui elle avait cru pouvoir compter la voyait maintenant comme une gêneuse pour sa petite famille heureuse.

Elle était seule, et les choses n'allaient faire qu'empirer au retour de son père.

Chapitre 2 La colère de l'Alpha

« Je sais que tu ne t'entends pas avec ta sœur, mais ça ne te donne pas le droit de la blesser comme ça, non ? » Bilel la regarda d'un air déçu, et Fajer n'en pouvait plus.

Elle était trop fatiguée pour s'occuper de lui. Et elle ne comprenait pas pourquoi il prenait le parti de sa demi-sœur ces derniers temps.

Bilel était son âme sœur, celui qu'elle espérait voir devenir son appui dans cette période difficile, celui qui la consolerait. Et voilà ce qu'il lui offrait. Zut. La vie était vraiment nulle.

Fajer fixa son compagnon sans expression pendant qu'il se grattait la tête, visiblement agacé. Elle était venue chez lui parce qu'elle ne supportait plus de rester une seconde de plus à la maison de la meute. Elle savait que son père et les deux femmes odieuses ne tarderaient pas à rentrer, et qu'on lui ferait la morale sans arrêt pour ce qu'elle avait fait. Mais maintenant, elle se demandait si venir ici avait été une bonne idée.

« Je viens de te dire qu'Emna a déchiré la photo de ma mère et qu'elle a dit du mal d'elle... » répéta Fajer, en essayant de lui faire comprendre pourquoi elle avait réagi ainsi. Bilel était le fils du bêta de son père. Ils avaient découvert qu'ils étaient âmes sœurs le jour de ses seize ans. Ça faisait donc cinq ans qu'ils étaient ensemble, et pendant tout ce temps, c'était lui qui l'écoutait se plaindre des changements de son père et qui la réconfortait.

Mais maintenant, non seulement son père avait changé, mais son propre compagnon n'était plus un endroit sûr pour elle non plus.

« Je sais, mais ta mère est morte il y a longtemps, tu dois tourner la page. Ta réaction envers ta sœur, on ne peut pas la justifier. »

« Ce n'est pas ma sœur. Et même si ça fait longtemps, est-ce qu'on peut justifier ce qu'elle a dit sur ma mère ? » La voix de Fajer était plus froide et plus distante qu'elle ne l'avait voulu.

Son visage montrait sûrement à quel point ces paroles l'avaient blessée, parce que Bilel fit plus d'efforts.

« Ce n'est pas ce que je voulais dire », fit-il d'une voix douce cette fois. Il essaya de la prendre dans ses bras, mais elle repoussa ses mains. Savoir qu'il avait pris le parti de sa demi-sœur lui donnait envie de vomir.

« Tu l'as dit très clairement, Bilel. Pour toi, ce n'est pas grave qu'Emna ait dit du mal de ma mère. Tu penses que j'ai exagéré », dit Fajer entre ses dents, les yeux fixés sur lui.

« Tu en fais toute une histoire », soupira Bilel. « Tu me comprends mal, Fajer. Je ne minimiserai jamais ça. » Il s'essuya le visage d'un geste brusque, gêné et coupable.

« Tu as changé. »

« Non. Je suis toujours ton ami. »

« Tu as pris le parti de ma demi-sœur beaucoup trop souvent. »

« C'est faux. »

« Tu viens de le faire à l'instant. »

Leur dispute allait dégénérer, et Fajer n'eut pas le temps de remarquer le malaise dans le regard de Bilel : quelqu'un frappa à la porte.

La voix du bêta Jalel traversa la porte et coupa net la tension entre eux.

« Bilel, sors. L'Alpha Tarek veut te voir », appela Jalel à son fils.

« Mon père ? » murmura Fajer. Se réfugier chez Bilel n'était pas une bonne idée, puisque son père devait bien se douter d'où elle était allée. Mais pourquoi cherchait-il Bilel et pas elle ? « Pourquoi mon père te cherche ? »

Bilel eut l'air mal à l'aise, de nouveau. « Je ne sais pas. »

« Bilel ? » On frappa encore.

« J'arrive ! » répondit Bilel. « Ton père veut peut-être que je te parle. Reste ici, je vais lui parler et lui faire comprendre pourquoi tu as attaqué ta sœur, d'accord ? »

Fajer ne répondit pas et baissa la tête.

« Je suis désolé, je ne voulais pas te faire de peine, ni minimiser ce qui s'est passé. J'ai tort. » Bilel se pencha et l'embrassa sur le front. Cette fois, Fajer ne le repoussa pas, et il soupira de soulagement. « Je reviens vite. Repose-toi. »

Fajer fit oui de la tête et s'assit sur le lit de Bilel pendant qu'il sortait. Elle l'entendit demander à son père pourquoi l'Alpha le cherchait, mais Jalel dit qu'il n'en savait rien. Il ajouta seulement que l'Alpha avait l'air furieux.

Évidemment qu'il était furieux : sa fille préférée était blessée, pensa-t-elle avec amertume. Allongée sur le lit, les yeux au plafond, elle réfléchissait à ce qu'elle devait faire. Elle ne voulait plus rester à la maison de la meute avec ces deux vipères. Devait-elle demander la cérémonie, pour pouvoir vivre avec Bilel ? Elle était adulte et elle y avait droit, puisqu'elle avait trouvé son âme sœur.

Elle cherchait comment en parler à son père quand elle entendit un grand bruit dehors. Des jurons traversaient les murs.

« Qu'est-ce qui se passe ? » Fajer se redressa d'un bond et fixa la porte fermée. C'était la voix de son père. Il était déchaîné. Elle ne l'avait jamais entendu aussi en colère.

Elle se leva en vitesse et sortit en courant. Son père était en train de marteler le visage de Bilel à coups de poing. Le sang giclait partout, mais le bêta Jalel ne faisait rien pour empêcher l'Alpha de presque tuer son fils. Il regardait ailleurs, le visage crispé de douleur.

« Père ! Arrête ! Qu'est-ce qui se passe ?! » Fajer se précipita avant que les griffes de son père ne déchirent la poitrine de Bilel et ne le tuent sur place. « Père, si tu veux te défouler, fais-le sur moi ! Qu'est-ce que tu fais à mon compagnon ?! »

Elle essaya de l'arrêter tout en appelant Jalel à l'aide. C'était quand même son fils ! Mais le bêta ne bougea pas.

« Ton compagnon ?! » rugit Tarek en la repoussant sans effort. « Tu sais que ton compagnon a mis ta sœur enceinte ?! »

Fajer se glaça de la tête aux pieds.

Chapitre 3 La trahison de Bilel

Il y avait forcément une erreur quelque part. Une chose pareille ne pouvait pas lui arriver. Elle avait mal entendu. Bilel ne pouvait pas l'avoir trahie. Ils étaient âmes sœurs, et c'était le lien le plus sacré entre deux métamorphes.

Il devait être celui avec qui Fajer passerait le reste de sa vie.

« Il doit y avoir un malentendu... » Fajer avait l'air sonnée, perdue. Son père s'apprêtait à frapper Bilel de nouveau, alors elle le protégea avec son corps en le serrant dans ses bras. « Arrête ! On va en parler ! Tu me fais peur ! »

Tarek leva la main, griffes sorties. Cette fois, il voulait vraiment tuer Bilel. Il aurait voulu lui arracher le cœur, mais il ne pouvait pas, car Fajer se servait de son propre corps pour protéger ce salaud.

« Écarte-toi, Fajer ! Je vais le tuer ! » gronda Tarek, rongé par la douleur qu'il ressentait pour sa fille. Comment son compagnon avait-il pu la trahir de façon aussi horrible ?

« Non ! Tu ne toucheras pas à un seul de ses cheveux ! » hurla Fajer, qui serrait toujours Bilel contre elle, allongé par terre. Leurs vêtements étaient tachés de sang et l'odeur lui était insupportable. « Tu ne le toucheras pas tant que je n'aurai pas d'explication ! Dis-moi ce qui se passe ! »

Tarek serra les dents. La colère brillait dans ses yeux. Il se battait contre lui-même, hésitant entre continuer et s'arrêter.

Finalement, il baissa la main et s'éloigna de Bilel, pendant que Fajer se mettait à pleurer. Elle supplia le bêta d'appeler un guérisseur et de sauver Bilel. Elle ne supportait pas de le voir mourir comme ça.

Tout devint confus pendant qu'on essayait de le soigner. Le guérisseur agit vite, car certaines blessures étaient trop graves pour se refermer à temps. La guérison naturelle de Bilel ne suffisait pas. Sans le guérisseur, il serait sûrement mort d'une hémorragie.

On ramena Bilel dans sa chambre, et Fajer resta à côté de lui. Elle refusait toujours de croire à la vérité. Elle n'était pas prête à entendre les explications de son père. Mais quand le calme revint enfin, c'est elle qui alla le trouver.

« Jalel, tu peux nous laisser, mon père et moi ? » demanda-t-elle en entrant dans la pièce.

Son père et son bêta étaient en pleine dispute, mais Fajer se fichait de savoir pourquoi. Elle supposait qu'ils se disputaient parce que l'Alpha avait failli tuer Bilel à force de coups, mais elle n'en était pas sûre et elle n'avait pas besoin de le savoir.

« Alpha, réfléchis bien à cette affaire. On ne peut pas se permettre de subir sa colère », dit le bêta Jalel avant de laisser Fajer seule avec son père.

« Explique-moi, s'il te plaît. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi as-tu agi aussi bêtement et frappé mon compagnon à cause d'une accusation pareille ? Explique-moi tout. » Fajer s'attendait au pire. Mais même comme ça, rien n'aurait pu la préparer à ce qu'elle allait entendre.

L'Alpha était assis sur son siège et avait l'air épuisé. Il n'était plus en colère, seulement vidé.

« Emna est enceinte. Quand on l'a emmenée chez le guérisseur, il l'a confirmé. »

« Arrête de dire que c'est ma sœur ! Je n'ai pas de sœur ! » cria Fajer, à bout d'être mise dans le même sac qu'elle. « Elle peut être enceinte de quelqu'un d'autre, elle peut mentir sur le père ! Comment tu peux la croire aussi facilement ? Comment tu peux la croire sans même enquêter ?! Pourquoi tu prends toujours son parti ? Je suis ta fille, mais pas une seule fois tu ne m'as défendue depuis qu'elles sont arrivées dans nos vies ! Est-ce que tu es vraiment mon père ? »

Tarek plissa les yeux. Il avait l'air très blessé. Son culot de faire la victime donna la nausée à Fajer.

Cet homme était l'Alpha de la meute, son père, celui qu'elle avait respecté plus que n'importe qui. Mais maintenant, le voir lui retournait l'estomac.

« Parce qu'il l'a avoué. Bilel, ton compagnon, a reconnu qu'il avait une liaison avec Emna, et il m'a dit lui-même qu'il y avait de fortes chances que le bébé soit de lui. Non. Il est presque sûr que le bébé est de lui. » Tarek dit ces mots sans émotion, les yeux dans ceux de Fajer. « Je suis désolé, ma chérie. Vraiment désolé. »

Le monde de Fajer s'effondra et elle tomba à genoux. Elle voulait hurler et pleurer, crier que c'était un mensonge, mais elle n'avait plus de forces. Elle n'entendit même pas ce que son père lui dit en s'approchant pour la calmer.

« C'est impossible... Je vais lui demander. Je vais lui demander à lui. Tu me mens, père. »

« Je suis désolé, ma chérie. Je suis désolé, ma fille. Je ne pensais pas que ça tournerait comme ça. Je suis vraiment désolé. »

Fajer le repoussa avec dégoût. « Tu n'es pas désolé pour moi. Tu ne l'es que pour Emna. Ça fait longtemps que tu ne t'occupes plus de moi. »

« Ce n'est pas vrai. J'ai tout fait pour toi. »

Fajer se releva. Elle se prépara à retourner dans la chambre de Bilel. Elle voulait attendre qu'il se réveille pour avoir une explication, pour savoir s'il était vraiment le père de l'enfant d'Emna. Mais pendant qu'elle attendait, tous les souvenirs lui revinrent.

Elle se rappela à quel point Bilel avait défendu Emna ces derniers temps, et tout devint clair.

Mais si elle croyait avoir touché le fond, elle se trompait lourdement. Car son vrai cauchemar allait arriver sous la forme d'un alpha venu du nord.

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