Notre mariage avec Léo, l'homme que j'aimais à la folie, était le rêve de trois ans qui devenait réalité.
Mon père, figure respectée de Bourgogne, me cédait à l'homme de ma vie, le plus beau jour de ma vie.
Mais au lieu de passer l'alliance, Léo a sorti une arme et des menottes, révélant qu'il était un gendarme venu arrêter mon père, l'accusant d'être le redoutable "Collectionneur".
Mon monde s'est effondré avec un coup de feu qui m'a blessée, tandis que Léo me repoussait, son regard vide.
« Tout était pour la mission », a-t-il lancé, brisant mon cœur en mille morceaux sous ma robe souillée de sang.
Abandonnée et effondrée, j'ai appris qu'il avait une fiancée, me laissant dans une solitude glaçante.
Comment Léo, l'homme qui m'avait juré un amour éternel, avait-il pu me manipuler avec une telle cruauté ?
Comment avais-je pu être si aveugle ?
Le doute et la trahison m'ont rongée...jusqu'à ce que je découvre l'incroyable vérité sur ma mère.
Elle n'était pas dépressive, elle était "75013", une agente infiltrée tuée par mon propre père.
Mon chagrin s'est alors transformé en une rage froide, une détermination implacable.
Je me suis relevée, non plus la victime brisée, mais "Mistral", une ombre vengeresse.
J'infiltrerai ce réseau, je ferai tomber ceux qui ont détruit ma famille, et je vengerai ma mère et mon amour bafoué.
Léo regrettera ce qu'il m'a fait, et il apprendra la vraie signification du sacrifice.
Je portais une robe de mariée d'une valeur inestimable, un rêve que j'avais attendu trois ans. Léo, l'homme que j'aimais à la folie, se tenait devant moi. Ses yeux, habituellement si distants, semblaient aujourd'hui remplis d'une tendresse infinie.
Mon père, un homme que toute la Bourgogne respectait, m'a pris la main. Il a souri, l'image même du père aimant et fier.
« Amélie, mon trésor, je te confie à Léo. Sois heureuse. »
Il a posé ma main dans celle de Léo. C'était le moment que j'attendais. Le début de notre bonheur.
Mais Léo n'a pas pris ma main pour me passer l'alliance.
Il a sorti une arme.
Le canon froid et sombre était pointé directement sur le cœur de mon père.
« Jean-Pierre Dubois, vous êtes en état d'arrestation. »
Le monde s'est effondré. Le sourire de mon père s'est figé. Les invités ont crié.
Moi, je ne comprenais pas.
Léo a sorti une paire de menottes.
« Vous êtes accusé d'être 'Le Collectionneur', à la tête d'un réseau international de contrebande d'œuvres d'art. »
Il a récité les droits de mon père avec une voix de glace, une voix que je ne lui avais jamais entendue.
« Non... Léo, qu'est-ce que tu racontes ? Mon père est un philanthrope ! Il a donné des millions pour l'art ! »
J'ai essayé de m'interposer, de le raisonner.
Soudain, un coup de feu a retenti. Pas celui de Léo. Un complice de mon père, dans la foule.
Une douleur fulgurante a traversé mon bras. Le sang a taché le blanc immaculé de ma robe. Je suis tombée en arrière.
« Papa ! »
J'ai voulu me relever, ramper vers lui, mais Léo m'a bloquée de son corps. Il ne m'a même pas regardée. Il a juste crié à ses hommes : « Sécurisez la zone ! »
Je l'ai attrapé par la jambe de son pantalon.
« Léo... notre amour... tout ça... c'était un mensonge ? »
Il a enfin baissé les yeux vers moi. Son regard était vide. Pas d'amour. Pas de pitié. Rien.
« Tout était pour la mission. »
Il a dit ces mots et mon cœur s'est brisé en mille morceaux.
Je me suis réveillée dans une chambre d'hôpital. L'odeur d'antiseptique a remplacé celle des vignes en fleurs. Ma robe de mariée avait disparu, remplacée par une blouse d'hôpital laide et rêche.
Mon bras était bandé. La douleur était sourde, mais la douleur dans ma poitrine était bien pire.
Deux gendarmes sont entrés. Un homme et une femme. Ils n'étaient pas brutaux, mais leurs questions étaient des coups de poignard.
« Mademoiselle Dubois, pouvez-vous nous parler du 15 mai, il y a dix ans ? »
Le jour de la mort de ma mère.
« C'était... le jour où elle s'est suicidée. Mon père a dit qu'elle était dépressive. »
« Que faisiez-vous ce jour-là ? Où était votre père ? »
Je ne me souvenais plus. Tout était flou. Un brouillard de douleur.
J'ai demandé à voir Léo.
L'infirmière est revenue avec un air désolé.
« Il a laissé un message. Il a dit que sa mission est terminée. Il a une fiancée. Il vous demande de ne plus essayer de le contacter. »
Une fiancée.
Le mot a résoné dans ma tête. Une fiancée.
J'ai attrapé mon téléphone. J'ai essayé de l'appeler. Pas de réponse. J'ai ouvert notre conversation. Le dernier message était de moi, hier : "Je t'aime, futur mari."
J'ai tapé : "Pourquoi ?"
Un point d'exclamation rouge est apparu. Il m'avait bloquée.
Je suis sortie de l'hôpital, le bras en écharpe, le cœur en ruines. Mon père était en prison. Mon mariage était une farce. L'homme que j'aimais était un menteur.
Et il avait une fiancée.
Qui était-elle ? Était-elle plus belle que moi ? L'aimait-il vraiment, elle ?
La jalousie était un poison qui se mélangeait à ma peine.