Chapitre 1
Je me rappelle qu'on était une famille heureuse, j'aimais mes parents de tout mon cœur, et surtout cette femme, oui ma mère, je l'adorais, j'aurais donné ma vie pour elle, jusqu'au jour où tout a basculé. Je me souviens de ce jour comme si c'était hier : père est revenu du travail avec ce gros sac noir, il a fait signe à ma mère de monter pour qu'ils parlent et, curieux que je suis, j'ai suivi 4 minutes après à la pointe des pieds et là j'ai tout entendu, cette histoire d'or retrouvé par mon père à la mine d'or dont personne n'était au courant...
Ma mère : (émerveillée) Tu dis avoir trouvé tout cet or à la mine ?
Mon père : (souriant) Je le jure...
Mère : Qui d'autre est au courant ?
Père : Personne à part nous...
Et là, je remarque ce sourire, oui, ce sourire dont je suis le seul à voir, mais on dirait que mon père est aveuglé par l'amour au point de ne pas voir ce sourire mesquin...Elle n'était pas ainsi, ou peut-être elle l'était et cachait bien son jeu...
Mère : Alors, n'en parle à personne, sinon tu mettras notre famille en danger.
Père : Je n'avais pas l'intention, c'est pourquoi je t'en parle...
Mon père sortit alors de cette chambre et y laissa ma mère. Je me suis caché pour qu'il ne me vois pas, puis, après son départ, je voulais partir aussi, me disant que j'avais peut-être mal vu, mais non, au même moment elle composa un numéro en regardant un peu partout...
Elle : Allô ! ! !
Elle : Il est rentré avec un sac d'or de la mine.
Elle : Je le jure, bb. Maintenant, qu'allons-nous faire ?
.....
Elle : Quand comptes-tu le faire ?
......
Elle : Non, ce soir c'est bon, j'en ai marre de dormir chaque jour avec cet homme.
.......
Elle : Pour les enfants ? Bah, je m'en fous, tu peux en faire ce que tu veux, ça m'est égal, je ne les aime pas et tu le sais, ou pire encore, tue-les tous ensemble, on récupère l'or puis on se barre.
......
Je mets mes deux mains sur ma bouche pour ne pas crier, donc elle ne nous aime pas ? Tout ce temps, elle faisait semblant ? J'avais 9 ans, ma sœur Oumou 7 ans, mon frère Hafiz 5 et ma sœur Noor 3 ans, je n'arrivais pas à le croire, elle riait, on dirait une diablesse.
.......
Elle : Bon, j'ai mieux réfléchi et c'est mieux que tu viennes maintenant avant qu'il ne trouve des projets pour cet or ou, pire, avant qu'il ne parle de ça à quelqu'un.
......
Elle : Bien, je vous attends. À plus, il faut que j'aille jouer à l'épouse parfaite, BB. Dans peu de temps, on sera des milliardaires.
......
Elle rit encore puis raccroche. Le monde est cruel et notre pire ennemie se trouve souvent près de nous, mais ça, on l'ignore souvent...
Elle descend, et moi, je vais vers ma chambre, puis un moment, mon père vient me trouver...
____ Bonsoir papa.
Père : Champion, ça va ?
___Super papa et le travail, ça a été ?
Père : Oui, très bien, et tu ne croiras pas ce que j'ai trouvé aujourd'hui...
___ De l'or, papa, je le sais.
Père : Qui te l'a dit ? Ta mère ?
____ Non, je passais près de votre chambre et je l'ai entendu le dire à quelqu'un au téléphone...
Père : Quoi ? Et elle disait quoi exactement ?....
Je le regardais genre « Pourquoi tu me poses cette question ? » Et là, il reprend...
Père : Écoute champion, je sais que c'est votre mère, mais tu dois me faire confiance pour vous protéger.
____ Et pourquoi nous protéger de notre propre mère ?
Père : Tu es encore jeune pour comprendre, l'argent tourne la tête des femmes, elles seront capables de tout, même de massacrer toute leur famille, alors dis-moi exactement ce que tu as entendu...
Finalement, il n'avait pas totalement confiance en elle...
Chapitre 2
____ Bah, pas grand-chose, vu que j'ignorais ce que disait l'autre, mais mère, elle disait juste : « viens aujourd'hui et tout de suite, même pour qu'on en finisse. » Et les enfants, fais-en ce que tu veux, je n'en veux pas et je ne les ai jamais aimés...
Il me regarde un moment avant de dire.
Lui : C'est ce que je pensais. Allez, viens avec moi...
___ Où ça ?
Lui : Fais-moi confiance, suis-moi.
On sort de ma chambre, puis nous allons dans celle de mon frère qu'on récupère ainsi que de mes sœurs, il prend la dernière, et au même moment, on sonne à la porte, il court en nous tirant jusqu'à notre chambre secrète dont lui et moi seuls savons l'existence. Cette chambre conduit au grenier, mais ça, les gens l'ignorent. Il dépose ma sœur et nous demande de ne pas bouger, qu'il revient, il part puis revient avec le sac d'or, puis il me dit...
Père : Tu sais que je vous aime plus que tout, n'est-ce pas ?
Je hoche la tête...
Père : Vous êtes ma famille et pour vous je suis capable de tout, même me sacrifier. Alors prends bien soin de ton frère et de tes sœurs, prends le numéro de votre tante, ma sœur Mariame, c'est la seule qui ne m'a pas abandonné, et je suis sûr qu'elle vous accueillera les bras grands ouverts, elle vit à Miami. Une fois que tout sera terminé, appelle-la, d'accord ?
___ Et toi, tu vas où ?
Père : Je dois y retourner, sinon ils finiront par nous retrouver parce qu'ils ne lâcheront pas l'affaire.
____ Mais tu es déjà ici, alors pourquoi tu y retournes ?
Père : Parce que votre mère m'a vu prendre par ici, et si je ne retourne pas, elle les conduira directement à cette chambre et découvrira notre passage secret...
Il prend une pause.
Père : (continuant) Je ne veux pas qu'il vous arrive quoi que ce soit, donc je dois retourner pour vous protéger. En plus, je suis fier de vous avoir eus, vous êtes ma fierté, et même mort, je serai toujours avec vous. Prends soin de ton frère et de tes sœurs, je sais que tu y arriveras. Je vous aime...
Il nous fait des bises puis s'en va ; moi, je regarde mes sœurs et mon frère puis leur propose un jeu parce que je dois y retourner...
___ Écoutez, on va jouer à un jeu : celui qui arrivera à ne pas parler malgré ce qu'il entendra jusqu'au lendemain aura beaucoup de bonbons et des chocolats. Alors, qui est partant ?
___ Moi.
___ Moi aussi.
____ Parfait, vous êtes tous partants. Maintenant, le jeu a commencé, j'arrive, d'accord ?
Ils hochent la tête, puis je rejoins la maison. À peine referme-t-on la porte derrière moi que j'entends leur conversation...
Mère : Mais chéri, où étais-tu passé ?
Père : Je cherchais les enfants, mais je ne les vois nulle part.
Elle : Comment ça ?
Père : Je sais pas, tu ne les as pas vus ?
Elle : Non, c'est bizarre, mais bon, viens, nous avons des étrangers...
Ils s'en vont, puis des minutes après, j'entendais les cris de mon père. J'avais enlevé mes chaussures et j'étais pieds nus.
Inconnu : Où est l'or ?
Père : Quel or ? J'ignore de quoi vous parlez...
Inconnu : Fouillez-moi la maison (s'adressant à ces hommes).
Avant de se concentrer sur mon père...
Inconnu : Tu veux jouer à ça ? Ta femme nous a tout dit.
Père regarde mère qui souriait.
Elle : Surpris, n'est-ce pas ?
Père : Pourquoi ? Je t'ai pourtant tout donné, mon amour, et de magnifiques enfants.
Elle se met à rire comme une folle.
Elle : Je rêve ou quoi ? Tu ne m'as rien donné du tout, j'étais en mission dans votre famille, ta sœur disait vrai, mais tu n'avais pas confiance en elle, la pauvre, tu l'as mise à la porte sans l'écouter. Nous, on ne voulait que votre argent, mais toi, toi tu as été une perte de temps. Comment as-tu cru une seconde que quitter la richesse, tout ton héritage, me donnerait du bonheur ?
___ Mais je travaillais et on ne manquait de rien, je m'assurais que tu aies tout ce que tu désirais, alors dis-moi mon tort.
Elle : Tu as fauté le jour où tu t'es fait renier par ta famille, le jour où tu as perdu ton héritage. Tout ce que je voulais, c'était les dépouiller comme on le faisait avec la plupart de mes autres maris. Je n'avais pas besoin de ces gosses inutiles qui me font perdre du temps et qui ont déformé mon corps...
Père : Tu n'es qu'une diablesse incarnée en humain.
Elle : Hooo ça ? Je le suis, on m'appelle la diablesse ou la reina, à toi de voir le nom qui te plait.
Inconnu : Assez parler. Maintenant que tu es au courant de tout, dis-nous où se trouve l'or que tu as ramené de la mine...
Père : Allez vous faire foutre.
Inconnu : Mes hommes finiront par trouver, ou peut-être quand tes gosses en seront mêlés, tu nous le diras.Les deux rigolent quand...
1er homme : Boss, on n'a rien trouvé.
Inconnu : Comment ça ? Et les gosses ?
2e : Pas de gosse, pas d'or, on n'a rien trouvé, on dirait qu'ils ne sont que deux ici...
Elle : Quoi ? Non, les enfants étaient ici tout à l'heure, et puis tu m'as même dit que tu les cherchais, n'est-ce pas ?
Père : Oui, oui, je l'ai dit.
Elle : Et où sont-ils ?
Père : Dans vos culs de traite.
Boummm (coup de feu), il venait de tirer sur papa...
Père : Aïeeee ! ! ! Tuez-moi, car vous n'aurez ni l'or ni les enfants.
Inconnu : Donnes-nous l'or et on te laisse la vie sauve.
Mais il savait que c'était du pur mensonge...
Père : Allez au diable...
Elle : Mais l'or ne peut pas disparaître ainsi, tu as bien vu la photo que je t'ai faite, n'est-ce pas ?
Père : Vous êtes pathétiques...
Elle : Tu accepterais de mourir juste pour de l'or ?
Père : Non, pas pour de l'or, mais pour mes enfants, pour l'amour que je leur porte, chose que tu ne connaîtras jamais, vu que tu n'as pas de cœur...
Inconnu : Tu mourras et on finira par les trouver...
Père : Ça, j'en doute fortement et je vous souhaite bonne chance, parce que si jamais vous n'arrivez pas à mettre la main sur Abdoul Cheikh Ben Mourad, vous êtes cuit, et même l'enfer vous rejettera, parce que mon fils me vengera, soyez-en sûr...
Telles étaient les dernières paroles de mon père avant qu'il ne soit arrosé de balles...Et depuis ce jour, je me suis fait la promesse de le venger. Puis, à mes 16 ans, j'ai tué cet homme qui a arrosé mon père de balles. Je l'ai kidnappé, torturé, et étant vivant, j'ai d'abord coupé ses doigts avant que tous les membres de son corps ne suivent. Ces cris de peur et de douleur me donnent une joie immense.
Oui, je suis content, il crie, pleure puis finit par se chier dessus, il me supplie en pleurant comme un gosse et je continuais encore et encore jusqu'à percer ces deux yeux avant de couper sa tête, que j'emballe dans un carton pour envoyer à son boss, parce que celui qui avait tué mon père n'est que le bras droit, et j'étais là dans un coin pour voir la tête qu'il fera lorsqu'il verra ma surprise et j'en étais plus que fier...
Aujourd'hui, j'ai 25 ans et je crois que l'heure de la revanche complète a sonné.Je suis Abdoul Chérif Cheick. Ben Khalid Mourad et voici mon histoire.
Chapitre 3
#La belle qui tue la bête
#L'imagination mon monde
#Auteure : O.M.F.
Assis tranquillement, sirotant mon verre, j'attends impatiemment les nouvelles sur la mission que j'ai confiée à mes hommes. Tout a changé ici, à Los Angeles, ce n'est plus comme avant lorsque mes frères et moi sommes partis, et aujourd'hui je ne suis plus ce garçon, loin de là, je suis un homme, un vrai avec un grand H...
Nous sommes arrivés il y a une semaine. Mon frère et ma sœur ont refusé de rester chez notre tante, ils sont plus habitués à moi, surtout la petite dernière, ma sœur qui est tout le temps accroché à moi, on dirait une pot de colle, Oumou Khoultoum, elle est au Canada pour les études...
Hafiz et Noor refusent de me quitter, je regarde l'heure et me rends compte qu'il est l'heure de la sortie des classes, et voilà Noor qui arrive de l'école en mine surement en colère parce que je ne suis pas allé la chercher. Mdrrrrrrrrrrrrr.Elle s'appelle Noor Cheick Khalid Ben Mourad, nous sommes un mélange d'Arabes et de blanches, d'où ce nom et notre peau...
Elle : (mine boudeuse) Bonsoir !
___ La plus belle de toutes...
Elle : Je t'interdis de me flatter. Pourquoi tu n'es pas venu me chercher ?
_____ J'avais des choses à faire.
Elle : Plus importante que moi ?
_____(la prenant dans mes bras) Non, toi aussi, on vient d'aménager et je devais donner des consignes aux travailleurs pour qu'ils aménagent la maison à votre goût.
Elle : (contente) Ah, c'est vrai ? Ce n'est pas parce que tu en as marre de moi ?
____ Mais non, princesse, je n'aurai jamais marre de toi, de vous, vous êtes ma famille et je vous aime beaucoup...
Elle : Je le sais et on t'aime aussi, mais pourquoi sommes-nous ici ? Je veux dire, on était pourtant bien à Miami...
___ Tu te rappelles de l'histoire que j'ai eu à vous raconter ?
Elle : La trahison de cette femme et la mort de papa à cause de l'or ?
- Oui, il est temps que ces gens paient pour tout le mal qu'ils nous ont fait, et ça, je m'en assurerai personnellement...
Elle : OK...Tâche de faire attention, tu es tout pour nous et surtout, tu dois rester en vie...
____ J'ai compris.
Elle : Hooo, pas comme ça, tu dois me le promettre...
____ D'accord, petite fée, je te le promets. Il est où, ton frère ?
Elle : Au-dehors, il discute avec Soulé, Zoul et Razack...
Elle n'a même pas fini qu'ils entrent tous, mon frère Abdoul Hafiz Cheick. Khalid Ben Mourad vient me faire un câlin...
____Comment tu vas, champion ?
Lui : Je vais bien, frère, et toi ?
____ Je vais bien.
Noor : J'ai faim, moi. Hafiz, tu me cherches de quoi manger ?
Hafiz : Suis-je ton boy ?Noor : Non, t'es mon frère...Hafiz : Wesh ! J'ai pas ce temps, moi.
Noor : PAPAAAAA ! !
Haaaa oui, j'avais oublié de vous dire que cette folle m'appelle ainsi parfois alors qu'on a juste une différence de 6 ans....
____ T'inquiète pas, princesse, j'ai déjà fait à manger, c'est dans la cuisine, tu peux aller t'en servir...
Il y avait Zoul qui affichait un sourire qui m'annonce qu'il sortira des bêtises de sa bouche.
Zoul : Moi aussi ?
____ Même pas en rêve, bro, je suis ton con, moi ?
Soulé : La vie de ma mère, tu ne t'aimes pas.
Zoul : C'est bon, je blaguais juste...
Razack et Soulé : Mdrrrrrrrrrrrrr, miskine, le gars, il a peur...
Zoul : Vous aussi, n'oublions pas qui il est, l'Alfa, le chef de la Mafia détenant tout Los Angeles ainsi que plusieurs territoires, je ne veux pas mourir cadeau, moi.
Les autres : Mdrrrrrrrrrrrrr (rire).
Noor : Mdrrrrrrrrrrrrr, mais il est quand même gentil.
Zoul : Avec toi oui, car tu es son bébé.
Noor : N'importe quoi, j'ai 19 ans, moi. Bref, si je finis, je peux aller jouer au tennis ?
____ Avec Hafiz, oui, je vous l'accorde.
Hafiz : J'ai jamais dit que je voulais en jouer...
____ Et moi, je te dis que tu dois l'aider, ou tu veux que je me répète ?
Hafiz : Non, pas la peine de devenir l'Alfa avec nous...
Héééé oui, mes frères savent tout de moi sauf Oumou. Ils ne me jugent pas et, au contraire, ils sont fiers de moi...
____ Bref, laissez-nous. Encore une chose : tante arrive bientôt, alors apprêtez vos affaires, car vous partez avec elle... Et autre chose, il parait qu'il y a un dîner de famille chez les Ben Mourad, alors soyez prêts...
Hafiz : Moi, je déteste ce dîner, et tu le sais, je préfère dormir que de m'y rendre...
_____ On n'a pas le choix, on le fera pour tante Mariame, elle a trop souffert pour nous, alors mettez de l'eau dans vos vins...
Noor : Moi, je suis prête à faire ce sacrifice...
Je hoche la tête et elle monte poser son sac, Hafiz fait de même et il ne restait que mes hommes et moi...
___ Alors ?
Soule : La vente est finalisée...
____ À combien ?
Zoul : 7000 €
____ OK, et concernant les armes ?
Razack : Nous avons eu 100 conteneurs d'armes à feu...
___ Super alors...
Eux : Ouais, trop cool.
Zoul se lève, suivie de Soulé...
Zoul : Si c'est tout, moi je me barre, les gars, j'ai un sommeil à rattraper...
Soulé : Je te suis...
Zoul : OK.
Les deux s'en vont et Razack me fixe...
_____ Accouche ! !
Razack : Je suis pas une femme...
___ J'ai mieux à faire, alors parle.
Razack : Es-tu sûr d'aller à ce dîner ?
_____ Pour elle, je ferai tout.
Razack : Je le sais et elle mérite, mais il s'agit quand même des personnes qui ont abandonné votre père au moment où il avait le plus besoin d'eux...
____ Je le sais, et crois-moi, ce n'est pas la première fois que je participe à un dîner de famille, donc reste tranquille...
Razack : Si tu le dis...
_____ Alors, tu as les infos que je t'ai demandées concernant la fille ?
Razack : Oui, elle s'appelle Fatimah bintou zahra SOUMAH, orpheline de père, elle vit avec sa mère et ces petits frères jumeaux, sa mère est infirmière et elle s'appelle Zeynab Diop Soumah, elle est diplômée en stylisme depuis deux ans et maintenant elle travaille dans un atelier un peu reconnu juste pour s'assurer d'aider sa mère avec les frais scolaires de ces frères...Putain, j'aime pas du tout ça, pas du tout...
____ Côté sentiment ?
Razack : Elle n'a personne dans sa vie, elle est sortie avec plus de trois personnes en 7 ans, mais le plus bizarre, c'est que ces relations n'ont jamais duré. C'est une fille propre, gars, son seul souci, c'est sa famille...
- Oui, mais elle ne doit pas vivre, et tu le sais...
Il souffle, passant ses mains sur son visage.
Razack : Je le sais, mais tu peux faire exception, non, s'il te plaît !
Il me demande quoi comme ça lui ?
____Es-tu conscient qu'elle a vu mon visage ?
Razack : Oui, je le sais, mais c'est la meilleure amie de ma sœur...
____ Et ? ? Tu veux quand même que je la laisse en vie.
Razack : S'il te plaît.
____ Wallah, tu n'es pas normal, toi.
Razack : C'est elle qui s'occupe de ces frères jumeaux et elle est celle qui aide aussi sa mère, qui est d'ailleurs la meilleure amie de ma mère...
Je réfléchis un moment, je ne sais pas quoi faire, pour lui je peux tout faire, car il est aussi mon meilleur ami et lui seul me connait réellement...
____ Bon, ok, soit elle meurt, soit j'ai un total contrôle sur elle...
Razack : J'ai une idée...
Je relève la tête pour le regarder.
____ Tu acceptes enfin que je la kidnappe et la tue ?
Razack : Non, que tu te maries avec qu'elle.
Je commence par rire comme un fou, il est con avec ces blagues à la con...
Razack : Je blague pas, Abdoul Chérif...
Je cesse de rire et le regarde.
____(criant) QUOI ?
Razack : C'est la seule solution, mec.
____ TU DÉLIRES LÀ, TU ME VOIS ME CASER AVEC UNE MEUF ?
Razack : Non, mais c'est la seule solution, réfléchis, bro, et puis tout le monde n'est pas comme cette femme qui vous a mis au monde...
Je l'ignore...
_____ Je peux aussi la buter, et tout sera terminé.
Je n'avais pas demandé qu'elle soit présente lors de cette attaque et ne parle plus jamais de cette femme en ma présence...
Razack me regardait avec une tête de chien battu.
Razack : S'il te plaît, cette petite est comme une petite sœur pour moi.
- Putain, ne me regarde pas avec cette tête, t'as gagné. Si c'est ce qu'il faut pour la contrôler, j'accepte.
Razack : Merci beaucoup, gars, tu es génial...
____ Ne me remercie pas trop, car c'est à toi de lui en parler...
Lui : Quoi ?
_____ C'est ça ou elle meurt...
Lui : C'est bon, je lui en parlerai...
_____ Comme si tu avais le choix.
_____ Bon, je monte me préparer pour ce fameux dîner que j'ai en horreur...
Razack : Hummm, je te plains vraiment.
_____ Je pourrais aussi toutes les butées sans exception.
Razack : Oui, mais sauf que tu ne le feras pas à cause de votre tante Mariame...
- Ouais, juste à cause d'elle...
Je monte prendre ma douche. Vous vous demandez surement qui est cette fille dont on parle, et bien c'est une fouine qui met son nez partout qui s'est retrouvée dans un mauvais endroit et au mauvais moment.