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L'Odeur de la Revanche

L'Odeur de la Revanche

Auteur:: Felix Drake
Genre: Romance
L'odeur âcre de l'éther me rappelait le labo de mon sous-sol, mon monde. C'est là que Juliette, mon épouse, est entrée, parfaite dans sa robe de créateur, son parfum, l'un de mes propres chefs-d'œuvre, masquant l'air vicié. Sans un mot, elle a posé les papiers du divorce sur ma table. « Signe ça, Alan. C'est juste pour calmer Brandon. Tu sais que c'est toi que j'aime. » Dans ma vie d'avant, j'avais cru à ce mensonge. J'avais supplié, puis j'étais mort, asphyxié par mes propres produits chimiques dans mon désespoir. Mais aujourd'hui, je me suis réveillé. C'était le lendemain du jour où elle m'avait présenté ces mêmes papiers, et cette fois, la tristesse avait fait place à une froide détermination. J'ai signé, son acceptation rapide la laissant surprise, puis vite ragaillardie. Elle a claqué la porte en partant, me laissant réaliser que j'avais tout sacrifié pour cette femme qui se moquait de ma survie, qui me laissait mourir de faim en prétendant m'envoyer de l'argent. Cet argent que son amant, Brandon, un stagiaire en marketing, détournait pour s'offrir une vie de luxe. J'ai enfin compris, en la regardant s'éloigner, que ce n'était plus la femme que j'aimais, mais l'architecte de ma misère. Un plan glacial s'est formé dans mon esprit. Cette fois, elle et ses complices allaient payer. Le jeu venait de commencer.

Introduction

L'odeur âcre de l'éther me rappelait le labo de mon sous-sol, mon monde.

C'est là que Juliette, mon épouse, est entrée, parfaite dans sa robe de créateur, son parfum, l'un de mes propres chefs-d'œuvre, masquant l'air vicié.

Sans un mot, elle a posé les papiers du divorce sur ma table.

« Signe ça, Alan. C'est juste pour calmer Brandon. Tu sais que c'est toi que j'aime. »

Dans ma vie d'avant, j'avais cru à ce mensonge.

J'avais supplié, puis j'étais mort, asphyxié par mes propres produits chimiques dans mon désespoir.

Mais aujourd'hui, je me suis réveillé.

C'était le lendemain du jour où elle m'avait présenté ces mêmes papiers, et cette fois, la tristesse avait fait place à une froide détermination.

J'ai signé, son acceptation rapide la laissant surprise, puis vite ragaillardie.

Elle a claqué la porte en partant, me laissant réaliser que j'avais tout sacrifié pour cette femme qui se moquait de ma survie, qui me laissait mourir de faim en prétendant m'envoyer de l'argent.

Cet argent que son amant, Brandon, un stagiaire en marketing, détournait pour s'offrir une vie de luxe.

J'ai enfin compris, en la regardant s'éloigner, que ce n'était plus la femme que j'aimais, mais l'architecte de ma misère.

Un plan glacial s'est formé dans mon esprit.

Cette fois, elle et ses complices allaient payer.

Le jeu venait de commencer.

Chapitre 1

L'odeur âcre de l'éther flottait encore dans l'air, se mêlant à la senteur humide de la terre après la pluie qui s'infiltrait par la fenêtre du sous-sol. C'est là que Juliette m'a trouvé, au milieu de mes flacons et de mes matières premières, dans le laboratoire que j'avais construit de mes propres mains.

Elle portait une robe de créateur qui semblait déplacée dans ce décor misérable, son parfum coûteux, l'un de mes propres chefs-d'œuvre, se battant contre les odeurs chimiques de mon espace de travail.

Sans un mot, elle a posé des papiers sur ma table de travail.

Les papiers du divorce.

« Signe ça, Alan. »

Sa voix était calme, presque détachée.

« Brandon est contrarié. Il a besoin de voir que je suis sérieuse à propos de nous. C'est juste pour le calmer. Une fois qu'il sera rassuré, on annulera tout. Tu sais que c'est toi que j'aime. »

Dans ma vie précédente, j'avais cru à ce mensonge. J'avais crié, j'avais déchiré les papiers, et dans mon désespoir, j'avais renversé un flacon de produits chimiques. L'inhalation des vapeurs m'avait tué sur le coup.

Mais aujourd'hui, je me suis réveillé. C'était le lendemain du jour où elle m'avait présenté ces mêmes papiers. La douleur, le désespoir, la trahison... tout était encore frais dans ma mémoire. Mais la tristesse avait disparu, remplacée par un froid glacial.

J'ai pris les papiers, mon visage sans expression.

« D'accord. »

Juliette a semblé surprise par mon acceptation rapide, mais elle a vite retrouvé son assurance.

« Bien. Je savais que tu comprendrais. Je reviendrai te chercher bientôt. »

Elle s'est retournée pour partir, ses talons hauts claquant sur le sol en béton.

Je l'ai regardée s'éloigner, la femme pour qui j'avais tout sacrifié. J'avais abandonné ma propre carrière, travaillant dans ce sous-sol mal ventilé de notre petit appartement à Grasse pour développer les formules qui avaient fait sa fortune. Tous nos fonds étaient allés à la construction de sa marque à Paris, pendant que je vivais comme un reclus.

Elle était la femme que j'avais rencontrée à l'Université de Montpellier. J'étais le génie tranquille de la chimie, elle était l'ambitieuse étudiante en commerce qui m'avait poursuivi sans relâche. Elle disait qu'elle voyait mon talent, qu'ensemble nous pourrions conquérir le monde.

Maintenant, elle avait conquis le monde. Mais pas avec moi.

Je me suis levé, j'ai pris mon vieux manteau et j'ai suivi son chemin. Cette fois, les choses seraient différentes.

Chapitre 2

Le train pour Paris était lent et bondé. Je n'avais pas quitté Grasse depuis des années. L'air de la capitale me semblait étranger, saturé d'une énergie qui contrastait violemment avec mon existence recluse.

Je me suis dirigé directement vers la Place Vendôme, où se trouvait le siège de l'entreprise de Juliette. L'immeuble était magnifique, un symbole de la richesse et du succès qu'elle avait obtenus grâce à mes créations. Le portier m'a regardé de haut en bas, mon apparence débraillée jurant avec le luxe environnant.

J'ai donné mon nom. Alan Larson. Le mari de la fondatrice. Le portier a semblé sceptique, mais a passé un appel. Quelques minutes plus tard, une assistante est venue me chercher, me conduisant à travers des couloirs luxueux jusqu'au bureau de Juliette.

La porte était entrouverte. J'ai entendu des rires. La voix de Juliette, claire et assurée.

« Bien sûr qu'Alan est mon seul véritable amour. C'est mon roc, mon génie. »

Mon cœur a eu un soubresaut. Un instant, un espoir stupide a refait surface.

Puis, j'ai entendu la voix d'un jeune homme, pleine d'une fausse tristesse.

« Alors pourquoi tu ne veux pas divorcer pour de bon ? Tu dis que tu m'aimes, mais tu restes mariée à lui. »

C'était Brandon Clarke, le jeune stagiaire en marketing qu'elle avait engagé.

« Oh, mon petit loup, ne sois pas bête, » a roucoulé Juliette. « Alan est... un peu provincial. Il n'est plus très excitant, tu sais. C'est une âme simple. Je le soutiens par pitié, c'est tout. C'est toi, mon amour, qui es mon égal, mon avenir. »

Les rires de ses amis ont rempli la pièce.

La rage m'a envahi, une vague brûlante qui a chassé le froid de mon cœur. J'ai poussé la porte.

Le silence est tombé. Tous les regards se sont tournés vers moi. Juliette, Brandon, et deux autres personnes que je ne connaissais pas. Le contraste était brutal. Brandon portait un costume de marque impeccable, ses cheveux parfaitement coiffés. J'étais là, dans mes vêtements usés, mes cheveux en désordre, l'odeur de mon laboratoire encore accrochée à moi.

Le visage de Juliette s'est durci. L'agacement a remplacé la surprise.

« Alan ? Qu'est-ce que tu fais ici ? »

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