Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > L'Infidélité, Point De Non-Retour
L'Infidélité, Point De Non-Retour

L'Infidélité, Point De Non-Retour

Auteur:: Delilah
Genre: Moderne
Le berceau de mon fils était vide. Son odeur de lait planait encore dans la chambre, mais Léo, mon bébé de six mois, avait disparu. Puis, une notification sur mon téléphone : une vidéo abjecte de moi, Amélie Dubois, en pleine infidélité, avec un homme dont je n'avais aucun souvenir. Avant même de comprendre, un message glaçant est apparu : « Si tu veux revoir ton fils, tu feras exactement ce qu'on te dit. » Mon monde s'est effondré. Mon mari, Antoine, architecte influent, n'a montré aucune émotion, jetant des papiers de divorce devant moi. « J'ai vu la vidéo, Amélie. C'est fini. » Mon propre père m'a reniée, ma réputation était en lambeaux, la police me suspectait. Dans ce néant, Marc Fournier, l'ennemi juré d'Antoine, est apparu comme un sauveur. Il m'a tendu la main, m'a promis de me reconstruire et de me venger d'Antoine. J'ai épousé Marc, pensant que c'était le début de ma revanche, de ma renaissance. Mais le jour de notre mariage, le piège s'est refermé. Marc, mon "chevalier blanc", m'a avoué la vérité : Antoine, mon mari, avait tout orchestré, les vidéos, l'enlèvement de Léo, aidé par Marc. Et le coup de grâce : mon fils, mon innocent Léo, était mort. Un accident. Le sol s'est dérobé sous mes pieds, mon cœur s'est glacé. J'étais un trophée, la femme brisée d'Antoine Dubois, à genoux devant son pire ennemi. Ils pensaient m'avoir détruite. Ils avaient tort. Ce jour-là, sous mon masque de glace, une nouvelle Amélie est née. Une femme qui n'avait plus rien à perdre. Une femme avec un seul but : la vengeance.

Introduction

Le berceau de mon fils était vide.

Son odeur de lait planait encore dans la chambre, mais Léo, mon bébé de six mois, avait disparu.

Puis, une notification sur mon téléphone : une vidéo abjecte de moi, Amélie Dubois, en pleine infidélité, avec un homme dont je n'avais aucun souvenir.

Avant même de comprendre, un message glaçant est apparu : « Si tu veux revoir ton fils, tu feras exactement ce qu'on te dit. »

Mon monde s'est effondré.

Mon mari, Antoine, architecte influent, n'a montré aucune émotion, jetant des papiers de divorce devant moi.

« J'ai vu la vidéo, Amélie. C'est fini. »

Mon propre père m'a reniée, ma réputation était en lambeaux, la police me suspectait.

Dans ce néant, Marc Fournier, l'ennemi juré d'Antoine, est apparu comme un sauveur.

Il m'a tendu la main, m'a promis de me reconstruire et de me venger d'Antoine.

J'ai épousé Marc, pensant que c'était le début de ma revanche, de ma renaissance.

Mais le jour de notre mariage, le piège s'est refermé.

Marc, mon "chevalier blanc", m'a avoué la vérité : Antoine, mon mari, avait tout orchestré, les vidéos, l'enlèvement de Léo, aidé par Marc.

Et le coup de grâce : mon fils, mon innocent Léo, était mort. Un accident.

Le sol s'est dérobé sous mes pieds, mon cœur s'est glacé.

J'étais un trophée, la femme brisée d'Antoine Dubois, à genoux devant son pire ennemi.

Ils pensaient m'avoir détruite.

Ils avaient tort.

Ce jour-là, sous mon masque de glace, une nouvelle Amélie est née.

Une femme qui n'avait plus rien à perdre.

Une femme avec un seul but : la vengeance.

Chapitre 1

Le berceau était vide.

Le petit drap bleu, encore imprégné de l'odeur de lait de mon fils, était froissé. Le mobile musical tournait silencieusement au-dessus du vide.

Mon cœur a cessé de battre. Un froid glacial a envahi mes membres.

« Léo ? »

Ma voix était un murmure étranglé. Je me suis précipitée hors de la chambre, le cœur battant à tout rompre contre mes côtes.

« Léo ! »

J'ai couru dans le salon, dans la cuisine, dans chaque recoin de notre grand appartement parisien. Le silence me répondait, un silence lourd, menaçant.

Antoine, mon mari, n'était pas encore rentré. Il était architecte, un nom qui comptait dans le milieu, et travaillait souvent tard.

J'ai attrapé mon téléphone pour l'appeler, les mains tremblantes. C'est là que j'ai vu la notification. Un message d'un numéro inconnu.

Il n'y avait pas de texte, juste une pièce jointe. Une vidéo.

Mon pouce a cliqué dessus, presque malgré moi. L'image était granuleuse, sombre. J'ai reconnu la chambre d'un hôtel que je ne connaissais pas.

Puis, je me suis vue.

Moi. Amélie Dubois. Sur le lit, avec un homme dont je ne voyais pas le visage. Mes mouvements étaient lascifs, mon expression vide. Je ne me souvenais de rien. Absolument rien.

La nausée m'a submergée. J'ai laissé tomber le téléphone.

Au même moment, un autre message est arrivé.

« Si tu veux revoir ton fils, tu feras exactement ce qu'on te dit. D'autres vidéos suivront. Sois sage. »

Mon monde venait de s'effondrer. Mon fils, mon petit Léo de six mois, enlevé. Utilisé comme une arme contre moi.

La porte d'entrée s'est ouverte. C'était Antoine. Il m'a regardée, allongée sur le sol, le visage baigné de larmes, et son expression est restée de marbre.

« Antoine... Léo... il a disparu... ils l'ont... »

Il ne m'a pas laissé finir. Il a posé sa mallette, a retiré son manteau avec une lenteur calculée.

« J'ai vu la vidéo, Amélie. »

Sa voix était dénuée de toute émotion. Pas de choc, pas de colère, pas d'inquiétude pour notre fils. Juste un détachement polaire.

« Comment as-tu pu ? Avec qui ? »

« Je ne sais pas ! Antoine, je te jure, je ne me souviens de rien ! Quelqu'un a enlevé Léo, ils m'ont envoyé ça... »

Il a secoué la tête, un rictus de dégoût sur les lèvres.

« C'est fini. »

Il a sorti une enveloppe de sa mallette et l'a jetée devant moi.

« Les papiers du divorce. Sophie avait raison à ton sujet. »

Sophie Leclerc. Sa collaboratrice. Une designer d'intérieur ambitieuse qui ne m'avait jamais aimée. La jalousie suintait de chacun de ses regards. C'était donc elle.

« Sophie ? Qu'est-ce qu'elle vient faire là-dedans ? Et Léo ? Notre fils ! On s'en fiche de ça ? » ai-je crié, la voix brisée.

« Ton fils, tu veux dire, » a-t-il corrigé froidement. « Ne m'appelle plus. Mon avocat te contactera. »

Il a fait demi-tour et est parti, refermant la porte sur ma vie en ruines. J'étais seule. Mon fils avait été enlevé, mon mari m'abandonnait, m'accusant d'une infidélité dont je n'avais aucun souvenir.

Les jours suivants ont été un cauchemar. Les vidéos ont fuité sur internet. Des extraits, puis des séquences plus longues. Mon nom, mon visage, étaient partout. La femme d'un architecte célèbre, une mère indigne, une débauchée.

J'ai appelé mes parents. Mon père a répondu.

« Papa, j'ai besoin d'aide... »

« Ne nous appelle plus jamais, » a-t-il dit, sa voix dure comme la pierre. « Tu as traîné notre nom dans la boue. Tu n'es plus notre fille. »

Et il a raccroché.

Le monde entier m'avait reniée. J'étais une paria. Brisée, souillée, seule. La police enquêtait sur la disparition de Léo, mais me regardait avec suspicion. Pour eux, j'étais une suspecte, pas une victime.

C'est dans ce désert de solitude qu'un homme est apparu.

Marc Fournier.

L'ennemi juré d'Antoine. Un homme d'affaires puissant, charismatique, dont la rivalité avec mon mari était de notoriété publique dans le Tout-Paris.

Il m'a trouvée dans un petit café où je me cachais des journalistes.

« Amélie Dubois, » a-t-il dit d'une voix douce. « Je sais ce qu'Antoine vous a fait. C'est un monstre. »

Il m'a offert un refuge, un appartement sécurisé où personne ne pourrait me trouver. Il a payé les meilleurs avocats, a fait taire les médias. Il était mon chevalier blanc, mon sauveur.

« Je vais vous aider à vous reconstruire, » m'a-t-il promis. « Et ensemble, nous détruirons Antoine. »

Pendant des mois, il a été mon seul soutien. Il m'écoutait pleurer la perte de Léo, il me consolait, il me redonnait espoir. J'ai commencé à dépendre de lui, à voir en lui la seule lueur dans mes ténèbres.

Un soir, il m'a fait une proposition stupéfiante.

« Épouse-moi, Amélie. »

J'étais sous le choc.

« Un mariage sera la plus grande humiliation pour Antoine. Le voir te perdre au profit de son pire ennemi. C'est la première étape de notre vengeance. Et cela te donnera la protection de mon nom. Personne n'osera plus te toucher. »

C'était fou, mais dans mon désespoir, cela avait un sens. C'était un acte de défi. Une façon de montrer au monde, et à Antoine, que je n'étais pas finie.

J'ai accepté.

Marc a organisé un mariage grandiose, une cérémonie fastueuse qui a fait la une de tous les journaux. C'était sa façon de proclamer sa victoire sur Antoine.

Le jour J est arrivé. J'étais dans une suite somptueuse, vêtue d'une robe de créateur. J'étais nerveuse, mais une partie de moi se sentait renaître. J'allais enfin tourner la page.

Marc est entré, élégant dans son costume. Il a fermé la porte derrière lui.

« Tu es magnifique, Amélie. »

Il s'est approché, son visage à quelques centimètres du mien. Son sourire était étrange.

« Tu te demandes pourquoi Antoine t'a abandonnée si facilement, n'est-ce pas ? Pourquoi il n'a même pas cherché à savoir la vérité sur ces vidéos ? »

Je l'ai regardé, confuse.

« C'est parce qu'il savait, » a-t-il murmuré, son souffle froid sur ma peau. « Il a toujours su. C'est lui qui a tout organisé. »

Le sol s'est dérobé sous mes pieds.

« Quoi ? »

« Les vidéos, l'enlèvement de ton fils... c'était son idée. Il voulait se débarrasser de toi pour épouser Sophie. Mais il ne pouvait pas le faire sans un scandale pour ruiner ta réputation. Il avait besoin de te faire passer pour une mauvaise mère, une femme infidèle. »

Chaque mot était un coup de poignard. Mon esprit refusait de comprendre.

« Et moi, » a continué Marc avec un plaisir cruel, « j'ai accepté de l'aider. Ma seule condition était de te récupérer à la fin. Te voir brisée, seule... et faire de toi mon trophée. La femme d'Antoine Dubois, à genoux devant moi. C'était la vengeance parfaite. »

Il a ri. Un rire bas, horrible.

« Ton fils ? Il n'a jamais été qu'une monnaie d'échange. Un outil pour te faire plier. Malheureusement, les choses ont mal tourné. Un accident. Il est mort, Amélie. »

Le monde est devenu noir. La douleur était si intense, si totale, qu'elle a effacé tout le reste. Mon bébé. Mon Léo. Mort. Pas un enlèvement. Un meurtre. Orchestré par son propre père.

« Maintenant, tu m'appartiens, » a dit Marc en me saisissant le bras. « Tu vas descendre cet escalier, sourire pour les photographes, et tu seras ma femme. Tu n'as plus personne. Plus rien. Tu es à moi. »

Ce jour-là, au milieu du faste de ce mariage qui devait être ma renaissance, j'ai touché le fond de l'enfer. La trahison n'était pas simple, elle était double, triple, un abîme sans fond creusé par les deux hommes que j'avais, à des titres différents, cru capables de me protéger.

Le sourire que j'ai affiché en descendant l'escalier était un masque de glace. Derrière, une nouvelle femme naissait. Une femme qui n'avait plus rien à perdre. Une femme qui n'avait plus qu'un seul but : la vengeance.

Chapitre 2

Les jours qui ont suivi le mariage étaient irréels. Je vivais dans la cage dorée de Marc, un fantôme dans une maison de luxe. Il me traitait comme un objet précieux, une œuvre d'art qu'il avait enfin acquise. Il me couvrait de cadeaux, me parlait avec une tendresse feinte qui me donnait la nausée.

« Tu es heureuse, n'est-ce pas, mon amour ? Loin de ce monstre d'Antoine. »

Je ne répondais pas. Je le regardais avec des yeux vides. Mon corps était là, mais mon esprit était ailleurs, dans un endroit sombre où je rejouais en boucle ses aveux. La mort de mon fils. La conspiration. La trahison.

Il ne semblait pas remarquer ma froideur, ou peut-être s'en délectait-il. Pour lui, mon silence était la preuve que j'étais brisée, soumise. C'était sa victoire.

Un soir, je passais devant son bureau. La porte était entrouverte. Je l'ai entendu parler au téléphone, sa voix basse et dure, si différente de celle qu'il utilisait avec moi.

« Oui, elle est complètement sous mon contrôle. Brisée. Exactement comme prévu... Non, Antoine n'aura plus jamais accès à elle. Elle est ma propriété maintenant... Assure-toi juste que Sophie reste à sa place. Je ne veux pas qu'elle vienne gâcher mon plaisir. »

Ma propriété. Ce mot a résonné en moi. Il ne me voyait pas comme une femme, mais comme une chose. Un pion dans son jeu pervers contre Antoine. La colère, une colère froide et pure, a commencé à remplacer le chagrin.

Plus tard dans la soirée, il est venu me trouver sur la terrasse. Il m'a enlacée par-derrière, posant son menton sur mon épaule.

« Je sais que c'est difficile, Amélie. Mais je t'ai sauvée. Pense à ce qu'Antoine t'aurait fait subir. Avec moi, tu es en sécurité. Tu devrais me remercier. »

Je sentais le mensonge dans chaque mot, l'égoïsme monstrueux qui l'animait. Il n'avait rien sauvé du tout. Il était le deuxième bourreau, venu achever le travail du premier.

« Merci, Marc, » ai-je murmuré, ma voix plate.

Il a souri, satisfait. Il était si arrogant, si sûr de lui, qu'il ne voyait pas la haine qui commençait à brûler dans mes yeux.

Cette nuit-là, pendant qu'il dormait, je me suis levée. J'ai utilisé l'ordinateur de son bureau, que je n'étais pas censée toucher. Mes doigts volaient sur le clavier. J'étais architecte, mais j'avais des compétences en informatique que personne ne connaissait. J'ai créé une adresse e-mail cryptée, transféré discrètement une petite somme d'argent depuis l'un de ses comptes offshore vers un nouveau compte anonyme.

Puis, j'ai envoyé un seul message à une vieille amie d'université qui vivait à l'étranger, une femme brillante et discrète qui me devait un service.

« J'ai besoin d'aide. Je dois disparaître. »

C'était la première pierre de mon plan. La première étape de ma contre-attaque. Je n'étais plus une victime passive. J'étais une stratège qui attendait son heure.

Quelques jours plus tard, Marc a annoncé que nous devions assister à un gala de charité.

« C'est notre première sortie officielle en tant que mari et femme, » a-t-il dit avec enthousiasme. « Tout le monde sera là. Y compris Antoine et Sophie. Je veux qu'ils te voient à mon bras, rayonnante. »

L'idée de les revoir me révulsait. Mais j'ai compris que c'était une opportunité. Une opportunité de recueillir des informations, d'observer mes ennemis.

« D'accord, » ai-je dit docilement.

Il m'a emmenée faire du shopping, choisissant une robe rouge sang, audacieuse et provocante.

« Je veux que tu sois le centre de l'attention, » a-t-il murmuré à mon oreille dans la boutique.

Il ne savait pas à quel point il avait raison.

Luc, l'assistant personnel de Marc, un jeune homme discret et efficace, m'a accompagnée. Contrairement à son patron, il y avait de la gentillesse dans ses yeux. En sortant de la voiture, alors que Marc était déjà entré dans la maison, Luc s'est tourné vers moi.

« Madame Fournier... vous êtes sûre que ça va ? Si vous avez besoin de quoi que ce soit... n'importe quoi... »

Son inquiétude était sincère. Il avait dû voir la tristesse dans mes yeux, le vide derrière mon sourire forcé.

« Merci, Luc. Je vais bien, » ai-je répondu, lui offrant un vrai, mais bref, sourire.

Ce bref échange m'a donné une idée. Peut-être que je n'étais pas complètement seule dans cette maison. Peut-être y avait-il un allié potentiel là où je m'y attendais le moins.

La nuit du gala, en enfilant la robe rouge, je me suis regardée dans le miroir. Je ne reconnaissais pas la femme qui me faisait face. Ses yeux n'étaient plus ceux d'Amélie, la jeune architecte naïve. C'étaient les yeux d'une prédatrice.

Marc est entré et a sifflé d'admiration.

« Parfait. Tu es une arme ce soir, Amélie. Et tu es dirigée contre Antoine. »

J'ai souri.

« Je suis prête. »

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022