J'ai commencé les classes dans cette nouvelle école qui m'a plu dès le premier jour. Le matin, je me fais accompagner par Philippe et le soir il vient me chercher où alors je rentre toute seule en taxi dépôt. Grand père Thomas a exigé que je prenne toujours le dépôt comme quoi je ne suis pas L'enfant de n'importe qui. Il est vrai que leur niveau de vie est complètement au dessus du mien et même au dessus de la vie que j'ai mené chez ma tante. J'ai des restrictions, des interdictions, quelques autorisations selon l'urgence et l'humeur des grands parents et j'en passe.
Je ne suis pas contre ses restrictions puisque cela va me permettre de me concentrer sur les cours. A l'école, mes camarades de classe savent déjà que je suis la petite fille du célèbre homme d'affaires NGANDEU. Certains me lèche les bottes et d'autres me combattent comme si c'était moi la responsable de la fortune de mes grands-parents. L'argent ne m'a jamais vraiment impressionné. Même si ma grand mère vivait dans un trou je serais restée avec elle, parce que mon but était d'être aux côtés d'un parent de ma mère que je n'ai pas connu. Son argent ne me rend pas insolente ni arrogante. J'en ai énormément venant d'elle et de son mari mais je ne m'en vante pas. Cette année je n'aimerais pas avoir de copine ni de copain, je dois rester focus sur mon examen et l'avoir. Je dois montrer à mon père que je ne suis pas venue ici m'amuser ou uniquement bouffer les fonds de ma grand mère. Je suis venue étudier et je compte bien sortir de cette maison avec mes diplômes. Peut être après ça il pourra me parler. Il y a quelques jours j'ai fait faire la visite de la propriété à Sheila via un appel vidéo, elle a été émerveillé par la splendeur des lieux, et n'a pas hésité à solliciter un séjour avec moi. J'en parlerai avec grand père Thomas ou ma grand-mère pour avoir son approbation. Depuis que le mari de ma grand mère a voyagé, il n'est pas revenu. Maria m'a informé qu'il a l'habitude de se déplacer et de faire des semaines à l'extérieur pour des affaires. De même, je vois difficilement ma grand mère soit elle est en train de partir lorsque je suis à l'école, soit elle est endormie lorsque je suis à la maison. On parle rarement et à chaque fois que j'ai l'occasion d'en savoir plus sur ma mère, elle change de sujet. Je ne sais pas pourquoi elle évite de me parler d'elle.
Assise dans mon petit salon dans ma chambre, je révise mes cours. Bientôt les fêtes de fin d'année et je ne sais pas encore comment ça se passe ici. Ma porte tambourine. J'invite la personne à entrer, c'est mon grand père il est de retour. Je me lève et va l'embrasser il me tend un paquet que je prend.
_ Oh merci qu'est ce que c'est ?
_ Je me suis dit que tu avais besoin d'un autre téléphone. J'ai vu que c'était cassé dernièrement.
_ OH tu m'as gâté la. Waouh en plus le dernier modèle de la marque. Je suis super contente merci grand père Tom.
_ Je t'en prie ca me fait plaisir.
_ Mais il ne fallait pas te gêner, mon téléphone donne encore bien hein.
_ Pour le moment après ça va te lâcher l'écran est déjà foutu il ne tardera pas à couler. En plus c'est pas esthétique de voir une jeune fille sortir de chez monsieur NGANDEU avec le téléphone fissuré.
_ hahahahahaha d'accord si tu le dis, c'est vraiment gentil merci. Tu me gâte trop.
_ hahahaha c'est normal. Ça va à l'école ?
_ Oui tout va bien j'ai de bonnes notes.
_ Bonne nouvelle alors. Je n'aime pas les échoués tu as intérêt à avoir ton examen et je t'ai dis si tu as des difficultés tu m'en parles, on te cherche un répétiteur.
_. Non ça va je m'en sors très bien. C'était comment Paris. Ah la belle ville de Paris que je vois souvent à la télé. J'ai tellement envie d'y aller.
_ Ton vœu sera réalisé commence par obtenir tes diplômes et le reste viendra. Sinon tout s'est bien passé. Les affaires avancent, les investisseurs sont au taquet, les partenaires aussi, on renouvelle les contrats.
_ OK c'est super.
_ Je te laisse étudier, je vais me reposer, je suis bien fatigué
Il est sorti de ma chambre et je me suis précipitée vers la table pour sortir le téléphone de son emballage. Waouh c'est le même que les stars utilisent mais comment vais-je faire pour l'utiliser je ne sais même pas comment l'allumer. Je souris face à cette scène parce que je suis en train de me traiter de villageoise. Oui je le suis je l'accepte. J'ai le téléphone des stars, il y'a de quoi se vanter un peu. Je crois que je vais changer la glace de mon téléphone brisé pour une nouvelle et je l'envoie à mon petit frère, c'est le seul à la maison qui n'a pas de téléphone. Je sais que ça causerait des conflits avec ma mère et Doriane, tant pis, il saura comment gérer. Grand père Thomas est vraiment un homme sympa je comprends pourquoi ma grand mère est tombée sur son charme à l'époque.
Nous nous sommes retrouvés à table le soir pour dîner. C'est ainsi lorsque le chef de la maison est présent or à son absence, je me retrouve seule à table parfois à la cuisine avec Maria. Les deux discutent des affaires, je ne comprends pas grand chose mais je souris constamment. Je crois qu'il est préférable de dire à ma grand mère que son mari m'a apporté un téléphone. Je me rappelle lorsque j'étais chez ma tante elle n'était pas contente du fait que je me taisais face aux cadeaux de son mari. Et moi qui croyais qu'elle était jalouse or c'est de la politesse. Tout ça parce que je voulais impressionner un homme qui n'en valait pas la peine. Après le repas, elle s'est assise au salon pour boire sa tisane comme presque tous les soirs. Je suis venue lui tenir compagnie.
_ Ça va grand mère.
_ Ah oui ça va et toi ?
_ Très bien. Grand père Thomas m'a gardé un téléphone portable.
_ Oui je sais il me l'a dit. Ça te plaît ?
_ Oui c'est du lourd grand mère il a pris la marque la plus convoitée j'aime beaucoup.
_ Tant mieux. Tu pourras changer avec ton vieux téléphone.
_ Ce n'est pas si vieux que ça grand mère, ça fait à peine un an que je l'ai.
_ Oui mais c'est vieux et pas digne de toi. Tu dois ressembler à la petite fille de Catherine que je suis. Je t'emmènerai faire du shopping ce weekend. On ira dans une boutique de luxe, tu verras que tu trouveras ton compte. Je vais te prendre des vêtements classes mais pas sexy, je n'aime pas voir le corps d'une Jeune fille exposé tu comprends.
_ Oui grand mère.
Je ne pouvais rien refuser à ma grand mère, elle voulait tant que je lui ressemble. Ça se voyait qu'elle adorait le luxe tout ce qu'elle portait n'était pas donné. Je ne voulais pas qu'elle me transforme en cette personne qui attache un amour fou pour les choses de valeur. Je ne voulais pas lui ressembler mais j'acceptais ses cadeaux, son argent qu'elle me versait comme si j'en avais besoin. J'acceptais tout ce qu'elle me proposait pour lui faire plaisir. Ça lui arrivait de me réprimander si je portais un vêtement de bas étage, elle me forçait à le changer rapidement et ceci lorsqu'elle devait recevoir ses invités, je me devais d'être sur mon 31. Le luxe n'est pas si mauvais que ça mais en abondance, il peut transformer négativement une personne. J'espère que ça ne sera pas le cas chez moi.
Pour ce premier trimestre j'avais bien travaillé et j'étais fière de moi. Je passais les congés avec Maria soit à la maison ou chez elle derrière la concession. C'est l'unique personne avec qui je discute car je ne peux pas toujours compter sur ma grand mère qui n'est presque pas là. Nous préparons les fêtes de fin d'année. Ma grand mère a accepté que Sheila vienne passer deux jours avec moi. C'est ce jour qu'elle arrive je suis allée avec Philippe la récupérer à l'agence. Nous nous sommes embrassés longuement. Même si nous parlions tous les jours au téléphone, on ne s'était plus vu depuis des mois. Je l'ai ramené à la maison dans ma chambre. Sa réaction était celle que j'attendais.
_ La petite princesse est dans un châlet ou château je ne sais plus quoi.
_ Fait comme chez toi ma belle.
_ c'est vraiment très beau ici. Nous allons prendre des photos dans le jardin avec ton nouveau téléphone, je vais dire aux gens que j'étais en mbeng.
_ hahahahahaha tu es folle. On va je te fais la visite.
_ Tes grands parents sont là ?
_ non ils sont à une réception un truc comme ça. Allez viens on a toute la maison à nous seules.
Ça me faisait tellement plaisir d'être avec ma meilleure amie. Une personne avec qui je pouvais me confier, une amie, une sœur que je n'ai pas eu. Oui Sheila représentait beaucoup pour moi elle n'avait pas l'air de le savoir. Malgré qu'elle a de la famille dans la ville, elle a préféré venir chez moi passer quelque jours, c'est une bonne action que J'apprécie énormément. Nous nous sommes amusées comme des folles. Voyant mes grands parents satisfaits de la présence de Sheila, ils ont accepté qu'elle prolonge son séjour. C'est ensemble que nous avons fait des décorations à la maison et le soir nous avons allumé les guirlandes. Tout était parfait. La maison brille de mille feux. Les fêtes seront belles. Allongées dans la chambre on se raconte des blagues. On cogne à la porte mon grand père entre.
_ Bonsoir les filles j'espère que je ne vous dérange pas.
_ Mais non grand père tu es toujours la bienvenue sauf que tu ne peux pas comprendre ce qu'on se dit c'est typiquement pour les femmes.
_ hahahaha je m'en doutais bien. Ça va Sheila ?
_ oui Monsieur je vais très bien. J'adore votre maison, dommage que je doive rentrer pour passer les fêtes en famille.
_ Ah oui dommage ça aurait été bien de tenir compagnie à Alexe elle se sent souvent seule ici.. j'ai pensé que vous aviez des trucs à acheter pour les fêtes. Vous aimez bien qu'on vous donne l'argent des fêtes hein les filles.
_ hihihihihihi ce n'est pas de refus hein grand père.
_ j'en étais sûr.
Il a sorti une enveloppe de sa veste et me l'a donné.
_ Vous vous rendez belle, vous achetez des tenues n'importe quoi.
_ OK merci grand père.
_ Merci monsieur.
_ Je vous en prie. Je vous laisse papoter.
Il est sorti de la chambre et j'ai ouvert l'enveloppe pour en sortir des billets.
_ Mince Alexe ton grand père est large. Tout ça seulement pour nous.
_ Tu comprends pourquoi je dis que je suis étouffée par les sous. Heureusement que je reste humble.
_ hahahaha ah oui c'est important. Qu'est ce qu'on va faire avec tout ça.
_ Personnellement je n'ai pas besoin de vêtements, ma grand mère m'en achète tout le temps. Tu pourras faire le shopping si tu veux. Acheter des cadeaux pour ta famille ça dépend de toi.
_ ok6 on verra ça demain.
_ Je vais envoyer un peu d'argent à ma mère. Je ne peux pas envoyer à mon père, il ne prendra pas. Sa femme n'a pas de problème elle prend tout.
_ hahahaha dis moi Alexe tu crois que ton grand père n'a pas de maîtresse ?
_ Hein ? Pourquoi tu me demande ça, il t'intéresse ?
_ Mais non ne soit pas bête je le dis parce que ta grand mère est déjà vieille et lui est jeune tu crois qu'ils font encore les bêtises ?
_ hahahahahaha je n'ai vraiment aucune idée. Ils s'aiment beaucoup, ils se respectent mutuellement c'est tout ce que je vois. Maintenant s'il a une maîtresse je n'en sais rien.
Ma copine a soulevé un sujet qui m'avait déjà fait réfléchir une fois. Depuis le temps que dure leur mariage il n'y a pas eu un enfant, du moins je crois. Seule ma mère est venue en mariage avec ma mère et son mari n'en avait pas. Jusqu'à aujourd'hui elle n'a plus accouché. Est ce un choix ? Ou alors elle ne pouvait pas lui en donner ? Ou bien c'est lui qui est infertile ? Sinon quel homme fortuné va se marier et ne pas produire des enfants ? Mon grand père n'a-t-il pas besoin d'hériter ? Je refoule mes interrogations pour moi même. Je ne peux pas ouvrir un tel sujet aussi sensible devant ma grand mère ou devant son mari. Ça ne me regarde pas. Je continue de profiter de la présence de ma copine. Nous étions faire du shopping en passant par le restaurant et la piscine. C'était la totale. Elle pourra dire qu'elle a passé un excellent séjour chez moi. Et je remercie les grand parents qui l'ont très bien accueillis. C'était un séjour dont elle n'est pas prête d'oublier..
Quelques mois s'étaient écoulés. J'ai célébré mon anniversaire toute seule. Mes grands parents n'étaient pas dans la ville. Malgré le fait qu'ils m'ont autorisé à sortir avec mes amis je suis restée à la maison je ne voulais aucune célébration festive. À 19 ans je devrais déjà me retrouver à l'université mais j'étais encore en classe de première, qu'elle honte pour moi. Je n'avais pas le droit de me faire plaisir, je m'étais puni moi même. Alors que je pleurais mon vieil âge, mes grands parents pensaient que je célébrais mes 17 ans.
Je sais que ce mensonge me rattrapera plus tard mais pour le moment je ne dirai rien. Quelques fois j'ai discuté avec mon frère et ma sœur. Ils me manquent beaucoup. Je leur envoie de temps en temps de l'argent de poche. Depuis que ma belle mère sait que je vis chez des riches elle est très gentille envers moi et n'hésite pas à me demander de l'aide lorsqu'elle en a l'occasion. C'est une profiteuse cette femme mais je ferme les yeux sur ses défauts et je lui tend la main bien que je sais qu'un jour elle m'insultera de n'avoir jamais rien fait pour eux. Mon père est resté égal à lui-même. Toujours pas de signe de vie. Néanmoins mon frère m'a fait savoir qu'un soir il lui a posé des questions à mon sujet. J'étais contente qu'il s'inquiète pour moi, qu'il continue de m'aimer malgré le fait que je l'ai désobéi. C'est mon père et je l'aime beaucoup sauf qu'il est égoïste il ne pense pas à moi, à ce que je peux ressentir comme frustration du fait de ne pas connaître mes origines maternelles. Il devrait me comprendre mais hélas.
Nous entrons dans le troisième trimestre. C'est le dernier tournant avant les examens. Je bûche comme une folle . Il n'est pas question que je rate cet examen je m'en voudrais toute ma vie. Alors que je venais de rentrer des classes, j'ai entendu des bruits dans le salon privé de grand père Thomas. Je m'y rends et je le vois en compagnie d'un homme qui lui ressemble beaucoup.
_ Ah Alexe tu es de retour, s'exclame grand père.
_ Oui grand père bonsoir.
_ Je te présente Oscar mon petit frère, je t'ai parlé de lui si je ne me trompes pas.
_ Ah oui c'est vrai j'avais oublié. Bonsoir monsieur.
_ Oh ne m'appelle pas monsieur on dirait que j'ai des rides sur le visage. Enchanté Alexe. Ça me fait plaisir de te rencontrer. Cette maison manquait un peu de touche enfantine, pas pour autant dire que tu es un enfant.
_ Oui je comprends. Bienvenue à la maison.
_ Merci. Ça va à l'école ? Ton grand-père m'a dit que tu prépares le probatoire.
_ Oui ça va très bien. D'ici quelques semaines on sera face à notre destin devant nos copies.
_ Beaucoup de courage. On va se croiser de temps en temps je suis là pour un bon moment.
_ D'accord. Grand mère est là ?
_ Elle est endormie, dit grand père. Ne l'a dérange pas s'il te plaît elle ne se sent pas bien.
_ OK
Je suis montée dans ma chambre. On ne dirait pas que Oscar est le petit frère de grand père bien qu'ils se ressemblent beaucoup. Il est plus jeune, dans la trentaine d'années je dirais. Je me suis changée j'ai eu envie de voir ma grand mère je suis allée dans sa chambre. Elle est couchée. Je m'approche d'elle et je m'assois.
_ Grand mère tu vas bien ?
Elle ouvre les yeux et me regarde elle sourit et dit :
_ Ah ma fille c'est toi ma fille Aurélie, je te demande pardon je n'aurai pas dû te laisser partir, je n'aurai pas dû douter de toi. Pardonne moi ma fille.
_ Grand mère c'est moi c'est Alexe.
Elle ne me répond plus et ferme les yeux. Je suis perplexe face à ce comportement ce n'est pas la première fois qu'elle me confonds à ma mère. Et pour quelle raison lui demande-t-elle pardon ? Pourquoi dit-elle qu'elle aurait dû la croire? Tout ceci me prouve qu'il s'est passé quelque chose dans cette maison raison pour laquelle personne ne veut rien me dire. Comment devrais-je faire pour le découvrir ? Philippe qui est la personne qui a connu ma mère est muet comme une tombe. Tout ceci me tracasse. Je suis sortie pour la cuisine où Maria se trouve. Je me suis servie de l'eau que j'ai bu en plongeant dans mes pensées ce qui n'est pas passé inaperçu aux yeux de Maria.
_ Ca va Alexe ? Tu as l'air inquiète.
_ Euh oui ça va. Dis moi Maria, ma grand mère est malade ? Je veux dire si elle souffre d'un mal quelconque.
_ Ah oui ta grand mère prend de l'âge c'est normal qu'elle rencontre des maux de temps en temps.
_ Tu sais qu'elle me confonds à ma mère ? Elle m'a appelé Aurélie tout à l'heure et ce n'est pas la première fois. Elle délire ou quoi ?
_ Délirer ? Je dirais non mais elle a souvent des réactions étranges. Elle se fait consulter ce n'est rien d'alarmant. Ta grand mère est une femme solide.
_ Hum j'espère bien. J'ai juste envie de savoir ce qu'elle cache. Ça concerne ma mère.
_ Ma fille si je peux te donner un conseil c'est de rester à ta place sans vouloir fouiller dans le passé. Il y a des choses qu'on n'aimerait pas connaître ni en parler pour notre santé morale. Tu comprends.
_ Oui j'ai compris.
Je ne pense pas ce que je dis. Je suis curieuse j'ai envie de savoir ce qui s'est passé dans cette maison avec ma mère. Si je ne peux pas compter sur mon père, ni sur ma grand mère et son mari, je me dois de fouiller. Je suis allée me reposer dans ma chambre. En soirée à l'heure du dîner ma grand mère m'a appelé dans sa chambre, j'y suis allée. Je suis surprise de la voir assise devant sa coiffeuse pour se faire un petit maquillage. Elle a l'air d'aller bien comme si elle n'était pas en plein délire tout à l'heure.
_ Grand mère tu vas mieux ?
_ Oui ce n'était rien. Tu as fait la connaissance de Oscar ?
_ Oui on s'est salué quand je suis rentrée des classes.
_ Il va passer quelque temps ici avec nous.
_ OK il vient d'où ?
_ De Yaoundé c'est lui qui représente nos activités à Yaoundé. Il vient se reposer ici il en a pour quelques semaines.
_ Ah d'accord cool. Il est très jeune on ne dirait pas le petit frère de grand-père, on dirait son fils.
_ Il a 34 ans, il prend bien soin de lui. Ses parents l'ont mis au monde très tard, ils étaient occupés à monter leur business or Thomas c'est l'enfant conçu sur les bancs voilà pourquoi ils ont des années d'écarts. S'il te plaît cherche moi une babouche dans mon dressing.
_ Grand mère tu te maquilles comme ça pour aller dîner ?
_ Bien sûr. Nous avons un invité, il faut bien se tenir. Tu devrais en faire autant.
Ma grand mère est toujours dans l'exagération. Elle parle d'inviter comme si c'était un inconnu. Nous sommes descendus ensemble pour la salle à manger. Les hommes nous ont rejoint.
_ Ma belle sœur toujours aussi belle, dit Oscar en allant faire un câlin à ma grand mère.
_ Merci Oscar. J'ai demandé qu'on fasse ton plat préféré.
_ Oh merci je vais me régaler. J'aime venir ici je rentre toujours avec au moins deux kilos de plus.
_ Pense à te marier, lui dit son frère.
_ Grand frère le mariage me fuis comme la peste.
_ Qu'en est-il de la mère de ton fils, lui demande ma grand mère.
_ Nous avions rompu depuis. Ça ne marchait pas entre nous bien qu' elle m'aimait beaucoup je n'arrivais pas à lui renvoyer cet amour.
_ Mais tu lui a quand même fait un enfant, ajoute grand père.
_ C'est arrivé et je ne regrette pas. Assez parler de moi. Vous allez faire croire à Alexe que je suis un mauvais homme.
_ hahahaha ce n'est pas le cas, ai-je déclaré. Les relations ne sont pas faites uniquement pour finir devant le Maire. Bien que ceux qui parviennent à y arriver finissent leur parcours devant un tribunal donc faut pas tirer sur une personne qui nage encore dans le célibat.
_ Très bien parlé Alexe. Je crois que j'ai trouvé mon allié dans cette maison.
_ J'avoue que Alexe est très mature pour son âge. Dit mon grand père, C'est bien dit.
_ En parlant de mariage, dites nous comment vous avez fait pour rester aussi longtemps marié. Hein belle sœur quel est ton secret pour avoir supporté aussi longtemps mon frère.
_ Que puis-je te dire Oscar. Lorsque tu épouse ta côte tu n'as pas beaucoup d'efforts à fournir pour consolider votre union. Thomas était juste ma moitié malgré notre écart d'âge il a su me conquérir tel un chevalier.
Lorsque j'écoute ma grand mère faire des éloges à son mari je ne peux que sourire. Ils ont l'air d'être un couple parfait. Depuis que je suis dans cette maison je ne les ai jamais entendu se disputer, tout semble si parfait. J'aimerais beaucoup que mon mariage dure comme celui de ma grand-mère. Ils sont vraiment très beaux ensemble et mon grand père qui ne se prend pas la tête il est cool. Toujours au petit soin pour sa femme qu'il voit affaiblie. C'est un exemple de Mariage pour moi.
Quelques jours après, j'étais dans la chambre en train de traiter les anciens sujets d'examen, la porte étant ouverte Oscar est passé il s'est arrêté.
_ Toc toc je peux ?
_ Oui oui entre.
Il me rejoint dans mon salon et s'assoit.
_ Toujours en train de réviser toi. Tu ne te repose pas.
_ Je vais me reposer après les examens. J'ai la rage de passer.
_ hahahaha je comprends. Tu traites quelle épreuve ?
_ l'Espagnole, je ne comprends pas bien je fais des recherches sur le net.
_ Donne-moi je vais t'aider.
_ Ah tu parles bien Espagnol ?
_ Oui , je voyage beaucoup donc je parle beaucoup de langues.
_ Ca veut dire que tu peux aussi m'aider en anglais.
_ Bien sûr. Si tu as des soucis je suis là pour ça. On va commencer aujourd'hui par l'espagnol si tu veux bien.
_ ET comment...! Ouff ça me soulage j'étais fatiguée de faire des recherches.
Et c'est ainsi que je travaillais avec Oscar presque tous les soirs. Du moins les soirs où il était libre car il sortait souvent le matin avec son frère pour leurs activités. Sa venue dans cette maison est une bénédiction car il a permis à ce que je comble mes lacunes dans les matières de langues.
Le jour-j avant les compos, j'avais passé toute la journée à étudier et pour me détendre je me suis rendue dans le jardin. Une fleur a captivé mon attention je suis allée tout prés la contempler. Elle est si belle dans toute sa blancheur. Je suis si concentrée à l'admirer que je ne suis pas Oscar arriver.
_ C'est un jasmin, me dit-il
Je me suis relevée en sursaut pensant que c'était le jardinier qui a horreur qu'on s'approche tout près de ses plantes.
_ Désolée de t'avoir fait peur.
_ Non c'est rien. Comme ça tu t'y connais aussi en fleur.
_ Oui un peu. Pour une personne qui voyage beaucoup c'est compréhensible. Tu as passé la journée enfoui dans tes cours c'est la récréation alors.
_ hahahaha oui si on peut dire ainsi. 4 jours de compositions et je suis libre.
_ Ravi pour toi. J'espérais être là pour te faire sortir si tu veux bien.
_ Parce que tu vas ou ?
_ Je dois me rendre d'urgence à Yaoundé ce soir. Mon fils est malade et je préfère y aller pour m'assurer que ce n'est pas grave.
_ Ah d'accord j'ai cru que tu retournais au travail.
_ Non je suis encore en congé et je compte bien en profiter.
_ Il a quel âge ton fils ?
_ 3 ans. Il est turbulent, on doit toujours avoir un œil sur lui.
_ J'imagine. Pour répondre à ta proposition de sortir me distraire je dirais un gros oui. Ça fait un bail que je ne suis pas sortie.
_ Pour une bonne cause. J'espère que tu auras ton examen.
_ Moi aussi à mon âge je devais être loin.
_ A 17 ans tu as tout ton temps hein ne court pas.
_ En réalité j'en ai 19. J'ai menti à ma grande mère et son mari parce que j'avais peur qu'elle ne me permet pas de vivre ici.
_ Waouh ! Donc tu as 19 ans, ça ne se ressent pas.
_ C'est pourtant le cas. S'il te plaît ne leur dit rien..
_ Bouche cousue ton secret et bien en sécurité. Mais tu sais, même si tu leur donnait ton âge réel ils n'allaient pas te laisser dehors. cette maison a besoin de respirer une air fraîche comme la tienne.
_ Si tu le dis. Euh dis moi est ce que tu as connu ma mère ?
_ Ah oui j'ai connu Aurélie, tu lui ressemble beaucoup.
_ Comment elle était ? Personne ne me parle d'elle même pas sa mère.
_ Je dois te dire que lorsque mon frère a épousé ta grand mère je ne vivais pas avec eux. Je venais juste pour les vacances et quelques fois pendant les congés. Je me rappelle que ce jardin n'était qu'un tas de broussailles lorsque nous avions quitté l'ouest pour cette maison. Ta mère et moi aimions nous balader dans cette broussaille, surtout moi, étant plus petit j'aimais me cacher dans les herbes et lui demandait de me chercher. Elle me faisait passer de belles vacances et à chaque fois je pleurais lorsqu'il fallait retourner chez mon oncle. Ta mère était une personne pleine de joie mais souvent triste.
_ Triste ? Pour quelle raison ?
_ Je ne sais pas. J'étais encore très jeune je ne lui posais pas de questions tout au contraire je l'emmenait à se distraire me disant qu'elle se sentait seule.
_ Hum.... Tu sais pourquoi elle a quitté la maison ?
_ Euh à vrai dire non. Je me souviens juste que cette année-là j'étais déçu de ne pas la voir pendant des jours. Et il m'a fallu du temps pour réaliser qu'elle était vraiment partie, mes vacances n'avaient plus de goût. J'avais appris dans les coulisses qu'elle était enceinte et que l'auteur de sa grossesse ne voulait pas venir se présenter. Certains disaient qu'elle était partie avec l'auteur de sa grossesse en mariage parce que ta mère avait refusé d'avoir un gendre pauvre. C'était ce que j'avais entendu de la bouche des ménagères à cette époque là. Je ne savais pas plus.
_ Je ne pense pas que mon père ait pu l'obliger à partir d'ici sans regarder derrière.
_ C'est possible, l'amour nous pousse à commettre l'irréparable. Pourquoi ton père ne te dis rien ?
_ Je ne sais pas. Ça m'intrigue cette histoire. Le silence des uns et des autres me pousse à creuser davantage. Je le ferais dès que je serais libre.
_ D'accord fait le si tu sens que c'est important pour toi. Ta grand mère est avec sa cousine, tu l'as connais au moins ?
_ Sa cousine ? Non je ne l'a connais pas , je vais voir.
Je me presse pour me rendre à l'intérieur. Le salon est vide en bas, je monte je vais dans la chambre de ma grand mère elle n'y est pas. J'écoute les éclats de voix à la terrasse j'y vais et je la vois en compagnie d'une dame moins âgée qu'elle. Elle sursaute en me voyant ce qui m'a aussi effrayé.
_ Aurélie ? dit-elle
_ Ah non Claire, c'est Alexandra, sa fille, s'empresse de répondre ma grand mère.
_ Ah d'accord. Oulala tu ressembles à ta mère ma petite. Viens m'embrasser.
Je vais me loger dans ses bras. Son parfum de haute qualité me caresse les narines. Elle me regarda et sourit.
_ Aurélie a une grande fille. Comment tu vas ?
_ Je vais bien merci.
_ Je suis contente de te savoir ici. Il ya longtemps nous t'avons perdu de vue et ton idiot de père ne nous avait rien dit concernant la mort de ta mère. Tu es là fille qu'elle portait lorsqu'elle est partie d'ici ? Ou elle avait encore accouché ?
Alors que je m'apprêtais à dire OUI, ma grand mère m'emboite la parole avec un gros NON, ce qui m'a étonné et elle a ajouté.
_ Mais celle ci est très jeune elle vient de célébrer ses 17 ans. Laisse nous seule Alexe je vais discuter en privé avec ma sœur.
Je n'avais pas eu le temps de bien embrasser la cousine que ma grand mère m'a envoyée à l'intérieur. Ce qui me prouve qu'elle ne voulait pas que j'écoute leur conversation. Et pourquoi lui avoir dit que je ne suis pas la fille que ma mère portait lorsqu'elle a quitté la maison, est ce que ma mère a eu d'autres enfants après moi? Elle sait très bien que je suis la seule et elle est morte en me mettant au monde. Est-ce à cause de l'âge que je leur ai donné ? Tout ceci me poussait à amplifier mes recherches.
Mon examen s'étant bien passé, j'étais enfin libre de m'amuser. Oscar avait passé deux jours avec son fils et était revenu à temps pour répondre à sa promesse de me faire sortir. Jusqu'ici je n'avais pas encore demandé la permission à ma grand-mère et à son mari. J'ai attendu lors du dîner où nous sommes tous à table pour leur faire part de cette sortie.
_ Euh grand mère, j'aimerais savoir si je pouvais sortir ce soir ?
_ Pour aller ou ?
_ Les amis organisent une fête de fin d'année. Je voudrais y aller.
_ Pour la fin d'un petit examen vous organisez la fête.? Je ne trouve pas ça correct. En journée encore oui c'est passable.
_ Chérie laisse la sortir, intervient son mari. Elle a passé des mois enfermée ici à lire. Elle a travaillé comme une dingue, laissons la se distraire un peu. Je demanderai à Phillipe de l'accompagner.
_ Pas la peine de le déranger, il revient d'un voyage.
_ J'irai avec elle, dit Oscar.
_ Tu es sûr que ça ne te dérange pas ? Lui demande son frère.
_ Pas du tout, j'ai vu comment elle a bossé ces dernières semaines ça serait bien si elle se distrait un peu. Ne t'inquiètes pas belle sœur je vais veiller sur elle.
_ D'accord, dit ma grand mère. Tu t'habilles convenablement, pas de vêtements sexy chez moi.
_ D'accord grand mère merci, merci tonton Oscar. Je vais me préparer.
J'ai quitté la table pour me rendre dans ma chambre. Je pense que j'ai bien fait de mentir sur une supposée fête que les camarades de classe ont organisé, si j'avais dit ouvertement que je vais en balade avec Oscar, ma grand-mère allait me regarder avec les yeux de Hibou et ils allaient se faire des idées. Je regarde dans mon dressing une belle robe pas très osée que je pourrais mettre. Mes yeux se posent sur celle que Éric m'avait offerte. Je la prends et je la regarde attentivement. Les souvenirs de cette époque me reviennent en tête. Ça ne me fait plus ni chaud ni froid. Et Éric, ce qu'il devient m'importe peu. J'ai un avenir à tracer, je ne dois pas décevoir ma grand mère qui a bien voulu me garder avec elle. Je ne veux pas décevoir son mari qui n'arrête pas de prendre ma défense. Je veux leur montrer que la famille ATANGANA n'est pas si bête comme on le pense. Mon père peut être pauvre mais ses enfants sont intelligents. Je veux aussi prouver à mon père que je ne suis pas partir pour m'amuser. Je veux qu'il soit fier de moi. Je remet la robe à sa place et choisi une autre moins sexy que j'avais acheté avec Sheila. Je vais me doucher, je me maquille, je porte mes talons et je prend mon sac à main. Je vais toquer à la porte de Oscar qui se trouve à l'extrémité de la mienne. Il me demande de patienter quelques secondes. En attendant je vais me placer au balcon pour regarder les lustres qui brillent dans le salon de luxe de ma grand mère. Son mari s'y trouve, il sirote du champagne tout en lisant le journal. Je le trouve très élégant, très brave, pour son âge il porte un empire sur ses épaules c'est à féliciter. J'aimerais beaucoup lui ressembler, j'aimerais être une grande dame respectée dans ce pays et pour y arriver il faudra que je travaille bien à l'école. La porte de Oscar s'ouvre et je me retourne. Il est simplement vêtu, d'un pantalon tailleur noir et une chemisette qu'il a enfilé faisant ressortir ses petits reins ce qui m'a fait sourire. Son parfum m'envahit, il le porte si bien. Ce qui me pousse à me rappeler que je n'ai pas mis de parfum. J'ai bien envie d'aller emprunter celui de ma grand mère, il a une senteur de jardin j'adore. Oscar me regarde, j'ai l'impression d'avoir porté ma robe à l'envers, je me regarde pour vérifier si tout est correct. Pourquoi ce regard insistant si je n'ai pas de problème.
_ J'ai quelque chose sur moi ?
_ Euh non excuse moi je suis un peu perdu. Tu es ravissante.
_ Oh merci j'ai eu peur d'avoir mal porté ma robe. Euh tu peux t'avancer j'ai oublié quelque chose.
_ D'accord trouve moi en bas.
Il est parti et j'ai filé dans la chambre de ma grand mère. J'espère qu'elle est déjà endormie pour prendre son parfum en cachette. J'entre tout doucement elle est couchée, les yeux fermés. Je vais sur sa parfumerie et je remarque ce parfum que je prends, mais je ne le mets pas. Je remarque un autre il a l'air nouveau. Je le prends et le hume, hum putain c'est la tensions de la senteur. Ma grand mère a bon goût en matière de parfum. Je l'asperge sur moi et je ressors sur la pointe des pieds. Je referme la porte derrière moi et lorsque je me retourne, je fait face à mon grand père.
_ Tu faisais quoi ?
_ Euh je voulais emprunter le parfum de grand mère. Désolée
_ Ne t'excuse pas c'est Normal. Vu comment tu es magnifique, il est important de sentir bon. Je te trouve très belle, tu es plus grande. On ne dirait pas une fille de 17 ans.
_ Merci tu sais les femme grandissent vite aussi. Le corps se développe tu vois.
_ Exactement. J'aimerais avoir une photo de toi, si tu le permets.
_ Euh oui je te l'envoie rapidement.
_ Amuse toi bien et pas d'alcool.
Je suis partie rapidement. J'avoue que je ne suis pas très à l'aise lorsque je me retrouve face à mon grand père. Il a toujours un regard pesant sur moi. Je me demande bien à quoi il pense lorsqu'il me regarde. Je rejoins Oscar dehors et je lui demande de me prendre une photo, ce qu'il fait. Je l'ai directement envoyé à mon grand père comme il me l'a demandé. Nous quittons la maison à bord de son véhicule. Oscar a mis sa clé USB et a activé le lecteur multimédia..Ce sont des musiques classiques notamment du zouk love qui jouent. Ça me plait beaucoup.
_ Ca va ? Me demande-t-il.
_ Oui oui.
_ Tu es très calme.
_ He savoure la bonne musique.
_ Ah si ça te plaît tant mieux. J'ai cru tu seras ennuyé de ne pas écouter Arafat ou Tenor.
_ hahahahahaha même si j'aime leur musique je préfère les slows.
_ Ainsi que moi. Ton parfum est magnifique, j'aime bien
_ Merci. On va où ?
_ Je n'entre pas n'importe où donc on ira dans un club privé. Tu vas jouer au billard tu l'as déjà joué ?
_ Oui à Yaoundé lorsque je sortais avec mes amis. On s'amuse laba j'espère.
_ Bien sûr. Mais c'est sur réservation donc n'importe qui n'entre pas. Tu vas t'amuser tu vas même trouver des jeunes de ton âge. Des fils de bobo
_ Hum j'imagine. Tu as l'habitude d'y aller alors.
_ Euh oui lorsque je mets long dans la ville sinon à Yaoundé je ne sors presque pas, je suis trop fourré dans le boulot.
_ Il faut s'amuser de temps en temps.
Nous avons roulé jusqu'à un immeuble de 4 niveaux. A première vue, ça ne ressemble pas à un endroit festif. Il s'est garé au parking et je l'ai suivi dans l'immeuble. Nous avons pris l'ascenseur pour le dernier niveau et je me demandais toujours si on allait faire la fête ou autre chose. Il a dû remarquer mon angoisse et m'a souri.
_ Détends toi Alexe.
Comment me détendre lorsque je ne sais pas où je vais. L'ascenseur s'ouvre sur une porte en vitre. Deux hommes appelés communément de gros bras sont devant la porte. Oscar leur montre son billet électronique et ils nous laissent passer en coulissant la grande vitrine qui s'ouvre sur une grande salle. Et la je découvre une salle de fête comme jamais je ne l'aurai imaginé. La salle est faite de vitres partout. On pouvait voir des hommes autour du billard, d'autres autour de la chichas et certains les plus coquins s'amusent à mettre de l'argent dans le slip d'une strepateuse. Une hôtesse arrive et nous conduit sur notre table. Je n'ai pas besoin de retirer ma veste, il fait super froid. La climatisation est très forte. On nous dépose une bouteille de champagne sur notre table avec un coffret de cigares cubains. Oscar me regarde et sourit.
_ Tu te moques de moi?
_ La tête que tu fais. Tu croyais que je t'amènais ou?
_ Ah ça, pour un endroit caché c'est vraiment caché. C'est très beau.
_ Détends toi et profite de la soirée. Ça tombe bien que tu sois majeure tu vas boire du champagne.
Comment refuser de boire du champagne alors que depuis que je suis dans la maison de ma grand mère ce n'est que ce nectar qui est servi comme si c'était de l'eau. Une fois de plus, je confirme la puissance de l'argent. Je me suis dépêchée de prendre des vidéos que j'ai envoyé à Sheila. Elle était rouge de jalousie. Je ne pouvais pas imaginer que Oscar, ce personnage un peu réservé puisse s'amuser dans ce genre de milieu. Il était très à l'aise et m'a invité à danser. Je me suis lâchée, j'étais venue m'amuser alors je me devais de le faire. Je m'étais rapproché de plusieurs personnes avec qui j'ai joué au billard et comme Oscar l'avait dit c'était des enfants des riches qui claquaient l'argent de leurs parents sans compter. Je me suis faite des amis, du moins juste pour ce soir parce que je n'ai pas l'intention de le voir après cette soirée. Je me suis amusée sans retenue. Je suis allée jusqu'à fumer le cigare et ça m'a plu. Le champagne faisant déjà l'effet sur mon comportement, Oscar m'a surprise en train de vouloir monter sur le podium réservé aux streapteaseuses pour faire un show. Il m'avait vite récupéré et nous sommes sortis de la. Il m'a emmené dans un café encore ouvert à pareille heure et nous avons pris un café qui m'a remis mes idées en place. Je n'avais pas envie de rentrer, nous sommes allés dans un autre club ou il n'avait pas réservé mais il a payé un surplus pour qu'on y entre. C'était encore plus torride que le précédent. Je ne saurais dire à quel moment je suis arrivée à la maison.
C'est en sursaut que je me suis levée pour me rendre dans mes toilettes vomir. Je reviens dans ma chambre, il est 4 h et je sens un mal de crâne pas possible. Ce qui m'intrigue le plus c'est que je n'avais pas de vêtements sur moi. Ma robe est posée sur la chaise, mes chaussures sont bien rangées dans le placard et mon sac est à sa place mais je ne me rappelle pas m'être déshabillée. Est ce que c'est Oscar qui l'a fait ? Je n'ai pas toutes les idées claires, je me couche pour une longue partie de sommeil. Lorsque je me réveille, je regarde mon téléphone qui marque 9 heures. Sur la table est posée un plateau où se trouve mon petit déjeuner encore chaud. Je bondis dessus tout en remerciant Maria de m'avoir monté mon petit déjeuner. Après ce bon repas je vais me doucher, l'eau froide me fait du bien. Je prends tout mon temps sous la douche avant d'en sortir. Je porte un kaba et je vais en bas déposer le plateau à la cuisine. Maria s'y trouve
_ Elle est enfin réveillée. Dit Maria
_ j' ai beaucoup dormi. Merci pour le petit déjeuner.
_ C'est Monsieur Oscar qui l'a fait, c'est lui que tu dois remercier. Tu sais très bien qu'on n'est pas autorisé à déjeuner dans la chambre sauf en cas de nécessité. Je ne pouvais pas te l'apporter mais monsieur Oscar oui. Heureusement que Madame ne l'a pas vu.
_ Oh c'est gentil de sa part. Tu sais où il se trouve ?
_ Il est sorti avec son frère. Tu veux que je t'apporte une tisane ? Ça va te remonter.
_ Oui merci je suis au salon.
Je suis un peu perturbée par le comportement de Oscar, il est très attentionné et ça me touche beaucoup. Mais je reste toujours intriguée du fait que je ne sache pas si c'est lui qui m'a déshabillé ou c'est moi. Peut-être que je devrais lui en parler même si ça me gène. Après avoir vidé ma tasse de tisane, je me suis allongée sur le canapé pour dormir un peu. Les bruits dans les escaliers m'ont réveillé. Lorsque j'ouvre les yeux, je vois mon grand père assis en face de moi et me regarde. Il va finir par me faire avoir une attaque s'il continue à se comporter comme un zombie.
_ Alors, je vois que la fête était belle hier. Tu n'es même pas descendue déjeuner le matin.
_ Ah oui c'était bien. Oscar est revenu ?
_ Oui il est dans sa chambre. Il a besoin de repos, je l'ai obligé à sortir pour une urgence. J'ai un dîner d'affaires demain, ça te dis de m'accompagner.?
_ Euh moi ? T'accompagner ? Euh je ne sais pas si c'est une bonne idée. Grand mère est là et ça serait mieux d'y aller avec ta femme.
_ Je sais qu'elle est là... Mais elle est fatiguée. Ce n'est pas grave j'irai seule.
Il se lève et s'en va. Je souffle un peu. Mais quelle est cette manière de m'inviter à son dîner d'affaires alors que sa femme est présente. Il est bizarre cet homme. Je me dépêche de me rendre dans la chambre de Oscar avant qu'il ne s'endorme. Il m'invite à entrer. Il est allongé vêtu d'un démembré et un short. Son torse poilu se fait voir. Il est bien bâti et très charismatique. Je reste à la porte pour lui parler.
_ Désolée de te déranger.
_ Tu ne me dérange pas. Je regarde mes mails. Approche, pourquoi tu restes à la porte.
_ Non ça va je ne serais pas longue.
_ J'insiste vient t'assois, tu peux prendre le fauteuil. Ce n'est pas poli de rester à la porte comme une malheureuse.
Je vais m'asseoir sur le fauteuil en manipulant mes doigts comme une petite fille. Je me demande pourquoi je me comporte subitement ainsi. Je me ressaisis rapidement et soutient son regard.
_ Euh je voulais te remercier pour la soirée d'hier. C'était trop génial.
_ ça change de tes soirées avec tes amis du collège.
_ Ah oui tout était nouveau pour moi. J'ai même fumé hahahahahaha mon père me tuerais s'il apprenait ça.
_ hahahaha j'imagine..moi même je ne fume pas, je le fais uniquement lorsque je vais bien boire et me pinter un peu. Ça te dit d'y retourner ?
_ Oui carrément.
_ hahahahahaha d'accord on va programmer.
_ Dis moi je me suis déshabillée seule ? Excuse moi de te poser cette question je ne me souviens de rien et je suis un peu perdue.
_ Je suis désolé de te dire que c'est moi qui l'ai fait. Tu ne pouvais rien faire. Ne t'inquiètes pas je ne t'ai pas touché il fallait que tu sois à l'aise pour dormir.
_ Merde je suis super gênée.
Je me couvre le visage avec mes mains tellement j'ai honte.
_ Ne le sois pas. Je suis un gentleman, je ne touche pas une femme vulnérable. Tu as un beau corps c'est vrai, je suis un homme ayant déjà tout vu donc ne t'inquiètes pas je n'ai pas saliver.
_ Merci quand même. Et aussi pour le petit déjeuner merci.
_ Je t'en prie.
_ Je vais te laisser te reposer.
_ Tu peux rester. On se fait un film d'horreur si tu veux.
_ Oh j'ai peur de ce genre de film.
_ Ça tombe bien moi aussi. Allez viens te poser là on regarde.
Il s'est levé pour aller brancher sa clé USB derrière la télé..Je découvre que ses pieds sont velus et bruns. Ils sont vraiment beaux à voir..je m'installe sur le lit et nous passons un agréable moment devant l'écran à enchaîner les films. J'adore sa compagnie, je suis déjà triste à l'idée de savoir qu'il va partir bientôt. Je me sentirai seule dans cette maison. Vivement qu'il prolonge ses congés.