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L'Héritière Oubliée, L'Amour Trahi

L'Héritière Oubliée, L'Amour Trahi

Auteur:: Goose
Genre: Romance
Le jour où Marc a réussi son examen du barreau, j' étais pleine d' espoir, mes doigts rêches à force de coudre sans relâche pour subvenir à nos besoins, pour qu' il puisse étudier. Mais au lieu de célébrer notre avenir, il m' a jetée, me traitant de « vulgaire » et « sans éducation », me remplaçant par Chloé Dupont, la fille de son mentor, riche et magnifique. Mon monde s' est effondré quand il a raccroché, les larmes silencieuses sur mes joues tandis que des flashs de souvenirs inconnus traversaient mon esprit. Pourquoi une telle cruauté après tant de sacrifices ? Pourquoi ces visions d' un passé qui ne m' appartenait pas ? Alors que l' amnésie et la trahison me submergeaient, un homme en costume a frappé à ma porte, prononçant des mots qui allaient faire basculer ma vie à jamais : « Vous n' êtes pas Amélie Dubois. Vous êtes Amélie de Valois, l' unique héritière de la maison de haute couture de Valois. » Pire encore, j' ai découvert que la mère de Marc, ma prétendue sauveuse, avait orchestré ma disparition pour s' accaparer mon héritage, et que Marc lui-même était au courant. La vérité m' a frappée comme un ouragan, la trahison gravée en moi avec une force glaçante. Marc pensait s' être débarrassé d' une simple couturière, mais il venait de réveiller une reine. Et cette reine allait lui faire regretter d' être né.

Introduction

Le jour où Marc a réussi son examen du barreau, j' étais pleine d' espoir, mes doigts rêches à force de coudre sans relâche pour subvenir à nos besoins, pour qu' il puisse étudier.

Mais au lieu de célébrer notre avenir, il m' a jetée, me traitant de « vulgaire » et « sans éducation », me remplaçant par Chloé Dupont, la fille de son mentor, riche et magnifique.

Mon monde s' est effondré quand il a raccroché, les larmes silencieuses sur mes joues tandis que des flashs de souvenirs inconnus traversaient mon esprit.

Pourquoi une telle cruauté après tant de sacrifices ? Pourquoi ces visions d' un passé qui ne m' appartenait pas ?

Alors que l' amnésie et la trahison me submergeaient, un homme en costume a frappé à ma porte, prononçant des mots qui allaient faire basculer ma vie à jamais : « Vous n' êtes pas Amélie Dubois. Vous êtes Amélie de Valois, l' unique héritière de la maison de haute couture de Valois. »

Pire encore, j' ai découvert que la mère de Marc, ma prétendue sauveuse, avait orchestré ma disparition pour s' accaparer mon héritage, et que Marc lui-même était au courant.

La vérité m' a frappée comme un ouragan, la trahison gravée en moi avec une force glaçante.

Marc pensait s' être débarrassé d' une simple couturière, mais il venait de réveiller une reine.

Et cette reine allait lui faire regretter d' être né.

Chapitre 1

Le jour où Marc a réussi son examen du barreau, il m'a quittée.

J'étais dans notre petit appartement parisien, celui que nous partagions depuis trois ans, et je venais de finir de coudre une robe pour une cliente. Mes doigts étaient rêches, pleins de petites callosités à force de manier l'aiguille jour et nuit.

C'était pour lui. Tout était pour lui.

Je travaillais sans relâche, acceptant n'importe quel petit boulot de couture, pour qu'il puisse se concentrer sur ses études de droit, pour qu'il n'ait pas à s'inquiéter du loyer ou des repas.

Quand le téléphone a sonné, mon cœur s'est mis à battre très fort. C'était Marc.

« Je l'ai eu, Amélie. Je suis avocat. »

Sa voix était plate, sans aucune joie. J'ai senti un frisson me parcourir.

« C'est merveilleux, Marc ! Je suis si fière de toi ! On va fêter ça ce soir ? »

Un silence. Puis sa voix, plus froide encore.

« Non. C'est fini, Amélie. »

J'ai cru que j'avais mal entendu.

« Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? »

« Je te quitte. Je vais épouser Chloé Dupont. »

Chloé Dupont. La fille de Maître Dupont, l'un des avocats les plus influents de Paris, son mentor. Une fille de la haute société, riche et magnifique.

Mon monde s'est effondré.

« Mais... pourquoi ? Après tout ce qu'on a traversé... »

Son rire a été comme une gifle.

« "Tout ce qu'on a traversé" ? Tu veux dire, après que tu m'aies soutenu ? Ne sois pas naïve, Amélie. J'avais besoin de quelqu'un, et tu étais là. Mais maintenant, je ne peux pas me présenter dans le monde avec toi. »

Chaque mot était un coup de poignard.

« Tu es vulgaire, Amélie. Sans éducation. Tu ne comprends rien à notre monde. Chloé, elle, est parfaite. Elle est de mon rang. »

Il a raccroché.

Je suis restée là, le téléphone à la main, incapable de bouger. Vulgaire. Sans éducation. C'est ce que j'étais pour lui, après lui avoir tout donné. Les larmes coulaient sur mes joues, mais je ne faisais aucun bruit.

C'est alors qu'une douleur fulgurante a traversé ma tête. Une image a flashé devant mes yeux : une voiture qui dérape sur une route mouillée, le bruit assourdissant du métal qui se froisse, des phares qui m'aveuglent. Puis le noir.

Je me suis effondrée sur le sol, tremblante. Ce n'était pas la première fois que j'avais ces flashs, ces bribes de souvenirs qui ne m'appartenaient pas. J'étais amnésique depuis un terrible accident de voiture des années auparavant. La mère de Marc m'avait trouvée, m'avait "sauvée", disait-elle. J'étais une orpheline sans nom, alors elle m'avait donné un nom, Amélie Dubois, et m'avait élevée.

Marc m'avait toujours dit que j'étais une charge pour sa mère, une simple fille de la campagne qu'ils avaient recueillie par pitié.

Alors que j'étais recroquevillée sur le sol, brisée, on a frappé à la porte.

J'ai pensé que c'était Marc, revenu pour s'excuser. J'ai rampé jusqu'à la porte et je l'ai ouverte.

Ce n'était pas lui.

Un homme en costume strict se tenait sur le palier, un autre homme, plus imposant, se tenait derrière lui.

« Mademoiselle Amélie Dubois ? »

Sa voix était respectueuse. J'ai hoché la tête, confuse.

« Je suis l'avocat de Madame Dubois. Votre grand-mère. »

Ma... grand-mère ? Mais j'étais orpheline.

« Elle vous cherche depuis des années. Depuis votre accident. Vous n'êtes pas Amélie Dubois. Vous êtes Amélie de Valois, l'unique héritière de la maison de haute couture de Valois. »

Le choc a été si violent que j'ai cru que j'allais m'évanouir. La maison de Valois... la dynastie légendaire de la mode française, que l'on croyait éteinte après la mort de ses fondateurs et la disparition de leur petite-fille dans ce même accident.

L'avocat a continué, sa voix douce mais ferme.

« Votre grand-mère a survécu. Elle n'a jamais cessé de vous chercher. Nous avons récemment découvert que la femme qui vous a "sauvée", la mère de Marc Léger, était en fait impliquée. Elle était infirmière à l'hôpital où vous avez été admise. Elle a profité de votre amnésie pour vous faire disparaître et mettre la main sur une partie de l'héritage qui vous était destiné. »

La vérité m'a frappée avec la force d'un ouragan.

La trahison de Marc.

La trahison de sa mère.

Ma vie entière était un mensonge.

Vulgaire ? Sans éducation ? Moi ? L'héritière cachée de la plus grande maison de couture de France.

Une nouvelle force a commencé à naître en moi, une force froide et dure comme l'acier. Les larmes se sont arrêtées. Mon cœur brisé s'est transformé en un bloc de glace.

Marc Léger pensait s'être débarrassé de moi pour grimper l'échelle sociale.

Il ne savait pas qu'il venait de réveiller une reine.

Et cette reine allait lui faire regretter d'être né. Sa vengeance ne serait pas seulement une justice, elle serait une œuvre d'art. Une vengeance élégante.

Chapitre 2

Avant de devenir l'avocat prometteur qu'il était aujourd'hui, Marc me murmurait souvent des promesses au creux de l'oreille, dans le noir de notre petite chambre.

« Amélie, mon amour, quand je serai un grand avocat, je t'achèterai la plus belle maison de Paris. Je t'offrirai les plus belles robes, les plus beaux bijoux. Tu n'auras plus jamais à travailler. Je t'épouserai et tu seras ma reine. »

Je le croyais.

Chaque mot était pour moi une vérité absolue. J'aimais cet homme plus que ma propre vie. Je croyais en son talent, en son ambition, et je pensais que son succès serait notre succès.

Alors j'ai tout sacrifié.

Je me souviens des hivers où je faisais la plonge dans un restaurant jusqu'à minuit, rentrant à pied sous la pluie glaciale parce que je ne pouvais pas me payer un ticket de métro. Mes mains étaient rouges et gercées par le froid et l'eau savonneuse, mais quand je rentrais et que je le voyais endormi sur ses livres de droit, je me disais que ça en valait la peine.

Je me souviens d'avoir vendu le seul bijou que je possédais, un petit médaillon que la mère de Marc m'avait donné, pour payer ses frais d'inscription à l'examen du barreau. Elle m'avait dit que c'était un souvenir de ma "vraie" mère. Un autre mensonge.

Et lui, il acceptait tout. Il acceptait mon argent, ma nourriture, mon temps, mon corps. Il prenait tout ce que je lui donnais sans jamais vraiment regarder le prix que je payais.

Le jour où il a reçu les résultats, tout a changé. L'homme qui me promettait le monde est devenu un étranger. Il a cessé de me toucher, il a commencé à critiquer mes vêtements, ma façon de parler. Il disait que je lui faisais honte.

Quand il a prononcé les mots "C'est fini", une partie de moi n'était même pas surprise. J'étais juste... anéantie.

Après la révélation de l'avocat, alors que j'étais encore sous le choc, Marc est revenu à l'appartement. Je ne savais pas que les hommes de ma grand-mère étaient discrètement postés dans la rue.

Il a vu mon visage défait, mes yeux rouges. Il a dû penser que j'étais au fond du gouffre.

Il a essayé de jouer la carte de la pitié, sa voix soudainement plus douce.

« Amélie, écoute... Je suis désolé. C'est juste que... c'est compliqué. Le monde dans lequel j'entre, il est sans pitié. Je ne peux pas t'y emmener. Tu ne survivrais pas. »

Il me prenait pour une idiote. Il voulait juste apaiser sa conscience.

« C'est pour ton bien, tu comprends ? »

J'ai gardé le silence, le regardant avec des yeux que je sentais morts.

C'est à ce moment-là que la sonnette a retenti.

Le visage de Marc s'est illuminé. Il a lâché ma main qu'il avait prise dans un geste hypocrite et s'est précipité vers la porte.

« Chloé ! »

Il l'a ouverte et elle est entrée.

Chloé Dupont était exactement comme je l'imaginais, mais en pire. Elle portait un tailleur Chanel d'un blanc immaculé qui devait coûter plus que six mois de mon loyer. Un sac Hermès était nonchalamment posé sur son bras. Un nuage de parfum cher et arrogant a envahi notre petit appartement miteux.

Elle a balayé la pièce d'un regard dédaigneux, ses yeux s'arrêtant sur moi. Elle n'a même pas essayé de cacher son mépris.

Elle m'a regardée de haut en bas, comme si j'étais une sorte d'insecte. Mon vieux jean usé, mon simple t-shirt, mes mains abîmées.

Tout en moi criait l'échec et la pauvreté. Tout en elle hurlait le succès et le pouvoir.

J'ai senti une boule d'acide se former dans mon estomac. C'était la femme pour qui il m'avait jetée. C'était la femme qui représentait tout ce que je n'étais pas, et tout ce qu'il désirait.

Marc était à côté d'elle, rayonnant, comme un chien fidèle à côté de sa maîtresse. Il avait déjà oublié mes trois années de sacrifice. Il était déjà dans son nouveau monde.

Et moi, j'étais juste un débris du passé qu'il fallait balayer.

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