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L'Héritière Inattendue : Le Goût de la Liberté

L'Héritière Inattendue : Le Goût de la Liberté

Auteur:: Orion Blackwood
Genre: Fantaisie
Le sifflet strident du TGV retentit, le cœur battant, alors que je m'apprête à embarquer pour l'école d'œnologie la plus prestigieuse du pays, ma seule chance. Mon fiancé, Alan Moore, arrache sa main de la mienne, fixant Carole Ortiz qui prend son temps près de la fontaine. « Non. On attend Carole. » Sa voix est dure, indifférente à notre urgence. Dans ma vie précédente, j'avais cédé, le suppliant de venir, le forçant à monter dans le train in extremis et laissant Carole derrière. Nous étions devenus des œnologues respectés, mais Alan m'en avait toujours voulu pour le destin de Carole restée au village. Le soir de notre mariage, il avait utilisé une corde à vigne pour m'étrangler, me reprochant la mort de Carole. Ses derniers mots glaçants résonnent encore alors que je me retrouve par miracle sur ce même quai, quelques secondes avant le départ fatidique. Cette fois, je ne le forcerais pas. Je lâche complètement sa main, mon cœur libre pour la première fois. J'étais de retour, et cette fois, il ferait son choix. Mais je m'assurerais que le mien serait le bon.

Introduction

Le sifflet strident du TGV retentit, le cœur battant, alors que je m'apprête à embarquer pour l'école d'œnologie la plus prestigieuse du pays, ma seule chance.

Mon fiancé, Alan Moore, arrache sa main de la mienne, fixant Carole Ortiz qui prend son temps près de la fontaine.

« Non. On attend Carole. » Sa voix est dure, indifférente à notre urgence.

Dans ma vie précédente, j'avais cédé, le suppliant de venir, le forçant à monter dans le train in extremis et laissant Carole derrière.

Nous étions devenus des œnologues respectés, mais Alan m'en avait toujours voulu pour le destin de Carole restée au village.

Le soir de notre mariage, il avait utilisé une corde à vigne pour m'étrangler, me reprochant la mort de Carole.

Ses derniers mots glaçants résonnent encore alors que je me retrouve par miracle sur ce même quai, quelques secondes avant le départ fatidique.

Cette fois, je ne le forcerais pas.

Je lâche complètement sa main, mon cœur libre pour la première fois.

J'étais de retour, et cette fois, il ferait son choix.

Mais je m'assurerais que le mien serait le bon.

Chapitre 1

Le sifflet strident du TGV pour Bordeaux a retenti, un son qui a fait sursauter tout le monde sur le quai.

« Alan, on doit y aller ! Le train part ! »

J'ai tiré sur la main de mon fiancé, Alan Moore, le cœur battant. C'était notre seule chance, notre billet pour l'école d'œnologie la plus prestigieuse du pays.

Il a arraché sa main de la mienne.

« Non. On attend Carole. »

Sa voix était dure, ses yeux fixés sur une silhouette près de la fontaine de la gare. Carole Ortiz, la beauté de notre village, était en train de se refaire une beauté, indifférente à notre urgence.

« Elle n'est pas prête, on ne peut pas la laisser ! » a-t-il insisté.

La colère a monté en moi. Dans ma vie précédente, j'avais cédé. J'avais attendu, supplié, pour finalement le forcer à monter dans le train in extremis, laissant Carole derrière. Nous étions devenus des œnologues respectés, mais le ressentiment d'Alan avait grandi avec les années. Il m'en voulait pour le destin de Carole, restée au village, mariée à un vieux fermier et morte en couches.

Le soir de notre mariage, il avait utilisé une corde à vigne, celle-là même qui symbolisait notre métier, pour m'étrangler.

« C'est de ta faute si elle est morte. Tu l'as abandonnée. »

Ses derniers mots résonnaient encore dans ma tête alors que je me retrouvais, par miracle, sur ce même quai, quelques secondes avant le départ fatidique.

Cette fois, je ne le forcerais pas.

J'ai lâché sa main complètement.

« Fais ton choix, Alan. »

Mon calme l'a surpris. Les autres jeunes du village, qui comptaient sur nous, me regardaient avec incompréhension. Brandon Lloyd, dont le père était mort d'épuisement dans les vignes, serrait les poings. Pour lui, ce train était plus qu'une opportunité, c'était une question de survie.

Alan a souri, un sourire suffisant. Il pensait que j'avais cédé à son charme, comme toujours.

« Je savais que tu comprendrais, Juliette. »

Le dernier sifflet a retenti. Les portes du TGV se sont fermées dans un bruit métallique définitif.

Le train a commencé à bouger, lentement d'abord, puis de plus en plus vite.

Il est parti sans nous.

Un silence de mort est tombé sur le quai, avant que la panique et la fureur n'explosent.

Chapitre 2

« Alan ! Qu'est-ce que tu as fait ? » a hurlé Brandon, le visage rouge de colère.

Les autres villageois se sont joints à lui, leurs voix se mêlant en un chœur de reproches et de désespoir.

« Nos certificats ! Rends-nous nos certificats ! »

Alan tenait l'enveloppe contenant tous nos précieux documents de la Guilde des Vignerons. C'était le maire, son père, qui avait insisté pour qu'il soit le "gardien" de nos avenirs.

Face à la foule qui avançait vers lui, Alan a sorti un briquet de sa poche. Il l'a allumé, la petite flamme dansant dangereusement près du papier.

« N'approchez pas ! » a-t-il crié. « On ne pouvait pas abandonner Carole. Vous n'avez donc aucun cœur ? »

Je l'ai regardé, et les souvenirs de ma mort m'ont submergée. La "bienveillance" de sa famille, leur soi-disant aide après la mort de mon père... tout était un mensonge. Un stratagème pour s'approprier les subventions, la reconnaissance, l'héritage de mon père qui était mort en héros en sauvant notre vignoble d'un incendie.

Mon certificat spécial, l'honneur accordé en reconnaissance de son sacrifice, ils voulaient tout prendre.

Alors que les autres le suppliaient, j'ai fait un pas en avant.

« Alan a raison. »

Tous les regards se sont tournés vers moi, stupéfaits. Brandon m'a regardée comme si j'étais folle.

« Juliette, de quoi tu parles ? Il a ruiné notre avenir ! »

« On ne peut pas être égoïste, » ai-je dit d'une voix neutre, en regardant Alan droit dans les yeux. « Carole est fragile. Il fallait l'attendre. »

Alan a semblé déconcerté par mon soutien inattendu, mais son arrogance a vite repris le dessus. Il a éteint son briquet, un sourire triomphant aux lèvres.

Juste à ce moment, Carole est arrivée en se dandinant, ses cheveux parfaitement coiffés.

« Oh, vous êtes encore là ? J'ai cru que vous seriez déjà partis. Le train est parti ? Zut alors. »

Sa fausse innocence était écœurante.

La tension a atteint son paroxysme. Brandon, fou de rage, s'est jeté sur Alan.

« Espèce de salaud ! »

Pour protéger Carole qui poussait un petit cri, Alan a sorti un couteau de vigneron de sa poche, une lame courte et courbe utilisée pour couper les grappes.

« Reculez ! Je vous dis de reculer ! »

La panique a saisi le groupe. L'espoir s'était transformé en une confrontation violente sur un quai de gare désert.

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