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L'Héritage Maudit du Professeur

L'Héritage Maudit du Professeur

Auteur:: Ivy Lane
Genre: Horreur
Mon père, archéologue renommé, a disparu sans laisser de trace il y a six mois, laissant derrière lui un silence assourdissant. Puis, ma mère, brillante linguiste, a cessé de parler, figée dans un mutisme total, transformant notre foyer en mausolée. Dans ce chaos, Thomas, mon petit ami et seul pilier, est devenu, après un étrange murmure de ma mère, l' ombre de lui-même, sombrant dans la folie et proférant des mots d' une langue inconnue. On l' a diagnostiqué schizophrène, sa carrière détruite, et son internement m' a laissé brisée, face au scepticisme général et au sourire énigmatique de ma mère que personne d' autre ne semblait voir. Je savais pourtant que ce n' était pas la folie, mais un secret terrifiant lié à un murmure, un secret que ma mère me cachait obstinément, mais que j' étais déterminée à percer, coûte que coûte. Alors que je cherchais des réponses auprès du Professeur Dubois, ancien mentor de mon père, une sonnerie brisa le silence: un appel inattendu de ma mère, sa voix retrouvée, paniquée, m' avertissant du danger de Dubois et de "son piège", avant que l\'appel ne se coupe brutalement. Peu après, son corps fut retrouvé en bas de l' immeuble, étiqueté comme un suicide, le même jour que la mort "accidentelle" de mon oncle maternel, Gérard, à Saint-Clément-sur-Roche, leur village natal. Mais je savais la vérité : elle avait été poussée. La police me traita comme une folle, laissant l' affaire classée. Dubois avait un alibi en béton, une emprise invisible mais mortelle. Mue par une implacable détermination, sans peur, sans alliés, je fis la promesse déchirante d' amener les cendres de ma mère à Saint-Clément-sur-Roche, non pas pour l' enterrer, mais pour déterrer la vérité et venger ma famille. Le voyage fut semé de présages, de villageois méfiants, jusqu' à ce que je me retrouve face à Dubois, maudit par un simplet du village, son sourire cruel trahissant son rôle macabre dans notre tragédie. Il m' entraîna dans la vieille maison familiale, transformée en sanctuaire sombre, où il déversa son monologue délirant sur un langage primordial, un savoir secret transmis par le sang de ma mère, et les motifs de l' assassinat de mon père, de mon oncle et d' elle-même. Mais je n' étais pas venue les mains vides : une application d' enregistrement et un traqueur GPS étaient mon bouclier, mon épée. Alors qu' il s' apprêtait à me frapper, la porte explosa, et la police, ayant tout entendu, se saisit de Dubois et de ses complices. Le cauchemar était enfin terminé. Quelques mois plus tard, la justice fut rendue, Thomas sortit doucement de son enfer, et je commençais mon propre chemin vers la paix, portant l' héritage de force et d' amour de ma famille, prête à écrire un nouveau chapitre.

Introduction

Mon père, archéologue renommé, a disparu sans laisser de trace il y a six mois, laissant derrière lui un silence assourdissant.

Puis, ma mère, brillante linguiste, a cessé de parler, figée dans un mutisme total, transformant notre foyer en mausolée.

Dans ce chaos, Thomas, mon petit ami et seul pilier, est devenu, après un étrange murmure de ma mère, l' ombre de lui-même, sombrant dans la folie et proférant des mots d' une langue inconnue.

On l' a diagnostiqué schizophrène, sa carrière détruite, et son internement m' a laissé brisée, face au scepticisme général et au sourire énigmatique de ma mère que personne d' autre ne semblait voir.

Je savais pourtant que ce n' était pas la folie, mais un secret terrifiant lié à un murmure, un secret que ma mère me cachait obstinément, mais que j' étais déterminée à percer, coûte que coûte.

Alors que je cherchais des réponses auprès du Professeur Dubois, ancien mentor de mon père, une sonnerie brisa le silence: un appel inattendu de ma mère, sa voix retrouvée, paniquée, m' avertissant du danger de Dubois et de "son piège", avant que l\'appel ne se coupe brutalement.

Peu après, son corps fut retrouvé en bas de l' immeuble, étiqueté comme un suicide, le même jour que la mort "accidentelle" de mon oncle maternel, Gérard, à Saint-Clément-sur-Roche, leur village natal.

Mais je savais la vérité : elle avait été poussée. La police me traita comme une folle, laissant l' affaire classée. Dubois avait un alibi en béton, une emprise invisible mais mortelle.

Mue par une implacable détermination, sans peur, sans alliés, je fis la promesse déchirante d' amener les cendres de ma mère à Saint-Clément-sur-Roche, non pas pour l' enterrer, mais pour déterrer la vérité et venger ma famille.

Le voyage fut semé de présages, de villageois méfiants, jusqu' à ce que je me retrouve face à Dubois, maudit par un simplet du village, son sourire cruel trahissant son rôle macabre dans notre tragédie.

Il m' entraîna dans la vieille maison familiale, transformée en sanctuaire sombre, où il déversa son monologue délirant sur un langage primordial, un savoir secret transmis par le sang de ma mère, et les motifs de l' assassinat de mon père, de mon oncle et d' elle-même.

Mais je n' étais pas venue les mains vides : une application d' enregistrement et un traqueur GPS étaient mon bouclier, mon épée.

Alors qu' il s' apprêtait à me frapper, la porte explosa, et la police, ayant tout entendu, se saisit de Dubois et de ses complices. Le cauchemar était enfin terminé.

Quelques mois plus tard, la justice fut rendue, Thomas sortit doucement de son enfer, et je commençais mon propre chemin vers la paix, portant l' héritage de force et d' amour de ma famille, prête à écrire un nouveau chapitre.

Chapitre 1

La disparition de mon père, Marc Duval, un archéologue de renom, a été le premier domino à tomber. Il est parti en expédition il y a six mois et n'est jamais revenu. Pas de corps, pas de message, juste un silence assourdissant qui a envahi notre appartement parisien.

Puis, le deuxième domino est tombé. Ma mère, Élise, une linguiste brillante, a cessé de parler. Du jour au lendemain. Un mutisme total, sélectif. Les médecins n'ont rien trouvé, aucune cause physique, ils ont parlé de choc post-traumatique. Elle communiquait par écrit, des phrases courtes, factuelles, mais sa voix s'était éteinte. Notre maison, autrefois pleine de rires et de débats passionnés, est devenue un mausolée.

J'étais là, au milieu des ruines de ma famille, étudiante en histoire de l'art essayant de ne pas sombrer. Mon seul pilier, c'était Thomas.

Thomas Lambert, mon petit ami. Un jeune historien prometteur, charismatique, rationnel. Il était ma bouée de sauvetage, la seule parcelle de normalité dans mon monde qui s'effondrait. Il venait souvent dîner, essayant de briser la glace avec ma mère, lui racontant ses recherches, lui posant des questions sur ses travaux. En vain. Elle se contentait de le regarder avec ses grands yeux vides, hochant parfois la tête.

Ce soir-là, c'était un mardi. Un soir comme les autres, lourd et silencieux. Thomas avait apporté un poulet rôti. Nous mangions dans un silence pesant, le seul bruit étant celui des couverts contre les assiettes. J'observais ma mère, elle piquait à peine sa nourriture.

Soudain, elle a posé sa fourchette.

Le son a résonné dans la pièce. Thomas et moi avons levé les yeux vers elle. Elle s'est levée, lentement, comme une somnambule. Elle a contourné la table, ses pas feutrés sur le parquet.

Elle s'est arrêtée derrière Thomas.

Mon cœur s'est mis à battre plus fort. Qu'est-ce qu'elle faisait ?

Elle a posé une main sur son épaule. Thomas s'est figé, surpris. Puis, elle s'est penchée, très près de son oreille. J'ai vu ses lèvres bouger, à peine. Elle a chuchoté quelque chose. Une seule phrase, peut-être, inaudible pour moi. Ça n'a duré que deux secondes.

Puis elle s'est redressée, a reculé, et est retournée s'asseoir comme si de rien n'était. Elle a repris sa fourchette et a continué à manger son poulet froid.

Le troisième domino venait de tomber, mais je ne le savais pas encore.

Thomas était pâle.

« Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? » j'ai demandé, la voix tremblante.

Il a secoué la tête, l'air confus.

« Rien... Je n'ai pas compris. C'était... une langue étrange. »

Cette nuit-là, il a fait son premier cauchemar. Il s'est réveillé en hurlant, trempé de sueur. Il parlait de corridors sans fin et de symboles gravés sur les murs. Je l'ai serré dans mes bras, lui disant que ce n'était rien, juste le stress.

Mais ce n'était pas que le stress.

Une semaine plus tard, lors d'une conférence importante à la Sorbonne où il présentait ses recherches, il s'est arrêté net au milieu d'une phrase. Son regard est devenu vide. Il a commencé à parler. Mais ce n'était pas du français. C'était un flot de syllabes gutturales, une langue que personne dans l'amphithéâtre ne reconnaissait. Une langue ancienne, morte, inconnue.

Le silence qui a suivi était total. L'humiliation, palpable. Sa carrière, si prometteuse, venait de voler en éclats devant ses pairs et ses mentors.

Les hallucinations se sont intensifiées. Il voyait des ombres dans les coins, entendait des chuchotements. Il perdait pied avec la réalité. Son rationalisme, sa logique, tout ce qui le définissait s'effritait jour après jour. Il devenait l'ombre de lui-même, terrifié et confus.

Le monde extérieur, bien sûr, a posé son diagnostic : folie. Surmenage. Crise psychotique.

Mais moi, je savais. Je savais que tout avait commencé ce soir-là, avec ce murmure. Le murmure de ma mère silencieuse.

Chapitre 2

Les médecins sont entrés dans la vie de Thomas comme une armée d'occupation. Psychiatres, neurologues, spécialistes en tout genre. Ils l'ont examiné, scanné, interrogé. Ils voulaient des réponses, une explication logique à sa soudaine dégradation.

« Monsieur Lambert, pouvez-vous nous décrire ces hallucinations ? »

« Depuis quand entendez-vous ces voix ? »

« Cette langue que vous parlez, d'où vient-elle ? Avez-vous étudié des dialectes anciens ? »

Thomas, hagard, assis sur le lit de l'hôpital, essayait de répondre. Mais ses mots étaient confus, interrompus par des phrases dans cet autre langage. Il était leur patient le plus fascinant et le plus frustrant.

Je leur ai parlé du chuchotement. Je leur ai raconté la scène, le dîner, le geste de ma mère. Leurs regards étaient un mélange de pitié et de scepticisme. Pour eux, j'étais une jeune femme en détresse, cherchant désespérément un coupable pour une tragédie inexplicable.

Ils ont voulu parler à ma mère.

Ils sont venus à l'appartement. Deux psychiatres, un homme et une femme, avec des voix douces et des regards faussement compréhensifs. Élise les a reçus dans le salon. Elle était assise sur le canapé, droite, digne, silencieuse.

« Madame Duval, votre fille nous a dit que vous aviez parlé à Monsieur Lambert le soir où ses symptômes ont commencé. Est-ce exact ? »

Elle a hoché la tête.

« Pourriez-vous nous dire ce que vous lui avez dit ? »

Elle a secoué la tête.

Ils ont insisté, avec patience. Ils ont expliqué l'importance de sa coopération pour aider Thomas. Elle est restée de marbre. Finalement, elle a pris un carnet et un stylo sur la table basse. Elle a écrit :

Je lui ai souhaité une bonne soirée.

Les médecins se sont regardés, déconcertés. C'était absurde. Ils ont essayé de la pousser, de lui faire admettre que c'était peut-être autre chose. Elle n'a plus rien écrit. Elle est restée là, les mains jointes sur ses genoux, son regard fixé sur un point invisible au mur, complètement indifférente à leur présence et à mon angoisse.

Pendant ce temps, les rumeurs allaient bon train dans le milieu universitaire. La chute spectaculaire de Thomas Lambert était sur toutes les lèvres.

« Tu as entendu pour Thomas ? Le pauvre, il a complètement craqué. »

« On dit qu'il se prend pour un prophète sumérien. »

« C'est sa petite amie, Adèle Duval. Depuis que son père a disparu, c'est le drame. Elle l'a entraîné dans sa folie. »

J'entendais ces bribes de conversations dans les couloirs de l'université, dans les cafés. Chaque mot me blessait. J'étais devenue la paria, la petite amie de l'historien fou, la fille de l'archéologue disparu et de la linguiste muette. Une famille maudite.

Un mois plus tard, le diagnostic officiel est tombé. Schizophrénie à déclenchement brutal. C'était la conclusion des experts. Une maladie mentale, une malchance génétique, une bombe à retardement qui avait explosé. C'était simple, net, et ça mettait un terme à toutes les questions gênantes.

L'université a poliment mis fin au contrat de Thomas. Sa carrière était terminée. Il a été interné dans une clinique privée, un endroit calme à la campagne.

Le monde avait sa réponse. Une réponse qui ne satisfaisait personne, mais qui permettait à tout le monde de passer à autre chose.

Sauf moi. Je ne pouvais pas passer à autre chose. Car je savais que la réponse n'était pas dans un manuel de psychiatrie. Elle était dans le silence de ma mère.

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