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L'HÉRITIER DANS LE VENTRE DE LA NOUNOU

L'HÉRITIER DANS LE VENTRE DE LA NOUNOU

Auteur: Ayana
Genre: Romance
L'HÉRITIER DANS LE VENTRE DE LA NOUNOU, LE VRAI PDG d'après le roman d'Ayana Elleane Morel n'avait qu'un objectif en poussant les grilles de la résidence Stepheen : trouver un travail honnête pour survivre. Elle ne savait pas encore qu'elle venait de mettre un pied dans l'un des empires les plus puissants et les plus tourmentés du pays. Engagée comme nounou du petit Léo, orphelin recueilli par le richissime PDG Hugo Stepheen, Elleane pensait mener une vie simple, loin du luxe qui l'entourait. Mais dans cette maison, rien n'est jamais simple. Trois frères. Trois cœurs qui s'éveillent pour elle. Stanislas, l'aîné glacial que personne n'avait jamais vu sourire. Peter, le charmeur qui cache une blessure derrière chaque plaisanterie. Joska, le plus jeune, le seul à voir Elleane sans jamais rien calculer. Quand Elleane découvre qu'elle est enceinte, elle ne se doute pas qu'elle vient d'allumer une mèche capable de faire exploser toute la famille Stepheen. Car dans cette maison, un enfant n'est jamais qu'un enfant : il est un héritier. Un enjeu. Une arme. Deux frères sont convaincus d'être le père. Un vieil ennemi rôde dans l'ombre, prêt à tout pour s'emparer de l'empire. Des tests disparaissent. Des secrets vieux de vingt ans refont surface. Une gouvernante discrète cache une identité que personne n'avait soupçonnée. Et un testament, signé il y a trente ans, menace de tout faire basculer. Entre amour interdit, rivalité fraternelle, trahisons et vérités enfouies, une seule question hante chaque page : À qui appartient réellement cet enfant ? La réponse pourrait sauver cette famille... ou la détruire pour de bon. Un roman à ne pas lâcher, jusqu'à la dernière ligne.
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Chapitre 1 Une nouvelle vie commence

Elleane s'arrêta devant les grilles de la résidence Stepheen.

Elle n'avait jamais rien vu d'aussi grand.

La maison ressemblait à un château moderne, tout en verre et en pierre blanche. Le jardin s'étendait à perte de vue.

Elle serra son sac contre elle.

Dans sa poche, il ne restait presque plus d'argent.

Si elle n'obtenait pas ce travail, elle allait perdre son appartement.

Elle inspira un grand coup et appuya sur la sonnette.

Quelques secondes passèrent.

Puis un homme en costume noir ouvrit le portail.

« Vous êtes la nouvelle nounou ? »

« Oui. Je m'appelle Elleane Morel. »

L'homme la regarda de haut en bas, sans un mot. Puis il se retourna.

« Suivez-moi. Monsieur Stepheen vous attend. »

Elleane traversa un long couloir. Ses pas résonnaient sur le sol en marbre. Elle essayait de ne pas trop regarder autour d'elle, mais tout était impressionnant : les tableaux, les lustres, les meubles anciens.

On la fit entrer dans un grand bureau.

Un homme âgé était assis derrière une table en bois massif. Il avait les cheveux gris, le regard dur, et une allure qui imposait le respect.

C'était Hugo Stepheen.

Il la fixa longuement, sans rien dire.

Elleane resta debout, mal à l'aise.

Puis il parla enfin.

« Asseyez-vous. »

Elle s'assit.

« Pourquoi voulez-vous travailler ici ? »

La question la surprit. Elle s'attendait à parler de son expérience, de ses diplômes, pas à ça.

Elle répondit sans réfléchir.

« Parce que j'ai besoin d'un travail. Mais surtout, parce que je préfère gagner mon argent honnêtement plutôt que de dépendre de quelqu'un. »

Hugo la regarda différemment.

Un petit sourire passa sur son visage, presque invisible.

« Bonne réponse. »

Il ferma le dossier posé devant lui.

« Le poste est à vous. »

Elleane n'en revenait pas.

« Merci, monsieur Stepheen. Vous ne le regretterez pas. »

« Je l'espère. »

Il se leva, prêt à la raccompagner. Mais avant qu'il ne dise un mot de plus, des voix se firent entendre dans le couloir. Des voix d'hommes. Trois, précisément.

La porte s'ouvrit.

Un homme entra en premier. Grand, costume parfait, visage fermé. Il regarda Elleane sans aucune expression.

« Père. »

« Stanislas. Je te présente la nouvelle nounou. Elleane Morel. »

Stanislas hocha la tête, à peine.

« Bienvenue. »

Puis un deuxième homme apparut, plus détendu, un sourire facile sur les lèvres.

« Alors c'est toi, la nouvelle recrue ? »

Il tendit la main.

« Peter. Enchanté. »

Elleane lui serra la main, un peu déstabilisée par son assurance.

Enfin, un troisième homme entra. Plus jeune, l'air simple et sincère. Il s'approcha directement d'elle, sans détour.

« Vous êtes vraiment notre nouvelle nounou ? »

Elleane sourit, un peu timide.

« Oui. »

« Moi c'est Joska. Content de vous rencontrer. »

Il avait une voix chaleureuse, différente de celle de ses frères.

Elleane regarda les trois hommes, l'un après l'autre. Trois visages, trois caractères, trois façons complètement différentes de la regarder.

Elle ne savait pas encore ce que cette maison allait changer dans sa vie.

Hugo observait la scène en silence, un peu en retrait.

Il avait un sourire discret, presque invisible.

Personne ne pouvait deviner à quoi il pensait.

Il n'avait pas engagé cette jeune femme par hasard.

Il savait des choses qu'elle ignorait encore.

Des choses qui allaient tout changer.

Elleane, elle, ne pensait qu'à une chose : elle avait enfin un travail. Elle allait pouvoir garder son appartement, aider sa sœur, respirer un peu.

Elle ne savait pas encore qu'en franchissant ces grilles, elle venait d'entrer dans une guerre familiale qui durerait des mois.

Une guerre pour l'amour.

Une guerre pour un enfant qui n'existait pas encore.

Une guerre pour un empire.

Chapitre 2 L'offre de la famille Stepheen

Le lendemain matin, Elleane se réveilla avec une boule au ventre.

Elle n'arrivait pas à croire ce qui s'était passé la veille. Un vrai travail. Dans une vraie maison. Avec un vrai salaire.

Elle regarda son petit appartement. Les murs abîmés, le radiateur qui faisait du bruit, la lumière qui clignotait dans la cuisine. Tout ça allait peut-être changer.

Elle prépara son sac rapidement. Deux tenues, quelques affaires, rien de plus.

Sa sœur, Maëlle, l'attendait dans le salon.

« Alors, c'est vrai ? Tu commences aujourd'hui ? »

« Oui. Monsieur Stepheen m'a dit de revenir ce matin pour signer le contrat. »

Maëlle croisa les bras.

« Je n'aime pas ça. Les gens riches comme ça, ils ont toujours quelque chose à cacher. »

Elleane soupira.

« Maëlle, j'ai besoin de cet argent. On en a besoin. »

Sa sœur baissa les yeux.

« Fais juste attention à toi. »

« Je te le promets. »

Elleane l'embrassa et sortit.

Quand elle arriva devant les grilles, l'homme en costume noir l'attendait déjà.

« Monsieur Stepheen vous attend dans son bureau. »

Dans le bureau, Hugo était assis derrière sa table, un dossier ouvert devant lui.

« Asseyez-vous, mademoiselle Morel. »

Elle s'assit.

Il lui tendit une feuille.

« Voici le contrat. Vous serez logée ici, dans l'aile réservée au personnel. Votre rôle principal sera de vous occuper de Léo. »

« Léo ? »

Hugo marqua une pause, le visage soudain plus grave.

« Mon neveu. Le fils de mon frère. Il est mort il y a deux ans, avec sa femme, dans un accident. Léo n'avait presque personne d'autre. Je l'ai recueilli. »

Elleane sentit son cœur se serrer.

« Je suis désolée. »

« Ce n'est pas un sujet dont je parle souvent. Léo a besoin de stabilité, d'attention, de patience. C'est un enfant qui a beaucoup perdu, très jeune. »

« Je ferai de mon mieux pour lui. »

Hugo hocha la tête, satisfait.

« Une dernière chose. Dans cette maison, chacun a ses propres intérêts. Mes fils, en particulier. Je vous demande de rester concentrée sur votre travail. Rien de plus. »

« Bien sûr, monsieur. »

Il se leva.

« Suivez-moi, je vais vous présenter Léo. »

Ils traversèrent plusieurs couloirs avant d'arriver dans une grande pièce lumineuse. Un petit garçon d'environ quatre ans jouait seul avec des cubes en bois.

« Léo. »

L'enfant leva la tête, méfiant.

« Voici Elleane. Elle va s'occuper de toi maintenant. »

Elleane s'approcha doucement et s'accroupit à sa hauteur.

« Salut, Léo. J'aime beaucoup tes cubes. Je peux jouer avec toi ? »

Le petit garçon hésita, puis tendit un cube bleu.

« Tiens. »

Elleane sourit, sincèrement touchée.

Hugo observa la scène en silence, puis quitta la pièce sans un mot.

Un peu plus tard, alors qu'Elleane installait ses affaires, on frappa à la porte. C'était Peter.

« Alors, comment se passe ta première journée ? »

« Bien, je crois. J'ai rencontré Léo. »

« Le petit bonhomme. Il a eu une enfance difficile. On essaie tous de veiller sur lui, chacun à notre façon. »

« Il a l'air adorable. »

Peter s'appuya contre le mur, un sourire aux lèvres.

« Il l'est. Mais fais attention, il s'attache vite. Ne le déçois pas. »

« Je n'en ai pas l'intention. »

Il resta un moment de plus qu'il n'était nécessaire, puis sortit.

Elleane referma la porte et s'assit sur son lit.

Une nouvelle maison. Un nouveau travail. Un enfant orphelin à qui elle voulait déjà du bien. Trois frères aux intentions encore floues. Et un patriarche qui semblait tout savoir sans jamais rien dire.

Elle ne pouvait pas encore le deviner, mais sa vie venait de basculer pour de bon.

Chapitre 3 La demeure du milliardaire

Les jours suivants, Elleane commença à découvrir la vraie dimension de la résidence Stepheen.

Ce n'était pas seulement une grande maison. C'était presque une petite ville.

Le matin, elle se réveillait dans sa chambre de l'aile du personnel, puis traversait plusieurs couloirs pour rejoindre la chambre de Léo.

Chaque jour, elle remarquait un nouveau détail. Une bibliothèque immense. Une salle de cinéma privée. Une piscine intérieure. Des employés partout : cuisiniers, jardiniers, femmes de ménage, chauffeurs.

Un matin, elle croisa la gouvernante, madame Rey, au visage sévère.

« Vous êtes la nouvelle nounou ? »

« Oui, Elleane Morel. »

Madame Rey l'observa sans chaleur.

« Un conseil. Restez à votre place. Beaucoup de nounous sont passées ici pour s'occuper de Léo. Aucune n'est restée longtemps. »

« Pourquoi ça ? »

« Cette famille a ses règles. Ses secrets aussi. Ne posez pas trop de questions et tout se passera bien. »

Elle s'éloigna, laissant Elleane troublée.

Plus tard, elle emmena Léo se promener dans le jardin. L'enfant courait entre les arbres, riait, ramassait des fleurs.

« Regarde, Elleane ! »

« C'est magnifique, Léo ! »

Alors qu'ils jouaient près de la fontaine, Stanislas apparut, encore en costume malgré l'heure tardive. Il s'arrêta en voyant Léo rire aux éclats.

« Comment va-t-il, ces derniers temps ? »

« Très bien. C'est un petit garçon adorable. »

« Depuis la mort de ses parents, il a mis du temps à sourire à nouveau. »

« Monsieur Stepheen m'en a parlé, un peu. »

Stanislas hocha la tête, le regard soudain plus doux.

« Mon père tient énormément à lui. On tient tous à lui. Léo a besoin de stabilité. Ne le décevez pas. »

« Je ne compte pas le décevoir. »

Il la fixa un moment, comme s'il cherchait à comprendre si elle était sincère, puis repartit vers la maison avec Léo dans les bras.

Elleane resta seule près de la fontaine, pensive.

Le soir, alors qu'elle dînait seule dans la petite cuisine du personnel, Joska la rejoignit.

« Je peux m'asseoir ? »

« Bien sûr. »

« Alors, comment tu trouves la maison ? »

« Impressionnante. Un peu trop grande pour moi. »

Joska rit doucement.

« Je comprends. Quand j'étais petit, je me perdais tout le temps dedans. »

« Ça doit être étrange de grandir dans un endroit pareil. »

« Parfois. On a tout, matériellement. Mais on n'a pas toujours ce qui compte vraiment. »

« Et Léo ? Ça a dû être dur pour vous tous, cette histoire. »

Le sourire de Joska disparut un instant.

« Oui. Mon oncle et sa femme... c'est arrivé si vite. Mon père a pris Léo sans hésiter. On essaie tous de lui donner une vraie famille. »

« C'est beau, ce que vous faites. »

« Parfois, je me demande si c'est vraiment pour Léo que mon père fait tout ça. »

Elleane fronça les sourcils.

« Comment ça ? »

Joska hésita, comme s'il regrettait déjà d'avoir trop parlé.

« Rien. Oublie ce que j'ai dit. »

Il se leva et sortit rapidement.

Elleane resta seule, encore plus troublée qu'avant.

Elle regarda par la fenêtre de la cuisine. La grande demeure Stepheen se dressait dans la nuit, majestueuse et silencieuse.

Elle comprit, à cet instant, que sous ce luxe impressionnant se cachait quelque chose de bien plus sombre.

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