Chapitre 1: Kévin Joseph NZAMBA
Kévin
Je sors des cours bien épuisés. L'école me saoule, je ne sais même pas à quoi elle sert. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais arrêté d'apprendre depuis. Mais quand tu es encore sous la responsabilité des gens, tu es obligé de t'y soumettre. Je retrouve mon ami au portail.
Christian (en anglais): on va fumer un coup?
Moi (en anglais): sans hésitation!
On se dirige directement dans notre petit coin pour fumer des joints, et le chanvre en même temps. Nous planons au moins pendant deux heures de temps, puis je me rends compte qu'il est déjà 19h.
Moi (rangeant mes affaires): bon, je dois y aller. Je ne veux pas que ma mater (maman) me fasse encore le bruit comme d'habitude
Christian (se levant): moi aussi je vais y aller alors
On ramasse nos affaires et nous allons en route pour prendre chacun son taxi et rentrer. C'est tout sérieux que j'arrive dans mon quartier et que je me dirige vers la maison. La première chose qui attire mon attention devant la porte de la maison, ce sont les chaussures d'homme. Je suis le seul homme qui vit avec ma mère, alors, si ces chaussures ne sont pas à moi, ils sont à quelqu'un d'autre. Je deviens déjà tout nerveux en entrant dans la maison.
Il n'y a personne au salon, ni dans la cuisine, ni dans aucun espace commun. Je fonce vers la chambre de maman qui est fermée à clef.
Moi (grosse voix): maman! (bousculant le poignet)
Elle: tu as quel problème Kévin? Tu veux quoi?
Moi (tambourinant sur la porte): fais sortir le monsieur qui est avec toi là-bas, fais-le sortir!
Elle: tu es malade?
Moi: je suis malade hein? Attends
Je fonce à l'arrière de la cuisine pour prendre la machette et je reviens vers sa porte. Elle l'avait déjà ouverte, mais en me voyant arriver, elle l'a rapidement fermée.
Moi (énervé): ouvre cette porte! Ouvre-la! Si c'est un homme, qu'il sorte d'ici m'affronter. Ouvre!
Maman (derrière la porte): Kévin tu es fou?! Ça ne te va pas ou quoi? Tu es qui pour commander quelqu'un ici?
Moi: mais sortez maintenant pour voir qui commande ici? Sortez!
Silence
J'ai fait tout un désordre pendant environ 2h du temps, elle ne parlait plus tout ce temps. Où je suis dans mes pleins là, qu'ils essaient seulement de sortir, ils me sentiront passer. Je prends mes aises au salon, et je vais voir s'il y a à manger à la cuisine. Je me sers tranquillement et vais manger au salon devant la télévision. Voyant qu'ils ne réagissent pas, et étant très fatigué, je me résigne à aller dans ma chambre me reposer un peu.
Muhire
C'est hallucinant, je crois que c'est la première fois que je tombe sur un enfant aussi insolent. Tu vis dans la maison de ta mère et c'est toi qui la menace? Donc parce qu'elle est ta mère, elle n'a pas le droit de faire sa vie? Et voir que Justine cautionne ça, c'est incroyable.
Moi: mais laisse-moi sortir, il dit que si je suis un homme que je sorte. Je n'ai pas peur de lui, fais-moi sortir Justine
Elle (apeurée): non Muhire, tu ne le connais pas bien. Il est capable de te frapper avec cette machette. Je ne veux pas de drame stp, c'est mon fils
Moi (m'énervant): et moi je ne suis pas l'enfant de quelqu'un? Il se prend pour qui pour me menacer? Il me connaît? Il sait aussi de quoi je suis capable?
Elle (suppliante): justement Muhire, et j'implore ta compassion envers moi. Ne fais pas ça, nous sommes dans votre pays, je ne veux pas qu'on l'enferme stp stp
Je l'ai longuement regardée avant de décider de laisser tomber cet insolent qu'elle appelle son fils.
Moi (la regardant): pourquoi tu le laisses te traiter de la sorte? C'est ton fils Justine et peu importe la raison, il n'a pas le droit de te traiter de la sorte. Comme tu le dis, c'est toi sa mère
Justine (soupirant): laisse tomber Muhire
Le petit a fait un tapage de deux heures environ puis plus rien. Nous étions bloqués dans la chambre tant qu'on entendait des mouvements au salon. Chacun était dans son coin, je n'avais qu'une seule envie celle de me casser d'ici. C'est aux environs de 5h du matin que je l'ai fait en me promettant de ne plus jamais remettre les pieds ici, encore moins de revoir Justine. Ça ne sert à rien, cette relation est vouée à l'échec. Je n'accepterais jamais qu'un enfant monte sur ma tête, qu'elle gère son fils. Pendant qu'on y est, qu'ils se marient même ensemble.
Justine
C'est à 5h du matin que Muhire a pu quitter la maison en toute quiétude (soupirs). Je sais très bien qu'il ne reviendra plus, comme les autres. Le fils que Dieu m'a donné, je ne sais pas. Je pense que c'est le chanvre qu'il fume, qui lui monte à la tête. Le matin, on s'est croisé, et je l'ai tout simplement toisé.
Lui (amusé): oh maman c'est comment?
Moi (pétant un câble): fous-moi le camp tu comprends?
Lui (éclatant de rire): oh?
Moi (tonnant): rigole bien avec moi Kévin, rigole bien. C'est quand je vais sérieusement te foutre à la porte que tu vas comprendre
Lui (fronçant les sourcils): me mettre à la porte pourquoi? J'ai fait quoi? Donc chasser les rigolos qui viennent ici c'est mauvais?
Moi (furieuse): fous-moi le camp, tu comprends? Tu es qui pour te mêler de ma vie privée? J'ai ton âge? Tu paies les factures ici? Tu prends quoi en charge dans cette maison? Les autres à ton âge ne vivent plus chez leurs parents. Soit ils font de grandes études, soit ils travaillent pour subvenir à leurs besoins. Mais toi déjà 23 ans, tu es encore en Tle, avec des moyennes médiocres, mais toujours à faire son intéressant (il lève les yeux) Lève bien les yeux avec moi, impoli comme ça! Tu commandes qui ici? Tu peux commander qui? Tu ne vois pas Jérémie? (il se lève) Un enfant intelligent, poli, et qui ne fait pas chier ses parents. Mais c'est un vaurien comme toi (il s'en va) qui veut toujours faire le dingue, tchrrrrrr!!!!! Quoi? Parce que tu mets les bandanas et les bagues que tu penses que tu es quelqu'un? Tu es bien malade! Tchrrrr!!!
Je pense que même les voisins ont dû entendre comment j'ai piaffé tellement c'était violent. C'est avec les nerfs bien tendus que je suis allée au boulot. Je suis secrétaire dans une entreprise de la place à Kigali. Je suis d'origine gabonaise, et je suis dans ce pays (le Rwanda) pour le travail. Je me bats dur chaque jour, afin de subvenir aux besoins du fils unique que Dieu m'a donné. Mais j'en ai marre, je suis vraiment à bout. L'école zéro, comportement zéro; il ne veut rien foutre si ce n'est fumer son chanvre, pfff. Combien d'hommes m'ont laissé tomber à cause de Kévin, combien? Je ne peux pas faire ma vie en paix, et cet enfant reste tranquille, rien. Toujours à m'apporter des histoires rocambolesques.
Je passe toute cette journée de mauvaise humeur, et je rentre aux environs de 16h. Je prends une bonne douche et je vais relaxer sur mon lit. J'appelle mes sœurs en appel vidéo Whatsapp pour leur raconter, les nouvelles péripéties de cette maison. Nous sommes quatre enfants de papa et maman. Notre père est déjà décédé, il ne nous reste plus que notre mère. Alors, il y a notre aîné Corentin, ensuite Gabrielle, Martine et moi.
Martine (répondant): allo?
Moi: bonjour Martine
Elle: bonjour ça va?
Moi (soupirant): ah (Gabrielle apparaît)
Gabrielle: bonjour
Nous: bonjour
Elle: vous allez bien?
Martine: moi ça va, apparemment pour Justine ce n'est pas ça
Gabrielle (soupirant): il a encore fait quoi cette fois-ci?
Je n'attendais que cette question, je me suis défoulée comme j'ai pu, et c'est en larmes que j'ai fini mon récit.
Gabrielle (furieuse): je ne comprends pas pourquoi l'enfant là, tu ne le mets pas un peu dehors. Je ne comprends pas. Il prend la machette pour menacer ton ami, il est malade? Moi, un de mes enfants essaient seulement de me répondre mal, ils savent où ils finiront. Je ne joue même pas avec eux, tu es trop laxiste Justine
Martine (les sourcils froncés): tu l'as même emmené là-bas pourquoi? Il fallait le laisser ici
Moi (reniflant): qui allait encore accepter de le garder? Chez Corentin, c'était la bastille qu'il buvait tout le temps, Gabrielle son mari a refusé, chez maman, il a commencé son histoire du chanvre là, il n'y a que moi qui peut le supporter
Gabrielle (tonnant): c'est ça le soucis, tu le supportes! Corentin avait tort de frapper Kévin? Qui ne sait pas dans cette famille que c'est un cas? On touche un peu ton enfant, tu pleures, tu voulais que les gens fassent comment? KENGUE (son mari) était même obligé de refuser, parce qu'il voyait comment tu réagissais. Mes enfants ne peuvent même pas un peu faire les choses comme ça, ils ne sont pas fous, c'est toi qui t'amuse encore avec Kévin
Moi (soupirant): je sais très bien que c'est de ma faute aussi, si j'avais laisser qu'on le redresse tranquillement, nous n'en serions peut-être pas là aujourd'hui
Gabrielle(se calmant): hummm
Martine: tu vas faire comment maintenant?
Moi: je prie qu'il ait son bac et s'en aille d'ici, et de toute façon, je suis de retour au Gabon l'année prochaine. Ma formation tire à sa fin donc
Gabrielle: Espérons vraiment qu'il ait son bac alors, on avisera par la suite. Hum! Même accepter que mes enfants échouent ne fût-ce qu'une classe, ou encore me ramène des moyennes en dessous de 13, jamais!
Nous avons parlé de choses plus gaies durant environ une heure, et nous nous sommes laissées. Ça me fait toujours du bien de parler avec mes sœurs, elles sont mes seules confidentes, mes seules amies. Gabrielle est très chaude comme femme (rires), c'est son caractère et nous l'aimons comme ça. Martine, c'est le juste milieu, et moi je suis très douce de nature. Mais quand tu me cherches, toi-même là-bas, et même ce fou de Kévin le sait. Corentin est assez strict et carré de caractère. Il te corrige bien comme il faut si tu débordes, mais c'est un homme généreux et aimable aussi. Mes frères et moi sommes très soudés malgré nos différences. Peu importe la difficulté dans laquelle l'un d'entre nous peut être, les autres seront toujours là pour le soutenir.
Je me suis endormie sans m'en rendre compte, et c'est le bruit des pas de Kévin qui m'a réveillé. Je me suis levée pour aller me débarbouiller et m'habiller. Je suis sortie de la chambre et j'ai trouvé Kévin, grand pied sur petit pied au salon. J'ai tracé dans la cuisine pour faire à manger. J'ai mis environ une heure pour finir de cuisiner, et je me suis servie pour aller manger au salon.
Kévin (guettant): maman, tu as préparé quoi?
Moi (le regard sur la télévision): le poulet et le riz rouge
Lui (se levant): ok
Il est aussi allé se servir et m'a rejoint.
Moi: le bac approche, j'espère que tu te prépares bien
Lui (grimaçant): oui
Moi: j'espère bien Kévin, j'espère vraiment parce que je ne te vois pas travailler ou faire quoi que ce soit donc j'espère
Lui (déposant son plat): c'est ce qui est souvent bizarre avec toi, on est tranquille tu cherches toujours les problèmes
Kévin
Comment quelqu'un peut toujours autant aimer les problèmes. Je t'ai déjà dit que je me prépare, mais il faut toujours que tu fasses des argumentations énervantes. Elle m'a saoulé, j'ai ramassé mon plat et j'ai foncé à la chambre en claquant ma porte.
****** 3 mois plus tard ******
C'est avec le cœur lourd que je regarde les fiches, et que je vois que j'ai échoué, je n'ai pas obtenu mon bac. Je vois déjà de loin les cris, les remontrances, les comparaisons avec Jérémie. Oh Seigneur! C'est d'un pas lent, très lent que j'arrive à la maison. Je trouve maman qui m'attend de pied ferme, bien ferme. A l'expression de mon visage, elle comprend.
Elle (criant): voilà! Voilà! Je savais!
Chapitre 2: Justine NZAMBA
Justine
**** A la veille *****
Moi: demain c'est l'heure de vérité, ce n'est plus loin, juste quelques heures. Kévin ose échouer! Ose! En tout cas je ne parle plus beaucoup, c'est demain.
Heureusement je ne travaille pas demain hein, je me lèverais tôt pour faire ce que j'ai à faire et je l'attendrais de pied ferme ici. Tu conseilles quelqu'un, il veut toujours montrer qu'il sait tout et qu'il a la grande gueule. J'ai crié dans cette maison qu'il se mette au travail pour son examen, est-ce qu'il faisait cas? Donc c'est quel résultat il m'emmènera? Mais bon, on dit souvent, laisser le bénéfice du doute aux autres. Le lendemain, comme convenu, je me suis levée aux aurores. J'ai fait le ménage, j'ai préparé, j'ai fait mes soins et je me suis mise devant la télévision.
En même temps, je surveillais l'heure. Kévin est allé aux alentours de 8h au centre, il est déjà 11h, hum. C'est à 13h qu'il se pointe avec un regard de chien abattu et les yeux baissés. Il n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit, j'avais déjà tout compris. Cet enfant veut seulement me tuer, mais il ne m'aura pas. Je refuse dans le nom de Jésus, je suis encore jeune, pleine de vie. Ce n'est pas lui qui m'arrachera la vie de sitôt, oh non! Je refuse!
Moi (criant): voilà! Voilà! Je savais! C'était évident, bravo Kévin, bravo! (voix tremblante) Tu veux ma mort n'est-ce pas? Tu veux me tuer? Tu ne m'auras pas. Si c'est la famille de ton père qui t'envoie, sache que tu ne m'auras pas! Qu'est-ce qui te manque ici? Qu'est-ce qui te manque? Tu ne manges pas bien? Ce n'est pas moi qui te paie l'école? Tu fous quoi ici et tu vas dire que cela t'empêche d'étudier?
Lui:
Moi (pleurant): c'est bien! C'est très bien!
C'est toute furieuse que je suis allée dans ma chambre pour pleurer un bon coup. Ensuite, je suis allée prendre une douche et je me suis préparée pour sortir. Je me suis faite toute belle, toute pimpante. J'avais besoin de me sentir désirée, de me sentir belle. Je ne suis pas une vilaine femme hein, loin de là, c'est juste Kévin qui veut me rendre plus vieille que mon age (levant les yeux). Je sors de la chambre et le bon monsieur est entrain de savourer son plat, comme s'il pouvait préparer ça, tchrrrr!
Lui: tu sors?
Moi (ne le calculant pas): comme tu le vois
Clap!
Je fonce en route prendre un taxi qui m'emmène chez Muhire, il me manque. J'arrive et je frappe à sa porte.
Lui (ouvrant): oui? (surpris) Justine? (Me détaillant du regard) wouaw
Moi (sourire béat): je peux entrer?
Lui (s'écartant): biensûr!
Je suis entrée dans une démarche chaloupée, il m'a suivie.
Lui : assieds-toi
Moi: merci
Je me suis assise et il m'a proposé à boire, j'ai accepté. Après ma première gorgée, j'ai déposé mon verre et je suis allée me mettre à califourchon sur lui.
Moi (le fixant): je veux de toi
C'est sans se faire prier qu'il m'a donné en bonne et due forme ce que je suis venue chercher. Il m'a secouée tel un bananier que j'ai perdu le nord un instant. On l'a fait encore et encore, j'en avais grave besoin.
Lui (essoufflé): wouh! Je suis mort
Moi (respirant vite): et moi donc
Silence
Lui (me redressant): pourquoi tu ne restes pas?
Moi: parce que ça ne sert à rien, cette relation est vouée à l'échec
Lui: à cause de ton fils
Moi (me levant): justement
Lui: tu es sa mère, c'est à toi de lui imposer des limites
Moi: ce n'est pas qu'à cause de lui Muhire, l'année prochaine je rentre dans mon pays. Je ne compte pas rester ici, alors à quoi bon insister?
Lui: alors, pourquoi tu es venue?
Moi (haussant les épaules): j'en avais envie
J'ai filé à la douche et il m'a rejoint. Nous avons rebelote dans la douche.
Muhire: on peut en profiter jusqu'à ce que tu rentres dans ton pays (je le regarde) mais seulement ici
Moi (souriant): ok
Lui: je t'invite prendre un verre
Moi (contente): cool
Nous sommes allés prendre un verre dehors. Nous avons passé un excellent moment à rigoler, danser et boire. C'est aux environs de 23h que je suis rentrée.
Moi (le dévisageant): tu vas où?
Kévin: en boite, à demain
Clap!
Moi (dépassée): quelqu'un qui a échoué le bac hein
J'ai bloqué la porte en bousculant ma tête et je suis allée dormir. Le lendemain, j'ai fait un appel vidéo avec mes frères pour le compte rendu.
Moi: il n'a pas eu son examen
Gabrielle: rien d'étonnant. Hum! Qu'un de mes enfants me fasse un coup pareil? Ils ne sont pas fous!
Corentin: tu rentres l'année prochaine non?
Moi: oui
Corentin: quel mois?
Moi: en janvier
Martine: oh, mais Kévin va faire comment?
Moi (soupirant): je compte le laisser ici pour refaire sa Tle et espérer qu'il ait son examen cette fois-ci
Gabrielle: seul? Mais ce sera la fête pour lui
Corentin: ce sera la fête si Justine joue encore sa laxiste comme d'habitude, Justine tu as prévu quoi comme sanction pour lui?
Moi (prise de cours): euh
Corentin: rien n'est-ce pas?
Moi:
Corentin: écoute, tu vas rappeler à ton fils que tu rentres en janvier. Et tu lui diras bien que si l'année prochaine il n'a pas son bac, tu arrêteras de payer ses études et il devra se prendre en charge désormais comme le grand garçon qu'il est déjà
Moi (réfléchissant):
Corentin: est-ce que tu m'écoutes?
Moi: oui
Corentin: ne dis pas oui, après tu feras autre chose et tu viendras encore pleurer. Donc si ça ne t'arrange pas déjà, dis-moi
Moi: ça m'arrange
Lui: ok, sois ferme et tu le lui dis bien. S'il boude, tu m'appelles
Moi: ok
Nous nous sommes laissés et j'ai appelé maman.
Moi: maman stp envoie-moi quelque chose, je suis bien à sec en ce moment
Maman: toi et Martine, vous aimez me fatiguer, vous ne travaillez pas déjà?
Moi (riant): mais tu restes notre mère non? Une femme riche comme toi
Elle (riant): des escrocs comme ça
Nous avons rigolé un long moment, puis elle m'a promis de m'envoyer la somme demain. C'est toute contente que j'ai poursuivi ma journée. Kévin est encore dehors à faire je ne sais quoi. Lui, son père, qui est un bon démissionnaire au passage, lui a bien transmis ses gènes.
Kévin ( arrivant en rappant): yo! yo! yo! Est-ce que la vie est finie? Non! Est-ce la fin du circuit? Non! Que je le passe une fois, deux fois, trois fois et même toute la life! Ce n'est pas la fin du monde, non non! Yo! Yo! Yo!
Je le regardais dans son délire avant de le stopper et de le faire asseoir. J'ai vu qu'il était de mauvaise humeur, mais où est mon problème là dedans?
Moi: je rentre au Gabon en janvier. Le plan était que tu obtiennes ton examen cette année, puis tu allais poursuivre tes études ici ou dans un autre pays. Mais comme d'habitude, tu as gâché nos plans. Je t'informe que si l'année prochaine tu n'as pas ton examen, tu te prendras désormais en charge (il me fixe) Oui oui oui! Fixe-moi comme tu veux, mais je te le dis bien aujourd'hui. Tu échoues encore, je me lave les mains de toi, tu pourras bien fumer ton chanvre et vivre ta vie comme tu le souhaites! Donc réfléchis déjà bien à la décision que tu vas rendre. Tu seras seul ici, je ne vais plus crier sur toi comme d'habitude, je ne veux même plus le faire. J'ai des projets plus sérieux. Si tu as décidé de foutre ta vie en l'air, c'est bien. Mais sache que l'année prochaine, tu échoues, tu oublies mon argent et celui de ma famille. Voilà!
Je me suis levée et je l'ai laissé avec sa conscience. J'ai profité de mon mois de vacances comme je pouvais. Presque tout le temps, je voyais Muhire et on passait du bon temps ensemble. Quand le boulot a repris, je me suis donnée deux fois plus que d'habitude, car j'ai plusieurs projets en tête pour mon retour au Gabon. Déjà chaque mois, je vais envoyer quelque chose à maman, pour qu'elle avance dans les travaux de ma maison, où elle vit actuellement avec Martine et son fils Axel, un autre cas particulier. En fait, maman a plusieurs maisons en location dans Libreville, et comme nous ne voulions pas qu'elle reste seule, je lui ai dit de vivre chez moi avec Martine. Entre-temps, Martine est aussi de finir sa maison.
On va dire que maman nous a transmis à tous, le goût de la construction. Parmi toutes ces maisons qu'elle a construites, nous savons qu'elle fera le partage à ses enfants, mais malgré ça, on construit aussi à notre tour sur les différents terrains qu'elle nous a déjà légués. Et dans mon testament, j'ai bien certifié que si je mourrais, mes biens reviendraient à maman et Kévin; nous ne savons pas de quoi est faite la vie, donc j'ai pris mes précautions.
****** Janvier *******
Muhire: tu t'en vas vraiment?
Moi: oui Muhire
Lui (soupirant): j'aimais bien notre relation
Moi: mais tu ne m'as rien proposé de concret
Lui: à cause de ton fils
Moi (agacée): arrête de ramener le sujet de Kévin à chaque fois. Il aurait bien fini par prendre son envol et partir, tu cherches juste un prétexte. Bref! C'est trop tard pour en parler maintenant, je rentre!
Lui: ok
Je suis rentrée chez moi en supprimant son numéro. Le jour J, j'avais une grosse boule au ventre. C'est la première fois que je laisserais Kévin faire sa vie loin de moi, c'est une sensation étrange mais c'est un mal nécessaire.
Moi (lui remettant une enveloppe): tu devras tenir avec, jusqu'au mois prochain, c'est largement suffisant pour tenir tout un mois. Si tu dilapides ça pour les conneries, Kévin ça te regarde. Ne m'appelle même pas un peu
Lui (souriant): merci maman
Moi (triste): Kévin, fais un petit effort pour me ramener cet examen stp, pour tous les sacrifices que j'ai faits pour toi, fais-moi honneur
Lui (me fixant): je te ramènerais cet examen maman, aie confiance
Moi (petit sourire): merci
On s'est fait un gros calin et je suis allée dans la salle d'embarquement. J'ai pris mon avion pour le Gabon, et c'est maman qui m'a récupérée à l'aéroport. Bah oui, ma mère conduit encore. Et elle et moi sommes très complices, elle m'avait tellement manqué que l'émotion était au rendez-vous.
Moi (dans ses bras): maman
Elle (sourire béat): tu as fait un bon voyage?
Moi (la regardant): oui
Elle: ok, on y va les autres t'attendent
Moi: ok
Nous avons mis le cap pour la maison, et effectivement mes frères et sœurs, puis femmes et enfants, nous attendaient. J'étais tellement heureuse de tous les voir.
Chef KENGUE (le mari de Gabrielle): ma belle-sœur ça va?
Moi (souriant): oui et toi?
Lui: ça va
J'ai fait la bise à tout le monde, même aux enfants.
Axel (fils de Martine): tu as fait un bon voyage?
Moi: oui merci, ça va?
Lui: oui
Je me suis installée, et c'est dans la bonne humeur que nous avons mangé et bu. L'ambiance était trop bonne, ça m'avait tellement manqué. Nous racontions les divers à tour de rôle.
Emmanuelle (la femme de Corentin): Guylain s'est fiancé et Morgane finit son master cette année
Nous (applaudissant): ah ça, félicitations, ouh lala!
Corentin et Emmanuelle (fiers): merci
Gabrielle: elle va rentrer?
Corentin: non, elle va travailler là-bas, on ne sait pas si elle compte s'y installer définitivement
Gabrielle: qu'elle reste là-bas, il n'y a rien ici
Emmanuelle: vraiment
Maman: et vous-même, le couple KENGUE!
Chef Kengue (souriant): comme vous le savez, Jérémie a obtenu son diplôme d'ingénieur HES en aviation, là il fait son master
Nous: ah oui
Lui (continuant): Jovan, lui il est déjà en 2e année Sciences Politiques et Keren-Happuc passe le bac cette année. Shaili, elle va en 5e, elle a eu son année
Nous: c'est bien ça
Martine (souriant): Axel prépare la dernière étape pour sortir officiellement professeur de mathématiques
Corentin (souriant): la relève est assurée
Emma (me regardant): et Kévin? A quel niveau?
Moi (soupirant):
Chapitre 3: Le partage
Kévin
***** 1 semaine plus tard ****
Depuis que maman est partie, je me sens revivre. J'ai la maison pour moi tout seul, je peux faire ce que je veux, inviter qui je veux, entrer et sortir comme je veux, sans que personne n'ait à me dire quoi que ce soit. J'ai organisé une petite retrouvaille chez moi avec Christian et d'autres potes à nous avec qui on fume souvent. J'ai acheté quelques bières et de quoi grignoter, et je leur ai demandé d'apporter des choses aussi. Etant donné qu'il y a deux chambres, ils pourront dormir ici sans problèmes.
Christian: ça te dit qu'on invite quelques filles?
Moi (grimaçant): c'est sensé juste être un truc entre mecs
Lui: mais avec les filles, ce sera mieux encore, allez man, tu as la maison à toi tout seul, tu es libre de faire comme bon te semble. En plus avec les gars, on peut se refaire une partie une autre fois
Moi (souriant): tu as raison, mais au total nous devons atteindre le nombre de 10, pas plus
Lui (amusé): ça marche
J'ai dû encore compléter des choses puisqu'on sera plus nombreux. C'est dès 22h que mes invités ont commencé à arriver. Nous étions au nombre de 15.
Moi (les sourcils froncés): je t'ai dit pas plus de 10
Lui (essayant de calmer le jeu): tu connais les africains, on les invite, ils invitent d'autres personnes. Mais ne t'inquiète pas, ils ne dorment pas tous ici, ils vont rentrer vers minuit, 1h
Moi (me détendant): ok
J'ai déposé sur la table du salon ce qu'il y avait à boire et à manger. Seul Christian a complété de petits trucs, le reste zéro (soupirs). Il y a une très jolie Rwandaise qui a attiré mon regard, et je me suis approché d'elle pour lui parler. L'ambiance était bonne, la musique pas trop forte, certains jouaient à la console, et d'autres dansaient, parlaient ensemble.
Moi: comment tu t'appelles?
Elle: Gaëlle et toi?
Moi: Kévin, tu es très jolie
Elle (souriant): merci
J'ai essayé d'approfondir ma conversation avec elle, et elle a été réceptive. Un moment, je l'ai laissée avec ses amies pour aller voir la tendance chez les gars. Ils étaient tout heureux à rire à gorge déployée et à crier. Je suis resté un moment avec eux pour faire une partie de jeu, puis je suis reparti vers Gaelle.
Moi: alors, tes amies et toi, vous amusez bien?
Elle (souriante): oui merci
Nous avons repris notre discussion tranquillement.
Moi (à son oreille): ça te dit qu'on aille dans un coin plus tranquille?
Elle (sensuellement): où??
Moi: dans ma chambre
Elle: ok
Nous nous sommes déplacés discrètement pour aller dans ma chambre que j'ai fermée à clef. Elle s'est assise sur mon lit et regardait autour. Je me suis assis près d'elle et la regardait avec désir. Elle s'est plongée aussi dans mon regard, et je me suis plus approché d'elle pour l'embrasser. Elle n'a pas résisté et je me suis mis à la caresser. Ses cuisses étaient tellement douces et m'excitaient encore plus. Elle s'est mise aussi à me caresser et nous avons commencé à nous déshabiller. Quand nous étions complètement nus, j'ai pris un préservatif, puis on a pu lancer les hostilités. J'ai cru perdre le nord en elle, tellement elle était douce. Pendant notre match, des gens cognaient à la porte et appelaient mon nom; mais je ne pouvais tout simplement pas répondre. Impossible.
Christian: mec? Kévin!
Qu'ils arrêtent d'insister, s'ils veulent rentrer chez eux, qu'ils s'en aillent. Là, je suis occupé. Nous l'avons fait presque toute la nuit. On n'entendait même plus de bruit au salon. Je me suis directement endormi après le dernier match, tellement j'étais crevé. Aux environs de 4h, je me suis levé pour aller pisser, et je me suis rendue compte que j'étais tout seul dans la chambre. Je suis allé au salon regarder l'état de la maison, elle était vide. J'ai bouclé la porte du salon et je suis retourné dormir. Moi qui voulait bien un dernier round au petit matin (haussant les épaules) tant pis.
C'est aux environs de midi que je me suis levé. Je suis allé prendre une bonne douche et je me suis habillé simplement. Je me suis ensuite fait une omelette garnie, que j'ai ingurgité avec appétit. Puis, j'ai mis de l'ordre dans la maison. Je suis retourné en chambre pour prendre mon portefeuille afin de sortir prendre un peu d'air. C'est dimanche, il fait beau, alors je sors. En prenant mon portefeuille, je l'ouvre pour voir combien je peux prendre, je me rends compte qu'il est vide. C'est bizarre, je me rappelle qu'hier encore il y avait des billets à l'intérieur quand je sortais du magasin.
Bon, ce n'est pas grave. J'ouvre le tiroir de mon chevet du lit, pour prendre d'autres billets dans l'enveloppe que maman m'a laissé et je constate qu'elle a disparu. Mon coeur commence à battre sérieusement.
Moi: impossible! Elle reste toujours là
Je me mets à fouiller ma chambre comme un malade sans retrouver cette maudite enveloppe.
Moi (en sueur): mon argent Seigneur, Gaelle!
J'appelle immédiatement Christian.
Lui: allo?
Moi (paniquant): Christian, Gaëlle a pris tout mon argent
Lui: comment ça? Gaëlle c'est qui?
Moi: la meuf avec qui j'ai dormi hier, aide-moi à la retrouver
Lui: mais je ne sais même pas de qui tu me parles, tu ne me l'as pas montrée hier
Moi (m'énervant): tu es celui qui a invité les gens, donc tu peux la reconnaître
Lui: oui, mais n'oublie pas que d'autres ont emmené leurs amis
Moi (dépassé): je suis foutu! Mon argent du mois, nous ne sommes qu'à la deuxième semaine, et je n'ai rien au frais, je n'aurais pas dû faire cette fête
Christian: attends, calme-toi un peu. Tu veux me dire qu'elle a tout pris? Il ne reste rien du tout?
Moi: RIEN!
Lui (soupirant): c'est quoi cette merde?
J'ai fini par raccrocher la boule au ventre. Si j'appelle maman, je suis mort, le bruit qu'elle va me faire, et elle va dire ça à tout le monde là-bas. Je me passe nerveusement les mains sur le visage dépité. Je passe toute cette journée à réfléchir, réfléchir, j'en sors avec un mal de tête terrible. J'ai faim, mon ventre pleure. Je n'ai rien à manger ici, parce que je ne sais pas vraiment préparer, donc je mange dehors. Je prends mon courage à deux mains, je me mets sous la couette et appelle maman.
Au bout de trois sonneries, elle me répond le sourire aux lèvres.
Maman (sourire béat): allo?
Moi (petite voix): bonsoir maman
Elle (inquiète): c'est comment? Pourquoi es- tu couvert comme ça? Qu'est-ce qu'il y a Kévin?
Moi (faisant le malade): je suis malade maman
Elle: depuis quand?
Moi: depuis trois jours, je suis allé à l'hopital, ils m'ont fait une ordonnance
Elle: et ça va mieux?
Moi: pas vraiment mais bon, je pense que ça ira. Sauf que l'argent que tu m'as laissé est allé dans les frais de l'hopital
Elle (s'exclamant): tout l'argent comment?!!! Tout ce que je t'ai laissé là?
Moi (m'enfonçant dans la couette): oui
Elle (hurlant): Kévin tu abuses! Tu abuses!
Moi (m'énervant): j'abuse comment? Je te dis que je suis malade, tu me dis que j'abuse. Ok laisse tomber, désolé de t'avoir appelé
Click!
Pffff
Justine
Et puis il raccroche hein? Tchrrr, un impoli!!! Comment tout cet argent peut aller à l'hôpital? Il n'a même pas été hospitalisé ou bien? Je le rappelle, il ne décroche pas. C'est bien, regarde-moi sa grosse tête là. Je rumine toute la soirée, et maman le remarque.
Maman: c'est comment?
Moi (fâchée): ce n'est pas l'impoli de Kévin? Il m'appelle pour me dire qu'il a fini tout l'argent à l'hôpital, il est malade
Maman: maintenant tu es fâchée pourquoi? Ce n'est pas ton fils? S'il est malade, tu veux qu'il meurt maintenant?
Moi: même pas un mois que je suis partie, il m'apporte déjà des problèmes. J'avais d'autres projets avec cet argent
Maman: ah Justine, ton fils est malade. Les projets peuvent attendre, mais rien ne vaut la vie
Moi (soupirant): hummm
Maman: il faut que tu penses aussi à refaire la douche hein
Moi: c'est tout ce que je prévoyais, mais Kévin a toujours le don de gâcher les programmes des gens. Bref! Demain, je vais lui faire un western
Maman: d'accord (soupirant d'aise) je dois même déjà vous faire le partage des autres terres et maisons
Moi: toi-même tu ne gardes rien?
Elle: tous ces biens sont à moi jusqu'à ma mort. Mais je veux déjà que chacun sache ce qui lui reviendra afin qu'il n'y ait aucun problème
Moi: ah d'accord
Maman: tu n'as toujours personne dans ta vie?
Moi (soupirant): je voyais quelqu'un au Rwanda, mais malheureusement Kévin a encore tout gaché avec son comportement de fou
Maman (amusée): c'est toi la mère, mais c'est l'enfant qui te commande
Moi: ce n'est pas qu'il me commande, c'est son chanvre qui lui monte souvent à la tête
Maman: qu'est-ce que tu fais par rapport à ça?
Moi: je lui demande toujours d'arrêter, il continue. Maman, Kévin a déjà 24 ans, je vais courir derrière lui jusqu'à quand? Je prends toujours exemple sur les autres enfants de cette famille, mais ça l'énerve plus. Vous voulez que je fasse encore quoi? Même Axel qui était un cas à l'époque, regarde, il a toujours bien fait l'école et aujourd'hui, il sera bientôt professeur. Kévin, c'est seulement comme si on l'a mangé
Maman (riant): Justine pardon, c'est ton enfant oh
Moi (boudant): justement! Ca c'est le côté de son père
Elle a ri tellement elle était dépassée par mes dire. Après un long moment à échanger comme à notre habitude, nous sommes allées dormir. Martine est rentrée aux environs de 3h et s'est couchée sur son lit. Elle et moi dormons dans la même chambre, sur deux lits différents. Maman a sa chambre à elle. Le lendemain, je me suis levée très tôt, pour aller faire le dépôt à Kévin. Je lui ai envoyé 100 mille, il fait encore ses conneries avec, ce sera son problème. Dès que la somme fut envoyée, j'ai filmé le reçu et je le lui ai envoyé sur Whatsapp.
Mon bébé: merci maman
Je suis rentré à la maison pour prolonger mon sommeil. C'est à midi que je me suis levée pour de bon. Je me suis débarbouillée et j'ai retrouvé maman et Martine au salon.
Moi: vous faites quoi?
Martine: je raconte avec maman
Moi: ah ok, Axel est là?
Martine: il est dans sa chambre dehors
Moi : ok (m'asseyant)
Maman: je disais à Martine que demain, je vais vous réunir, vous mes enfants, afin de faire la distribution
Moi: ok d'accord, les autres le savent déjà?
Maman: non, je vais déjà les appeler
Moi: ok
Le lendemain, comme convenu, les enfants NZAMBA étaient réunis dans le salon afin de faire le point.
Maman: bon, comme je le disais au téléphone, je vous réunis aujourd'hui, pour qu'après ma mort, chacun connaisse déjà ce qui lui revient. Je ne veux pas qu'après ma mort, il y ait des problèmes inutiles
Nous: ok
Maman: bon Corentin, tu as la grande parcelle d'Angondjé. Pour Morgane et Guylain, je leur donne le terrain de Ciciba, incluant le petit immeuble
Corentin: merci maman
Maman (continuant): Gabrielle, toi je te donne le terrain qui est au château d'eau avec la salle de mariage qui n'est pas encore terminée; Et pour tes enfants, je leur donne le grand terrain du Cap. Il est suffisamment énorme pour qu'ils se le divisent bien
Gabrielle (souriant): merci maman
Maman: Martine, tu prends les terrains d'Alibandeng, un pour toi, et l'autre pour Axel
Martine: d'accord
Maman: et toi Justine, déjà tout le terrain d'ici te revient avec Kévin. J'ai préféré te le donner directement puisque tu as construit ici
Moi (contente): merci maman
Maman: tout est déjà établi chez le notaire. La vie là, on ne sait pas de quoi elle est faite. Les maisons qui sont en location à Nzeng-Ayong, je ne dis pas encore comment ni qui les aura. Pour le moment, je les gère encore. Et l'argent du loyer me revient toujours. L'immeuble qui est au Ciciba, Corentin, le loyer me reviendra toujours jusqu'à ma mort. Il faut bien que je vive de mes richesses
Corentin (amusé): biensûr maman
Maman (souriante): ok, c'est bien alors
Ils sont restés des heures avant de rentrer.
Moi (excitée): tout ce que je ferais sur ce terrain, vous n'avez même pas idée
Maman (souriante): tu vas faire quoi?
Moi (la main sur le menton): je pense déjà à terminer cette maison, et refaire la douche et toutes les pièces qui ont été mal faites. Ensuite, je vais l'orner d'un joli jardin où je planterai quelques fruits comme les tomates, le piment. Puis, de ce côté là (lui montrant), je vais planter beaucoup d'arbres fruitiers comme les mangues, les avocats, des fruits de la passion et les atangas
Maman: je n'y ai jamais pensé, ce serait bien
Moi (souriante): Biensûr! En tout cas, je vais bien m'organiser. Déjà pour les fruits, je vais m'y mettre et il pleut beaucoup donc c'est bon
C'est avec le sourire aux lèvres que je faisais défiler les idées dans ma tête. Plus bas, je peux même ouvrir un restaurant, pourquoi pas? Il y a un bon espace et ça pourra le faire. Il faut que je pense à laisser la place de Kévin. Donc, ce que je ferais est que je prends le côté gauche et je lui laisserais la droite. Voilà. Ce terrain est très grand, donc personne n'empiètera sur l'espace de l'autre. J'ai mes économies qui ne sont pas énormes, mais qui peuvent déjà me permettre de commencer quelque chose.
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Kévin: bonjour maman, j'apprends que mamie a fait le partage des biens? Donc toi et moi nous sommes le terrain d'Okala? Pourquoi tu ne m'as pas dit ça?