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L'Ex-femme du Vigneron : Un Empire pour Réponse

L'Ex-femme du Vigneron : Un Empire pour Réponse

Auteur:: Cipher Stone
Genre: Moderne
Mon vin, L'Authentique, était la quintessence de mon âme, fruit de mois de labeur acharné. Ce soir, au lancement de notre nouvelle cuvée prestige, le chai du domaine de mon mari, Antoine, risonnait d'éloges. Il monta sur l'estrade, micro en main, prêt à célébrer "notre" triomphe. Mon cœur battait la chamade, attendant la reconnaissance tant méritée. Mais son regard, celui que j'attendais qu'il pose sur moi, se posa sur Chloé, la jeune sommelière que je savais sans talent véritable. « Chloé, votre vision a été une révélation », déclara-t-il, un éclat de complicité dans les yeux. Ce même regard, si familier et si effrayant, que mon beau-père réservait à ses maîtresses. Un regard qui disait : « toi et moi, nous avons un secret contre le reste du monde ». Le verre de vin dans ma main tremblait, le liquide, mon propre sang et travail, devint soudain amer. La trahison, froide et nette, venait de frapper. Son retour tardif à la maison, ivre et imprégné du parfum de Chloé, son indifférence, son maigre cadeau d'anniversaire... c'était la goutte d'eau. « Un divorce ? Mais tu es complètement folle. Tout ça pour un regard ? » ricana-t-il, tenant les papiers. Je le fixai, ma voix de glace : « Oui. Pour ce regard. Et pour l'enfant que tu viens de sacrifier, ce vin, notre création, dont tu as offert l'âme à une autre. » Mon don à lire la vérité dans les yeux, ma malédiction, venait de me montrer la fin. Pourtant, au lieu de m'anéantir, cette trahison fit naître en moi une détermination glaçante. Mon doigt ne tremblait plus en vidant le compte commun, achetant secrètement ma propre parcelle de vigne. Je composais le numéro de Lucas, mon ami œnologue, un partenaire qui avait toujours cru en mon talent. Mon téléphone tintait d'un rendez-vous chez le notaire pour le lendemain matin : procédure de divorce. En dix minutes, j'avais détruit ma vie... ou peut-être, venais-je juste de la sauver.

Introduction

Mon vin, L'Authentique, était la quintessence de mon âme, fruit de mois de labeur acharné.

Ce soir, au lancement de notre nouvelle cuvée prestige, le chai du domaine de mon mari, Antoine, risonnait d'éloges.

Il monta sur l'estrade, micro en main, prêt à célébrer "notre" triomphe.

Mon cœur battait la chamade, attendant la reconnaissance tant méritée.

Mais son regard, celui que j'attendais qu'il pose sur moi, se posa sur Chloé, la jeune sommelière que je savais sans talent véritable.

« Chloé, votre vision a été une révélation », déclara-t-il, un éclat de complicité dans les yeux.

Ce même regard, si familier et si effrayant, que mon beau-père réservait à ses maîtresses.

Un regard qui disait : « toi et moi, nous avons un secret contre le reste du monde ».

Le verre de vin dans ma main tremblait, le liquide, mon propre sang et travail, devint soudain amer.

La trahison, froide et nette, venait de frapper.

Son retour tardif à la maison, ivre et imprégné du parfum de Chloé, son indifférence, son maigre cadeau d'anniversaire... c'était la goutte d'eau.

« Un divorce ? Mais tu es complètement folle. Tout ça pour un regard ? » ricana-t-il, tenant les papiers.

Je le fixai, ma voix de glace : « Oui. Pour ce regard. Et pour l'enfant que tu viens de sacrifier, ce vin, notre création, dont tu as offert l'âme à une autre. »

Mon don à lire la vérité dans les yeux, ma malédiction, venait de me montrer la fin.

Pourtant, au lieu de m'anéantir, cette trahison fit naître en moi une détermination glaçante.

Mon doigt ne tremblait plus en vidant le compte commun, achetant secrètement ma propre parcelle de vigne.

Je composais le numéro de Lucas, mon ami œnologue, un partenaire qui avait toujours cru en mon talent.

Mon téléphone tintait d'un rendez-vous chez le notaire pour le lendemain matin : procédure de divorce.

En dix minutes, j'avais détruit ma vie... ou peut-être, venais-je juste de la sauver.

Chapitre 1

La soirée bat son plein, les lumières du chai inondent les visages des critiques et des acheteurs importants. C'est notre grande soirée, le lancement de la nouvelle cuvée prestige du domaine. Je sens une fierté sourde dans ma poitrine, ce vin, c'est mon œuvre, des mois de travail acharné, de doutes et d'intuitions.

Antoine, mon mari, monte sur l'estrade, un micro à la main. Il est charismatique, il sait parler aux gens, c'est sa plus grande qualité. Il a hérité du domaine, du nom, mais pas du talent pour la vigne. Ce talent, c'est le mien.

Il commence son discours, sa voix résonne, pleine d'assurance.

« Ce soir, nous célébrons plus qu'un vin. Nous célébrons une renaissance. »

Je souris, malgré moi. C'est vrai. J'ai tout donné pour cette cuvée.

Il continue, parle du terroir, de l'héritage familial. Puis son regard quitte la foule et se pose sur quelqu'un.

« Ce souffle nouveau, cette inspiration audacieuse, nous la devons à une personne qui a su voir notre potentiel avec un œil neuf. »

Mon cœur rate un battement. Il va enfin me rendre justice, devant tout le monde.

Mais son regard ne me cherche pas. Il est fixé sur Chloé, la jeune sommelière qu'il a engagée il y a trois mois. Elle est jolie, experte en flatterie, mais ses connaissances en vin sont aussi profondes qu'une flaque d'eau.

« Chloé, votre vision a été une révélation. Merci. »

Il la regarde. Et dans ce regard, je vois tout. Une lueur de complicité, d'admiration secrète, une promesse. C'est le même regard. Le même que mon beau-père posait sur ses maîtresses quand il pensait que ma mère ne voyait rien. Un regard qui dit : "toi et moi, nous avons un secret contre le reste du monde".

Le verre de vin dans ma main tremble. Le liquide rouge, mon sang, mon travail, semble soudain amer. Le bruit de la fête s'estompe, remplacé par un silence assourdissant dans ma tête.

Je ne peux plus respirer. Je me lève, sans un mot, et je quitte la salle. Personne ne semble remarquer mon départ. Surtout pas Antoine, qui est déjà en train de trinquer avec Chloé.

Chapitre 2

Dehors, l'air frais de la nuit me frappe le visage. Je marche, sans but, jusqu'à ma voiture. Je m'assois derrière le volant, les mains tremblantes. La trahison est une chose froide et nette. Elle ne laisse pas de place au doute.

Mon don, cette capacité à lire le mensonge dans les yeux des gens, a toujours été ma malédiction. Ce soir, il vient de signer la fin de mon mariage.

Je sors mon téléphone. Mon doigt ne tremble plus. Il est guidé par une nouvelle détermination, froide et tranchante. J'ouvre mon application bancaire. Le compte commun. Il y a une somme conséquente, les économies de plusieurs années de travail. Mon travail.

Je fais un virement. Une grosse partie de la somme. C'est pour l'acompte. L'acompte pour cette petite parcelle de vigne oubliée, à quelques kilomètres d'ici. Un terroir difficile, abandonné, mais avec un potentiel que seule moi avais décelé. C'était mon projet secret, mon rêve, celui que j'avais mis de côté pour me consacrer au domaine d'Antoine.

La transaction est validée. C'est fait.

Ensuite, je cherche un contact dans mon répertoire. Lucas. Un nom que je n'ai pas composé depuis des années. Il dirige son propre domaine en Bourgogne, un vigneron innovant, respecté. Nous étions à l'école d'œnologie ensemble. Il a toujours cru en mon talent, sans jamais me demander de rester dans l'ombre. Sa proposition de partenariat datait de nos diplômes. "Si un jour tu veux créer quelque chose qui te ressemble vraiment, appelle-moi."

Le téléphone sonne deux fois.

« Allô ? »

Sa voix est la même, chaude et directe.

« Lucas ? C'est Élise. »

Un silence. Puis :

« Élise. Je ne m'attendais pas à ton appel. Tout va bien ? »

« Ta proposition, » je dis, ma voix est ferme. « Elle tient toujours ? »

Un autre silence, plus court cette fois. Je l'entends sourire à travers le combiné.

« Elle tiendra toujours, Élise. Tu le sais. »

« Bien. Alors j'accepte. »

Je raccroche avant qu'il ne puisse poser d'autres questions.

Mon dernier appel est pour un numéro enregistré sous "Notaire". Je prends rendez-vous pour le lendemain matin. Le motif : procédure de divorce.

J'ai détruit ma vie en dix minutes. Ou peut-être que je viens juste de la sauver.

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