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LE PRIX A PAYER

LE PRIX A PAYER

Auteur:: Fanta Plume
Genre: Romance
Toute médaille a son revers, toute victoire a ses défaites, tout bonheur a un prix. Avoir la vie est une chose et mais comment y vivre pour trouver son bonheur est une autre chose. Personne ne souhaite être malheureux mais plutôt heureux. Le chemin vers le bonheur n'est pas une balade de santé, mais plutôt une voie escarpée. Notre vision du bonheur est multiple. Mais un seul élément est immuable : le prix à payer pour y accéder. Ainsi, il est question de l'histoire d'un jeune homme appelé Kemal qui vivait en France dans la ville de Marseille. Trahir plusieurs fois, Kemal venait de sortir d'une rupture avec sa fiancée qui vivait en Italie dans la ville de Milan avec sa petite fille Bella. Après leur rupture, Kemal amena son enfant avec lui en France et pour des raisons d'indisponibilité, à cause de son travail, il engagea Sandrine ; une Baby-sitter pour la garde de son enfant. Une Baby-sitter où il tomba amoureux. En ce même moment Yasmine viendra bouleverser cette histoire d'amour entre Kemal et sa Baby-sitter où ils auront un prix à payer pour cet amour. Contre vents et marées, Yasmine et l'ex du Baby-sitter s'associent et urseront de toute leurs forces pour séparer les deux amoureux car ils prétendaient regretter de leur rupture et aimer de nouveau chacun leur ex. Quelle sera le prix à payer pour cet amour entre Sandrine et son patron Kemal ? Yasmine arrivera-t-elle à sa fin ? Ou l'amour sera plus fort que tout ? Entre amour, intrigue, trahison, rupture, déception, jalousie, vengeance et tragédie suivez '' LE PRIX À PAYER '' dans les épisodes suivent....

Chapitre 1 .

Salut, je me nomme Kemal. J'ai 24 ans, étudiant en 3ème année de licence Banque et finance. Je vis dans la ville de Marseille en France, célibataire avec enfant. Euhh oui, avec enfants j'ai bien dis. Vous allez mieux comprendre par la suite.

Il était déjà 21h quand j'ai couché Bella et j'ai pensé à Tante Madeleine...

* Au téléphone

Moi : Allô ma Tata !!

Madeleine : C'est comment ?

Moi : Bien, Bella a marché hier !

Madeleine : Aaaah c'est génial ça !

Moi : Oui je suis trop content de l'avoir vu de mes propres yeux.

Madeleine : J'imagine ! J'aimerai tellement que Odile soit là pour toi.

Moi : Moi aussi.

Madeleine : J'ai aussi une surprise pour toi, je viens dans trois mois !

Moi : Sérieux ?

Madeleine : D'accord, ma petite Bella me manque.

Moi : Il y a juste elle qui te manque ?

Madeleine : Hmmm bon toi aussi mais un peu seulement.

Moi : Que des bonnes nouvelles, je suis heureux !!

Madeleine : Oui par la grâce de Dieu mon fils.

Moi : Dis Tante Madeleine, elle est encore passée ?

Madeleine : Non je pense qu'elle a compris le message...Tu ne penses pas qu'on devrait quand même ..

Moi : Non sûrement pas, écoute mieux on parle de choses positives.

On a parlé longuement avant de se laisser...Pour vous éclairer, Odile, c'est ma mère, elle est décédée quand j'avais 9 ans et de là jusqu'à mes 17 ans c'est mon père, un lâche de la pire espèce qui s'est « occupé » de moi. Je suis le fruit d'un coup d'un soir, mon géniteur était un entrepreneur et c'est lors d'un voyage d'affaires à Milan qu'il a rencontré ma mère, cette dernière provenant d'une pauvre famille pensait avoir trouvé son « blanc » sauf que ce dernier ne la voyait que comme un objet sexuel...Il lui avait quand même donné ses coordonnées en quittant l'Italie, c'est ainsi qu'elle a pu lui dire pour sa grossesse. Il a dit qu'il pouvait reconnaître le bébé et qu'il lui enverrait de l'argent chaque mois pour moi mais rien de plus.

C'est ainsi que je suis né et que j'ai grandi à Milan jusqu'au jour où ma mère n'est plus revenue du marché, un accident de voiture l'avait tuée. J'étais anéanti, elle était tout pour moi, nous ne roulions pas sur de l'or mais elle s'assurait toujours que je ne manque de rien, j'étais son petit prince. Quand mon « père » l'a su, il est venu me chercher, Tante Madeleine avait tout essayé pour le convaincre tu de me laisser avec elle sans succès. C'est comme ça que j'ai atterri en France et que mon cauchemar a commencé.

Mon géniteur n'était jamais là, je devais me débrouiller tout seul, il payait mon école et tout mais jamais il ne me félicitait jamais quand j'avais de bonnes notes, en gros je ne l'intéressais guère. C'était Tante Madeleine qui m'appelait de temps à autre et m'encourageait, c'est grâce à elle et à Maman que j'ai eu le peu d'éducation que j'ai.

J'ai décroché mon bac à 17 ans et mon père est mort cette année là d'un cancer du foie, normal vu tout ce qu'il buvait et fumait. C'est pas que je ne ressentais rien, oh que si je ne ressentais rien, je n'étais pas triste au contraire j'étais comme soulagé. A ma grande surprise, il m'avait tout légué, la maison , un appartement sur Marseille et un compte en banque fourni mais pas trop non plus. Et sur un coup de tête j'ai suivi une formation de cuisinier et puis quelque chose a changé, j'ai eu d'autres priorités...

On était Samedi et je voulais emmener Bella dans un zoo, on se préparait ou plutôt dirais-je je la préparais elle, et je me préparais moi. Ses cheveux n'étaient pas faits, je lui ai fait un petit chignon qui lui allait bien d'ailleurs, elle a de longs cheveux pour son âge je trouve, je dirai à Dorcas de s'en occuper. Une fois prêts, j'ai pris sa poussette et j'y ai placé son sac qui contenait couches, biberons et eau. Et comme par hasard ma voisine qui m'a présenté Dorcas sortait de chez elle, Elle a une voiture, alors elle a proposé de nous déposer au zoo à mon plus grand bonheur car comme vous le savez je déteste les transports en commun ! Pour la voiture je vais vraiment penser à m'y m'être, j'ai plus envie de traîner ma fille n'importe où.

Moi : Merci beaucoup Alice.

Alice (la voisine) : Oh mais je t'en prie, amusez-vous bien ! A ce soir !

Moi : Bey !

En fait, elle nous a invité à dîner chez elle, bon si Bella ne fait pas trop de caprices on n'y sera peut être. Il n'y avait pas beaucoup de monde dans ce zoo et je préférais ça, Bella ne devait pas trop comprendre ce qui se passait mais elle s'est beaucoup amusée devant les singes en général. Je me dirigeais vers la cage aux lions quand je suis maladroitement rentré dans une autre poussette, il n'y avait rien de grave.

- Ooh je suis désolée, je faisais pas attention.

Moi : ...

- Vous allez bien ?...Monsieur ?

Moi : Heu oui tout va bien, excusez-moi.

- Non c'est moi !

Moi :...

J'étais troublé, non mais vraiment troublé quoi. C'était son double trait pour trait j'hallucinais presque. Ce qui les différenciait c'était les cheveux et le teint, ses cheveux à elle étaient vraiment des cheveux pas des brésiliennes ou autre et son teint était plus foncé. A part ça, dans la poussette il y avait un petit garçon de deux ans je crois, je me suis dit alors que ça ne pouvait pas être elle.

- Vous allez voir les lions ?

Moi : Oui.

- On y va aussi.

Moi : Ok.....Il est beau votre fils.

- Merci...(petit rire)...mais ce n'est pas mon fils, je suis sa baby-sitter.

Moi : Ha désolé.

- Non ça va !

On était devant la cage des lions, et j'avais sorti Bella de la poussette pour qu'elle puisse les voir, puis la baby-sitter qui était juste à côté de moi avait détourné son attention sur Bella...

- Je ne sais pas si c'est votre fille mais elle est magnifique.

Moi : Merci et oui c'est ma fille.

- Elle est trop mignonne...(en tendant ses bras)...je peux ?

Moi : Euh oui bien sûr.

Elle l'a prise dans ses bras tout en la berçant, c'était un beau tableau je me disais si seulement sa mère...pffff. L'image que j'ai eue ensuite m'a répugnée, j'ai alors demandé à reprendre ma fille. Après avoir vu les lions en long et en large, on s'est fait les girafes, les alligators avant de finir avec les pandas. Pendant tout ce temps on parlait des enfants, de leurs gaffes et habitudes, rien d'autre. On s'est séparés naturellement sans s'être même présentés, de toute façon à quoi ça aurait servi ?

Le soir comme convenu j'ai dîné chez Alice mais j'ai dû rentrer plus tôt car Bella s'était endormie. J'ai passé le reste de ma soirée devant le basket avec des chips. Quelques heures plus tard Bella s'est réveillée et nous nous sommes amusés comme à notre habitude.

En plein milieu de semaine, Dorcas m'apprend qu'elle ne pourra plus s'occuper de Bella puisqu'elle devait aller s'occuper de sa mère dans le Sud qui était subitement malade. En gros je n'avais qu'un jour pour trouver une nounou, on va dire que c'est vraiment chaud. Le pire c'est qu'elle n'a personne qui pourrait la remplacer, et puis je n'ai jamais cherché de nounou, je ne sais pas comment procéder. J'ai contacté quand même une garde d'enfant et exceptionnellement ils m'ont proposé de la déposer quand je voudrai c'est-à-dire à partir de 7h30 et je la récupérerai le soir en rentrant. Je ne trouve pas que c'est l'idéal pour Bella, j'espère qu'elle ne sera pas désorientée, j'abuse un peu mais bon c'est juste que je ne peux pas faire autrement. Je chercherai quelqu'un d'autre pour la garder à domicile comme d'habitude, ça me rassure plus.

La séparation a été plus dure pour moi que pour elle, cette garde d'enfants avait une bonne renommée mais laisser ma petite fille avec des inconnus ne m'enchante guère. Bref, toute la journée je m'inquiétais, j'ai appelé là-bas deux fois pour me rassurer qu'elle allait bien. Je suis un papa poule ET ALORS ?? J'étais heureux d'aller la chercher à ma sortie du boulot, elle semblait se plaire dans cette crèche ma petite Bella. Après l'avoir couchée le soir même, j'étais posé sur le canapé avec mon ordi sur les jambes, en faisant un tour sur mon yahoo, dans mes nouveaux mails il y en avait de Rolande...Elle m'en envoyait régulièrement mais jamais je n'ai eu le courage d'en ouvrir un seul, après ce que j'ai fait à sa sœur je me vois mal lui parler à elle.

Comme toutes les autres fois, je ne l'ai pas lu et la semaine continuait son cours. J'ai appelé Dorcas pour savoir si elle reviendrait sur Marseille et elle m'a dit qu'elle en était pas sûre. J'ai donc commencé à parcourir les annonces de baby-sitter à domicile, j'ai quand même repéré quelques bonnes annonces que je comptais contacter le lendemain. En sortant du boulot je suis allée chercher Bella avant d'aller faire des courses au supermarché, nous étions au rayon fruits et légumes quand j'ai cru apercevoir cette fille, vous savez la fille du zoo. Elle avait l'air de ne pas m'avoir vu mais je n'ai pas fait cas de cela, je traînais joyeusement Bella dans sa poussette vers le rayon pour bébé, je n'avais plus de couches en stock. Finalement en allant vers la caisse, je tombe encore sur cette fille et cette fois elle m'avait bien vu, elle s'avançait vers nous en souriant.

Elle : Comme le monde est petit, vous allez bien ?

Moi : Oui merci et vous ?

Elle : Bien...(en se baissant sur Bella dans sa poussette)...comment va mon petit bout de chou ?! Hein ?

Bella lui souriait de tout son cœur, cette image m'a donné une petite idée : elle s'entend super bien avec ma fille, elle est baby-sitter et j'ai vu comment elle s'occupait du petit au zoo, alors ??

Je cherchais maintenant à lui en parler mais comment faire alors même que je ne connais pas son prénom ??

Elle : Elle a l'air d'avoir soif, c'est quand la dernière que vous lui avez fait boire ?

Moi : Pas aujourd'hui, je viens tout juste de la prendre de la crèche.

Elle : Ah elle est à la crèche ?

Moi (en faisant boire Bella) : Oui maintenant car sa nounou a dû s'absenter, justement ça vous dirait de devenir sa baby-sitter ?

Elle : Euuh on va passer aux caisses d'abord puis on finira cette conversation, ok ?

Moi : Bien évidemment.

J'avoue qu'on empêchait les gens de passer. Et puis c'est moi où l'idée n'avait pas l'air de l'emballer ?? Bref, elle est allée à une caisse différente de la nôtre et comme elle a fini avant nous, elle nous attendait avec le sourire. Quand on eut fini, on la rejoignit et nous marchions maintenant vers la sortie...

Moi : Alors qu'est-ce que vous en pensez ?

Elle : C'est plutôt intéressant mais il faudrait que je vois avec la famille pour laquelle je bosse pour le moment.

Moi : Oui bien sûr, ça signifie que vous devrez démissionner car j'aurai besoin de vos services de 7h30 à 18h30 et cela du Lundi au Vendredi.

Elle : Parce que c'est toute la journée ?

Moi : Oui comme je suis au boulot.

Elle : Ok. Bah j'y réfléchirai et je vous donnerai une réponse le plus vite possible.

Moi : Merci Mlle ???

Elle : c'est Sandrine. Vous me passez votre mail ou numéro de téléphone pour que je puisse vous répondre ?

Moi : Oui c'est le 06 43 26....., et je m'appelle Kemal.

Elle : C'est noté ! Bah je vous tiens au courant de toute façon ! Au revoir ma petite puce et bonne soirée à vous.

Moi (en lui serrant la main): Merci à vous aussi.

J'étais impatient de savoir ce qu'elle allait me dire et franchement j'espérais que ce soit positif. Le reste de la soirée avec ma petite Bella s'est passée comme d'habitude et quand elle s'est endormie j'ai appelé Tante Madeleine pour « l'actualiser » comme elle même le dit...Et elle était aussi de mon avis qui était de garder Bella à la maison, et je fus soulagé de ne pas avoir entendu parler de l'autre.

Je surfais sur la toile quand en allant sur mon ordinateur j'ai encore vu un nouveau mail de Rolande, c'était trop bizarre qu'elle m'en envoie deux fois de suite comme ça en l'espace de deux jours seulement. Je ne voulais pas le lire mais la curiosité a fini par l'emporter sur moi et voilà ce qu'il disait...

Rolande : « Kemal j'en ai marre maintenant, j'ai été assez patiente envers toi parce que quelque part je comprenais ce que tu as fait mais de là à ce que tu ne daignes même pas répondre à mes E-mails, c'en est trop ! Je tiens juste à te dire que je ne pourrai pas te protéger longtemps si tu continues à te comporter ainsi. Jusqu'à preuve du contraire tu n'es qu'un ami et elle ma sœur ! A bon entendeur ! »

Je ne savais pas quoi faire ni dire, ce qu'elle disait était vrai mais qu'est-ce qu'elle veut que je fasse ? Je pensais que m'isoler me ferait du bien et que j'y retrouverais la paix. Je voulais juste effacer tout ça de mon esprit, mettre le tout de côté et n'y plus revenir mais décidément mon passé me rattrape...encore !!!!!

A suivre......

Chapitre 2 .

Je n'avais toujours pas répondu au mail de Rolande et pourtant je comptais le faire sauf que je n'arrivais à taper aucun mot...J'ai fini par lui écrire « Désolé pour le silence Rolande, je vais bien, Bella aussi. », j'ai envoyé en pièces jointes la plus récente photo de Bella que j'avais. Je suppose que ça la calmerait et qu'elle s'inquiéterait moins. On était Lundi et la nouvelle baby-sitter de Bella est arrivée il y a quelques minutes, elle était jolie comme à chaque fois que je la voyais d'ailleurs ( j'ai pas dit que j'en pinçais pour elle, je dis juste la vérité).

Sandrine : Elle est magnifique votre maison.

Moi : Merci. Vous n'avez pas trop eu de mal à trouver l'adresse ?

Sandrine : Non du tout.

Moi : Vous avez le sens de l'orientation alors.

Sandrine : Je dirais plutôt que j'ai eu de très bonnes indications.

Moi : .....

Je lui ai fait visiter la maison en deux, quatre, six (expression exprimant la rapidité) puis je suis allé faire un bisou à Bella avant de m'en aller à la fac.

* Dans le passé

On était donc en Décembre et j'étais à Milan avec ma Yasmine et mes cousins, il manquait juste Rolande pour que ce soit parfait. En cette période de fêtes, on faisait le tour des boîtes. C'était le top et avec Yasmine ça allait toujours bien, ses parents qui me connaissaient depuis le début notre histoire m'aimaient bien et j'étais toujours le bienvenu chez eux. J'y ai passé trois bonnes semaines et je suis retourné à Marseille. Comme je l'avais pressenti j'ai eu une très bonne moyenne et la routine d'étudiant a repris. Rolande a eu une sale période de dépression, son mec l'avait plaquée, je faisais tout pour lui parler le plus possible pour pas qu'elle s'isole. Elle était déjà mieux quelque temps après, et puis mes problèmes à moi ont commencé...

Des potes à moi de Milan m'ont dit de me méfier de Yasmine, qu'elle n'était peut être pas celle que je croyais qu'elle était. Ils ne me donnaient pas plus de détails je me disais alors que c'était pour m'embêter. Puis sur Facebook il commençait à avoir des photos d'elle avec d'autres personnes et certaines même où elle était dans des positions pas très correctes avec des mecs. J'ai pété un câble ce soir-là, je l'ai donc appelée dès que j'ai vu les photos...

* Au téléphone

Yasmine : Allô mon cœur !

Moi : J'irai droit au but Yasmine, c'est qui ces mecs sur tes photos ?

Yasmine : Euh quelles photos ?

Moi : Te joues pas de moi !

Yasmine : Ah celles de Facebook ?! Mais ce sont des potes d'Afram rien de plus, arrête de faire le jaloux !

Moi : Que t'aies des amis mecs ne me dérange pas mais qu'ils te touchent de cette manière je ne peux pas le supporter.

Yasmine : Haa toi aussi c'est dans le peace, tu es trop sérieux toi.

Moi : Non c'est pas ça, c'est déjà assez dur qu'on soit à des milliers de kilomètres l'un de l'autre, il ne faut pas que ce genre de choses viennent gâcher notre relation.

Yasmine : Je comprends mon chéri j'éviterai ça alors...Je t'aime tu sais ?

Moi : oufff ! Moi aussi Yasmine.

Yasmine : Tes caresses me manquent !

Moi : TOI tu me manques !

Yasmine : Hé mon chou est-ce que tu pourrais me faire un western ? C'est un peu dur en ce moment à la maison.

Moi : Ok tu as besoin de combien ?

Yasmine : Même 200000 Fcfa ça ira.

Moi : Bébé la dernière fois je t'avais envoyé la même somme et ça remonte à même pas 2 semaines.

Yasmine : Quoi tu es fauché ?

Moi : C'est pas ça c'est juste que je ne veux pas que tu sois trop gâtée.

Yasmine : Hum si tu ne veux pas donner tu me dis hein pas la peine de chercher les phases !

Moi : Arrête Yasmine !

Yasmine : Hm !

Je ne lui avais pas dit que j'allais lui faire le western et sur le coup d'ailleurs je ne voulais pas le faire mais bon finalement je l'ai fait, je lui ai même envoyé un sac Guess (elle adorait tout ce qui était Guess). Elle était super heureuse quand je le lui ai dit, et puis il n'y avait plus de photos suspectes sur Facebook donc pour moi tout allait pour le mieux. Elle continuait après à me demander des westerns quand bon lui semblait mais je n'y voyais aucun mal, j'étais son mec donc pour moi c'était mon devoir de m'occuper d'elle et d'assouvir ses désirs. Je me disais aussi que ça comblerait un peu mon absence...

Mon deuxième semestre s'était bien passé et elle m'avait dit que ça allait bien pour elle aussi à Afram, elle m'avait dit avoir déposé un dossier au Campus France, je pensais donc pouvoir revenir des vacances avec elle, mais comme je l'ai dit je le pensais. Je suis allé en Août à Milan et cette fois Rolande y était aussi, je me disais que j'allais passer des vacances de ouf mais j'étais loin d'imaginer que ça allait être le début d'un enfer pour moi...

La première semaine était géniale, on faisait l'amour comme des lapins (Ah oui je tiens à souligner que j'étais fidèle tout le long de notre relation). Tante Madeleine allait bien et ma petite cousine avait bien grandi, par contre mon oncle était malade quand je suis arrivé ce qui cassait un peu l'ambiance mais bon il se remettait doucement. Puis un jour Rolande est venu me rendre visite chez ma tante, ce que je trouvais bizarre...On était dans l'arrière-cour quand elle m'a donné la vraie raison de sa visite...

Rolande : Je sais que ce sont pas mes affaires mais je pense qu'il faut que tu le saches parce que c'est important quand même !

Moi : Qu'est-ce qu'il y a Rolande tu me fais peur là ?

Rolande : Yasmine t'a menti, elle nous a tous menti, ma famille et moi !

Moi : ???

Rolande : Elle ne s'est jamais inscrite à Afram, elle n'a jamais fait de procédure au Campus France.

Moi : Quoi ? Tu es en sûre ?

Rolande : Oui je viens de l'apprendre. Mon père lui demandait ses relevés de notes mais elle trouvait toujours un prétexte alors je suis allée en douce à son école et on m'a dit qu'il n'y avait pas de Yasmine inscrite là-bas.

Moi : Euh c'est bizarre et pourtant elle portait même la tenue de son école, c'est peut être une erreur !

Rolande : Non je te dis, j'ai même montré une de ses photos et ils m'ont qu'ils ne l'ont jamais vue là-bas.

C'est de là que tout a commencé...On s'est vus le jour même et quand j'ai mis le sujet sur la table, elle a voulu faire la nerveuse je l'ai stoppée net et ensuite elle a joué la carte des larmes, elle s'est mise à pleurer en disant qu'elle n'avait pas la volonté d'étudier cette année et j'en passe. Des excuses à deux balles quoi, je ne lui en voulais pas de ne pas avoir étudié cette année je ne suis pas son père mais ce qui m'énerve c'est qu'elle m'ait autant menti. Les frais d'inscriptions qu'est-ce qu'elle en a fait ? Les westerns qu'elle me demandait prétextant qu'elle avait besoin d'un tel ou tel bouquin ? Le pire c'est que même le dossier à Campus France elle ne l'avait pas fait elle a abusé là, j'étais vraiment en boule ce jour-là. Après ça je n'avais plus envie de l'entendre, pas que je voulais la quitter je l'aimais trop pour ça, mais je me disais que ce serait trop facile de lui accorder le pardon comme ça. Elle essayait de me joindre mais je ne répondais pas, Rolande m'avait dit qu'elles s'étaient disputées à cause de ça, qu'elles en sont même venues aux mains. Yasmine lui en voulait de m'avoir dit pour son mensonge. Je me sentais mal vis à vis de Rolande car depuis que je les connais toutes les deux j'ai remarqué que Yasmine avait quelque chose contre elle et pourtant Rolande elle n'avait jamais dit quelque chose de déplacé à son propos.

Les jours ont passé et je n'avais pas revu Yasmine, elle essayait toujours de m'appeler et me laissait des textos genre «Je suis vraiment désolé bébé, pardonne-moi S'il te plaît », « Tu me manques mon doudou », « Je t'aime » bref j'en ai eu marre, en fait elle me manquait un peu, non je dirais beaucoup même !! Je m'ennuyais sans elle, j'avais rien à faire de mes journées alors je l'ai appelée et on s'est vus dans un bar pas loin de chez ma tante et quand je l'ai vue je n'ai pas pu m'empêcher de sourire (et dire que je voulais faire le dur, c'était raté) elle était magnifique comme d'habitude en plus tous les regards masculins étaient sur elle, je me suis aussitôt dirigé vers elle et je l'ai embrassée à pleine bouche (fallait bien que je marque mon territoire). Elle était surprise par mon geste puis nous nous sommes rafraîchis avec des boissons, elle s'est encore excusée et nous sommes passés à autre chose. Elle avait aussi fait son mea culpa à sa famille par contre elle ne s'est pas excusée auprès de Rolande, je m'évertuais à le lui faire comprendre quand elle a dit quelque chose qui m'a vraiment mis sur les nerfs...

Yasmine : Pourquoi tu n'arrêtes pas de me saouler avec ça ? Je n'ai rien à lui dire moi !

Moi : Yasmine c'est ta sœur quand même !

Yasmine : Et pourquoi c'est moi qui doit aller vers elle ?

Moi : J'ai pas dit ça, en plus elle m'a dit qu'elle avait voulu te parler et toi tu l'as envoyée bouler !

Yasmine : Tu sais quoi, va te faire voir tu comprends ?!

Moi : Tu me parles autrement Yasmine !

Yasmine : Que tu vas me faire quoi ? Hein ? Je sais bien que tu l'as baisée cette salope !

J'ai voulu la gifler mais je savais me contrôler, sachant qu'on était chez Tante Madeleine je ne voulais pas y faire de scandale. Elle vient de traiter sa sœur de salope, c'est normal ça ?

Moi : D'un tu baisses le ton et de deux tu retires ce que tu viens de dire !

Yasmine : Quoi parce qu'on ne doit pas toucher à sa majesté Rolande c'est ça ?

Moi : Yasmine tu la fermes !

Yasmine : Et puis quoi encore ? J'ai une bouche donc je parle voilà, tchuuiiiiips !

Je me suis levé et j'ai ouvert la porte de ma chambre tout en lui faisant signe de sortir. Elle a pris ses affaires avant de me tchiper en sortant. Franchement son comportement commençait à me saouler, je comprenais pas comment elle pouvais avoir autant changé en une année, le pire c'était sa haine envers Rolande qui elle l'appréciait vraiment. Bref, j'étais mal car je devais retourner à Marseille dans quelques jours et je n'avais aucune envie de m'en aller sans avoir tiré les choses au clair. Elle m'accusait de la tromper avec sa sœur ce qui est grave et totalement infondé puisqu'elle est aux USA et moi en France.

Un jour est passé sans que nous ne nous donnions des nouvelles, le lendemain je suis allé chez elle mais elle n'y était pas, Rolande non plus. J'ai donc rebroussé chemin et alors que j'étais au volant de la voiture de Tante Madeleine au feu rouge l, il y avait un couple qui se bécotait, je me suis dit sur le coup que ça aurait pu être elle et moi s'il n'y avait pas toutes ces histoires. Et en m'attardant sur eux, j'ai malheureusement reconnu celle que j'aimais...non je ne rêvais pas c'était bien elle. J'avais toujours du mal à y croire mais c'était elle sans aucun doute, elle portait même le sac que je lui avais offert. J'ai conduis direction la maison et j'ai foutu le bordel dans ma chambre, je jetais tout, cassais tout ! C'est Falone qui en pleurs me sonnait d'arrêter...

Falone : Arrête S'il te plaît tu me fais peur !

Je me suis aussitôt assis sur le lit éprouvé par ces derniers événements, Falone elle commençait à ranger le bazar...Mon téléphone sonnait et c'était Rolande j'ai répondu...

Rolande : Allô mon petit ! Tu vas bien ?

Moi : Oui.

Rolande : On m'a dit que tu étais passé en case ( à la maison)

Moi : Oui j'y étais mais je ne vous ai pas trouvé là-bas.

Rolande : Oh c'est comment ? Pourquoi ta voix est comme ça ?

Moi : Elle m'a trompé Rolande, Yasmine m'a trompé.

Je lui ai raconté tout et elle ne cessait de s'excuser, on a décidé de se voir plus tard dans la soirée...Quand j'ai fini de parler avec elle, j'ai remarqué que la chambre était en partie rangée, Falone était revenue dans la chambre et je lui ai fait un câlin, elle est tellement gentille. Elle est vraiment timide et réservée malgré ses 19 ans et elle m'appelle toujours Grand comme quand on était petits. On s'est ensuite assis sur le lit l'un à côté de l'autre et elle s'est mise à parler...

Falone : Pourquoi tu étais fâché comme ça ?

Moi : Laisse, les histoires de cœur !

Falone : Grand ?

Moi : Hm ?

Falone : En fait j'ai entendu ta discussion avec Rolande et je dois te dire quelque chose.

Moi : Vas-y.

Falone : Depuis le début de cette année, j'ai vu Yasmine deux fois en compagnie d'autres garçons. La première fois c'était un homme âgé et la dernière c'était un jeune homme. Je suis désolée j'aurais peut être dû te dire ça depuis.

Moi : Merci ! Et puis t'inquiète pas, tu n'as rien à te reprocher.

J'étais vraiment touché par ce que je venais d'entendre mais comme Falone était là je ne voulais pas trop le lui montrer. Au moins là j'étais fixé c'était fini entre nous ! Ce qui me dérangeait le plus c'est que je ne comprenais pas, qu'est-ce qui lui manquait ? Vous allez me dire mon absence mais ce n'est pas une raison, quand on aime on supporte ce genre de choses, si j'ai pu le faire pourquoi n'aurait-elle pas pu faire la même chose ?! Le pire c'est que plus tard elle m'a envoyé un texto :

« Bonsoir, on m'a dit que tu m'as manqué à la maison. J'étais à la pharmacie, j'ai une grippe. ».

Non mais Big quoi, elle se fout de moi en plus, j'ai rigolé tout seul pendant cinq minutes au moins. Pour délirer, je l'ai appelée juste après...

Yasmine (d'une petite voix) : Allô chou !

Moi : Salut, pourquoi tu as cette voix-là ?

Yasmine : Je t'ai dit que j'ai la grippe non ?

Moi (en rigolant) : La grippe tu dis ?

Yasmine : Oui, pourquoi tu ris ?

Moi : J'espère alors que tu ne l'as pas passée à ton compagnon de cet après-midi !

Yasmine : De quoi tu parles ? C'est encore Rolande qui t'a raconté des conneries hein ?!

Moi : Laisse Rolande en dehors de ça ! Je t'ai vue de mes propres yeux au feu rouge aujourd'hui avec ton « pote » entrain de vous manger les bouches. Bref, la prochaine fois, si tu ne veux pas te faire prendre, faites-le pas dans un endroit public.

Yasmine : Je..je..

Moi : Ah j'oubliais, prompt rétablissement et ADIEU !

J'ai raccroché direct, j'étais à la fois déçu et soulagé. Je savais que je ne m'en remettrais pas tout de suite mais c'était déjà un pas en avant. Tante Madeleine qui avait remarqué mon mal-être m'a demandé ce qui se passait et je lui ai tout raconté, elle était vraiment surprise, elle adorait Yasmine. Cette dernière ne cessait de m'appeler, bien entendu je ne répondais pas à ses appels.

Deux jours plus tard je m'envolais pour Marseille...Je m'étais mis dans la tête de me concentrer pour ma 2ème année plutôt que de penser à cette trahison. Mais c'était dur, j'étais vraiment tombé de haut, pour moi elle était tellement parfaite (mis à part sa haine pour Rolande), bref j'essayais de l'oublier...Puis il y a eu cette nouvelle horrible qui m'est parvenue, Tonton Luc le mari de Tante Madeleine a rendu l'âme. Personne ne s'y attendait puisqu'il se remettait tranquillement de sa maladie. Tante Madeleine était dévastée mais restait forte pour ses enfants, elle se confiait à moi et je l'aidais comme je pouvais. Je n'ai pas pu assister aux obsèques puisque j'avais déjà repris les cours mais je l'avais aidée financièrement pour tout, c'était en fait tout ce que je pouvais faire.

Deux mois plus tard, un numéro inconnu du bled m'appelait, en répondant je m'étais rendu compte que c'était elle, je voulais raccrocher mais...entendre sa voix à nouveau me faisait de l'effet.

* Au téléphone

Yasmine : S'il te plaît ne raccroche pas Kemal, je sais que je ne suis pas pardonnable mais donne-moi une autre chance, laisse-nous une chance...

Moi : Ecoute, je te pardonne si tu veux mais nous deux à nouveau c'est impossible.

Yasmine (en changeant de ton): C'est ton dernier mot ?

Moi : Oui.

Yasmine : Et beh sache que si tu me dis au revoir, tu le dis aussi à ton enfant.

Moi : Quoi ?

Yasmine : Tu as bien compris, je suis enceinte et je compte avorter.

Moi :...

Yasmine : N'essaie même pas de dire qu'il n'est pas de toi, j'ai peut être couché avec d'autres mecs mais je me suis toujours protégée avec eux.

Je n'arrivais pas à placer un seul mot, j'étais trop choqué et surtout partagé, comment pouvais être sûr que cet enfant était de moi, encore mieux était-elle vraiment enceinte ?

Yasmine : En tout cas si tu ne te manifestes pas moi j'avorte !

Et elle m'a raccroché au nez...Au début, je me disais que c'était juste pour me reconquérir mais c'est quand Rolande me l'a confirmé et que même sa mère m'a appelé que j'ai compris que c'était bien vrai. Je ne pouvais pas dire à sa mère qu'elle me trompait et que j'avais des doutes sur mon lien avec cet enfant. J'ai essayé de dater notre dernière relation sexuelle et ça tombait bien sur les 10 semaines de grossesses auxquelles elle prétendait être. Je n'ai donc rien nié et je lui envoyais de l'argent très régulièrement, quand je lui ai dit que j'assumais sa grossesse, elle m'a sorti un tout autre discours et c'est à ce moment-là qu'elle m'a vraiment dégoûté...

Yasmine : Ecoute c'est bien que tu veuilles assumer et tout, Maman m'a dit mais j'ai vraiment pas envie de continuer cette grossesse, je ne veux pas d'enfant pour l'instant.

Moi : tu es sérieuse là ? Crois-moi que si j'étais sûr de ne pas être le père de cet enfant, t'aurais pu faire tout ce que tu veux mais je sais qu'il est possible qu'il soit de moi alors je t'interdis de lui faire quoi que ce soit.

Yasmine : ...

Moi : Tu m'entends Yasmine ?!

Yasmine : Faudra penser à me dédommager vu que tu me traites comme une mère porteuse !

Je lui ai juste raccroché au nez, je ne voulais plus l'entendre. J'avais du mal à croire que c'était la même Yasmine dont j'étais éperdument amoureux qui me parlait ainsi.

J'ai appelé sa mère pour lui dire de bien s'occuper d'elle et du bébé, et que je m'occuperai de tout ce qui est financier. Yasmine ne toucherait rien de ses mains, c'est sa mère qui gérera tout. Les sept mois qui ont suivi ont été un pur enfer, il n'y avait pas vraiment de conversations entre nous, quand elle m'appelait c'était pour m'insulter ou encore me menacer de tuer le bébé avant ou après sa naissance. J'ai tout supporté en me disant que quand elle accoucherait ce serait plus facile mais c'était pire.

Tante Madeleine était avec elle à la clinique quand elle a accouché, je lui ai demandé si le bébé pouvait être le mien selon elle et elle m'a sorti...

Madeleine : C'est vrai qu'elle est super claire mais ça ne veut rien dire, tous les bébés sont comme ça à la naissance.

Elle m'a trop fait rire mais bon Yasmine était tombée très bas dans son estime so...Pour moi c'était quand même ma fille alors ça ne changeait rien, ce qui m'a le plus fait mal dans cette histoire, c'est que Yasmine a refusé de l'allaiter. Comment peut-on être aussi cruel ? Sa mère a beau lui avoir parlé elle n'a pas voulu, même la prendre dans ses bras. Je me disais que peut être elle avait le « baby blues » comme le disent les wataras mais bon vu qu'elle ne voulait pas garder le bébé dès le départ cette hypothèse était bien écartée. Je suis allé à Milan un mois et demi plus tard, j'avais validé mon année, j'en étais fier mais l'histoire de bébé là déteignait sur moi, j'avais l'impression d'avoir pris 5 ans d'un coup.

Par contre quand j'ai vu Bella et quand je l'ai prise dans mes bras j'ai eu une émotion particulière, je ne saurais pas la décrire, je me sentais bien et elle était tellement mignonne. Quelque chose me disait que c'était ma fille, je le sentais juste.

J'ai essayé de parler à Yasmine pour qu'elle s'occupe un peu de Bella mais rien, elle ne me répondait pas. C'était sa mère et Tante Madeleine qui s'occupaient d'elle, elle se relayaient depuis sa naissance. C'est tout ça qui m'a poussé à l'emmener avec moi à Marseille, je ne voulais pas fatiguer ces deux braves femmes pour nos erreurs à nous que Yasmine ne voulait pas assumer.

Mais j'avais vite parlé pour sa mère puisque très vite elle a commencé à me demander plus que nécessaire pour Bella, je voyais à quoi elle voulait jouer alors Bella et moi avons pris l'avion un week-end alors qu'elle pensait qu'elle était avec Tante Madeleine et moi. Beaucoup trouveront que c'est fort d'agir ainsi mais je ne pense pas que laisser ma fille avec sa mère qui la renie et sa grand-mère qui la prend pour un gagne-pain serait le mieux pour elle. Je préfère m'en occuper moi-même, je suis sûr de pouvoir m'en sortir, de pouvoir l'éduquer correctement. Alors des regrets j'en ai pas et je n'en aurai pas je pense.

A suivre......

Chapitre 3 .

****** SANDRINE ******

Bonjour, je me présente Sandrine, 22 ans et mon métier euh je ne saurais vous dire explicitement ce que je fais. On va faire court je suis baby-sitter, distributrice de journaux, prof de danse et serveuse à temps partiel, un peu de tout quoi ! Ce n'est pas par choix mais par nécessité je ne suis pas née avec une cuillère en or dans la bouche, pire je dirais même que ma cuillère à moi était en plastique ou qu'il y en avait même pas. Je vis encore à l'heure actuelle avec ma famille. Je suis d'origine Congolaise et togolaise et je suis l'aînée d'une famille de 4 frères et une sœur.

Nous n'avons pas tous le même père, mon frère cadet (Jean, 21 ans) et moi avons le même père mais ce dernier s'est volatilisé dans la nature peu de temps avant la naissance de Jean. Les trois autres à savoir Jules (16 ans), Abel (13 ans) et Yolande (8 ans) ont le même père, c'est celui qui nous a tous éduqué, c'était un Congolais aussi, malheureusement il est décédé il y a 5 ans. Depuis c'est Maman et moi qui nous nous occupons de tout, Dieu merci les allocations familiales existent sinon nous serions à la rue depuis bien longtemps. Nous vivons dans un HLM (logement social) depuis que je suis née, on n'a jamais rien connu d'autre, juste trois chambres. Les trois garçons partagent la même chambre, je partage la mienne avec Yolande et ma mère a la sienne.

Ma mère est arrivée en France grâce à un de ses oncles qui en avait profité pour faire d'elle sa bonne à tout faire, elle s'est enfuie et c'est dans sa galère qu'elle a rencontré le père à Jean et moi, c'était beau au début mais quand il nous a abandonné ça l'était moins. Je ne me rappelle pas du tout de lui j'avais à peine un an quand il est parti, c'est ma mère qui m'en parlait quand ça n'allait pas. Elle me disait toujours de faire attention aux hommes et de ne pas leur faire confiance, et cela depuis très petite, c'était devenu comme une chanson dans ma tête. Bref, le seul homme que j'ai appelé « papa » était merveilleux, il ne faisait aucune distinction entre nous malgré le fait qu'il n'était notre père biologique à tous. Il travaillait dans le bâtiment, c'était dur il était très vite fatigué en rentrant le soir mais il prenait quand même du temps pour nous aider à faire nos devoirs. Sa mort m'avait beaucoup touchée, ça m'a fait réaliser tellement de choses, je regrettais certains de mes choix...

Je n'étais pas une enfant difficile, je savais très tôt qu'on ne roulait pas sur l'or et avec l'éducation congolaise que j'ai eue, croyez-moi que j'étais sage. A 12 ans je suis tombée amoureuse, déjà que j'étais passionnée de musique ( j'étais dans la chorale de notre église )

La DANSE c'était autre chose...Je faisais un peu de tout (danse contemporaine, hip-hop, modern-jazz) dans le centre de loisirs de notre cité, ce n'était le top du top des cours mais on faisait avec les moyens de bord. Mon frère Jean m'a suivi peu de temps après à ces cours, il adorait aussi mais ce n'était pas comme à mon niveau là...Un an plus tard le centre de loisirs a fermé, je n'avais donc nulle part d'autre où prendre des cours. C'est alors que dans le bahut j'ai entendu dire qu'un groupe de danse cherchait des danseuses, c'était un gros casting (mon premier) je flippais tellement mais quand j'ai su que j'avais été prise, je me suis dit que c'était ça ma passion et que j'allais en faire mon métier. Bon je ne me leurrais pas, je savais pertinemment que je devais toujours bosser à l'école, ce que je faisais d'ailleurs, je n'étais certes pas une grosse tête mais j'étais bien dans la moyenne.

Je m'intégrais bien dans le groupe de danse qui s'appelait , il y avait 5 filles et 2 garçons. On faisait un mélange de hip-hop, dancehall et afro, j'y ai vraiment beaucoup appris et avec le temps on était un peu plus connus car nous faisions des compétitions dans différents lycées et on gagnait très souvent. On a donc continué à participer à des concours régionaux et même si on ne gagnait pas toujours on était bien classés et on se faisait un nom dans le milieu. C'était hyper dur car ce genre de danse n'était pas très répandu mais ce qui faisait notre particularité c'était que nous étions très différents, il y avait deux blacks (dont moi), deux babtous, une asiat', une rebeu et une métisse. J'essayais de me débrouiller entre le lycée, la danse et la maison car Yolande venait de naître et avec Abel qui était très agité Maman avait du mal à se débrouiller toute seule.

Puis on a perdu les deux garçons de notre crew, enfin ils ont dit ne plus pouvoir continuer. On a eu donc l'idée de changer le nom du groupe, on s'est baptisées « Mix Danse » vu qu'on était plus que des filles en plus chacune d'une origine différente. On a participé à une émission de télé-crochet (découverte de talents) et on a fini à la porte de la finale, c'est là que ma mère et moi avons commencé à ne plus bien s'entendre, elle n'était pas d'accord que je passe à la télé mais j'y suis quand même allée et elle a regardé l'émission. Bref, c'était chaud à la maison malgré le fait que mon père essayait de recoller les morceaux entre nous, elle se braquait toujours et pour moi il était hors de question que j'abandonne la danse ! L'ambiance était comme ça pendant longtemps et quand j'ai eu 16 ans j'ai pris la décision de quitter le lycée et de me consacrer à ma passion, en plus avec la pub qu'on a eu en participant à l'émission on a eu plusieurs offres dont des petites apparitions dans des clips et la meilleure qui était de donner des cours dans une école de danse. Evidemment ma mère en a fait un scandale et mon père qui jusqu'à présent était de mon côté ne m'a plus soutenue, je comprenais puisque sa règle à lui était que je pouvais faire tout ce que je veux à condition d'étudier. Bref, Maman a même voulu me mettre à la rue, s'il n'y avait pas Papa j'allais être vite fait !

Pour les calmer je contribuais aux dépenses de la maison avec l'argent que je gagnais dans les cours et tout, une année s'est écoulée de cette manière. Puis la réalité m'est tombée dessus un jour d'hiver, mon père était décédé, Maman était effondrée, mes petits frères étaient perdus. J'ai donc repris le lycée, j'étais en première et le retour était un peu difficile mais je n'avais pas le choix, il fallait que je donne le bon exemple à mes frères, heureusement que Jean avait la tête sur les épaules, un vrai petit geek, il était aussi en première cette année-là. Maman qui était auxiliaire de vie s'est débrouillée toute seule de nous, c'est quand nous avons eu notre bac qu'on a dû voir la réalité en face. Maman ne pouvait plus travailler, malgré tout Jean et moi nous sommes inscrits à la fac (lui en droit et moi en médecine), sauf qu'il fallait qu'on ait des petits jobs à côté mais très vite j'ai compris que études (encore plus la médecine) et jobs n'allaient pas ensemble, alors après un semestre j'ai quitté la fac pour me consacrer à de nombreux petits boulots. Je préférais me sacrifier moi que mon frère, il continuait à étudier et tout allait bien pour lui à la fac, c'était dur mais il s'accrochait.

Donc depuis presque quatre ans c'est à ça que ressemble ma vie, heureusement que j'ai encore les cours de danse sinon ma vie aurait été bien... Au moins avec le temps ma mère m'a pardonnée d'avoir laissé l'école et maintenant nous sommes bien plus proches. Des fois j'ai envie de tout arrêter, lassée de jongler entre 4 jobs mais Jean nous rend tellement fières que j'oublie tous ces sacrifices. Cette année il est en M1 de droit notarial, il veut devenir notaire, il me dit toujours « Sandrine t'inquiète pas, quand je finirai mes études on vivra tous dans un palace. » ça me faisait chaud au cœur.

Bon côté cœur, ça n'a pas toujours été facile, avec les médisances de Maman sur les garçons je m'en méfiais tout le temps et puis il y a eu Junior qui était dans notre groupe de danse. C'était avec lui ma première fois, j'avais 16 ans à l'époque, je ne le regrette pas car il ne m'a jamais fait de mal. En fait nous ne sortions pas vraiment ensemble, au début on était juste des amis et après il y a eu les bisous et le sexe a suivi mais on n'a jamais parlé de sentiments ou autre. Et même qu'aujourd'hui c'est encore un bon ami, ah c'est même lui qui m'appelle là...

* Au téléphone

Moi : Allô !

Junior : Sandrine ?? C'est toi ?

Moi : Bah oui c'est moi, qui d'autre ?

Junior : C'est juste que t'étais trop douce ça ne te ressemble pas !

Moi : Tchuiiiiiip parle seulement !

Junior : C'était pour savoir si t'étais chaude pour un resto ce soir avec les autres ?

Moi : Bad ! Je dois bosser au bar c'est mon dernier jour de boulot, tu sais j'ai démissionné.

Junior : Et pour plus tard dans la soirée ?

Moi : Il faut que je rentre direct c'est l'anniversaire de Jules.

Junior : Ce ne serait pas pour aller rejoindre ton père de famille-là par hasard ?

Moi : Mais non qu'est-ce que tu racontes ?!

Junior : Ok, je suis triste quand même de pas voir ma Sandrinente, tu me manques tu sais !

Moi : Je sais je sais, qui peut se passer de Sandrines ?

Junior : La modestie tu connais ? bon je te laisse, travaille pas trop dur ! Bisous !

Click !

Ah le père de famille, il m'a tuée là ! En fait après Junior je suis sortie avec un autre mec quand j'ai commencé à bosser dans un restaurant, c'était mon patron, la trentaine, bronzé avec un petit accent espagnol bref, un beau fantasme quoi ! Au début c'était des petits regards, des sourires après un soir à la fermeture du resto il m'a concocté un bon petit plat et on a fini par flirter dans la cuisine. Le truc qui était chiant c'est qu'il ne fallait pas que les autres au resto sachent pour nous deux, je l'aimais beaucoup malgré le fait qu'il ait plus de dix ans que moi. Il m'a fait découvrir des trucs que je ne connaissais pas et chaque moment avec lui était mémorable. On a presque fait un an ensemble et un jour une femme a débarqué au resto et elle s'est jetée dans ses bras. Elle était suivie par deux enfants qui l'ont appelé « papa » j'étais abasourdie, le pire c'est qu'il fallait que je les serve en plus. Le mec était bien gêné il avait même du mal à me regarder dans les yeux. J'ai continué mon service ce jour-là et le lendemain quand je suis revenue il avait l'air surpris. Il s'est excusé mais j'ai fait comme si je ne savais pas de quoi il parlait, je lui ai fait comprendre que je continuais à bosser chez lui pour subvenir aux besoins de ma famille pas pour ses beaux yeux. C'est pas que je n'avais pas eu mal mais quelque part je vois toujours mes relations avec les hommes mal finir ou tout simplement finir.

Bella vient de se réveiller, c'était mon premier jour et je trouve cette petite fille tout simplement ADORABLE, elle ne pleure pas pour rien, la plupart du temps elle s'amuse, elle rit sinon elle dort. Avec ce job je suis à l'aise quand même. Ce qui m'a poussé à arrêter les jobs à gauche à droite là c'est que je me suis dit qu'à 22 ans je n'avais rien, je n'avais pas l'impression de valoir quelque chose, ce qui montre ça bien c'est quand on me demande par exemple ce que je fais dans la vie. Je vais alors commencer une formation d'assistante dentaire en Septembre, donc dans 6 mois. En attendant, je reste baby-sitter à domicile toute la semaine et le week-end je coiffe dans un salon de coiffure ou chez moi. Les cours de danse je les donne mais en soirée, je trouve que cette nouvelle routine me va, en tout cas je l'aime plus que la précédente.

Par contre, son père m'a l'air très mystérieux, il n'a pas l'air vieux mais je dirais qu'il a maxi 26 ans, toujours très sérieux et relativement posé. Ce que j'ai remarqué chez lui c'est qu'il est super attentionné envers sa fille, c'est clair qu'il l'adore. J'aimerais bien savoir où se trouve la mère de sa fille parce qu'il ne porte pas de bague, il n'est donc pas marié. J'avoue avoir été super attirée par lui quand je l'ai vu dans ce zoo mais bon il ne m'avait même pas demandé mon prénom. Et puis la fois dernière au supermarché, je me suis dis que c'était le DESTIN (vos gros yeux là vous pensez que je vais dire quoi là ??! Bande de ..... ) donc je disais que c'est Dieu qui m'envoyait un signe, qu'il fallait que je change de vie, que je la reprenne en main c'est pour ça que le job là j'ai pris !

J'ai quand même vite parlé tout à l'heure puisqu'en allant voir son frigo pour me faire mon snack du midi, j'y ai trouvé une sauce de feuilles de manioc, j'étais déjà étonnée qu'il mange ce genre de chose, il a l'air si « raffiné »...Bref, même s'il en mange quelqu'un a dû le préparer pour lui, une femme peut être ?! Qu'est-ce que je raconte ? J'ai pris des tranches de dinde, du fromage et du pain de mie et j'en ai fait un sandwich, ne commencez pas à parler, ça fait partie des clauses du contrat, je suis chez lui toute la journée donc c'est lui qui me nourrit.

Je jouais avec Bella sur son petit manège, on aurait dit une princesse son papa là la gâte trop, elle a une pièce rien que pour ses jeux, il doit être riche quand même. Bon c'est pas mon problème, l'important c'est que je sois payée.

Nous étions donc toujours dans la pièce de jeux de la petite quand j'ai senti une présence, je me suis aussitôt retournée et c'était son père, il m'a fait peur quand même ( mais dîtes-moi un peu pourquoi l'enfant-là est kpata comme ça ? Ses parents ont bien travaillé en tout cas, il est cuit à feu doux) c'était une parenthèse.

Lui : Bonsoir.

Moi : Bonsoir !

Lui : Alors comment elle était la petite, pas trop capricieuse ?

Moi : Non du tout, j'ai rarement vu un bébé aussi adorable.

Lui : Ah merci ! (A Bella) Viens là toi !

Il lui faisait des bisous partout j'ai donc demandé la route, il m'a accompagnée à la porte et je suis rentrée chez moi, c'était quand même à 40 min de là...Mais avant je devais aller commencer le service du soir au restaurant, comme c'était mon dernier jour là j'avais bien le gros sourire. J'ai demandé au chef pâtissier de faire un gâteau d'anniversaire pour Jules puis à 23h30 je rentrais chez moi. On a allumé les bougies sur son gâteau et il les a soufflé, Maman et moi lui avons offert une paire de Nike, il était aux anges. Ils ont mangé vite fait parce qu'il y a école demain et avec Maman on rangeait le salon.

Maman : Là où tu travailles là c'est bien ?

Moi : Oui hein, la petite n'est pas difficile.

Maman : Ah tant mieux, il y a une voisine qui veut que je garde ses enfants ici, je vais commencer demain.

Moi : Non Maman il ne faut pas aggraver tes problèmes de dos.

Maman : C'est bon si j'ai pu vous élever je peux encore m'occuper d'autres enfants, en plus je ne bouge pas, ça va nous faire plus d'argent.

Moi : Hum je n'aime pas trop cette idée mais comme tu lui as déjà promis faut commencer mais si je vois juste que tu es plus fatiguée tu arrêtes !

Maman : D'accord ! Et Brice ?

Moi : Ah il va bien.

Maman : Est-ce que vous vous voyez même ? Tu n'as jamais le temps toi, c'est un bon garçon si tu continues comme ça une autre va s'occuper de lui.

Moi : Hm j'ai compris ooh !

Vous êtes perdus ?? En fait Brice et moi ça fait bientôt un an que nous sommes ensemble. Il est Italien et on s'est rencontrés un soir en boîte, il jouait le bad boy au début mais je lui ai montré que ça ne marchait pas avec moi, depuis il est devenu assez docile et j'ai appris à l'aimer. Le hic dans notre relation c'est qu'on ne se voit pas souvent à cause de mes boulots et tout mais maintenant ça ira je pense. En parlant de lui je vais un peu l'appeler comme il se plaint que je le zappe...

* Au téléphone

Moi : Allô mon chéri !

Brice : Ooh c'est quoi ce miracle, tu m'appelles ?

Vous voyez ??

Moi : Tchuiiips tu sais vraiment gâcher la joie des gens hein !

Brice : Hey bébé tu sais que je blague, toi aussi ?

Moi : Hm ! Quoi de neuf ?

Brice : Tu me manques.

Moi : Ouais c'est ça ! Quoi d'autre ?

Brice : Ohhh tu es chiante des fois toi ! Le stage c'est saoulant ! Comment va ta mère ? Les enfants ?

Moi : Elle va bien elle demandait même après toi tout à l'heure, et c'était l'anniversaire de Jules aujourd'hui

Brice : hoo t'aurais dû me le rappeler je serais passé avec un cadeau.

Moi : Sorry, j'ai oublié !

Brice : Bébé ?

Moi : Hm ?

Brice : Je suis en manque d'activités S !

Moi : Sur ce plan on se comprend !

Brice : Alors qu'est-ce qu'on attend ? Je viens te chercher ?

Moi : Hey ho tu te calmes, je bosse demain et toi aussi, en plus il se fait tard.

Brice : Pfff ! Quand est-ce qu'on se voit alors ?

Moi : Mercredi je suis libre, Vendredi soir et le week-end aussi peut être.

Brice : Je voulais te voir demain.

Moi : Ahi j'ai une classe demain !

Brice : Ah ta danse !

Moi : Ouais !

Brice :...

Moi : Bah je vais te laisser alors, passe une bonne nuit chou !

Brice : Ne m'appelle plus comme ça ! Bonne nuit mon cœur, je t'aime.

Moi : Bisous !

Click !

Je vais vous expliquer ce qui m'énerve chez lui, il déteste que je fasse de la danse je comprends pas pourquoi. Alors quand il fait ses crises là je le laisse parler seul. Sinon je l'aime beaucoup, il est beau, intelligent (il fait son stage de fin d'études), il est respectueux, poli envers ma mère et mes frères, bref l'homme presque parfait.

Bien je pense qu'on a fait le tour, j'espère que je ne vous ai pas trop saoulé avec ma minable vie. A part ça je suis heureuse de faire votre connaissance, je parle trop je sais mais soyez indulgents. C'est pas de ma faute si je suis bavard, en tout cas si vous avez des scoops, ne me triez pas ooh !!

Bey Bey !!!

A suivre......

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