*Chez David.
Il est 5h30, David se réveille, fait sa prière matinale et va dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner pour son fils. Il est 5h50, Krist se réveille de son lit, fait sa prière matinale et prend sa douche. Ensuite il rejoint son père au salon.
Krist : bonjour papa.
David : bonjour mon garçon. Tu as bien dormi ?
Krist : très bien papa et toi ?
David : bien.
Il le prend dans ses bras et lui donne un baisé sur le front.
David : aller, viens fiston, le petit déjeuner est prêt.
Krist : d'accord.
Ils vont dans la salle à manger pour prendre le petit déjeuner. Après cela, Krist doit s'apprêter pour l'école.
David : va t'apprêter pour que je t'amène à l'école. Il ne faudrait pas que tu sois en retard dès le premier jour. Dans ce lycée, on ne tolère pas les retards.
Krist : d'accord papa. Je m'apprête.
Krist va dans sa chambre et apprête ses affaires. Il est 06h30, David amène son fils à l'école à moto️. Il le dépose devant le lycée et retourne chez lui. Krist va dans sa classe, la terminale Scientifique. Il n'y a encore personne. Il revient se placer à quelques mètres du grand portail pour voir les élèves qui arrivaient. Tous venaient soit en voiture, soit ils sont déposés. Krist observa et il n'y a personne qui est venu à pied comme lui. Les derniers venaient à moto️. Cette fois ci, une range rover vient déposer deux filles. Dès qu'elles sortent de la voiture, les yeux de Krist n'ont pas quitté l'une d'entre elles. Il la regardait sans arrêt, son cœur commence à changer de rythme lorsqu'il voit le sourire de cette beauté. Un élève du nom de Francis et deux autres arrivent près de Krist et il pose sa main sur son épaule.
Francis : eh, pourquoi tu la regardes comme ça ?
Krist : euh pour rien. Je la regarde simplement parce que j'ai des yeux.
Francis : détourne tes yeux d'elle si tu ne veux pas les voir crever.
Krist : ce n'est pas à toi de me dire qui regarder ou pas.
Francis : hey, fait attention le bleu. Dégage de mon chemin !
Il poussa Krist qui tomba. Un autre élève est venu lui tendre la main pour le relever.
Krist : merci.
Emma : moi c'est Emmanuel.
Krist : moi c'est Krist.
Emma : enchanté Krist, suis ravi de faire ta connaissance.
Krist : moi de même.
Emma : on dirait que t'es nouveau ici ?
Krist : tout à fait. Lui c'est qui ?
Emma : c'est Francis, son père est le ministre de l'éducation et de la culture. Il se prend pour le roi de la jungle.
Krist : mais il ignore que dans la jungle, les animaux les plus insignifiants sont souvent les plus dangereux.
Emma : c'est-à-dire ?
Krist : tu comprendras plus tard.
Emma : ok, et si on allait en classe ? Il va avoir levée des couleurs tout à l'heure.
Krist : d'accord.
Ils marchent vers la classe en discutant.
Krist : il y'a une fille très belle que j'ai vu tout à l'heure, tu l'as connais ?
Emma : oh oui, qui peut ne pas la connaître. Laisse-moi te donner un conseil mon ami. Reste le plus loin possible de cette fille et tu resteras aussi loin des ennuis.
Krist : pourquoi tu me dis ça ?
Emma : cette fille est la fille du président de l'Assemblée nationale. Même les profs, l'administration ont tenté leur chance mais elle reste fidèle à son petit ami et si tu la harcèles, ah là je ne préfère pas te dire ce qui va t'arriver. L'année dernière, elle a été élue Miss du lycée.
Krist : waouh, elle n'est pas n'importe qui han ?
Emma : oh que non.
Krist : c'est qui son petit ami ?
Emma : tu ne vas pas aimer.
Krist : dis-le moi.
Emma : c'est Francis.
Krist : oh non, je suis déjà mal parti. Et l'autre fille avec elle ?
Emma : elle s'appelle Marianna, c'est sa meilleure amie. Elle est la fille d'un député.
Krist : je vois.
La cloche sonne.
Emma : il est l'heure pour la levée des couleurs.
Ils se rendent tous sous le drapeau au milieu de la cour. Krist regarde partout mais il ne voit pas la fille. Après la levée des couleurs, tous les élèves regagnent leurs salles respectives selon leur niveau. Dans les salles de classes, il y'a deux personnes seulement par table banc. Emma et Krist s'asseyent côte à côte. Krist continue de regarder partout et il voit la fille à quelques mètres à sa gauche. Ses yeux sont fixés sur elle, Emmanuel aussi les regarde. L'amie d'Isabelle, Marianna le remarque.
Mariana : ma copine, regarde à ta droite à quatre rangés d'ici et au troisième banc.
Elle regarde et voit Krist qui la regarde aussi.
Isabelle : qu'est-ce que je dois voir ou comprendre ?
Marianna : tu ne vois pas le jeune homme beau qui te regarde ? Ça fait un bon moment qu'il ne te quitte pas des yeux.
Isabelle : et alors, qu'est-ce que j'en ai bien à foutre ? Il a des yeux alors il peut regarder ce qu'il veut, comme il veut.
Marianna : je sais, mais ce regard n'est pas un regard ordinaire, c'est un regard envieux. Je suis sûr que tu lui plaît.
Isabelle : tout le monde me regarde parce que je suis belle Marianna alors ne me dérange pas pour cela. Et d'ailleurs, j'ai déjà quelqu'un dans ma vie, pourquoi tu me parles de ça ?
Marianna : oh pour rien. Mais s'il te plaît, regarde-le et dis-moi comment il est ?
Isabelle le regarde.
Isabelle : il a l'air très pauvre.
Marianna : je ne te parle pas de ça, je te parle de son attrait physique.
Isabelle : ok, il est bien battu, il est très beau et séduisant. Satisfait ?
Marianna : ne me dis pas qu'il ne te tente pas ?
Isabelle : même pas en rêve. Regarde-moi Marianna et regarde-le, est-ce que je mérite un homme comme lui ? S'il te plaît, ne me rabaisse ainsi. Regarde les habits qu'il porte, on dirait des habits déjà portés.
Marianna : désolée.
Le prof fait son entrée. Tous les élèves étaient assis, sauf Krist qui est debout. Il regarde autour de lui et tout le monde était assis et se moque de lui.
Isabelle (rire): Marianna, regarde ton villageois.
Marianna : ne te moque pas Isabelle, se lever à l'entrée du prof est un signe de respect.
Isabelle : peut-être bien, mais cela ne se fait pas ici.
Krist n'arrive pas à croire qu'ici, personne ne se lève pour saluer le prof. Il s'assied.
Emma : ici on ne fait pas cela.
Krist : je vois ça.
Prof : bonjour la classe.
Élèves : bonjour monsieur.
Prof : comment allez-vous ?
Élèves : bien monsieur.
Prof : je suis votre professeur de philosophie. Pour les nouveaux, je me nomme Gildas Mbaisiel.
Le prof se présenta à ses élèves.
Prof : maintenant, que chacun de vous se présente. Nom et prénom, statut (nouveau, ancien, redoublant). Nom, prénom et profession de ses parents.
Chaque élève se lève, se présente et présente sa famille.
Isabelle : mon nom est Isabelle, fille du président de l'Assemblée nationale, ancienne du lycée, miss l'an dernier.
C'est maintenant le tour de Krist. Il se lève et se présente.
Krist : je m'appelle Krist et je suis nouveau ici.
Il s'arrête là.
Prof : le nom de tes parents et leurs professions ?
Krist : excusez-moi monsieur, pouvez-vous me dire comment se nomme le père d'Hervé (c'est un élève de la classe) ?
Prof : pourquoi tu me demandes ça ?
Krist : juste comme ça.
Prof : euh...je...il s'appelle...en fait, je ne m'en souviens pas.
Krist : dans ce cas je ne vois pas quelle est l'utilité de présenter nos parents.
Prof : tu dois faire ce que font les autres.
Krist : c'est nous qui faisons cours monsieur, pas nos parents. Avant de connaître le nom de nos parents, cherchez d'abord à connaître les nôtres. Et ne vous inquiétez pas monsieur, si nous avons des différends, l'administration convoquera nos parents pour vous.
Prof : tu t'appelles qui déjà ?
Krist : c'est ce que je me disais. Mon nom est resté le même depuis que je l'ai prononcé. Krist monsieur.
Prof : écoute Krist, soit tu présentes tes parents, soit tu sors de ma classe.
Krist : ok, si vous tenez tant à connaître mes parents, ils s'appellent Dieu.
Prof : tu te fous de moi ?
Krist : non monsieur, mon père se nomme Allahndiguem David, il est enseignant comme vous monsieur.
La classe murmure.
Isabelle (sourire): qu'est-ce qu'un fils d'un enseignant vient chercher ici. Vraiment les petits aussi veulent jouer dans la cour des grands.
Marianna : Isabelle !
Krist s'assied..
Prof : et votre mère ?
Krist (furieux): je n'ai plus de mère monsieur alors laissez-moi tranquille avec ça.
Prof : suivant.
Les présentations continuent jusqu'au dernier élève puis le prof leur donna le programme et leur explique quelques trucs. Son heure a sonné et un autre prof l'a remplacé et lui aussi a procédé de la même manière. Krist était obligé de se soumettre. Pendant la pause, Emma sort mais Krist refuse. Francis vient de la Terminale Littéraire pour retrouver Isabelle. Krist les regarde tellement que Francis s'approche de lui.
Francis s'approche de Krist qui n'arrête pas de les regarder.
Francis : hey, c'est quoi ton nom ?
Krist : Krist.
Francis : écoute moi bien Krist, la fille que tu regardes, c'est ma copine. Si tu ne veux pas de problèmes, reste bien loin d'elle.
Krist : as-tu l'intention de l'épouser ou tu veux juste passer du bon temps avec elle, genre coucher avec elle ?
Francis : en quoi cela te regarde ?
Krist : parce que moi je veux l'épouser.
Francis (rire): l'épouser, avec quoi ?
Krist : tu crois que je suis à l'école pour continuer à être pauvre ?
Francis (rire): Tu penses vraiment que tu signifies quelque chose pour elle et qu'elle pourrait t'accorder la moindre importance ?
Krist : pourquoi toutes ces questions, tu veux l'épouser ou pas ?
Francis : mêles-toi de ce qui te regarde.
Krist : c'est ça, tu veux seulement coucher avec elle n'est-ce-pas ? En réalité tu ne l'aimes pas et si tu es encore avec elle, c'est parce qu'elle ne t'a pas encore donné son corps, je me trompe ?
Ce qu'il venait de dire rend Francis furieux et il le prend par les colles.
Krist : le fait que tu sois en colère prouve que j'ai raison.
Il jette Krist par terre.
Isabelle : qu'est-ce que tu fais chéri ?
Francis : il t'a insulté bébé et je ne peux pas accepter cela.
Isabelle : ne te ridiculise pas de la sorte chéri. Laisse-le et allons-y.
Francis : tu as de la chance.
Krist : si elle connaissait tes intentions, elle ne t'ouvrirait jamais ses jambes. Ce n'est pas bien de jouer avec les sentiments d'une fille qui t'aime sincèrement.
Francis : ta gueule.
Francis le laisse et s'en va avec Isabelle à la cantine pour manger. Krist se lève et se nettoie avec son mouchoir puis il s'assied. Comme il n'a pas voulu sortir, Emma revient avec quelque chose à manger pour lui. Il le remercia pour cela. À la fin de la pause, tous les élèves regagnent leurs salles de classes. Deux autres profs sont passés et ce fut la fin de l'heure.
Emma : on rentre ensemble ?
Krist : non vas-y, je vais d'abord passer voir le prof de philo.
Emma : d'accord, à demain alors.
Krist : oui, bon après-midi.
Emma s'en va et Krist s'approche d'Isabelle et Marianna.
Krist : bonjour les princesses du lycée.
Marianna : bonjour Krist.
Krist : Isabelle, je tiens à ce que tu saches que pendant la pause, je ne t'ai pas insulté. Il n'y a rien sur toi que je pourrais insulter. Tu n'es qu'une pure prodige de la nature et je ne vois pas en toi un défaut physique.
Isabelle souriait intérieurement de ses paroles de Krist elle essaie de lui cacher sa joie.
Isabelle : alors pourquoi il a dit que tu m'as insulté ?
Francis : je lui ai simplement dit quelque chose qui l'a choqué.
Isabelle : ok, pas de problème.
Krist : alors on fait la paix ?
Ils se serrent la main.
Krist : tu as les mains si douce qu'au touché, un courant humide me traverse le corps jusqu'à mon cœur dont le son des battements résonnent Isabelle, Isabelle, Isabelle.
Elle éclate de rire.
Isabelle : t'es sérieux là ?
Krist : bien sûr, tu peux poser ta main sur ma poitrine si tu veux l'entendre.
Isabelle (sourire) : ok.
Elle souriait et Krist tient sa main pour la poser sur sa poitrine.
Krist : tu l'entends, tu entends mon cœur appeler ton prénom ?
C'est là que Francis arrive et le tient encore par les colles.
Francis : je t'ai dit de rester loin de mon amour.
Isabelle : Francis, pourquoi tu me dévalorises de la sorte, tu crois qu'un minable comme lui peut sortir avec moi ?
Il le jette à terre et s'approche d'elle.
Francis : je suis désolé chérie, c'est juste que je t'aime tellement que je ne supporte pas de voir quelqu'un d'autre avec toi.
Isabelle : moi aussi je t'aime et tu le sais. Je ne suis pas ces genres de filles qui courent de gauche à droite alors fais-moi confiance.
Francis : excuse-moi bébé.
Isabelle : ok, c'est bon.
Ainsi, ils sortent de la classe pour rejoindre leur chauffeur et rentrer. Marianna marche à côté d'eux. Krist sort et va dans le bureau du prof de philo, il toque et entre.
Prof : Krist, assieds-toi.
Krist : non, ce n'est pas nécessaire.
Prof : tu vois bien que j'ai retenu ton nom n'est-ce-pas ?
Krist : monsieur, je tiens à m'excuser pour tout à l'heure. Je n'aurai pas dû me comporter comme ça avec vous, je suis désolé.
Le prof était surpris par cette attitude de Krist. Jamais un élève lui a fait des excuses peu importe le tort que l'élève lui a causé. Alors il trouve cette attitude de Krist très noble.
Prof : assieds-toi s'il te plaît.
Il s'assied.
Prof : j'accepte tes excuses Krist.
Krist : merci monsieur.
Prof : j'aime les élèves comme toi, je sens qu'on va bien s'entendre.
Krist : merci monsieur, j'ai le cœur soulagé.
Prof : tu peux disposer.
Krist se lève et rentre chez lui avec une moto taxi. Entre temps, dans la voiture vers la maison, Isabelle et Marianna discutent.
Marianna : j'ai vu comment tu souriais et riaient quand Krist te parlais, ne me dis pas qu'il ne te fait aucun effet ?
Isabelle : lui ne me fait aucun effet. Ce sont les mots qu'il prononça et la manière dont il les prononçait qui m'ont fait d'effets. Francis ne m'a jamais fait d'aussi doux compliments.
Marianna : c'est ça, tu parles. Maintenant ce sont ses mots, après ça sera lui et enfin ça sera vous d'eux.
Isabelle : arrête de dire du n'importe quoi. Tu t'imagines des choses impossible ma chérie. Comment tu peux me voir sortir avec lui, tu m'as bien regardé ?
Marianna : l'amour peut te surprendre ma chérie et il n'y a rien d'impossible en amour.
Isabelle : même pas en rêve.
Elles constituent de discuter jusqu'à la maison.
*Chez David.
Krist rentre à la maison et retrouve son père au salon.
Krist : bonjour papa.
David : bonjour fiston. Ça été le premier jour ?
Krist : pas trop mal. Je crois que je vais vite m'adapter.
David : tu sais pourquoi je t'ai inscrit dans ce lycée ?
Krist : non papa.
David : c'est pour que tu montres à ces petits enfants de riches arrogants que l'intelligence ou la réussite ne vient pas de la richesse mais de Dieu.
Krist : je compte bien leur donner cette leçon papa et d'ailleurs, le seul moyen de me démarquer d'eux, c'est de réussir brillamment.
David : exactement mon fils. Aller, va te changer et viens. On va manger.
Krist : d'accord papa.
Krist va se changer et rejoint son père pour manger. Après le repas, il prend une douche et va en salle de sport pour s'entraîner et suivre sa formation en arts martiaux. Quant à son père, il va donner des cours à la maison à un enfant de riche. Demain matin, David dépose son fils à l'école. Krist attend au portail Isabelle et Marianna. Leur chauffeur les dépose et Krist les rejoint. Ils marchent tous les trois vers la classe.
Krist : Bonjour les princesses.
Marianna : bonjour Krist.
Krist : qu'est-ce que vous êtes belle !
Marianna : merci, c'est gentil.
Krist : princesse, mon compliment te déplaît ?
Isabelle : exactement.
Marianna : Tu es de bonne humeur ce matin Krist ?
Krist : tout à fait. Quand je vois Isabelle, je suis toujours de bonne humeur. Chérie, tu n'as pas rêvé de moi cette nuit ?
Isabelle : non, et je ne suis pas ta chérie.
Krist : c'est dommage parce que moi j'ai fait un super rêve. Tu veux que je te raconte ?
Isabelle : non ça ne m'intéresse pas.
Krist : d'accord mais je vais quand-même te le raconter. Alors, toi et moi allons nous marier.
Isabelle : je n'ai pas envie d'entendre la suite.
Krist : laisse-moi finir s'il te plaît. J'étais disant que toi et moi allons nous marier, ma famille était là et la tienne aussi ainsi que nos amis. Ton père t'a conduit jusqu'à moi et on a marché ensemble jusque devant le maire. On a échangé nos vœux et le maire a scellé notre union. Pour notre lune de miel, on a décidé d'aller à Hawaii et ton père a tout arrangé pour nous. On était donc parti à Hawaii, on a profité de la plage, on s'est amusé comme des fous, je t'assure que c'était vraiment merveilleux. Je n'avais même pas envie de me réveiller mais mon père m'a réveillé au moment où on était rentré et qu'on a appris que dans ton ventre naissait une vie. Alors comment tu trouves mon rêve ?
Isabelle : pathétique.
Marianna : ton rêve est vraiment fantastique Krist. Moi je ne pense pas que ce soit un simple rêve mais plutôt une vision de ce qui arrivera que tu as eu.
Krist : exactement Marie, dis-moi que tu apprécies mon rêve et que tu y crois Isabelle.
Isabelle : n'importe quoi.
Krist : je peux avoir ton numéro princesse ?
Isabelle : non.
Krist : ce ne pas grave. Je te verrai ici tous les jours, c'est largement suffisant pour moi. Je voulais ton numéro juste pour te chanter une chanson d'amour pour te souhaiter bonne nuit.
Isabelle : c'est exactement pour cela que je ne veux pas te le donner, pour ne pas que tu perturbes mes nuits.
Krist : d'accord, ce n'est pas grave.
Ils vont en classe et après, Francis arrive. Quand Krist l'a vu, il regagne sa place. Un mois plus tard, Krist décide d'envoyer une lettre d'amour à Isabelle.
*Un mois plus tard.
Krist a continué à parler à Isabelle et son amour pour elle grandit de jour en jour. Malgré les menaces de Francis, il n'en tient pas compte. Il a tissé une amitié un peu profonde avec Marianna. Aujourd'hui, il lui remet une lettre d'amour pour Isabelle. À la sortie des classes dans leur voiture, Marianna remet la lettre à Isabelle qui la lit.
Marianna : ce gars à les mots qu'il faut.
Isabelle : moi ça ne me dit rien. Il n'aurait pas dû osé.
Marianna : qu'est-ce que tu vas faire ?
Isabelle : je vais lui montrer qu'il joue dans la cour des grands et que c'est très dangereux pour un type de sa classe.
Marianna : quand est-ce que tu vas arrêter ton mauvais comportement ?
Isabelle : je ne suis méchante que quand on me provoque et là, il vient de me provoquer.
Demain matin à l'école, à l'heure de pause, Isabelle empêcha à tout le monde de sortir et elle lit la lettre de Krist devant tout le monde. Francis était là aussi.
Lettre : Isabelle.
Par cette lettre, je viens t'exprimer la réalité de mes sentiments pour toi.
Nous nous côtoyons chaque jour à l'école et pourtant, je n'ai jamais osé te dire ce qui pèse mon cœur. Par cette lettre que je t'envoie aujourd'hui, je voudrais te faire part de mes sentiments amoureux. Je veux te dire combien je t'aime.
Je n'ai pas été timide, mais devant toi, la timidité m'envahit quand je m'apprêtais à te dévoiler mon amour. Elle a fait que jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas pu, je n'ai pas su te dire ce que je ressens véritablement pour toi.
Te déclarer mon amour de vive voix me semblait être une montagne. J'avais peur de te décevoir ou encore de te faire peur. Mais voilà, aujourd'hui, je n'en peux plus de t'aimer en silence. Je n'en peux plus de ne pas pouvoir te dire « je t'aime ». Beaucoup de personnes prononcent ce mot même sans amour. J'aurais tant aimé te trouver un autre mot mais je n'ai que celui-là et je suis sincère. Je t'aime. Je n'en peux plus de ne pas partager cet amour pour toi qui m'habite. J'ai tellement envie de te dire de belles paroles d'amour, des promesses d'amour qui donnent espoir en des jours heureux. T'écrire aussi, chaque jour un poème d'amour, des poèmes d'amour romantiques en l'honneur de la belle princesse que tu es. Oui tu es une princesse sans pareille, d'une beauté inégalable qu'à la vue, elle me rend ivre de toi et me laisse obnubilé par toi.
Dès la première fois que je t'ai vu, je suis tombé sous ton charme et je suis complètement envoûté. Dans tes yeux je vois la lumière qui illumine mes jours et mes nuits, ton sourire est comme une prière qui me conduit vers l'infini. Tu es mon oasis du désert Isabelle, tu es la raison de mes rêves, tu occupes toutes mes pensées.
Je ne suis, certes, pas le plus beau des hommes, pas le plus riche ou le plus intelligent non plus mais mon cœur est plein d'amour pur. Je t'aime Isabelle, je t'aime d'un amour fort, doux et sincère.
Je t'aime avec tes qualités et tes défauts. D'ailleurs je ne vois pas tes défauts et même si tu en as, pour moi tes éventuels défauts seront des qualités car ils participent à faire la personne merveilleuse que tu es.
A présent je m'interroge. Mes sentiments amoureux sont-ils partagés ? Cette lettre de déclaration d'amour va-t-elle toucher ton cœur ou au contraire générer de la colère et de la déception chez toi ? Peux-tu imaginer un bonheur possible entre nous deux ? Toi et moi pouvons-nous vivre une belle relation d'amour et une belle histoire d'amour ?
Je n'ai pas la réponse à toutes ces questions ? Tu es la seule à détenir la clé de notre bonheur ! Ne te sens pas dans l'obligation de répondre immédiatement à cette lettre. Je ne veux pas que cette déclaration d'amour te perturbe. Prends ton temps et laisse-toi guider par ton cœur et la réalité de tes sentiments pour moi.
Quelque soit ta réponse, je l'accepterais. Celui qui t'aime en silence et pour l'éternité. Krist.
Fin de la lettre.
A chaque point dans la phrase, les élèves murmures. Ils font woooouuuuuuhhhhhhh, wouuuuuuuuuu. À la fin de la lecture de la lettre, Isabelle la déchira devant tout le monde. Krist baissa la tête et n'osa la relever. Francis était gravement en colère. Il prend Krist par les colles et le jette par terre. Il lui donne des coups de savate au ventre.
Francis : c'est la dernière fois que tu envoies une telle lettre à ma copine, c'est compris ?
Krist : oui j'ai compris.
Francis : répète-le à haute voix.
Krist : oui j'ai compris. Je ne vais plus lui envoyer de lettre, je vais lui parler face à face.
Francis : tu te fous de moi ? Tu vas rester loin de ma copine. Compris ?
Krist : oui j'ai compris.
Francis : va lui faire des excuses.
Krist se lève et va devant Isabelle.
Krist : je te demande pardon princesse.
Francis : ne l'appelle pas comme ça.
Isabelle : jure moi que tu ne m'enverras plus jamais de telle lettre pour détruire ma relation.
Krist : je te le jure.
Isabelle : dégage !
Krist : s'il te plaît pardonne-moi.
Isabelle : cava, je te pardonne. Dégage maintenant.
Krist : un baisé pour me le prouver.
Isabelle : tu es malade non.
Francis : dégage avant que je ne m'énerve.
Krist va s'asseoir et les élèves sortent.
Marianna : tu es très méchante Isabelle, tu n'aurais pas dû l'humilier de la sorte. Si tu n'aimais pas la lettre, tu n'avais qu'à la déchirer depuis hier et ne pas y répondre simplement, pourquoi as-tu fait cela ?
Isabelle : comme ça, il mettra longtemps avant de revenir à l'école et n'osera plus jamais m'adresser la parole.
Marianna : tu n'aurais pas dû Isabelle, tu viens de le blesser dans son amour et dans sa dignité. Tu l'as traité d'inférieur aux autres hommes alors qu'il sont tous égaux.
Isabelle : pourquoi tu t'intéresses tant à lui, s'il te plaît épouse-le ?
Marianna : non Isabelle, ce n'est pas du tout bien ce que tu as fait. Imagines si c'est à toi que Francis fait cela. Comment tu te sentirais ?
Isabelle : Francis ne me fera jamais cela.
Marianna : vraiment, tu n'as aucune scrupule. L'avenir est incertain Isabelle, c'est ton présent qui déterminera ton futur.
Isabelle : laisse-moi comme ça maman. Je ne peux même pas imaginer une quelconque relation entre ce pauvre et moi alors lâches-moi un peu les bottes.
Emma discute aussi avec Krist.
Emma : mais qu'est-ce qui t'a pris Krist, je croyais t'avoir prévenu ?
Krist : je l'aime sincèrement Emmanuel. Je ne savais pas qu'elle était aussi tordue et tourmentée.
Emma : tu dois oublier ce que tu ressens Krist si tu ne veux pas avoir d'ennuis.
Krist : comment résister aux désirs de mon cœur Emmanuel ? L'amour ne se contrôle pas.
Emma : je ne sais pas mais cette fille, elle n'est pas comme les autres. Et elle n'est pas faite pour toi.
Krist : c'est ce qu'on va voir. Elle croit m'anéantir ainsi mais elle me connait mal. Et toi dis-moi, depuis la rentrée des classes, j'ai vu que tu n'arrêtais pas de fixer son amie, elle te plaît ? N'as-tu pas envie de sortir avec elle ?
Emma : non je la regarde simplement et d'ailleurs elle a déjà un petit ami.
À la sortie des cours, Francis retrouve Krist et posa sa main sur son épaule comme s'ils étaient des copains. Il le fait monter dans sa voiture. À l'intérieur, Francis avait deux de ses amis. Le chauffeur démarre et en chemin, les trois ont frappé Krist partout avant de le laisser en route.
Francis : ceci n'est qu'un avertissement Krist, reste loin de ma petite amie.
Quand ils ont fini de le tabasser, ils l'ont déposé et il rentre avec des bleus et parle de tout à son père. Ce dernier l'encourage et lui demande de persévérer.
Francis (au chauffeur): toi tu n'as rien vu ok ?
Chauffeur : oui monsieur.
Ils croyaient que Krist n'allait pas venir à l'école pendant un long moment à cause de cette humiliation et ses bleus mais demain il est arrivé comme ça avec les bleus au visage. Il explique tout à Emmanuel et le rassure qu'il va bien. Marianna s'approche de lui pour savoir ce qui lui est arrivé et Krist lui sort un petit mensonge et elle rejoint Isabelle. Emma a le cœur qui accélère ses battement quand Marianna est là, il évite son regard.
Krist : je vois comment tu trembles quand Marianna était là, je crois bien qu'elle te plaît.
Emma : détrompe toi Krist, tu t'imagines des choses qui n'existent pas.
Krist : si tu le dis.
Hier la bibliothèque a été ouverte. Alors aujourd'hui à la pause, Krist est allé s'enregistrer. Il prend une œuvre et s'assied pour lire. Francis et ses amis arrivent. L'ayant vu, ils le rejoignent.
Francis : hey le bleu, tu commences déjà à fréquenter la bibliothèque ?
Brian : qu'est-ce que tu lis ?
Alec : fait voir ?
Il arrache le livre et lit.
Alec : hum, "comment réussir à son baccalauréat". Intéressant.
Krist : tu me le remets ?
Alec : sinon quoi ?
Francis : donne-moi le livre.
Francis prend le livre.
Francis : si je ne te donnais pas, qu'est-ce que tu vas faire ?
Krist : rien du tout, j'allais justement le suggérer de te le remettre parce que tu en auras plus besoin que moi.
Francis lui donne un coup au visage.
Francis : tu oses m'insulter, imbécile ? Tu as de la chance que nous sommes dans une bibliothèque. Sinon je te démolie.
Krist : tu vois, les mots blessent beaucoup plus que les coups de poing. Tu peux me torturer comme tu veux mais moi je te battrai avec la force des mots et je t'arracherai Isabelle.
A ces mots, Francis lui donne encore un coup de poing. Il continue de le frapper. Le bibliothécaire arrive et les sépare. Il les conduit dans le bureau du proviseur.
Proviseur : expliquez-moi ce qui s'est passé !
Francis : monsieur le proviseur, j'ai juste dit qu'il n'est qu'un pauvre et qu'il n'a pas sa place ici et directement il s'est mis à me frapper et j'ai répliqué.
Krist éclate de rire.
Proviseur : pourquoi tu ris Krist ?
Krist : il me fait tellement honte proviseur. Il ment comme un enfant lâche que ses amis ont frappé et qui vient mentir à maman. Il ment proviseur, c'est lui qui a commencé et moi je n'ai même pas répliqué.
Proviseur : écoute Krist, c'est la dernière fois. Si ça recommence, ton père sera convoqué et tu pourras être renvoyé.
Krist : dois-je comprendre que c'est à moi que vous faites des reproches proviseur ?
Proviseur : je crois avoir été assez clair.
Krist : oui proviseur, je sais que je n'ai pas d'argent donc je n'ai pas raison, j'ai compris.
Proviseur : fais attention à tes mots, disposez !
Ils sortent et voient Isabelle à la porte ainsi qu'Emma. Krist regarde Isabelle seulement. Emma le trouve et ils entrent en classe. Krist lui explique ce qui s'est passé.
Emma : fait de ton mieux pour rester loin d'eux Krist parce qu'il n'y pas de justice dans ce lycée, il n'y a que l'argent qui est maitre de la loi.
Krist : nul n'est au dessus de la loi mon ami. L'injustice prend l'ascenseur et la justice prend l'escalier mais elle finit toujours par arriver.
Emma : si tu le dis.
Krist : il semblerait que la réussite au bac est toujours à 100%, comment ça se fait ?
Emma : là j'ignore mais ce qui est sûr, la corruption n'est pas bien loin. Mais peut-être aussi parce que deux semaines entières sont consacrées simplement au traitement des exercices pour les élèves de terminales. Il y'a donc de forte chance que dans les exercices traités, il y'a certains qui sortent au bac.
Krist : oui tu as raison.