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L'Amour Trahi, la Vengeance Promise

L'Amour Trahi, la Vengeance Promise

Auteur:: Xiao Liuzi
Genre: Moderne
C'était mon anniversaire. Six ans que j'avais tout sacrifié pour Lucas, ma carrière, ma famille à Bordeaux, juste pour que son ego ne soit pas blessé par ma fortune familiale. En ouvrant la poche de sa veste, je suis tombée sur une boîte Mauboussin. Ah, cette bague, la promesse d'un avenir tant espéré! Mais ce soir-là, en scrollant sur Instagram, j'ai vu l'impensable: Lucas, à genoux devant Chloé, son « amie d' enfance », la même bague à la main. « Elle a dit oui », disait la légende. Le monde s'est effondré. De retour à l'appartement, il a prétendu que c'était pour sauver Chloé d'une dépression suicidaire, un geste purement « symbolique ». Il a osé me demander ma compassion. Le lendemain, j'annonçais ma démission, mais Lucas ne reculait devant rien. Devant tout le bureau, il a présenté Chloé comme ma remplaçante à ma promotion promise, la mettant en scène pour qu'elle me salisse. Puis, la montre de Chloé, soudainement dans mon sac. L'accusation de vol. Et le coup. Sa gifle, claquant dans le silence d'un open-space incrédule. La douleur physique n'était rien comparée à l'humiliation publique, à ce sentiment d'être détruite, piétinée, réduite à néant. Pourquoi tant de cruauté après six ans de sacrifice? Pourquoi cette mise en scène diabolique, sans une once d'humanité? J'étais devenue une cible, une ombre à effacer. Mais dans la cabine du taxi, un nom est venu à mes lèvres, une décision, celle qui allait tout changer: « Papa, le mariage arrangé avec Étienne. J'accepte. » Mon retour à Bordeaux n'était pas celui d'une victime, mais d'une femme prête à se relever. Et Étienne, mon fiancé, n'a pas tardé à remarquer mes blessures et à démarrer une vengeance glaciale. Paris allait apprendre au prix fort qui était vraiment Amélie.

Introduction

C'était mon anniversaire. Six ans que j'avais tout sacrifié pour Lucas, ma carrière, ma famille à Bordeaux, juste pour que son ego ne soit pas blessé par ma fortune familiale. En ouvrant la poche de sa veste, je suis tombée sur une boîte Mauboussin. Ah, cette bague, la promesse d'un avenir tant espéré!

Mais ce soir-là, en scrollant sur Instagram, j'ai vu l'impensable: Lucas, à genoux devant Chloé, son « amie d' enfance », la même bague à la main. « Elle a dit oui », disait la légende. Le monde s'est effondré.

De retour à l'appartement, il a prétendu que c'était pour sauver Chloé d'une dépression suicidaire, un geste purement « symbolique ». Il a osé me demander ma compassion. Le lendemain, j'annonçais ma démission, mais Lucas ne reculait devant rien. Devant tout le bureau, il a présenté Chloé comme ma remplaçante à ma promotion promise, la mettant en scène pour qu'elle me salisse. Puis, la montre de Chloé, soudainement dans mon sac. L'accusation de vol. Et le coup. Sa gifle, claquant dans le silence d'un open-space incrédule.

La douleur physique n'était rien comparée à l'humiliation publique, à ce sentiment d'être détruite, piétinée, réduite à néant. Pourquoi tant de cruauté après six ans de sacrifice? Pourquoi cette mise en scène diabolique, sans une once d'humanité? J'étais devenue une cible, une ombre à effacer.

Mais dans la cabine du taxi, un nom est venu à mes lèvres, une décision, celle qui allait tout changer: « Papa, le mariage arrangé avec Étienne. J'accepte. » Mon retour à Bordeaux n'était pas celui d'une victime, mais d'une femme prête à se relever. Et Étienne, mon fiancé, n'a pas tardé à remarquer mes blessures et à démarrer une vengeance glaciale. Paris allait apprendre au prix fort qui était vraiment Amélie.

Chapitre 1

C'était mon anniversaire. Dans notre petit appartement parisien, j'ai trouvé une boîte Mauboussin dans la poche de la veste de Lucas. Mon cœur a cogné fort. Six ans que nous étions ensemble. Six ans que j'avais quitté Bordeaux, mes études d'œnologie, ma famille, pour le suivre lui, et son ambition dans la finance.

J'ai caché ma fortune familiale, travaillant comme une simple employée dans sa banque, juste pour ne pas blesser son ego. Je l'ai soutenu, financièrement et émotionnellement. J'ai cru en nous.

Cette boîte, c'était la promesse. La promesse d'un avenir.

Je n'ai pas ouvert la boîte. Je voulais qu'il me la donne lui-même, ce soir.

Plus tard, en scrollant sur Instagram, j'ai vu une publication. Une photo. Lucas, à genoux, dans un restaurant chic avec une vue imprenable sur la Tour Eiffel. Devant lui, Chloé, son "amie d'enfance", le visage baigné de larmes de joie. Il lui tendait une bague. La bague de la boîte Mauboussin.

Le texte disait : "Elle a dit oui."

Le souffle coupé, j'ai lu les commentaires. Tous ses collègues, ses amis, les félicitaient. "Enfin !", "Le couple parfait !", "On attendait ça depuis si longtemps !". Personne ne me connaissait. Pour eux, j'étais une ombre.

Mon sang s'est glacé. Je n'ai pas pleuré. J'ai enfilé un manteau, j'ai pris un taxi. J'ai donné l'adresse du restaurant.

Je suis entrée. Je les ai vus. Ils s'embrassaient, le champagne coulait. Leurs amis applaudissaient. Je suis restée près de la porte, dans l'ombre. Il ne m'a pas vue.

Je suis ressortie, le cœur vide. J'ai marché dans le froid parisien, le vent me giflant le visage. J'ai sorti mon téléphone. J'ai appelé mon père.

Sa voix était distante, comme toujours.

« Amélie ? »

« Papa, » ma voix était plate, sans émotion. « Le mariage arrangé avec Étienne. J'accepte. »

Il y a eu un silence. Puis, pour la première fois depuis des années, j'ai senti une pointe de chaleur dans sa voix.

« Très bien. Je m'occupe de tout. Rentre à la maison. »

J'ai raccroché. La trahison était si brutale, si totale, qu'elle ne laissait place qu'à un vide glacial. L'amour était mort. Il était temps de rentrer.

Chapitre 2

Quand je suis rentrée à l'appartement, Lucas était là. Il tenait un bouquet de pivoines, mes fleurs préférées. L'odeur m'a donné la nausée.

Il a souri, un sourire fatigué, manipulateur.

« Amélie, il faut que je t'explique. »

Je l'ai regardé, sans un mot. Je n'ai pas regardé les fleurs.

« C'est pour Chloé, » a-t-il commencé. « Elle est très malade. Une grave dépression, avec des tendances suicidaires. Le médecin a dit qu'il fallait lui éviter tout choc. »

Il a posé les fleurs sur la table.

« Son dernier souhait, c'était d'être ma fiancée. Juste pour lui donner un peu d'espoir, tu comprends ? C'est symbolique. Pour la sauver. »

Il s'est approché de moi, a essayé de me prendre la main.

« Je sais que tu es compréhensive, Amélie. Tu as toujours été la plus forte. »

J'ai retiré ma main. Mon regard est resté fixé sur son visage. Je voyais chaque mensonge, chaque parcelle de son égoïsme.

« Je vais emménager avec elle, pour un temps, » a-t-il continué, comme si c'était une évidence. « Juste pour prendre soin d'elle. Pour être sûr qu'elle ne fasse pas de bêtise. Ça ne change rien entre nous, bien sûr. »

Je n'ai toujours rien dit. Mon silence le mettait mal à l'aise. Il commençait à s'énerver.

« Tu ne dis rien ? Tu pourrais au moins montrer un peu de compassion ! »

J'ai eu un léger sourire, un rictus amer.

« Je comprends. »

Il a semblé soulagé.

« Je savais que tu comprendrais. »

« Je comprends que c'est fini, Lucas. »

Il a froncé les sourcils, l'incompréhension se peignant sur son visage.

« Quoi ? Ne sois pas ridicule. C'est juste temporaire. »

« Fais tes valises, » ai-je dit d'une voix calme. « Et prends tes fleurs. Je ne veux plus jamais les voir. »

Sa mâchoire s'est crispée. La façade du gentil garçon s'est fissurée.

« Tu ne peux pas me faire ça. Pas maintenant. Chloé a besoin de moi. »

« Alors va. »

J'ai tourné les talons et je suis allée dans la chambre. J'ai fermé la porte. Je l'ai entendu pester, jeter un objet contre un mur. Puis, le bruit de ses pas, rapides, et la porte d'entrée qui claque.

Le bouquet de pivoines est resté sur la table. Je l'ai pris, je l'ai jeté directement dans la poubelle. Sans une hésitation.

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