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L'Amour Sous Contrainte

L'Amour Sous Contrainte

Auteur:: Elara Frost
Genre: Romance
Je n'aurais jamais dû répondre à cet appel de mon petit frère, Paul. « Léa, il y a quelqu'un qui m'embête. » Cette phrase glaçante m'a arrachée à ma vie d'avocate, me précipitant vers le club de tennis. Là, acculé, Paul faisait face à Marc Lefevre, mon ennemi juré d'enfance, dont les familles rivales et la nôtre étaient contraintes par une alliance politique absurde. Dès le lendemain, l'ordre est tombé : un mariage arrangé, une union forcée pour la « stabilité de la nation ». Marc et moi, nous devions nous marier. Notre réponse ? Devenir le couple le plus scandaleux de Paris, cherchant à tout prix à rompre ces fiançailles grotesques. Mais sous les frasques, une étrange connexion s'est nouée. Lorsqu'une blessure m'a clouée au lit, Marc, empli de culpabilité, est devenu mon infirmier dévoué, révélant une facette inattendue de lui-même, sensible et sincère. Il m'a avoué son amour, un aveu qui a fait vaciller mon monde. Pourtant, ma peur et mon orgueil ont riposté par l'humour, le repoussant. Mon cœur se tordait de regret quand il a disparu. Peu après son départ, l'impensable s'est produit : piégée par une conspiration sournoise, je me suis retrouvée accusée de haute trahison, ma réputation et ma famille réduites en cendres. Mes proches officiellement déchus, l'homme qui prétendit m'aimer m'abandonna, semblant même s'allier à la femme responsable de ma ruine. « Avouez, et nous les laisserons tranquilles. », m'ont-ils dit. J'ai signé ma confession, et le mariage a été annulé. Condamnée à l'exil éternel, le cœur brisé, j'attendais l'aube, résignée à une vie sans retour, sans amour, sans même un nom. Mais au lieu d'un exil solitaire, je me suis retrouvée dans un tribunal bondé, où l'homme que je croyais perdu s'est levé, non pas pour m'abandonner, mais pour se battre.

Introduction

Je n'aurais jamais dû répondre à cet appel de mon petit frère, Paul.

« Léa, il y a quelqu'un qui m'embête. » Cette phrase glaçante m'a arrachée à ma vie d'avocate, me précipitant vers le club de tennis.

Là, acculé, Paul faisait face à Marc Lefevre, mon ennemi juré d'enfance, dont les familles rivales et la nôtre étaient contraintes par une alliance politique absurde.

Dès le lendemain, l'ordre est tombé : un mariage arrangé, une union forcée pour la « stabilité de la nation ».

Marc et moi, nous devions nous marier.

Notre réponse ? Devenir le couple le plus scandaleux de Paris, cherchant à tout prix à rompre ces fiançailles grotesques.

Mais sous les frasques, une étrange connexion s'est nouée.

Lorsqu'une blessure m'a clouée au lit, Marc, empli de culpabilité, est devenu mon infirmier dévoué, révélant une facette inattendue de lui-même, sensible et sincère.

Il m'a avoué son amour, un aveu qui a fait vaciller mon monde.

Pourtant, ma peur et mon orgueil ont riposté par l'humour, le repoussant. Mon cœur se tordait de regret quand il a disparu.

Peu après son départ, l'impensable s'est produit : piégée par une conspiration sournoise, je me suis retrouvée accusée de haute trahison, ma réputation et ma famille réduites en cendres.

Mes proches officiellement déchus, l'homme qui prétendit m'aimer m'abandonna, semblant même s'allier à la femme responsable de ma ruine.

« Avouez, et nous les laisserons tranquilles. », m'ont-ils dit. J'ai signé ma confession, et le mariage a été annulé.

Condamnée à l'exil éternel, le cœur brisé, j'attendais l'aube, résignée à une vie sans retour, sans amour, sans même un nom.

Mais au lieu d'un exil solitaire, je me suis retrouvée dans un tribunal bondé, où l'homme que je croyais perdu s'est levé, non pas pour m'abandonner, mais pour se battre.

Chapitre 1

Je n'aurais jamais dû répondre à cet appel.

Mon petit frère Paul, la voix tremblante, m'a suppliée de venir le chercher au club de tennis.

« Léa, il y a quelqu'un qui m'embête. »

Cette simple phrase a suffi.

J'ai quitté mon bureau en plein milieu d'une réunion, laissant mes collaborateurs avec des yeux ronds.

Mon père, l'ancien Premier Ministre, m'a toujours dit que j'avais un instinct protecteur surdéveloppé, surtout envers Paul.

Il avait raison.

Quand je suis arrivée, j'ai vu Paul, acculé contre un mur, l'air terrifié.

Face à lui, un homme grand, en tenue de sport impeccable, lui parlait avec un sourire que je n'ai que trop bien connu. Un sourire arrogant.

Marc Lefevre.

Mon cœur s'est serré. Pas de surprise, mais de colère pure.

Lui. Après toutes ces années.

« Laisse-le tranquille. »

Ma voix était froide, tranchante.

Marc s'est retourné lentement, son sourire s'élargissant en me voyant.

« Léa Dubois. Toujours la même. Prête à bondir pour défendre les plus faibles. »

Je me suis approchée, me plaçant entre lui et mon frère.

« Et toi, toujours le même. Un lâche qui s'en prend aux plus jeunes. »

Nos pères étaient amis, puis rivaux politiques. Nos familles, deux des plus influentes du pays.

Lui, le fils de la Ministre des Finances, petit-fils de l'ancienne Présidente.

Moi, la fille de l'avocat le plus respecté du pays, ancien chef du gouvernement.

Nous avions grandi ensemble, une enfance faite de compétition, de coups bas et d'une étrange camaraderie qui s'était évaporée avec l'adolescence.

Je me souviens encore de ce jour, à nos douze ans, où il avait mis un serpent en plastique dans mon casier. Pour me venger, j'avais remplacé son shampoing par de la teinture rose. Il avait dû aller à un gala officiel avec les cheveux couleur barbe à papa.

Nos familles avaient ri. Nous, nous nous étions juré une guerre éternelle.

Puis il était parti. Quatre ans à l'étranger, dans les meilleures universités, pour soi-disant parfaire son éducation.

J'avais savouré la paix.

Mais il était de retour, et il n'avait pas changé. Non, il avait empiré.

Il était plus grand, plus musclé. Le garçon dégingandé que je connaissais avait laissé place à un homme. Un homme dont le charme était une arme dangereuse. Ses cheveux noirs étaient coupés court, ses yeux sombres brillaient d'une intelligence moqueuse.

Il a ignoré mon insulte et a regardé Paul.

« Ton frère me doit de l'argent. Un pari sur le match. »

Paul a bafouillé.

« Ce n'était que vingt euros... »

Marc a ri.

« Ce n'est pas une question d'argent, petit. C'est une question de principe. »

J'ai sorti mon portefeuille et lui ai jeté un billet de cinquante.

« Prends ça et fiche-lui la paix. »

Il n'a même pas regardé le billet tomber à ses pieds.

Son regard était fixé sur moi.

« Ce n'est pas ton argent que je veux, Léa. »

Juste à ce moment-là, une voix mielleuse a percé l'air tendu.

« Marc, mon chéri ! Je te cherchais partout. »

Chloé Bernard.

La fille du principal rival politique de mon père. Sophistiquée, belle, et connue dans tout Paris pour être la perfection incarnée. Elle était l'opposé de moi. Là où j'étais impulsive et directe, elle était calculatrice et douce en apparence.

Elle s'est glissée au bras de Marc, me lançant un regard triomphant.

« Léa, quelle surprise de te voir ici. Tu ne fréquentes pas habituellement ce genre d'endroit. »

Sous-entendu : un endroit trop chic pour une brute comme moi.

J'ai serré les poings.

« Je venais récupérer mon frère, que ton... ami importunait. »

Chloé a fait une moue adorable.

« Oh, Marc, tu ne dois pas être si méchant. Allons, laisse-les. Maman nous attend pour le dîner. »

Elle a tiré sur son bras, s'attendant à ce qu'il la suive comme un petit chien.

Mais Marc n'a pas bougé.

Il a délicatement retiré son bras de l'étreinte de Chloé.

« Tu peux y aller sans moi, Chloé. Dis à ta mère que j'ai quelque chose de plus important à faire. »

Le visage de Chloé s'est décomposé. L'humiliation était publique, plusieurs membres du club nous observaient.

Elle a bredouillé quelque chose et est partie, la tête haute mais les joues rouges.

Je n'ai pas eu le temps de savourer cette petite victoire.

Marc s'est de nouveau tourné vers moi.

Il a fait un pas en avant, envahissant mon espace personnel.

Son odeur, un mélange de savon cher et de quelque chose de purement masculin, m'a frappée.

Il a baissé la voix pour que seul moi puisse l'entendre.

« Ce n'est pas ton frère que je suis venu chercher, Léa. C'est toi. »

Mon cœur a raté un battement.

« Qu'est-ce que tu racontes ? »

Son sourire est revenu, mais cette fois, il y avait quelque chose de différent. Moins d'arrogance, plus de... quelque chose que je n'arrivais pas à identifier.

« Tu m'as manqué. »

Et sur ces mots, il a ramassé le billet de cinquante euros, me l'a glissé dans la poche de ma veste, et est parti, me laissant là, tremblante de rage et de confusion.

Paul m'a tiré la manche.

« Ça va, Léa ? »

Non. Ça n'allait pas du tout.

Marc Lefevre était de retour, et j'avais le sentiment que mes ennuis ne faisaient que commencer.

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Chapitre 2

Le lendemain matin, j'ai essayé d'oublier l'incident.

J'ai essayé de me convaincre que ses dernières paroles n'étaient qu'une provocation de plus.

Mais son sourire, son regard, restaient gravés dans mon esprit.

Cette sensation étrange dans ma poitrine quand il s'était approché... je la détestais.

J'étais en train de plaider une affaire compliquée au cabinet quand mon père m'a appelée sur ma ligne directe.

« Léa, rentre à la maison. Immédiatement. »

Son ton était grave. Il n'utilisait jamais ce ton, sauf en cas de crise nationale.

J'ai laissé mon associé prendre le relais et j'ai foncé.

Je l'ai trouvé dans son bureau, le visage fermé. Face à lui, assise dans un des fauteuils en cuir, se tenait une femme que je n'avais pas vue depuis des années.

Madame Lefevre. La mère de Marc. La Ministre des Finances.

Une femme de pouvoir, froide et calculatrice.

Elle m'a souri, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.

« Léa, ma chère. Tu es devenue une très belle jeune femme. »

J'ai ignoré le compliment.

« Que se passe-t-il ? »

Mon père s'est levé.

« Nous avons un problème. Un gros problème. La coalition au gouvernement est fragile. Le parti de Bernard menace de tout faire tomber si nous ne lui cédons pas plusieurs ministères clés, dont la Justice. »

Le père de Chloé. Bien sûr.

« Et alors ? Ce sont les risques de la politique. »

Madame Lefevre a pris la parole, sa voix douce mais ferme.

« Ce n'est pas si simple. Si Bernard obtient ce qu'il veut, il aura accès à des dossiers qui pourraient... nuire à de nombreuses personnes. Y compris à ta famille, Léa. Et à la mienne. »

Je commençais à comprendre.

« Vous voulez une alliance. »

Mon père a hoché la tête.

« Une alliance forte. Indiscutable. Une démonstration de force qui coupera l'herbe sous le pied de Bernard. L'union de nos deux familles. »

Un silence glacial a rempli la pièce.

Je sentais le piège se refermer.

Madame Lefevre a continué.

« Bernard a tenté de nous approcher. Il a proposé un mariage entre Marc et sa fille, Chloé. Pour sceller leur propre alliance. »

J'ai failli rire.

« Eh bien, qu'attendez-vous ? C'est la solution parfaite ! Chloé serait ravie. Et ça nous débarrasserait de Marc. Tout le monde est gagnant. »

J'essayais de paraître détachée, mais mon cœur battait la chamade. L'idée de Marc marié à cette pimbêche me provoquait une réaction physique désagréable.

Madame Lefevre a eu un petit sourire.

« C'est une idée charmante, ma chère. Mais il y a un léger problème. »

Elle a posé une tasse de thé avec un bruit sec.

« Chloé Bernard est déjà fiancée. En secret. Avec un duc allemand. Son père comptait rompre les fiançailles si notre accord se faisait. Mais la nouvelle vient de fuiter dans la presse. C'est un scandale. »

Un duc allemand ? Je n'ai pas pu retenir un ricanement. Chloé avait toujours eu des ambitions démesurées.

Mon soulagement a été de courte durée.

Madame Lefevre m'a regardée droit dans les yeux.

« Ce qui nous amène à la seule solution viable. La seule qui ait assez de poids pour calmer le jeu. »

Mon père avait l'air misérable.

« Léa... »

Madame Lefevre a coupé la parole à mon père.

« Marc va t'épouser. »

J'ai éclaté de rire. Un rire nerveux, incrédule.

« Vous êtes folle. Jamais. Plutôt mourir. »

« Ce n'est pas une demande, Léa. C'est une nécessité. »

Sa voix était devenue dure comme de l'acier.

« Nos familles ont besoin de cette union. Le pays en a besoin. »

Mon père a enfin parlé, sa voix basse.

« J'ai refusé, Léa. J'ai dit que je ne t'imposerais jamais ça. »

Un éclair de gratitude a traversé ma colère.

Mais Madame Lefevre n'avait pas dit son dernier mot.

« C'est pourquoi j'ai pris les devants. »

Elle a sorti un document de son sac à main et l'a posé sur la table.

« Il y a une vieille loi, rarement utilisée, qui permet aux familles fondatrices de sceller des alliances par des contrats de fiançailles approuvés par décret présidentiel pour raison d'État. J'ai... réactivé un ancien accord qui avait été signé par nos grands-parents. »

Elle a poussé le papier vers moi.

C'était un décret officiel, signé par la Présidente de la République – la grand-mère de Marc.

Il annonçait les fiançailles de Monsieur Marc Lefevre et de Mademoiselle Léa Dubois.

Daté de ce matin.

Le sol s'est dérobé sous mes pieds.

« Vous n'aviez pas le droit. »

« Oh si, ma chère. Pour la stabilité de la nation, j'ai tous les droits. »

J'ai regardé mon père, espérant un démenti. Il a juste baissé la tête.

« C'est légal, Léa. Contestable, mais légal. »

Je me suis levée, tremblante.

« Je refuse. Je vais organiser une conférence de presse. Je vais tout déballer. »

Madame Lefevre n'a pas cillé.

« Fais ça. Et tu détruiras la carrière de ton père, tu affaibliras le gouvernement et tu plongeras le pays dans une crise. Tout ça par caprice. Es-tu si égoïste ? »

Le mot "égoïste" m'a touchée en plein cœur.

Je me suis tournée vers la porte.

« Où est-il ? Où est votre lâche de fils ? Il est d'accord avec cette... cette monstruosité ? »

Comme pour répondre à ma question, la porte du bureau s'est ouverte.

Marc était là, appuyé contre l'encadrement, les bras croisés.

Il n'avait pas l'air surpris. Il avait l'air... résigné.

Je me suis précipitée vers lui.

« Dis-leur que c'est ridicule ! Dis-leur que tu refuses ! »

Il m'a regardée, son expression indéchiffrable.

« Je ne peux pas, Léa. »

« Pourquoi ? Tu me détestes autant que je te déteste ! »

Un long silence.

Il a fini par répondre, sa voix si basse que j'ai à peine entendu.

« C'est là que tu te trompes. »

Il a ensuite regardé sa mère, puis mon père.

« C'est d'accord. J'accepte. »

J'ai senti mes genoux flageoler.

J'étais piégée. Fiancée à mon pire ennemi.

Et le pire, c'est qu'il ne semblait même pas s'en plaindre.

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