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L'Amour Fou du Roi

L'Amour Fou du Roi

Auteur:: Tang Butian
Genre: Romance
J' étais Adèle Dubois, l' étoile montante de la scène artistique parisienne, quand mon monde a basculé. L' homme que j' aimais plus que ma propre vie, Marc Lefevre, a tout détruit. Accusée de plagiat par ses machinations, j'ai tout perdu : ma carrière s'est effondrée, mon nom est devenu synonyme de honte. Ce n' était que le début de mon calvaire : mon père, architecte de renommée mondiale, a vu sa carrière anéantie par ses fausses accusations de corruption, et mon frère, jeune chef talentueux, a vu son restaurant saboté. Pire encore, aveuglé par les mensonges de sa nouvelle compagne, Chloé Girard, il m' a forcée à avorter, jetant le corps de notre bébé aux égouts sous mes yeux. Dans un acte de désespoir, j' ai ingéré un poison lent, me condamnant à dix jours d' agonie. Pourtant, malgré l'humiliation constante et les tourments infligés par Marc et Chloé, quelque chose en moi s' est rallumé. J' étais à l'article de la mort, forcée de danser comme une bête de foire lors d'un banquet, quand le chaos a éclaté. Ironiquement, c' est en tentant de me protéger de ses anciens gardes, venus se venger, que Marc a été mortellement blessé, s'effondrant à mes pieds, son sang se mêlant au mien. "Pourquoi ?" ai-je murmuré, le voyant maintenir sa façade de bourreau alors que la panique montait dans ses yeux à la vue de mon propre sang. Alors qu' il s' éteignait, je lui ai signifié notre rupture définitive par un simple "vous", lui faisant comprendre qu' entre nous, c' était fini. C' est seulement après ma mort, lorsqu' il a découvert un mouchoir brodé d' un "M" et une note que j' avais recopiée avant de brûler les preuves pour le protéger, qu' il a compris la vérité. Le "roi impitoyable de Paris" s'est effondré en sanglots, implorant mon pardon. Réveillée comme par miracle, un sursis éphémère avant la fin inévitable, j' ai demandé à Marc de revivre nos derniers instants d'amour, me laissant bercer par son illusion d'un avenir. Sur une colline escarpée, porté sur son dos pour voir les étoiles une dernière fois : "Je suis fatiguée. Je crois que je vais dormir un peu..." Ce furent mes derniers mots. Cent ans plus tard, les gens racontent l' histoire du "Roi Fou d'Amour" et de sa quête éternelle d'une seconde chance avec celle qu'il a aimée et détruite.

Introduction

J' étais Adèle Dubois, l' étoile montante de la scène artistique parisienne, quand mon monde a basculé.

L' homme que j' aimais plus que ma propre vie, Marc Lefevre, a tout détruit.

Accusée de plagiat par ses machinations, j'ai tout perdu : ma carrière s'est effondrée, mon nom est devenu synonyme de honte.

Ce n' était que le début de mon calvaire : mon père, architecte de renommée mondiale, a vu sa carrière anéantie par ses fausses accusations de corruption, et mon frère, jeune chef talentueux, a vu son restaurant saboté.

Pire encore, aveuglé par les mensonges de sa nouvelle compagne, Chloé Girard, il m' a forcée à avorter, jetant le corps de notre bébé aux égouts sous mes yeux.

Dans un acte de désespoir, j' ai ingéré un poison lent, me condamnant à dix jours d' agonie.

Pourtant, malgré l'humiliation constante et les tourments infligés par Marc et Chloé, quelque chose en moi s' est rallumé.

J' étais à l'article de la mort, forcée de danser comme une bête de foire lors d'un banquet, quand le chaos a éclaté.

Ironiquement, c' est en tentant de me protéger de ses anciens gardes, venus se venger, que Marc a été mortellement blessé, s'effondrant à mes pieds, son sang se mêlant au mien.

"Pourquoi ?" ai-je murmuré, le voyant maintenir sa façade de bourreau alors que la panique montait dans ses yeux à la vue de mon propre sang.

Alors qu' il s' éteignait, je lui ai signifié notre rupture définitive par un simple "vous", lui faisant comprendre qu' entre nous, c' était fini.

C' est seulement après ma mort, lorsqu' il a découvert un mouchoir brodé d' un "M" et une note que j' avais recopiée avant de brûler les preuves pour le protéger, qu' il a compris la vérité.

Le "roi impitoyable de Paris" s'est effondré en sanglots, implorant mon pardon.

Réveillée comme par miracle, un sursis éphémère avant la fin inévitable, j' ai demandé à Marc de revivre nos derniers instants d'amour, me laissant bercer par son illusion d'un avenir.

Sur une colline escarpée, porté sur son dos pour voir les étoiles une dernière fois : "Je suis fatiguée. Je crois que je vais dormir un peu..." Ce furent mes derniers mots.

Cent ans plus tard, les gens racontent l' histoire du "Roi Fou d'Amour" et de sa quête éternelle d'une seconde chance avec celle qu'il a aimée et détruite.

Chapitre 1

La galerie était silencieuse. La lumière crue du néon illuminait la poussière flottant dans l'air, révélant la négligence des lieux. Autrefois, cet espace m'appartenait, chaque tableau exposé était une partie de mon âme. Aujourd'hui, ce n'était plus qu'une prison dorée où j'étais la seule captive.

Mon nom est Adèle Dubois. J'étais une artiste, une étoile montante sur la scène parisienne. Maintenant, je ne suis plus rien.

Marc Lefevre, l'homme que j'ai aimé plus que ma propre vie, a tout détruit.

Il était le roi des galeries d'art parisiennes, un homme dont le nom seul faisait trembler le milieu. Après notre rupture, il a orchestré ma chute avec une précision chirurgicale. Il m'a accusée de plagiat, présentant de fausses preuves lors d'une conférence de presse bondée. Du jour au lendemain, mon nom est devenu synonyme de honte. Mes œuvres ont été retirées, mes contrats annulés. J'étais ruinée, humiliée publiquement.

Pourtant, chaque nuit, sans exception, il venait. Un passage secret, dissimulé derrière une fausse bibliothèque dans son bureau, menait directement à ma petite chambre de bonne au-dessus de la galerie. Il se glissait dans mon lit, son corps puissant contre le mien, sa voix un murmure rauque contre ma peau.

« Adèle, reviens-moi. »

Ses mots étaient un poison doux, une torture renouvelée. Le jour, il était mon bourreau ; la nuit, il se transformait en un amant désespéré, un homme obsédé.

Il n'a pas seulement détruit ma vie. Il s'en est pris à toute ma famille. Mon père, un architecte de renommée mondiale, a vu sa carrière s'effondrer après que Marc l'a faussement accusé de corruption, utilisant son influence pour fabriquer un scandale qui a anéanti des décennies de travail acharné. Mon frère, un jeune chef au talent immense, venait d'ouvrir son premier restaurant. Marc a saboté son établissement, organisant des intoxications alimentaires et de fausses critiques, jusqu'à ce que la réputation de mon frère soit en lambeaux et qu'il doive fermer boutique.

Chaque jour, Marc trouvait une nouvelle façon de me tourmenter, de me rappeler ma dette.

« Mes dix années de travail acharné ont été réduites à néant par la jalousie de ton père, ma famille a tout perdu à cause de lui. »

« Mon exposition la plus importante a été sabotée par l'incompétence crasse de ton frère, ma réputation a été détruite ce jour-là. »

Sa voix était froide, chargée d'une haine qui semblait sans fond.

« Adèle Dubois, je ferai de ta vie un enfer. »

Le pire était encore à venir. J'étais enceinte de sept mois. Notre enfant. Un petit garçon. Chloé Girard, sa nouvelle compagne, une femme dont la jalousie était aussi évidente que son ambition, a murmuré à l'oreille de Marc que cet enfant n'était pas de lui. Que je l'avais trompé.

Aveuglé par la rage, il a cru à ce mensonge.

Il a fait irruption dans ma chambre, tenant un verre rempli d'un liquide sombre. Ses yeux, autrefois pleins d'amour pour moi, brillaient d'une fureur glaciale.

« Ce fœtus est le fruit d'une union maudite, il ne mérite pas de vivre ! »

J'ai supplié, je me suis accrochée à ses jambes, le sol froid sous mes genoux. Mais il était sourd à mes prières. Il m'a forcée à avaler le médicament abortif, tenant ma mâchoire jusqu'à ce que je n'aie plus d'autre choix que d'avaler. La douleur a été immédiate, insoutenable.

Plus tard, alors que je gisais dans mon sang, il a ramassé les restes de mon bébé, un petit corps déjà formé, et les a jetés dans les égouts, comme de vulgaires ordures.

Ce jour-là, une partie de moi est morte avec mon fils.

Le cœur brisé, vidée de toute volonté de vivre, j'ai avalé une dose de poison à action lente. Un poison discret, qui me tuerait doucement, sans bruit.

Il me restait dix jours à vivre.

Dix jours pour voir la fin de cette mascarade.

Pourtant, une image me hantait. Une vision du futur, un murmure du destin. Cet homme arrogant, ce roi impitoyable, je le voyais, agenouillé dans la neige, le visage baigné de larmes, suppliant le ciel de lui rendre sa bien-aimée. Mais il serait trop tard.

Un bruit sec à la porte me tira de mes sombres pensées.

Chloé Girard se tenait sur le seuil, un sourire suffisant aux lèvres. Elle portait une robe de créateur qui devait coûter plus que ce que je gagnerais en dix ans, si j'avais encore une carrière.

« Alors, la grande artiste déchue, toujours en train de te morfondre ? Marc en a assez de voir ta mine pitoyable. Il a dit que tu devais au moins gagner ta croûte. »

Elle posa un bol en fer blanc sur le sol, près de la porte, comme on le ferait pour un chien. À l'intérieur, des restes de repas, un mélange informe de légumes et de viande.

« Mange. C'est un ordre. »

Son regard était plein de mépris. Elle était la nouvelle favorite, et elle prenait un plaisir sadique à me le rappeler à chaque instant.

« Tu sais, Adèle, tu étais une princesse. Tout Paris était à tes pieds. Regarde-toi maintenant. Tu manges les restes de ma table. C'est presque poétique, non ? »

Je la fixai, le silence était ma seule arme. Mais à l'intérieur, une étincelle de rébellion, que je croyais éteinte depuis longtemps, commençait à crépiter. Dix jours. Je n'avais plus rien à perdre.

Lentement, je me levai. Mes mouvements étaient raides, douloureux. Je m'approchai du bol. Chloé sourit, triomphante, pensant que j'allais obéir.

Je pris le bol. Et d'un geste calme et délibéré, je le renversai sur ses chaussures en daim hors de prix.

Le silence qui suivit fut plus violent qu'un cri. Le visage de Chloé se décomposa, passant de la surprise à une fureur pure.

« Espèce de garce ! Tu vas me le payer ! »

Je la regardai droit dans les yeux, pour la première fois depuis des mois, sans baisser le regard.

« J'ai déjà tout payé, Chloé. »

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Chapitre 2

Le cri strident de Chloé résonna dans le couloir. Elle était hors d'elle, son visage habituellement si parfait était déformé par la rage.

« Comment oses-tu ? Sais-tu combien coûtent ces chaussures ? Plus que ta misérable vie ! »

Elle s'avança vers moi, la main levée, prête à me frapper. Je ne bougeai pas, attendant le coup. Mais au moment où sa main allait s'abattre sur mon visage, une voix grave et glaciale retentit derrière elle.

« Qu'est-ce qui se passe ici ? »

Marc.

Il se tenait dans l'encadrement de la porte, son costume impeccable contrastant violemment avec la misère de ma chambre. Son regard passa de Chloé, furieuse, à moi, stoïque, puis au sol où la nourriture s'étalait sur les chaussures de sa compagne.

En un instant, le visage de Chloé changea. La fureur disparut, remplacée par une expression de victime outragée. Des larmes se mirent à couler sur ses joues.

« Marc, mon chéri... » sa voix était un sanglot pitoyable. « Je... je suis juste venue lui apporter à manger, comme tu me l'as demandé. Et elle... elle m'a jeté le bol dessus ! Elle m'a insultée... Regarde ce qu'elle a fait à mes chaussures ! »

Elle se jeta dans ses bras, sanglotant bruyamment.

Marc ne me regarda même pas. Sans poser une seule question, il la serra contre lui et lança un regard noir dans ma direction.

« Adèle. Tu dépasses les bornes. »

Sa voix était un couperet. Froide, définitive, sans appel.

Ce n'était pas la première fois. Je me souvenais de toutes les fois où il avait cru Chloé sur parole, de toutes les fois où mes explications avaient été balayées d'un revers de main. Une fois, Chloé avait "accidentellement" fait tomber un vase précieux et m'avait accusée. Marc m'avait privée de nourriture pendant deux jours. Une autre fois, elle avait déchiré l'une de ses propres robes et avait prétendu que je l'avais attaquée par jalousie. Il m'avait enfermée dans cette chambre pendant une semaine.

Chaque fois, c'était la même chose. Sa parole contre la mienne. Et la mienne ne valait plus rien.

Je sentais le goût amer de la bile monter dans ma gorge. Mais cette fois, quelque chose était différent. Je n'avais plus la force de me battre, ni l'envie de me justifier.

« C'est ça, » dis-je, ma voix basse et vide. « Je suis un monstre. C'est ce que tu veux entendre, n'est-ce pas ? »

Mon calme sembla le déconcerter un instant. Il me scruta, comme s'il cherchait une fissure dans mon armure de détachement. Puis ses yeux se posèrent sur ma joue. Il y avait une fine égratignure, là où l'ongle de Chloé m'avait effleurée quand elle avait levé la main. Une petite perle de sang commençait à se former.

Son expression changea. Une lueur indéchiffrable passa dans son regard. Il fit un pas vers moi, sa main se levant instinctivement comme pour toucher ma blessure.

« Qui a fait ça ? » demanda-t-il, sa voix soudainement plus dure, mais dirigée vers personne en particulier.

Sans réfléchir, je reculai. Un mouvement instinctif, un réflexe de protection acquis après des mois de brutalité. Mon corps refusait son contact, même s'il se voulait doux.

Le voir reculer ainsi le fit entrer dans une colère noire. Mon rejet était une insulte plus grande que n'importe quelle parole.

« Tu oses me fuir ? » gronda-t-il.

Avant que je puisse réagir, il avait franchi la distance qui nous séparait. Il m'attrapa par les bras et me souleva du sol comme si je ne pesais rien.

« Sortez, » ordonna-t-il à Chloé et aux gardes qui étaient apparus dans le couloir, attirés par le bruit. « Tous. »

Chloé ouvrit la bouche pour protester, mais un seul regard de Marc la fit taire. Elle quitta la pièce, non sans me lancer un regard triomphant par-dessus son épaule.

La porte se referma. Nous étions seuls.

Il me jeta sur le lit miteux. Le matelas s'affaissa sous mon poids, soulevant un nuage de poussière. Il se pencha sur moi, ses mains emprisonnant mes poignets au-dessus de ma tête.

« Tu crois que tu peux encore me défier, Adèle ? » siffla-t-il, son visage à quelques centimètres du mien. « Tu as oublié qui tu es ? Tu n'es plus Adèle Dubois, l'artiste prodige. Tu n'es rien. Tu es à moi. Tu es ma chose. »

Ses mots étaient conçus pour me briser, pour m'humilier, pour me rappeler ma place. Autrefois, ils m'auraient anéantie. Mais aujourd'hui, ils glissaient sur moi. Le poison dans mes veines était ma libération.

Il sembla sentir mon détachement, et cela le rendit encore plus furieux. Sa prise sur mes poignets se resserra.

« Je vais te le rappeler, » murmura-t-il.

Et il commença à arracher mes vêtements. Le tissu fin se déchira avec un bruit sinistre. Je fermai les yeux, mon visage impassible. Je ne me débattis pas. Je ne pleurai pas. Mon corps était une coquille vide, et il pouvait bien la briser. Mon âme, elle, était déjà ailleurs, comptant les jours, les heures, qui me séparaient de la fin.

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