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L'Amant Oublié de la Cage Dorée

L'Amant Oublié de la Cage Dorée

Auteur:: Cassian Vale
Genre: Milliardaire
Pendant cinq ans, Alexis Larson, étudiant en art, a été l'amant entretenu de Cécilia Moore, sa luxueuse cage dorée sur les Champs-Élysées. Son "travail" était d'encaisser 50 000 euros à chaque infidélité de Cécilia, une routine bien établie. Jusqu'à ce matin, où un virement de 500 000 euros – dix fois le prix habituel – a transpercé son écran, un adieu brutal. Joseph Gordon, le grand amour perdu de Cécilia, était de retour, et Alexis n'était qu'un lot de consolation désormais obsolète. Alors qu'il tentait de digérer ce choc, le téléphone vibre à nouveau, une vidéo envoyée par un "ami" commun montre Cécilia, radieuse, embrassant passionnément Joseph, son double "original". « Tu n'as jamais été qu'une doublure, mon pauvre », lui assène le message suivant, révélant la dure vérité et le vide abyssal en lui. Cette "doublure", cette marionnette sans dignité, décide alors que ce chèque de départ ne sera pas un renoncement, mais le prix de sa liberté. Il réalisait que sa "santé et sa dignité" valaient plus que tout l'or du monde. Il a regardé l'opulent appartement vide, le symbole de son emprisonnement, et su qu'il était temps de partir. Mais comment échapper à celle qui pensait l'avoir "acheté", qui le croyait à sa solde et dépendant, sans provoquer sa fureur ?

Introduction

Pendant cinq ans, Alexis Larson, étudiant en art, a été l'amant entretenu de Cécilia Moore, sa luxueuse cage dorée sur les Champs-Élysées.

Son "travail" était d'encaisser 50 000 euros à chaque infidélité de Cécilia, une routine bien établie.

Jusqu'à ce matin, où un virement de 500 000 euros – dix fois le prix habituel – a transpercé son écran, un adieu brutal.

Joseph Gordon, le grand amour perdu de Cécilia, était de retour, et Alexis n'était qu'un lot de consolation désormais obsolète.

Alors qu'il tentait de digérer ce choc, le téléphone vibre à nouveau, une vidéo envoyée par un "ami" commun montre Cécilia, radieuse, embrassant passionnément Joseph, son double "original".

« Tu n'as jamais été qu'une doublure, mon pauvre », lui assène le message suivant, révélant la dure vérité et le vide abyssal en lui.

Cette "doublure", cette marionnette sans dignité, décide alors que ce chèque de départ ne sera pas un renoncement, mais le prix de sa liberté.

Il réalisait que sa "santé et sa dignité" valaient plus que tout l'or du monde.

Il a regardé l'opulent appartement vide, le symbole de son emprisonnement, et su qu'il était temps de partir.

Mais comment échapper à celle qui pensait l'avoir "acheté", qui le croyait à sa solde et dépendant, sans provoquer sa fureur ?

Chapitre 1

Je m'appelle Alexis Larson, étudiant en art à la Sorbonne, mais surtout, depuis cinq ans, je suis l'amant entretenu de Cécilia Moore.

Notre arrangement est simple : pour chaque homme avec qui elle me trompe, je reçois 50 000 euros.

C'est un travail à plein temps.

Ce matin, mon téléphone a vibré. Un virement de 500 000 euros.

Dix fois le tarif habituel.

J'ai fixé l'écran, le cœur battant. Ça ne pouvait signifier qu'une chose.

Joseph Gordon était de retour.

Le grand amour de jeunesse de Cécilia, le seul qu'elle n'ait jamais vraiment oublié. Le fils du régisseur de leur domaine viticole, celui que sa famille a exilé en Californie.

Moi, je n'étais qu'un lot de consolation, un substitut. Je le savais depuis le début. J'avais juste son visage, ses cheveux sombres, ses yeux clairs. Un rappel constant de ce qu'elle avait perdu.

Pendant cinq ans, j'ai joué mon rôle. L'étudiant fauché, reconnaissant, follement amoureux. J'ai encaissé les chèques, souri aux caméras, et ignoré les rumeurs.

Mais 500 000 euros, ce n'était plus un jeu. C'était un chèque de départ. Un adieu.

Elle pensait que j'allais rester, comme un chien fidèle, pendant qu'elle vivrait son rêve retrouvé.

J'ai regardé l'appartement luxueux sur les Champs-Élysées, la cage dorée qu'elle m'avait offerte. J'ai pensé à ma santé, à ma dignité. Il était temps de partir.

Mon téléphone a vibré à nouveau. C'était Kyle Evans, un "ami" d'enfance de Cécilia, issu de la même caste de riches héritiers. Il me méprisait, mais il détestait Joseph encore plus.

Il m'a envoyé une vidéo.

Sur l'écran, Cécilia, dans une robe de soirée étincelante, se tenait sur la terrasse d'un château bordelais. Elle souriait, d'un sourire que je ne lui avais jamais vu. Un homme se tenait devant elle. Il lui ressemblait. Mon double, en version originale.

Elle l'a embrassé, tendrement, passionnément.

Le message de Kyle était court.

« Le voilà, ton remplaçant. Ou plutôt, l'original. »

Puis un autre message.

« Tu sais comment s'appelle son yacht ? "Le Rêve de Jo". Jo, c'est Joseph. Tu n'as jamais été qu'une doublure, mon pauvre. »

Je savais pour le yacht. Je n'avais juste jamais fait le lien. La vérité, quand elle frappe, est brutale. Je n'étais pas triste. J'étais... vide. La douleur était une chose à laquelle je m'étais habitué, mais réaliser à quel point j'avais été un simple objet, une marionnette, ça m'a touché plus que je ne l'aurais cru.

Des larmes ont coulé sur mes joues, à ma propre surprise. Moi qui pensais être devenu cynique et insensible.

Je me suis souvenu de notre rencontre. J'avais dix-neuf ans, je travaillais comme serveur dans une galerie d'art pour payer mes études. Elle est entrée, m'a regardé et a dit : « Tu as un visage qui me rappelle quelqu'un. »

Elle m'a sorti de ma vie précaire, m'a offert un monde de luxe. J'ai cru qu'elle me sauvait. En réalité, elle m'enfermait.

Ce soir-là, pour la première fois en cinq ans, Cécilia n'est pas rentrée.

Elle était avec lui.

Chapitre 2

Le lendemain matin, Cécilia est rentrée, sentant l'alcool et le parfum d'un autre homme.

Elle m'a trouvé assis dans le salon, au milieu de mes valises.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? » a-t-elle demandé, la voix encore pâteuse.

« Je pars, Cécilia. »

Elle a ri. Un rire méprisant.

« Ne sois pas ridicule, Alexis. Tu vas où comme ça ? Retourner dans ta banlieue pourrie ? »

J'ai sorti mon téléphone et lui ai montré le message de la banque.

« 500 000 euros. C'est généreux, même pour toi. C'est pour Joseph, n'est-ce pas ? »

Son visage s'est décomposé. Elle a tenté de nier, de minimiser.

« C'est juste un vieil ami. Ne sois pas jaloux, mon chou. Ça ne te va pas. »

« Je ne suis pas jaloux. Je suis fatigué. C'est fini. »

Sa douceur a disparu, remplacée par une fureur glaciale.

« Fini ? C'est moi qui décide quand c'est fini ! Tu m'appartiens, Alexis. Je t'ai acheté. Chaque vêtement que tu portes, chaque repas que tu manges, c'est moi qui paie. Tu n'es rien sans moi ! »

Elle s'est approchée, a tenté de me caresser la joue. J'ai reculé.

« Ne me touche pas. »

Je n'avais jamais vu une telle haine dans ses yeux. J'étais son jouet, et son jouet voulait s'enfuir.

J'ai compris que la confrontation directe ne mènerait à rien. Je devais être plus malin.

J'ai défait mes valises, j'ai souri et je l'ai prise dans mes bras.

« Tu as raison. Pardonne-moi. J'ai eu peur de te perdre. »

Elle a semblé se calmer, rassurée. Elle aimait me voir dépendant, faible.

Plus tard dans la journée, j'ai commencé mon plan. J'ai contacté discrètement des acheteurs pour les montres de luxe, les œuvres d'art, la voiture de sport. Tout ce qu'elle m'avait offert. L'argent a été viré sur un nouveau compte, secret.

Le soir, pour endormir sa méfiance, j'ai posté une photo de nous sur Instagram. Une vieille photo où nous semblions heureux. La légende était simple : « Mon tout. Pour toujours. »

Elle a aimé la publication instantanément.

Puis elle a commenté : « Je rentre bientôt, mon amour. Attends-moi. »

J'ai souri. Le piège fonctionnait.

Quand elle est rentrée cette nuit-là, l'appartement était presque vide. Seuls quelques meubles restaient. Elle a regardé autour d'elle, choquée.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? On a été cambriolé ? »

Je l'ai regardée, un dernier baiser sur le front.

« Non. J'ai juste fait un peu de ménage. »

Son téléphone a sonné. C'était lui. "Jo" s'affichait sur l'écran.

Elle a décroché immédiatement, me tournant le dos.

« Oui, mon amour... J'arrive... »

C'était mon signal.

Pendant qu'elle lui parlait, je suis sorti de l'appartement sans un bruit, tirant ma dernière valise. J'ai laissé la porte ouverte.

Dans le taxi qui m'emmenait vers la gare, j'ai bloqué son numéro.

Direction la banlieue. Retour à la maison.

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