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L'Adieu au Monde Ancien

L'Adieu au Monde Ancien

Auteur:: Sterling Marsh
Genre: Xuanhuan
Les lumières de Paris scintillaient, mais dans notre salle à manger, l'atmosphère était glaciale en ce jour de notre anniversaire de mariage. J'avais méticuleusement tout préparé, nos plats préférés, un vin coûteux, et un cadeau pour Victor. Il est rentré tard, comme toujours, un masque d'indifférence sur le visage, épuisé par une « longue journée ». Notre fils de cinq ans, Leo, a couru vers lui, non pas pour moi, mais pour montrer une photo du nouveau chaton de "Tatie Ambre" , la cousine envahissante de Victor, qu'il a accueillie avec un sourire qu'il ne me réservait plus. Le monde s'est effondré quand Victor a fait glisser un dossier sur la table, ses mots claquant comme un couperet : « Notre accord de divorce. Dix millions d'euros, la maison te revient. En échange, tu annonces publiquement que notre séparation est à l'amiable et tu te retires discrètement. » Puis, le coup de grâce : « Je n'arrive pas à oublier Ambre. Au début, je pensais que tu pouvais la remplacer. Tu lui ressembles un peu. Mais tu n'es pas elle. Tu n'as jamais été elle. » Une remplaçante. Toute ma vie, tout mon amour, réduit à une simple ressemblance. Le soir même, sur les réseaux sociaux, la photo de Victor et Ambre, "enfin réunis avec mon véritable amour" , a achevé de me briser. Je n'étais qu'un personnage secondaire ennuyeux dans leur histoire parfaite. J'ai saisi mon téléphone, mes doigts tremblant de rage et de désespoir. « Victor et moi nous séparons. Je confirme avoir reçu une compensation financière généreuse. Je lui souhaite tout le bonheur du monde. » Puis, dans le silence de ma cuisine vide, j'ai murmuré, vers une force que je n'avais jamais osé appeler : « Système, sors-moi de ce monde. Sors-moi de cette douleur. N'importe où, mais loin d'ici. »

Introduction

Les lumières de Paris scintillaient, mais dans notre salle à manger, l'atmosphère était glaciale en ce jour de notre anniversaire de mariage. J'avais méticuleusement tout préparé, nos plats préférés, un vin coûteux, et un cadeau pour Victor.

Il est rentré tard, comme toujours, un masque d'indifférence sur le visage, épuisé par une « longue journée ».

Notre fils de cinq ans, Leo, a couru vers lui, non pas pour moi, mais pour montrer une photo du nouveau chaton de "Tatie Ambre" , la cousine envahissante de Victor, qu'il a accueillie avec un sourire qu'il ne me réservait plus.

Le monde s'est effondré quand Victor a fait glisser un dossier sur la table, ses mots claquant comme un couperet : « Notre accord de divorce. Dix millions d'euros, la maison te revient. En échange, tu annonces publiquement que notre séparation est à l'amiable et tu te retires discrètement. »

Puis, le coup de grâce : « Je n'arrive pas à oublier Ambre. Au début, je pensais que tu pouvais la remplacer. Tu lui ressembles un peu. Mais tu n'es pas elle. Tu n'as jamais été elle. »

Une remplaçante. Toute ma vie, tout mon amour, réduit à une simple ressemblance. Le soir même, sur les réseaux sociaux, la photo de Victor et Ambre, "enfin réunis avec mon véritable amour" , a achevé de me briser. Je n'étais qu'un personnage secondaire ennuyeux dans leur histoire parfaite.

J'ai saisi mon téléphone, mes doigts tremblant de rage et de désespoir.

« Victor et moi nous séparons. Je confirme avoir reçu une compensation financière généreuse. Je lui souhaite tout le bonheur du monde. »

Puis, dans le silence de ma cuisine vide, j'ai murmuré, vers une force que je n'avais jamais osé appeler :

« Système, sors-moi de ce monde. Sors-moi de cette douleur. N'importe où, mais loin d'ici. »

Chapitre 1

Les lumières de Paris scintillaient à travers la grande baie vitrée, mais l'atmosphère dans la salle à manger était glaciale, ce qui contrastait fortement avec la chaleur de la ville. C'était notre anniversaire de mariage, une date que j'avais méticuleusement préparée pendant des semaines. La table était dressée avec nos plats préférés, une bouteille de vin coûteux attendait d'être ouverte et un petit cadeau emballé avec soin était posé à côté de l'assiette de Victor.

Victor est rentré tard, comme d'habitude. Il a à peine jeté un regard à la table, son visage fatigué et indifférent. Il a desserré sa cravate et s'est assis lourdement.

« J'ai eu une longue journée, Élise », a-t-il dit, sa voix plate.

J'ai essayé de sourire, de maintenir l'illusion d'une soirée spéciale. « Je sais. C'est pour ça que j'ai tout préparé. Joyeux anniversaire, mon amour. »

Il n'a pas répondu. Notre fils de cinq ans, Leo, a couru dans la pièce, ses yeux brillants d'excitation, mais pas pour moi, ni pour son père. Il tenait une tablette dans ses petites mains.

« Papa, Papa ! Regarde ! Tatie Ambre m'a envoyé une photo de son nouveau chaton ! »

Victor a souri pour la première fois de la soirée, un sourire authentique et chaleureux, un sourire qu'il ne me réservait plus depuis longtemps. Il s'est penché pour regarder l'écran avec Leo.

« Il est mignon, n'est-ce pas ? Tatie Ambre est la meilleure. »

Leo a hoché la tête avec enthousiasme. « Je veux aller chez Tatie Ambre. Je ne veux pas manger ici. C'est ennuyeux. »

Les mots de mon fils m'ont heurtée, mais j'étais habituée. Ambre, la cousine de Victor, avait toujours été une présence constante, presque envahissante, dans notre vie. C'était l'amie parfaite, la tante parfaite, la femme que tout le monde semblait adorer.

J'ai ignoré la petite douleur dans ma poitrine et me suis tournée vers Victor. « On peut regarder ça plus tard, Leo. C'est une soirée spéciale pour Papa et Maman. »

Victor a levé les yeux de la tablette, son expression redevenue froide. Il a repoussé doucement Leo. « Leo, va dans ta chambre un instant. Papa doit parler à Maman. »

Une fois Leo parti, un silence pesant s'est installé. Victor a pris une profonde inspiration, puis il a fait glisser un dossier en cuir sur la table, juste à côté du cadeau que je lui avais acheté.

« Qu'est-ce que c'est ? » ai-je demandé, une appréhension soudaine me serrant la gorge.

« Notre accord de divorce », a-t-il dit sans la moindre hésitation. « J'ai tout préparé. C'est très généreux. Dix millions d'euros, la maison te revient. En échange, tu annonces publiquement que notre séparation est à l'amiable et tu te retires discrètement. »

Le monde autour de moi s'est effondré. Dix millions d'euros. Il avait mis un prix sur la fin de notre mariage, sur la fin de notre famille. Le choc était si violent que je ne pouvais pas parler.

Il a continué, sa voix cruelle et détachée. « Élise, soyons honnêtes. Ça n'a jamais vraiment marché entre nous. J'ai essayé, vraiment. Mais je n'arrive pas à oublier Ambre. » Il a fait une pause, et ses prochains mots ont scellé mon destin. « Au début, je pensais que tu pouvais la remplacer. Tu lui ressembles un peu, tu sais. La même couleur de cheveux, la même façon de sourire parfois. Mais tu n'es pas elle. Tu n'as jamais été elle. »

Mon cœur s'est brisé en mille morceaux. Une remplaçante. Toute ma vie, tous mes efforts, tout mon amour, n'étaient basés que sur une ressemblance physique avec une autre femme. J'ai senti les larmes monter, mais je les ai ravalées. Je ne lui donnerais pas cette satisfaction.

J'ai regardé le dossier, puis son visage impassible. Ma voix était un murmure rauque. « D'accord. »

Il a semblé surpris par ma réponse rapide. « C'est tout ? »

« Qu'est-ce que tu veux de plus ? Que je me batte ? Pour un homme qui m'a utilisée comme une doublure ? »

Un éclair de culpabilité a traversé ses yeux, mais il a vite disparu. « C'est mieux ainsi. Pour Leo aussi. Il adore Ambre. Tu pourras le voir, bien sûr. De temps en temps, quand ce sera pratique. »

Sa condescendance était la dernière insulte. J'ai hoché la tête, incapable de former des mots.

Plus tard dans la soirée, alors que je rangeais la vaisselle intacte, j'ai entendu la voix de Leo venant de sa chambre. Il parlait à quelqu'un au téléphone, sans doute Ambre.

« Tatie, la nourriture de Maman n'est pas bonne. Tu cuisines beaucoup mieux. Maman ne sait rien faire, elle est juste là. Quand est-ce que tu viens vivre avec nous et Papa ? »

Chaque mot était une confirmation de mon échec. J'avais tout abandonné pour cette famille, ma carrière, mes rêves. Et pour eux, je n'étais qu'un obstacle, un personnage secondaire ennuyeux dans leur histoire parfaite.

Une heure plus tard, une notification est apparue sur mon téléphone. C'était une publication de Victor sur les réseaux sociaux. Une photo de lui et d'Ambre, souriant radieusement, avec la légende : « Enfin réuni avec mon véritable amour. » La photo a été prise aujourd'hui, alors que j'attendais qu'il rentre pour notre anniversaire.

La honte publique était totale. Les commentaires affluaient déjà, félicitant le nouveau couple, me qualifiant de tous les noms.

J'ai pris mon téléphone, mes doigts tremblant de rage et de désespoir. J'ai posté un court message. « Victor et moi nous séparons. Je confirme avoir reçu une compensation financière généreuse. Je lui souhaite tout le bonheur du monde. »

Puis, dans le silence de ma cuisine vide, j'ai fermé les yeux et j'ai murmuré pour moi-même, vers une force que je sentais en moi depuis longtemps mais que je n'avais jamais osé appeler.

« Système, sors-moi de ce monde. Sors-moi de cette douleur. N'importe où, mais loin d'ici. »

Chapitre 2

Une voix mécanique et sans émotion a résonné directement dans mon esprit, froide et claire.

« Confirmation de la demande. Le départ du monde actuel est possible. L'hôte a accumulé suffisamment de douleur pour activer le protocole de transfert. Vous n'avez jamais été aimée ici. »

Cette dernière phrase, au lieu de me faire du mal, m'a apporté un étrange sentiment de soulagement. C'était une vérité que je connaissais au fond de moi, mais que j'avais toujours refusé d'admettre. Je n'avais jamais été aimée. Pas par mes parents. Pas par Victor. Pas même par mon propre fils.

Des souvenirs douloureux ont refait surface. Mon enfance, passée dans l'ombre de ma sœur aînée, parfaite et brillante. Un jour, j'étais tombée de vélo et je m'étais cassé le bras. En pleurs, je suis rentrée à la maison, cherchant le réconfort de ma mère.

Elle m'avait regardée avec irritation. « Pourquoi es-tu si maladroite ? Regarde ta sœur, elle ne cause jamais de problèmes. Arrête de pleurer pour rien, tu me donnes mal à la tête. »

Mes parents m'avaient toujours comparée, toujours rabaissée. J'étais le brouillon, elle était le chef-d'œuvre. L'arrivée de Victor dans ma vie avait semblé être une bouée de sauvetage. Il était gentil, attentionné, il me disait que j'étais spéciale. J'avais cru à son amour. Maintenant, je savais que ce n'était qu'une autre illusion, une autre comparaison. J'étais juste une copie bas de gamme d'Ambre.

Une froideur s'est installée dans mon cœur, éteignant les dernières braises de chagrin. Si je n'avais jamais été aimée, alors je n'avais plus de dettes envers personne. Plus d'obligations. Plus de sacrifices.

« Système », ai-je pensé, ma résolution se durcissant. « Je vais vivre pour moi, maintenant. »

Le lendemain matin, je suis allée à la banque. J'ai regardé le solde de mon nouveau compte : dix millions d'euros. L'argent de ma liberté. L'argent de ma douleur.

Ce soir-là, je suis entrée dans le casino le plus cher de Paris. J'étais vêtue d'une robe rouge provocante, un contraste frappant avec les tenues modestes que je portais en tant qu'épouse de Victor. Les têtes se sont tournées. J'ai ignoré les regards et me suis dirigée vers la table de poker la plus animée.

J'ai jeté un jeton de cent mille euros sur la table. « Je veux jouer. »

Puis, je me suis tournée vers le barman et j'ai crié pour que tout le monde entende. « Tournée générale ! Ce soir, c'est moi qui régale ! Dépensez sans compter ! »

La surprise s'est rapidement transformée en acclamations. Les gens se sont précipités au bar. J'ai joué, j'ai bu, j'ai ri. C'était vide, superficiel, mais c'était une distraction bienvenue.

Au milieu de la nuit, une main s'est posée sur mon épaule. Je me suis retournée pour voir Victor, son visage contracté par la colère. Leo se tenait à côté de lui, me regardant avec des yeux accusateurs.

« Qu'est-ce que tu fais, Élise ? » a sifflé Victor. « Tu te donnes en spectacle ! Tu essaies de nous faire honte ? »

Leo a ajouté sa petite voix. « Maman, pourquoi tu fais ça ? Tu es méchante avec Papa et Tatie Ambre. Tu es jalouse. »

Je l'ai regardé, lui, mon fils, qui répétait les mots des adultes sans les comprendre. La douleur était là, mais elle était distante, comme si elle appartenait à quelqu'un d'autre.

J'ai ri, un rire froid qui a surpris Victor. « Jalouse ? Victor, tu te donnes beaucoup trop d'importance. Ce que je fais de ma vie et de mon argent ne te regarde plus. J'ai bien dit que je me retirais discrètement de votre vie, pas de la mienne. En fait, attends-toi à me voir beaucoup plus souvent comme ça. »

Son expression a changé. L'arrogance a laissé place à une légère inquiétude. Il avait toujours eu le contrôle. Il ne m'avait jamais vue comme ça, imprévisible et indifférente à son opinion.

« Tu es folle », a-t-il murmuré.

« Peut-être », ai-je répondu en haussant les épaules. « Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai une partie à finir. »

Je me suis détournée de lui, le laissant planté là, abasourdi.

Les jours suivants, j'ai continué sur ma lancée. Shopping de luxe, fêtes extravagantes, voyages en jet privé. Les tabloïds se sont régalés. « L'ex-femme délaissée de Victor Dubois perd la tête et dilapide sa fortune. » Les photos de moi, riant avec des inconnus dans des lieux exotiques, étaient partout.

Ma mère m'a appelée, sa voix stridente de colère. « Élise ! As-tu perdu la raison ? Tu salis le nom de notre famille ! Pense à ta sœur ! Sa carrière pourrait en pâtiver ! »

Pas un mot sur mon bien-être. Juste l'inquiétude pour l'image, pour sa fille préférée.

« Ne t'inquiète pas, Maman », ai-je dit d'une voix lasse. « Bientôt, vous n'aurez plus à vous soucier de moi. »

J'ai raccroché avant qu'elle ne puisse répondre.

Je savais que cet argent, bien que considérable, n'était pas infini. Et je ne voulais pas dépendre de la "générosité" de Victor. Je devais assurer mon indépendance financière avant de partir.

« Système », ai-je demandé cette nuit-là, en regardant le plafond de ma suite d'hôtel cinq étoiles. « Montre-moi comment gagner mon propre argent. Beaucoup d'argent. »

La voix mécanique a répondu sans tarder. « Analyse des compétences de l'hôte en cours. Potentiel détecté dans le domaine de la pâtisserie, hérité du père, Jean-Luc Dubois. Suggestion : ouvrir une boulangerie concurrente. »

Mon père. Le légendaire chef pâtissier, dont l'amour pour son art était la seule chose authentique dans ma vie. Mais son testament m'avait laissé avec presque rien, léguant sa boulangerie emblématique à son neveu, Antoine, un homme aussi ambitieux que sans scrupules, encouragé par son propre père jaloux. Une autre trahison familiale.

Un sourire amer s'est dessiné sur mes lèvres. L'idée était ironique, mais parfaite. Utiliser le savoir-faire de mon père pour me venger de tous ceux qui m'avaient trahie.

« Très bien, Système. Faisons-le. »

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