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L'ALPHA AUX YEUX D'ARGENT.

L'ALPHA AUX YEUX D'ARGENT.

Auteur:: Plume d’or
Genre: LGBT+
Un soir, après un cambriolage qui a mal tourné, Jaxon fait la rencontre de Cole. Un homme aussi étrange que séduisant. Le problème ? La police le recherche pour le délit qu'il a commis, alors il va devoir faire profil bas et accepter l'aide que lui offre Cole. Toutefois, il est perturbé par le mode de vie assez particulier de ces personnes, qui semble vivre loin du monde. Il est encore plus perturbé par cette attirance étrange qui le pousse incessamment vers Cole.

Chapitre 1 Chapitre 1

POV Jaxon.

Je pousse la porte d'entrée de l'hôpital, je déteste venir à cet endroit. C'est une torture ! Mais pour lui je le ferais, pour Zack, je le ferais toujours. Je serre la peluche que je lui ai achetée entre mes doigts, un ours en peluche. Un ours blanc. Ce gamin est est un véritable passionné d'ours blancs. Les infirmières me laissent passer sans même me demander où je vais. Elles me connaissent toutes, il faut dire, ça fait des années que je viens accompagner Zack ici. Devant la porte de sa chambre, je ferme les yeux et je respire un grand coup, c'est mon rituel à chaque fois que je viens pour ne pas craquer devant lui.

Après m'être rassuré que mon angoisse ne se lise pas sur mes yeux, je pose ma main sur la poignée de la porte et je l'ouvre. La chambre est faiblement éclairée, elle put la mort, ça fait maintenant un an qu'il y est interné depuis quatre ans qu'on a appris pour sa maladie. Je regarde autour de moi, la chambre est vide. Madame Davino a sans doute dû aller prendre un café. Je m'assoie sur la chaise en face du lit et je regarde le gamin de douze ans dont le teint devient de plus en plus cadavérique. Je le regarde et sans que je ne puisse les retenir, des larmes se mettent à couler de mes yeux. Putain j'ai mal. Mon cœur saigne à la vue de ce petit ange dont la vie s'échappe de son corps de jour en jour.

Je repense soudain à sa mère, la seule femme qui m'ait accepté quand tout le monde me rejetait, elle m'a ouvert les bras et malgré son immense pauvreté, elle s'est occupée de moi. Elle m'a nourri, m'a protégé et a fait tout ce qu'elle pouvait pour que jamais je ne manque de rien. Je n'étais qu'un orphelin pommé, mon père a tué ma mère, avant lui même de se donner la mort. J'ai été remis entre les mains des services sociaux placé dans plusieurs familles d'accueil. J'ai subit toute sorte de maltraitance, putain j'en ai bavé. À quinze ans, j'ai fui la maison de la dernière famille d'accueil dans laquelle je vivais. Mon père adoptif abusait de moi, il passait chaque nuit dans ma chambre me baiser jusqu'à m'en laisser des blessures. La raison ? Il savait pur mon homosexualité, je ne m'en suis jamais caché. Je crois que quelque part, il m'en voulait parce que moi au moins j'avais le courage d'assumer qui j'étais et pas lui. Il était évident qu'il n'aimait pas sa femme. Un soir j'en ai eut marre et je suis parti.

J'ai dormi sous des ponts, près des poubelles, putain j'ai mendier pour pouvoir me nourir. Puis j'ai fait la rencontre de Sandy. Elle sortait du centre commercial avec les mains remplit de courses, j'avais tellement faim ça faisait une semaine que je n'avais rien avaler, lorsque je l'ai vu sortir de là, je me suis jeté sur ses sacs, je les ai pris et je me suis mis à courir le plus rapidement possible. Mais j'étais tellement affamé et affaibli que je suis tombé et elle m'a rattrapé.

Elle m'a passé un de ces savons purée. Je souris en y repensant, personne ne m'avait jamais parlé comme s'il tenait à moi. Elle a poussé un soupir face à mon silence, puis elle m'a tendu un paquet de course. Je l'ai vu ce jour-là comme une Déesse. J'ai pris le sac sans même la remercier et j'ai commencé à le manger. Elle est partie en souriant et est revenue chaque jour qui suivait avec de la nourriture pour moi. Je m'étais surpris à attendre avec impatience son arrivée. Malgré cela je gardais mes distances, les adultes sont des menteurs, tous autant qu'ils sont. Mais elle a été patiente avec moi, ça nous a pris deux ans pour nouer ce lien qui nous unissait. Puis un jour elle m'a ouvert la porte de chez elle, son mari aussi. J'ai été temoin de l'annonce de la grossesse de Zack, la mort de Mike, la maladie de Zack et de la mort de Sandy. Elle m'a fait jurer sur son lit de mort que je protègerais son fils, mais j'ai échoué. De toute façon j'ai toujours été un raté. Elle rêvait de tellement plus pour moi, mais comme toujours je déçois tout le monde, même moi. Je travaille dans un bar minable, avec un salaire minable, je parviens juste à payer mon loyer. Heureusement que Zack est tombé sur cette famille adorable qui a accepté que je puisse continuer à le voir. Sinon je serais devenu fou, il est la seule famille qui me reste. Mon petit ami est un foutu dealer, ma vie est vraiment tout ce qu'on peut qualifier de raté heureusement que Sady n'est plus là pour assister à ce carnage. Je m'essuie les yeux lorsque la porte de la chambre s'ouvre sur madame Davino, un sourire se dessine sur son visage quand elle me voit et elle me tend une tasse de café.

"Je savais que tu viendrais, alors je t'ai pris du café. " Dit-elle en souriant.

" Merci, je lui ai apporté une peluche "

" C'est gentil."

Le silence retombe, nous nous inquiétons tous les deux de sa santé, je n'ai pas la force de parler je suis beaucoup trop déstabilisé par tout ça. Je passe ma main dans ses cours cheveux blonds, putain même ses lèvres sont en train de devenir bleues. Madame Davino pose sa main sur mon épaule et me dit.

"Jaxon j'ai une bonne nouvelle. "

Je tourne le visage vers elle et je la regarde à travers mes yeux humides.

"Je viens de parler au médecin et ils ont trouvé un coeur compatible, l'opération aura lieu dans deux jours. "

Quelque chose renaît en moi à ce moment-là, de l'espoir peut-être. Quatre ans mon Dieu ! Quatre années qu'on attend avec impatience ce nouveau cœur, il a déjà failli être opéré deux fois, mais à chaque fois, au final il ne nous l'on jamais donné. Alors mon espoir s'amenuise un peu. Madame Davino sent ma réticence à jubiler et me rassure que cette fois-ci le docteur lui a assuré que Zack aura son nouveau cœur. Alors je me lève et je dépose un baiser sur le sommet du crâne de mon champion, mon putain de bonhomme qui s'est battu pour survivre et qui enfin va pouvoir vivre. Je ferme les yeux et je dis merci à Sandy car quelque part, je sais que c'est grâce à elle.

Je me lève et je prends madame Davino dans mes bras, elle se laisse aller et pleure. Ce petit bout de femme est aussi une putain de guerrière, j'admire sa force et sa détermination, beaucoup auraient laissé tombé mon petit homme, mais elle ne l'a jamais lâché. Mon téléphone se met à sonner, c'est Aby, ma collègue et occasionnellement ma meilleure amie. Elle doit sans doute m'appeler pour demander de retourner au travail, j'ai pris une pause de trente minutes et elle doit sans doute rentrer s'occuper de ses petits.

" Il faut que j'y aille. "

" Oui, j'ai compris ne t'en fait pas je lui dirais que tu étais là. "

" Merci pour tout madame."

" Oh mais merci pourquoi ? Zack est mon fils et je l'aime plus que tout."

Je souris, puis je regarde une dernière fois mon bonhomme avant de sortir. Je referme la porte doucement derrière moi et je retourne au bar. Je trouve l'endroit remplit, comme toujours. Tous les regards se tournant vers moi. Je rejoins Aby derrière le bar et je retire ma veste, laissant ainsi apparaître mes bras noircis par les tatouages, pour cacher les cicatrices que toutes ces personnes m'ont infligé.

" Salut mon cœur dis-je en déposant un baiser sur sa nuque. "

" Salut, heureusement que tu es vite venu, j'ai failli me mettre à pleurer. "

" T'inquiète, je gère. "

Je prends ma place et je commence à remplir les plateaux qu'elle se charge de partir déposer sur chacune des tables. Elle termine son plateau et vient se placer devant moi.

" Ton abruti de petit ami est dans la salle. "

Je lève la tête et je rencontre tout de suite le regard de Roy posé sur moi, je souris. Mais mon sourire disparaît immédiatement quand je vois avec qui il est, sa bande. Des gens que je n'aime pas et qui me le rende bien.

" Tu devrais vraiment arrêter de fréquenter ce type Jax, il est dangereux ! "

" On en a déjà parlé Aby. "

" Oui eh bien j'ai l'impression que tu ne m'écoutes pas, je m'inquiète pour toi. "

" Je sais merci. "

Je dépose un baiser sur sa tête et je me tourne pour nettoyer les verres, moi aussi je sais que je devrais m'éloigner de lui, mais je ne peux pas. Il m'offre en quelque sorte la sécurité dont j'ai besoin, tant que tout le monde sait que je suis le mec de Roy personne ne m'embête. En plus dans le fond, il est pas si méchant, c'est gros nounours tout au fond. Un nounours avec un très beau cul que j'adore baiser. Une main se pose sur mon cul, sans même me retourner, je sais que c'est lui.

" Tu ne devrais pas être derrière le comptoir fait comme tout le monde et place toi devant grondais je doucement "

" Oui mais je ne suis pas tout le monde moi, je suis ton mec. "

Je me retourne pour lui faire face, son eau de Cologne bon marché m'emplit les narines, je déteste vraiment cette odeur. Ses cheveux blonds sont devant ses yeux bleus, la seule partie de son corps que je pourrais regarder pendant des heures. Il retire sa casquette et se passe la main dans les cheveux, me montrant ainsi son œil au beurre noir.

" Tu t'es encore battu." Lui dis-je sur un ton de reproche.

" Faut bien que je leur montre qui commande. "

" Ton attitude commence vraiment à m'exaspérer, quand vas-tu comprendre qu'un jour tu pourrais y passer à cause de tes conneries ? "

" Et alors ? On meurt tous bien un jour ou l'autre non ? "

Je lève les yeux au ciel, je n'ai pas envie de m'attarder sur ce débat, , ça ne sert à rien. Je me retourne et je continue de nettoyer les verres.

" Je vais t'attendre avec les gars me dit-il à l'oreille. "

Je lui réponds oui de la tête sans le regarder et il s'en va.

Le travail dure jusqu'à très tard dans la nuit, à une heure du matin, je termine enfin et je vais retrouver Roy qui m'attend toujours, nous marchons tous les deux en direction du taudis qui me sert d'appartement. Et comme toujours il recommence les mêmes conneries.

" Tu mérites tellement mieux que ça mon chou, si seulement tu acceptais de me laisser prendre soin de toi. "

" Je ne suis pas une de tes putes Roy. "

" Non, seulement tu es mon mec et je veux que tu sois bien. "

" Je suis bien Roy. "

Il secoue la tête et me plaque contre le mur déjà peut résistant de mon appartement de quinze mètres carrés. Sa bouche plonge sur la mienne, je lui rends son baiser rude et gourmand, il a la saveur du whisky. Il glisse ses mains sous mon t-shirt et me caresse les tétons. Je gémis dans sa bouche et lui mords la lèvre.

" Tu m'as l'air bien pressé toi. " Lui dis-je.

" T'as pas idée à quel point j'ai envie de toi. Deux mois c'est beaucoup trop long. "

En effet ça fait deux mois que mon mec est allé je ne sais où, pour faire je ne sais quoi. De toute façon, je ne veux rien savoir de ses conneries.

" Je veux ta bouche sur ma queue maintenant Roy. "

Il me lance un regard noir, je sais qu'il déteste recevoir des ordres, mais je sais aussi qu'il va le faire, il va me prendre dans sa bouche et me pomper parce qu'il adore ça. Alors c'est sans surprise que je le vois tomber à mes pieds, bagarrer avec la ceinture de mon pantalon et l'ouvrir pour en faire sortir mon sexe à moitié dur. Il se lèche les lèvres et plante ses yeux dans les miens. Il commence par donner un coup de langue sur toute la longue de mon sexe, avant de le prendre entièrement dans sa bouche. Mon sexe frappe l'intérieur de sa gorge, il me pompe comme si sa vie en dépendait et le salopard est doué. Je ferme mes yeux et je colle ma tête contre le mur en grognant. J'en veux plus.

Je prends sa tête entre mes deux mains et je commence un va et vient rapide. Je lui baise la bouche, mon sexe imposant le remplissant tellement qu'il en bave. Je le vois glisser sa main dans son pantalon et en sortir sa queue pour se branler.

Je maintiens mon rythme dans sa bouche jusqu'à ce que je sente le point de non retour et je jouis dans sa bouche, je maintiens sa tête en place pour qu'il avale tout. Une fois que ma respiration s'est calmé, je le redresse pour le jeter sur le lit mais son téléphone se met à sonner, je lui dis non de la tête, mais il ne m'écoute pas il répond.

Je lève les yeux au ciel et je vais me chercher un verre d'eau, le cul en l'air. La conversation est brève et elle se clôture par un très bien, il raccroche et me lance un regard.

" Quoi ? " Demandais-je agressif.

" Il y'a ce coup pour lequel je voudrais que tu m'aides. "

" Stop ! Je ne veux rien savoir de tes saloperies, je ne fais pas dans ça. "

" Mais ça vaut des millions et en plus ça peut te changer la vie pour toujours, tu pourrais quitter ce taudis.

" T'ai-je demandé quoi que ce soit ? Ou alors me suis-je plaint auprès de toi ? Non, alors viens pas me faire chier ! Tu sais quoi dégage. "

" Quoi ? Mais on a même pas fini ! " Dit-il d'une voix lamentable en regardant sa queue encore tendue entre ses cuisses.

" Ça tu aurais dû y penser avant de répondre à ton portable et de me dire toutes ces conneries, sors ! "

Je sais très bien que si ça avait été quelqu'un d'autre, Roy aurait peut-être tué cette personne, mais moi, je n'ai pas peur de lui, je n'ai peur de personne et je sais qu'il ne me fera rien. Il se rhabille et passe devant moi en ruminant, je referme la porte derrière et je m'adosse contre le mur, putain de vie de merde !

Chapitre 2 Chapitre 2

POV Jaxon.

Après avoir mal dormi à cause de ma libido insatisfaite, je traîne un peu dans l'appart et je décide de le ranger, de toute façon je ne dois pas travailler avant dix-huit heures. Je commence par la cuisine avec tout le tas de vaisselle sale, j'enchaîne ensuite avec la chambre et je ramasse tous les documents par terre. Je tombe sur une photo de Sandy, la première fois que son mari m'avait amené au cinéma. C'était le jour de mon anniversaire, je venais d'avoir dix-huit ans. Ils avaient économisé toute l'année pour pouvoir me faire plaisir et m'avaient même acheté un téléphone portable. Je ne me souviens pas du visage de ma mère, ni de celui de mon père, d'ailleurs qui voudrait se souvenir d'avoir eu des parents comme les miens ? Une mère qui vendait son corps et un père proxénète ? Qui a finit par tuer sa femme parce qu'il était jaloux des clients que lui-même lui trouvait. Sandy et Mike me manquent, Elle savait comment me réconforter. Je termine d'arranger ma chambre et je vais prendre douche, je dois aller à l'hôpital voir Zack. Une fois que je suis près, je prends le métro et une fois en ville, je marche jusqu'à l'hôpital. Je salue l'infirmière d'un hochement de tête, comme à son habitude, elle essaye de me faire les yeux doux. Je me demande si elle se rendra compte un jour que je ne suis pas de ce bord. Je monte directement dans la chambre de Zack quand soudain, j'entends des cris devant la porte. Pensant au pire, j'accours devant la chambre et je trouve madame Davino qui discute dans le couloir avec des médecins.

" Madame Davino ? " Demandais-je en m'approchant.

" Oh mon garçon ! " Dit-elle en me prenant par le bras.

" Que se passe t'il ? "

Je regardais par-dessus son épaule pour voir si Zack était mort, mais non, son corps n'était pas recouvert, alors que se passe t'il ? Elle s'essuya les yeux avant de me répondre.

" Ils disent que Zack ne bénéficiera plus du cœur, il ne sera plus opéré demain. "

" Quoi ? Mais c'est quoi ces conneries ? Ça fait des années qu'on attend ce cœur. "

" Écoutez monsieur, nous avons des cas prioritaires, qui ne peuvent pas attendre. "

" Parce que vous pensez que lui peut encore attendre ? Il s'éteint de jour en jour, vous ne voyez donc pas ? "

" Bien sûr que si, mais vous devez être patient ! " Dit le médecin d'une voix bourrue.

Et là se fut trop, être patient ? Ils trouvaient qu'on n'avait pas été assez patient ? Quatre ans bordel ! Quatre années qu'on nous faisait miroiter un espoir sans jamais rien nous donner en échange. Ce gosse méritait de vivre plus que quiconque. Je poussais madame Davino derrière moi et je pris le médecin que j'imaginais être le spécialiste par le col.

" Vous pensez que nous n'avons pas encore été assez patient ? Des années bordel ! Vous pensez pouvoir nous donner de l'espoir et nous le reprendre comme ça à chaque fois ? "

" Écoutez monsieur... "

" Eh bien le problème c'est que j'en ai marre d'écouter. " Dis-je en sortant un couteau de ma poche.

Je suis de nature très calme d'habitude, j'encaisse les coups sans jamais me plaindre, mais là ! Là je ne peux pas. Je boue, Zack doit vivre ! Madame Davino pose sa main sur mon bras pour m'apaiser, elle me connaît et sait que je ne suis pas de nature violente. Je baisse mon bras et je regarde les médecins paniqués devant moi. Oui, ils ont raison de paniquer parce que je vais les étriper s'ils ne me donnent pas une bonne raison.

" Nous avons un cas beaucoup plus urgent, un jeune garçon qui a plus besoin de ce cœur que votre frère. " Nous dit le médecin.

Je suis sur le point de répondre, mais quand je lève la tête, je rencontre le regard d'un couple d'un age assez mûre, l'homme porte un pull en cachemire et la femme un sac Louis Vuitton. Ils nous regardent d'une drôle de manière, d'un air supérieur. Et c'est là que je comprends, c'est à eux qu'on a remis le cœur. Ils ont mis le cœur aux enchères et ces personnes riches ont gagné. Ce qui me met encore plus hors de moi. Je regarde les docteurs en face de moi, je suis pris de dégoût.

" Vous leur avez donné le cœur qui aurait dû revenir à Zack ! " Dis-je d'une voix beaucoup trop calme.

" Vous nous avez pris notre place parce qu'on a pas assez d'argent. "

Le couteau que j'avais remis dans ma poche se mit à me brûler, je vais commettre un meurtre, je le sens dans mes tripes. Je sors le couteau et je me lance sur les docteurs prêt à les tuer un par un. Mais avant que je n'ai eu le temps d'atteindre mes cibles, de puissants bras me retiennent et me tirent en arrière.

" Lâchez-moi ! Bande d'ordures, nous faire ça juste parce qu'on a pas assez d'argent. Je vais vous tuez, je vous le jure. " Hurlais-je.

" Jax ! " pleure madame Davino.

Les colosses me conduisent jusqu'à la sortie de l'hôpital et me laissent tomber par terre, je me relève et j'essaye d'entrer de force, mais rien n'y fait.

Je m'assois par terre et je me prends la tête entre les mains. Putain de monde injuste, un monde dominer par celui qui a le plus gros compte en banque, un monde qui ne méritait pas de voir grandir quelqu'un d'aussi spécial que Zack. Je les déteste tous, ils me dégoûtent. Je me mets à réfléchir, il me faut trouver une solution. Je me lève et je me mets à marcher sans savoir spécialement où je vais. Puis je vois un des gars de la bande de Roy et la solution se dessine alors sous mes yeux. Roy. Je marche jusqu'à son repère et je demande à le voir, ses gars essayent de me retenir, mais quand ils voient mon regard, ils se ravisent. Je pousse la porte du bureau de Roy, il est en réunion avec ses vendeurs. Il leur demande à tous de sortir et nous restons seuls. Il s'approche de moi et passe sa main dans mes cheveux, et me demande ce qui se passe. Alors je lui raconte tout. Après mon récit, il se tait et se lève pour se servir un verre.

" Qu'attends-tu de moi au juste ? " Me demande t'il.

" Tu m'as parlé d'un coup hier, est-ce que... "

Je n'eut pas le courage de continuer, ce que j'allais faire me dégoûtait plus que tout, mais je n'avais pas le choix.

" Bien sûr que oui, en plus tu n'auras rien d'autre à faire que de faire le gai. "

" Pourquoi ne demandes-tu pas à un de tes gars enfaîte ? "

" Pour ce coup, je ne veux mettre aucun de mes gars au courant, nous ne serons que trois, c'est ce soir, tu dois être là à 20 heures. Tu pourras avoir cent mille dollars rien que pour toi et acheter un nouveau cœur à ton frère. "

C'est la seule chose qui compte à mes yeux, sauver la vie de Zack. Je secoue la tête et je me lève pour rentrer chez moi, je m'assois sur mon lit et mes yeux rencontrent la photographie de Sandy. J'arrive presque à voir la déception dans ses yeux. Je me lève et je vais la couvrir, je fais ça pour Zack. J'appelle ensuite Aby pour lui dire que je ne pourrais pas venir travailler ce soir, elle demande si tout va bien, et je lui réponds de ne pas s'inquiéter. Je passe tout le reste de la journée à me préparer mentalement pour ce qui va suivre. À dix-neuf heures trente, je me dirige dans le repère de Roy, je le retrouve avec un autre gars, à l'allure plus que douteuse. Tous les autres sont rentrés.

Nous marchons jusqu'à la voiture, personne ne parle, l'ambiance est beaucoup trop tendue. Après avoir roulé plus de deux heures, nous sommes enfin arrivés devant les portes d'une association, je plisse les yeux, mais je ne demande aucune information. De toute façon, mon job est de faire le gai. Nous restons dans la voiture jusqu'à très tard dans la nuit, une fois que nous sommes rassurés que plus personne n'est plus à l'intérieur, Roy et son gars sortent, ils prennent leurs armes et vérifient le chargeur, je me crispe. Pourquoi prendre une arme s'ils ne devaient blesser personne ? Il me rassure que c'est juste au cas où. Les deux hommes se dirigent à l'intérieur du bâtiment, je me planque à l'angle d'un immeuble et je regarde partout autour de moi. Plus de quinze minutes plus tard, ils ne sont toujours pas là, c'était censé être rapide. Mais plus le temps passait, plus je m'impatientais, surtout quand je vois une voiture de patrouille se garer devant.

Merde ! Mais que se passe t'il ? J'envoie un texto à Roy pour lui dire qu'il y'a un policier en patrouille dehors. C'est alors là que j'entends le coup de feu. Je regarde en direction du bâtiment, le policier sort de sa voiture et court en direction du bâtiment. Devant la porte, il reçoit une balle. Je vois Roy sortir du bâtiment tout seul, avec un sac. J'accourt vers lui et je l'agrippe par le bras.

" Putain qu'est-ce qui se passe ? "

" C'était un piège me dit-il en regardant derrière lui. Ce fumier était un agent des stupéfiants et il m'a tendu un putain de piège. "

" Et le policier sur qui tu as tiré ? "

Au loin, on entendait déjà les gyrophares des voitures de police et Roy s'impatienta.

" Tu veux vraiment qu'on en parle maintenant ? Les flics sont en chemin. "

" Tu as tué deux hommes putain ! "

Les voitures de police se rapprochaient de plus en plus.

" Tu sais quoi, voici ta part et si j'étais toi, je ne perdrais pas mon temps ici. "

Il me balance de l'argent dessus, puis il se met à courir. Je regarde l'argent à mes pieds, puis j'entends le policier qui a été blessé murmurer quelque chose. Je m'approche de lui et je m'agenouille à son niveau. Merde ! Il pisse le sang.

" Aidez-moi je vous en prie. "

Je déchire son uniforme et je le pose sur sa plaie. Son regard rencontre le mien, il me saisit par le bras comme s'il voulait me dire quelque chose. Puis j'entends encore les sirènes de voitures de police qui se rapprochent. Mais je ne suis toujours pas disposé à partir et à le laisser là, je dois appuyer sur sa plaie. La voiture de police est maintenant près de moi. Il faut que je me décide. Aller en prison ou essayer de sauver ma peau. Je regarde le pauvre homme devant moi, je pose sa main sur sa plaie et je me mets à courir. Je retourne en arrière prendre l'argent et je me remets à courir. La voiture de flic s'est garée juste derrière moi.

" Arrêtez-vous . " Me dit l'agent de police. Comme si j'allais l'écouter.

Je continue de courir, lorsqu'une autre voiture de police se gare devant moi. Merde ! Je suis dans une impasse, je fais quoi maintenant ? Je regarde autour de moi et je vois une allée. Je cours en direction de celle-ci, elle mène à une impasse parce qu'il y'a un grillage. Je monte sur celui-ci aussi vite qu'un singe et je tombe de l'autre côté. Je continue à courir sans savoir où je suis, jusqu'à ce que je me retrouve. Je cours tout en regardant derrière moi, les flics me poursuivent avec des chiens. Je prends la route qui mène jusqu'à l'appartement de Aby. Les policiers ont encerclé tous les coins de rue, mais il faut que je la vois. Les mains dans les poches, la capuche de mon sweat-shirt sur la tête, je marche rapidement en passant devant une voiture de police. Heureusement pour moi, ils ne me prêtent pas attention, je continue donc à marcher et une fois à bonne distance, je me mets à courir. J'arrive devant la petite maison qu'Aby a hérité de sa grand-mère, je me dirige à sa fenêtre et je me mets à frapper des petits coups discrets sur sa fenêtre. Au bout de cinq minutes, j'entendais des bruits à l'intérieur.

" Qui est là? " Demanda la voix endormie d'Aby.

" Aby c'est moi ! "

" Jaxon ? "

" Oui mon petit chat. "

" Mais qu'est-ce que tu fous là ? " Demande t'elle en venant ouvrir la fenêtre.

Je rencontre ses yeux bleus, il lui suffit juste d'un seul regard pour comprendre que je ne vais pas bien.

" Je suis dans la merde mon petit chat. "

" Roy c'est ça ? Je t'avais dit que ce fils de pute ne t'attirerait que des problèmes ! "

Sa remarque me fait sourire car moi aussi je suis un fils de pute.

" Qu'est-ce qui s'est passé ? Si ce salopard t'a fait du mal, je vais le buter de mes propres mains. "

" Il n'a rien fait, du moins pas à moi. Écoute, tu vas sans doute l'apprendre demain. "

" Jax... " Me coupe t'elle.

" Non écoute moi, prends ce fric, je ne sais même pas combien ça fait, tu utiliseras une partie pour payer les soins de Zack et avec le reste, je ne sais pas moi tu pourrais enfin quitter ce boulot minable. "

" Attends où est-ce que tu as trouvé ce fric ? C'est du sang que je vois là ? " Demande-t-elle en me prenant la main.

Je suis sur le point de lui répondre, lorsque j'entends des chiens aboyer. Merde ! Ils m'ont déjà retrouvé !

" Je n'ai pas le temps de tout expliquer, il faut que j'y aille. "

" Et où tu comptes aller ? C'est pour toi qu'ils sont là n'est-ce pas ? "

Je lui dis oui de la tête.

" Oh mon Dieu Jax ! Dans quel merdier t'es Tu fourré ? "

" Je l'ai fait pour Zack ! Il faut que j'y aille mon petit chat. "

" Donnes moi des nouvelles de temps en temps. "

" Promis. "

Je passe ma tête par les barres de la fenêtre et je dépose un baiser sur sa joue. Des bruits de pas se font entendre et je me mets à courir. Je traverse les cours arrières de maisons, les chiens aboyant sur mon passage. Je cours en direction de la forêt, quand soudain une douleur fulgurante me frappe. Je comprends alors qu'une balle vient de me déchirer la chaire. Je pose la main sur ma blessure et je continue de courir sans m'arrêter. Je cours tellement que j'arrive sur une autoroute, je traverse en direction de la forêt, au moins derrière les arbres, je serais moins visible. Une fois dans la forêt, je vois un immense corps étendu par terre, une flèche dans l'omoplate. Merde ! Je me dirige vers lui et je tombe à genoux. Il a les yeux ouverts et a du mal à respirer. Ses mains sont posées autour de sa plaie, ses cheveux cachant ses yeux. Il se dégage de lui une puissance bestiale, quelque chose qui m'attire et me fait peur à la fois. Il me murmure de lui retirer la flèche du ventre. Je regarde l'énorme flèche à l'intérieur de lui. Je baisse la main sur sa blessure et je retire la flèche. Ce qui me demande une énergie considérable, vu l'état dans lequel je suis. Je suis fatigué et je transpire de plus en plus. Je retire la flèche et je la jette loin de lui. Je me lève pour traîner l'homme jusqu'à un arbre. Lorsque je me redresse, je suis pris d'un vertige et je m'effondre. La dernière chose que je vois est la couleur particulière des yeux de l'homme. Des yeux couleur argent.

Chapitre 3 Chapitre 3

POV Cole.

Les chasseurs sont de retour, ils se sont encore attaqués à l'un des nôtres. Peut-être pas dans ma meute, mais ils se sont attaqués à l'un des nôtres. Je n'ai eu d'autre choix que de venir voir Brady et lui apporter mon soutien. Après l'enterrement, nous nous retrouvons chez lui pour discuter.

" Scott était un homme bien Cole. " Me dit-il.

" Je n'en doute pas. "

" Il allait avoir un môme, qu'est-ce qu'on lui dira quand il sera plus grand ? Que son père a été tué par des psychopathes, qui se sont donnés pour mission de tous nous éradiquer ? "

Je comprenais la peine de Brady, moi aussi j'avais dû enterrer ma femme dans des circonstances particulières. Elle a été tuée par un chasseur, devant notre fils. Depuis ce jour, Isaac n'a plus jamais ouvert la bouche, traumatisé à vie. Ça fait cinq ans que le drame s'est produit, mon fils a aujourd'hui quatorze ans et il refuse toujours d'ouvrir la bouche. Si seulement il pouvait le faire, me donner un portrait de ce salopard pour que je puisse m'en occupe moi-même. Je lui arracherai le cœur de mes propres mains. Ces saletés d'humains qui nous traquent depuis des décennies, tuant nos parents et nos enfants. Mes parents aussi ont été tués par un chasseur, parfois je me demande si toute ma famille est destinée à mourir de leurs mains.

" Pardon, ça doit te rappeler de mauvais souvenirs. D'ailleurs comment va Isaac ? " Me demande Brady.

" Pour le peu qu'il laisse paraître, il va bien. Ses notes à l'école sont excellentes, mais il refuse toujours d'ouvrir la bouche. "

" As-tu essayé ces charlatans de psychologues sur lesquels ne jurent que les humains ? "

" J'ai tout essayé Brady, mais rien n'y fait, il faut qu'il parle, il sera un jour amené à diriger la meute des sept lunes. Un alpha muet ? Mon Dieu on a jamais vu ça. "

" Je me demande ce qu'il a bien pu voir ce jour-là qui l'a contraint à se taire ainsi. "

" Moi aussi, je me pose cette question chaque jour."

Avant le drame Isaac était un enfant tout à fait normal, espiègle, affectueux. Il riait et parlait avec tout le monde et aujourd'hui c'est à peine s'il laisse quelqu'un l'approcher. Ce jour-là je n'ai pas que perdu ma femme, mais aussi mon petit garçon.

Annie la femme de Brady nous apporte des cafés, la seule chose de bien que les humains ont disait Kathrine. Mais moi je déteste ce breuvage, je le prends juste pour faire plaisir à Annie. Une fois le café fini, nous devons absolument rentrer, la route est longue et même si nous rentrons sous notre forme de loups, ça nous prendra au moins trois heures.

" Merci beaucoup d'être venu mon ami. "

" Tu sais que tu pourras toujours compter sur moi. "

" Prends bien soin de toi. Et surtout fait attention à ces satanés chasseurs. "

Il me fait une accolade et nous partons. Je regarde Stan mon bras droit, la personne en qui j'ai le plus confiance sur cette terre et sa femme qui nous accompagne. Nous courons à travers la forêt, puis je laisse mon loup prendre le contrôle. Je sens sa puissance m'envahir, mes ongles commencent tout d'abord par devenir des griffes, les dents deviennent des crocs, puis des poils se mettent à m'emplir le corps. Je me mets à quatre pattes et je bondis. Altar a pris le contrôle. Il pousse un hurlement auquel répondent les autres loups qui nous accompagnent et nous partons.

Les moments où nous pouvons être nous-mêmes, sont d'une extrême rareté, alors quand ils se présentent, on en profite. Mon loup est le loup aux yeux d'argent, le plus puissant depuis des décennies. Notre meute est redoutée à cause de mon pouvoir, alors il vaut mieux nous avoir en ami qu'en ennemis, parce que pour ma meute et mes frères loups-garous, je suis près à faire n'importe quoi. La seule chose que je n'ai pas réussi a faire, c'était sauver ma femme et je m'en veux chaque putain de jour que Dieu fait. Si seulement j'avais été là, il lui ont tendu un piège, elle n'aurait pas pu y échapper. Je me sens coupable, pour moi, pour notre fils.

Après avoir couru plus de deux heures dans la forêt, nous arrivons aux frontières de notre territoire. J'informe Stan par télépathie que je vais continuer à courir. Je décide donc de me diriger dans un sentier que je n'ai pas l'habitude de prendre. Stan et sa femme se dirige vers le campement. Ces terres sont tellement vastes, nos ancêtres ont acheté ce terrain et au fil du temps à force de travail, nous l'avons agrandi et développer. Nos maisons sont principalement faites à base de bois, vu que nous ne vivons que du commerce de celui-ci. Avec des sociétés un peu partout dans le monde. Personne, même pas les humains, n'osent s'approcher de cette forêt. Seuls les chasseurs les plus courageux osent s'aventurer ici. Je continue de courir jusqu'à la nuit tombée, je ne sais pas quelle heure il est, mais je sais que je suis allé trop loin. Je suis sur le point de rentrer quand soudain je m'arrête. Quelque chose cloche, une odeur inhabituelle flotte dans l'air. Quelqu'un s'est introduit ici. Merde ! Un humain.

Un chasseur ou simplement quelqu'un qui passait par là ? Avec les attaques qui ont eu lieu dans les autres meutes, il faut être beaucoup plus vigilant. Je retourne en direction de notre campement, j'entre dans la maison, je m'habille et puis je ressors. Je décide d'aller enquêter, il faut que je remonte jusqu'au propriétaire de cette odeur. Je marche donc en direction de la ville, sans dire à qui que ce soit où je vais, je n'ai pas non plus envie d'affoler tout le monde s'il se trouve que je me suis trompé. Une fois en ville je marche en direction de l'odeur. Il est tard, les rues sont vides et c'est tant mieux. Je marche à travers les allées sombres, lorsque j'arrive devant une sorte d'association. Je regarde autour de moi, l'odeur vient de là, j'en suis certain. Je suis sur le point de traverser pour entrer dans le bâtiment, lorsque j'entends un coup de feu, puis un deuxième, je vois ensuite deux hommes se disputer. Je me décide à foncer pour intervenir, mais l'un des hommes s'enfuit, une main se pose alors sur mon épaule, je me retourne et un homme au visage masqué me poignarde et s'enfuit. J'aurais pu guérir en quelques secondes, j'aurais pu me relever et partir à la poursuite de cet homme, je lui aurais alors broyé les os avant de lui demander pourquoi est-ce qu'il a fait ça. Mais je ne pouvais pas, parce que j'avais mal. Irrémédiablement mal. Mais je ne pouvais pas souffrir d'une simple blessure au couteau, j'aurais dû guérir immédiatement. Du moins s'il s'agissait d'une lame normale, mais vu la douleur et la vitesse avec laquelle mes forces me quittent, il ne s'agissait pas d'une simple lame. Je tombe sur le ventre, ce qui enfonce encore le couteau plus loin dans le ventre. Tout devient flou autour de moi, je sens mes forces me quitter, il ne fait plus aucun doute que cette lame n'était pas une simple lame. J'entends les gyrophares des voitures de police, je ne dois pas rester là, il faut que je m'en aille. Je ne sais pas avec quelle énergie je réussis à me traîner jusqu'à la forêt. J'ai mal partout, une fois à l'entrée de la forêt, je m'écroule, je n'en peux plus. Au moins ici ma meute pourra sentir mon odeur et venir me sauver. Mais ça prend beaucoup trop de temps, je sens de plus en plus le froid m'envahir. Je repense à ma vie, à tout ce que j'ai vécu ou plutôt ai manqué de vivre. Je pense à Isaac, à la promesse que je lui ai faite de retrouver la personne qui a assassiné sa mère et qui l'a laissé dans cet état de semi conscience.

Est-ce qu'après moi la meute connaîtra un nouvel alpha aussi puissant ? Est-ce qu'Isaac surmontera sa peur et pourra enfin devenir l'homme qu'il est destiné à devenir ? Je m'en veux vraiment d'avoir été aussi idiot, j'aurais dû prévenir quelqu'un, j'aurais dû me rendre compte que c'était un piège. Merde ! Je vais donc mourir ainsi, comme un pauvre chien, seul et loin de tous ? Merde ! Ça me fume. Mais il va bien falloir que je me résigne, je suis près à l'accepter. J'entends soudain des pas tout près de moi et l'espoir renaît en moi. Peut-être que Stan est parti à ma recherche ou encore qu'il a senti mon odeur. Les pas se rapprochent dans ma direction, toutefois l'odeur ne m'est pas familière, est-ce que le chasseur m'a retrouvé et est revenu pour achever le travail ? Merde ! La personne se rapproche de moi et me regarde. À son odeur, je sens qu'il s'agit d'un humain. Son regard s'ancre au mien, je ne parviens pas à voir la couleur de ses yeux parce qu'il fait sombre. Il tremble de froid lui aussi. Je fais la seule chose qui me semble rationnelle en ce moment, je lui demande de retirer la lame plantée dans mon abdomen. Il s'agenouille et avec beaucoup de difficultés il parvient à me retirer la lame puis il s'effondre et perd connaissance.

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