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LA SERVANTE DU MILLIARDAIRE

LA SERVANTE DU MILLIARDAIRE

Auteur:: Ulrich Espoir
Genre: LGBT+
Livia, nymphe insatiable aux désirs inavoués, est sur le point de devenir bien plus qu'une simple servante aux yeux du puissant homme d'affaires Alessandro. Chaque regard du milliardaire Alessandro la brûle de l'intérieur. Lui, impitoyable et arrogant, sait exactement ce qu'il veut, et il sait aussi que son pouvoir peut tout obtenir, y compris son cœur, si elle le lui donne. Mais un contrat, signé sous l'impulsion d'une passion grandissante, va lier leurs vies d'une manière inédite. Un contrat qui dépasse les simples termes d'un accord. Livia doit porter son enfant, et Alessandro, bien plus qu'un simple homme d'affaires, se voit obligé de se perdre dans un jeu dangereux où les sentiments et la sensualité s'entrelacent. La question demeure : un contrat signé dans l'extase peut-il vraiment être une promesse d'amour, ou n'est-ce qu'un piège ? Livia aura-t-elle le contrôle, ou sera-t-elle celle qui se laisse dominer par un milliardaire dont le cœur semble aussi froid que son regard ? Ils vont franchir des frontières qu'aucun des deux n'avait anticipées...

Chapitre 1 Chapitre 1

1: Une nuit de solitude et de désirs inavoués

LE Point de vue de Livia

Dans cette immense villa où le marbre froid côtoie les lustres scintillants, je suis la seule âme éveillée à cette heure tardive. Comme chaque soir, une fois mon service terminé, je m'accorde ce moment d'intimité, où je peux enfin baisser ma garde et être juste moi.

Je referme la porte de ma chambre à clé. Le silence de la maison est rassurant, presque complice. J'allume mon ordinateur portable, un cadeau du feu patron, un homme bon qui avait toujours eu un faible pour mon dévouement. L'écran s'illumine dans l'obscurité, projetant une lueur bleutée sur mes cuisses nues sous ma nuisette légère.

Le silence de la maison est absolu. Seuls les légers grésillements de mon ordinateur viennent troubler l'obscurité feutrée de ma chambre. La lueur bleutée de l'écran caresse ma peau, révélant les courbes douces de mes cuisses sous ma nuisette fine.

Je glisse une jambe sur le matelas, l'autre pendant légèrement dans le vide. Mes doigts pianotent sur le pavé tactile, cherchant la vidéo qui saura me captiver ce soir. Un film pornographique . Une histoire de passion interdite, de regards brûlants et de corps qui se cherchent.

J'appuie sur lecture.

L'image s'anime. Une femme hésitante face à un homme puissant, son souffle saccadé sous l'emprise d'un désir qu'elle peine à contrôler. Il l'effleure, joue avec ses nerfs, attend qu'elle cède.

Je frissonne.

Mes doigts remontent lentement le long de mon cou, effleurent ma clavicule, avant de descendre plus bas, là où la chaleur s'accumule insidieusement. Mes jambes se resserrent sous le frisson qui me traverse.

Sur l'écran, l'homme approche. Sa main s'attarde sur la hanche de la femme, il la frôle sans la toucher vraiment, attisant son impatience.

Je mordille ma lèvre, mon corps réagissant à chaque geste, chaque murmure du film. L'excitation est une onde lente qui glisse sous ma peau, un appel silencieux qui ne demande qu'à être comblé.

Je laisse ma main explorer, doucement, en suivant le rythme de la scène. Mes doigts s'attardent sur la dentelle de ma nuisette, caressent le tissu fin qui couvre ma poitrine. Mon souffle se fait plus court.

Dans la vidéo, la femme ferme les yeux, prise dans la tourmente de son désir inassouvi. L'homme murmure quelque chose à son oreille, des mots que je ne perçois pas, mais qui me font frémir.

Ma main glisse sur mon ventre, plus bas, frôlant l'endroit où le besoin se fait plus intense. Une douce torture. Mon dos s'arque légèrement, mes cuisses se pressent.

L'envie monte, inexorable, mais... il manque quelque chose.

Quelqu'un.

Un poids, une présence, un souffle chaud contre ma nuque, des doigts plus grands que les miens qui parcourraient ma peau avec une lenteur insoutenable.

Mais il n'y a personne.

Seulement moi, ce manque lancinant, et cette chaleur qui refuse de s'apaiser.

Je ferme les yeux, laissant mon imagination combler l'absence.

J'imagine un homme à côté de moi. Son regard perçant, sa voix grave qui me trouble plus que je ne l'admets. Ses doigts longs et assurés qui effleureraient ma peau, s'attarderaient sur mes hanches, exploreraient chaque centimètre de mon corps sans aucune précipitation.

Je retiens un gémissement. Mais la réalité me rattrape. Je suis seule. Je m'enfonce dans mon oreiller, mon corps s'échauffe au fil de la scène. Mon esprit s'égare, et je m'imagine à sa place. À la place de cette femme, soumise à un désir incontrôlable, un frisson me traverse.

Mon souffle retombe peu à peu. Mes doigts s'immobilisent, la frustration toujours ancrée dans mon ventre. D'un geste las, j'arrête la vidéo. Je me laisse tomber sur le dos, fixant le plafond dans l'obscurité. Et je m'endors.

Dans cette immense maison, je suis la première à me réveiller. Toujours. Avant même que le soleil ne commence à réchauffer les vitres teintées, avant que le silence ne cède place aux bruits du quotidien.

J'ouvre les yeux lentement, encore engourdie de ma nuit trop courte. La chaleur de mon lit me retient un instant, mais la réalité me rattrape vite : je n'ai pas le luxe de traîner.

Je me redresse, passe une main dans mes cheveux emmêlés et jette un regard rapide autour de ma petite chambre. Elle est simple comparée au reste de la maison, mais c'est mon refuge.

Ma patronne, Madame Isabella, est malade. Très malade. Son cancer l'affaiblit de jour en jour, et je suis la seule personne sur qui elle peut compter. La seule qui veille sur elle au quotidien.

Je repousse mes draps et pose les pieds sur le sol froid, un frisson me parcourant l'échine. Mes mouvements sont lents, presque mécaniques. Direction la salle de bain attenante à ma chambre.

Devant le miroir, je passe de l'eau fraîche sur mon visage avant d'attraper ma brosse à dents. Mes gestes sont précis, méthodiques. Une fois prête, je prends quelques minutes pour me maquiller légèrement. Rien de trop voyant, juste de quoi rehausser mes traits : un trait fin d'eye-liner, un peu de mascara pour accentuer mon regard, une touche de gloss sur mes lèvres.

Puis, vient le moment d'enfiler mon uniforme.

Un ensemble noir et blanc, ajusté, plus court que nécessaire. Une jupe moulante qui s'arrête bien au-dessus des genoux, un chemisier blanc cintré avec un décolleté discret mais suggestif. Pas le genre d'uniforme qu'on imagine pour une domestique, mais ici, tout est dans le paraître. Je l'enfile avec une précision presque rituelle, lissant le tissu sur mes hanches, ajustant le col pour qu'il tombe juste comme il faut.

Un dernier regard dans le miroir. Parfaite.

Je sors de ma chambre et monte l'escalier qui mène à l'étage, mes talons résonnant légèrement sur le marbre. La maison est encore endormie, l'air chargé d'un calme presque irréel.

Arrivée devant la porte de Madame Isabella, je frappe doucement.

- Entrez, murmure-t-elle d'une voix faible.

J'ouvre la porte et me glisse à l'intérieur.

Elle est là, allongée dans son immense lit, son corps frêle perdu au milieu des draps luxueux. Son visage est pâle, marqué par la fatigue, mais ses yeux, eux, ont toujours cette lueur vive, cette élégance naturelle qui impose le respect.

Je m'approche.

- Comment vous sentez-vous ce matin, Madame ?

Elle esquisse un léger sourire.

- Comme chaque matin, ma chère... Vivante, mais fatiguée.

Je m'assieds sur le fauteuil près de son lit, posant mes mains sur mes genoux.

- Je suis là si vous avez besoin de quoi que ce soit.

Elle hoche la tête, puis, après un court silence, ses yeux se perdent dans le vide, comme si elle réfléchissait à quelque chose d'important.

- Mon fils va bientôt rentrer d'Italie, dit-elle enfin.

Je fronce légèrement les sourcils. Son fils ?

Je ne l'ai jamais vu. Je sais qu'elle a un enfant, mais il n'a jamais mis les pieds dans cette maison depuis que j'y travaille.

Elle semble lire mes pensées et tourne légèrement la tête vers le mur à sa droite. Mon regard suit son mouvement, et c'est là que je le vois.

La photo. Accrochée au mur dans un cadre en argent, elle trône là, comme un souvenir figé dans le temps. Je me lève et m'approche. Le portrait est saisissant.

"Alessandro."

C'est le prénom inscrit discrètement sous la photo.

Un homme dans la vingtaine, au sourire charmeur, aux traits ciselés avec cette pointe de nonchalance qui lui donne un air irrésistible. Des yeux sombres, profonds, un regard à la fois intense et mystérieux. Il dégage quelque chose de captivant.

Un frisson me parcourt l'échine, sans que je sache pourquoi.

- Il arrivera ce soir , continue Madame Isabella d'une voix douce. Je veux que sa chambre soit prête.

Je me détourne de la photo, retrouve mon air professionnel et hoche la tête.

- Bien sûr, Madame. Je vais m'en occuper immédiatement.

Avant de sortir, je lui demande si elle a besoin de quelque chose d'autre.

- Non, pour l'instant, tout va bien.

Je m'incline légèrement et referme la porte derrière moi. Mais alors que je m'éloigne, l'image d'Alessandro me hante encore. Et une seule pensée traverse mon esprit. Quel genre d'homme est-il réellement ?

Chapitre 2 Chapitre 2

2: La chambre du futur patron

Point de vue de Livia

Lorsque je pousse la porte de la chambre, une odeur de renfermé me frappe immédiatement. Rien d'étonnant : cette pièce n'a pas été utilisée depuis des années.

La lumière du jour filtre à travers les rideaux épais, projetant une lueur tamisée sur les meubles. Une chambre immense, à l'image du reste de la maison. Un grand lit en bois massif, une armoire imposante, un bureau en acajou près de la fenêtre, et des étagères remplies de vieux livres.

C'est ici qu'il dormira. Alessandro.

Mon futur patron. L'idée me trouble plus que je ne veux l'admettre. Son père est décédé, sa mère est trop souffrante pour gérer la maison. Dès qu'il passera cette porte, il deviendra l'homme de cette demeure.

Je prends une profonde inspiration et me mets au travail.

Je commence par ouvrir grand les fenêtres, laissant entrer l'air frais du matin. Un vent léger s'infiltre dans la pièce, soulevant légèrement ma jupe, caressant ma peau. Je chasse cette sensation et attrape un chiffon. D'abord, les étagères. La poussière s'est incrustée partout, formant une fine couche grise sur les reliures des livres.

Mes doigts effleurent les titres. Des ouvrages sur l'économie, la philosophie, quelques romans classiques. Un homme cultivé, visiblement.

Je passe le chiffon sur les surfaces, chaque mouvement faisant voler des particules dans la lumière.

A-t-il changé depuis le temps où il vivait ici ?

Je repense à la photo. Son regard captivant, ce sourire qui semble cacher mille secrets. Et si c'était un homme froid et arrogant ? Ou pire encore... un homme dangereux ? Je secoue la tête et continue mon travail.

Je me dirige vers le lit et retire les draps anciens, sentant aussitôt une odeur légèrement âcre. Je les enroule rapidement et les mets de côté. Puis, je tends les bras pour étaler un drap blanc immaculé sur le matelas. Le tissu glisse entre mes doigts, doux et frais. J'ajoute des oreillers moelleux, tapotant légèrement pour leur donner plus de volume.

Dormira-t-il ici ce soir ? L'idée de savoir qu'il s'allongera là, sur ces draps que je viens d'arranger, m'envoie une étrange chaleur dans le ventre.

Reprends-toi, Livia. Je me détourne et continue. Le sol ensuite. J'attrape une serpillière, imbibée d'un parfum de lavande. Le manche glisse entre mes mains alors que je frotte, mes mouvements amples et précis. Une goutte de sueur roule le long de ma nuque, s'infiltrant sous mon col. Le silence de la pièce est presque oppressant.

J'imagine Alessandro entrant ici, observant chaque détail, jugeant mon travail. Serait-il exigeant ? Indifférent ? Ou le genre d'homme à remarquer la moindre imperfection ? L'idée me donne envie de redoubler d'efforts.

Je termine en disposant une serviette propre sur la chaise près du bureau et en plaçant une bouteille d'eau sur la table de chevet. Tout est parfait. J'essuie mon front du revers de la main et recule d'un pas pour observer l'ensemble. La chambre est prête. Et moi... je ne suis pas certaine de l'être. Ce soir, Alessandro arrivera.

J'ai perdu la notion du temps.

Je frotte, nettoie, ajuste chaque détail avec minutie, mais la fatigue commence à peser sur mes épaules. Mon corps proteste, mes muscles endoloris me supplient d'arrêter, mais je refuse. Pas encore. Je veux que cette chambre soit impeccable, parfaite pour son retour.

Je m'active, les joues chauffées par l'effort. Le parfum du détergent et de la lavande emplit mes narines, mêlé à l'odeur du bois ciré et des draps frais. J'ai chaud, trop chaud. Ma nuque est moite, quelques mèches de cheveux collent à ma peau. Je recule d'un pas pour admirer mon travail. Tout est propre. Tout est en ordre.

Mais moi...

Un vertige me prend, mes paupières deviennent lourdes. Mes jambes vacillent légèrement, mais je refuse de céder. Je fais quelques pas, à la recherche d'un appui, mais mes genoux ploient sous la fatigue accumulée. Mon corps bascule en avant, et avant même de comprendre ce qui m'arrive, je me retrouve à genoux sur le tapis moelleux du sol.

Un soupir m'échappe. La douceur du tissu sous mes doigts me surprend. Je laisse ma main glisser sur la surface épaisse, appréciant malgré moi cette sensation apaisante.

Juste une seconde. Je me laisse tomber en avant, ma joue effleurant la chaleur du tapis. Mon souffle est lent, profond. Mon corps s'abandonne sans mon consentement, mes muscles enfin soulagés de cet épuisement sourd.

J'aurais dû me relever. J'aurais dû retourner dans ma chambre. Mais mes paupières se ferment d'elles-mêmes, et tout devient flou. La dernière chose que je perçois, c'est le murmure du vent s'engouffrant par la fenêtre restée entrouverte. Puis, plus rien. Le sommeil m'engloutit.

Chapitre 3 Chapitre 3

3: Retour aux origines

LE Point de vue d'Alessandro

L'odeur du jasmin et du bois ciré m'accueille dès que je franchis la porte d'entrée. Un parfum familier, chargé de souvenirs. Tout est silencieux. Trop silencieux.

Je marque une pause dans le hall, observant autour de moi. Rien n'a changé depuis mon départ. Chaque meuble est resté à sa place, chaque détail figé dans le temps. Pourtant, quelque chose semble différent.

Un vide.

Comme si la maison elle-même avait cessé de respirer. Je referme la porte derrière moi et avance lentement, mes pas résonnant légèrement sur le marbre glacé. Où sont passés les domestiques ? Y a-t-il seulement quelqu'un qui vit encore ici ? Je dépose ma valise près de l'escalier et inspire profondément. Ce voyage était inévitable. Depuis le décès de mon père, tout a changé.

La mafia. Son empire.

Tout m'est tombé dessus du jour au lendemain, m'arrachant à cette maison, à ma mère, à la vie que j'aurais pu mener autrement. Mais aujourd'hui...

Aujourd'hui, je m'accorde une pause.

Je monte lentement l'escalier, mon regard effleurant les murs ornés de tableaux et de photos d'un autre temps. Puis, devant la porte de ma mère, mon cœur se serre.

J'hésite un instant avant de frapper doucement.

- Entre, mon fils.

Sa voix est faible, mais toujours aussi douce. J'appuie sur la poignée et pousse la porte. Elle est là.

Allongée sur son grand lit, le corps fragile, la peau pâle, amaigrie par la maladie. Je ravale un juron et referme la porte derrière moi, m'approchant lentement.

- Mama...

Elle me sourit. Un sourire fatigué, mais sincère.

Je m'assieds au bord du lit, mon regard balayant son visage. J'ai connu ma mère forte, imposante, une femme qui tenait cette maison d'une main de fer. Aujourd'hui, il ne reste qu'une ombre d'elle-même.

- Tu es enfin là, murmure-t-elle.

- J'aurais dû revenir plus tôt.

Elle secoue doucement la tête.

- Ne dis pas ça. Tu avais des responsabilités. Je suis heureuse que tu sois là maintenant.

Je serre les poings. Des responsabilités... Si elle savait ce que j'ai dû faire pour conserver l'héritage de mon père. Les nuits sans sommeil. Les décisions impitoyables. Le sang sur mes mains. Mais ici, devant elle, tout ça n'existe pas.

Je prends sa main dans la mienne, la trouvant froide, presque fragile sous mes doigts.

- Tu es si maigre, mama.

Elle rit doucement.

- C'est la maladie, Alessandro. Elle fait partie de moi maintenant.

Sa voix est paisible, mais je lis dans ses yeux qu'elle sait. Qu'elle sait que le temps lui échappe. L'impuissance me ronge.

- Tu as quelqu'un pour s'occuper de toi ?

- Oui, bien sûr. Une jeune fille adorable. Livia.

Je fronce les sourcils.

- Livia ?

- Une servante. C'est elle qui veille sur moi chaque jour. Elle est discrète, dévouée.

Une servante, donc. Je ne l'ai jamais vue. J'imagine une femme âgée, usée par le travail, comme les anciennes domestiques de la maison.

- Où est-elle ? demandé-je.

- Elle doit être quelque part dans la maison.

Je hoche la tête, mais mon regard reste fixé sur elle.

- Mama... et si je restais ici ? Juste un peu plus longtemps.

Elle presse ma main dans la sienne, un sourire tendre aux lèvres.

- Si c'est ce que tu veux, alors reste.

Je n'ai jamais voulu partir. Mais cette maison n'est plus la mienne. Elle ne l'est plus depuis longtemps. Et pourtant, en cet instant, alors que je suis assis près d'elle, une étrange sensation me traverse. Comme si quelque chose m'attendait ici. Quelque chose que je ne soupçonne pas encore.

Je referme doucement la porte de la chambre derrière moi et inspire profondément. Un parfum subtil flotte dans l'air.

Un mélange de lavande et de linge frais.

L'éclat des meubles cirés, la netteté des draps tendus avec précision... tout est impeccable.

- Wow... murmuré-je, impressionné.

Ça faisait des années que je n'avais pas mis les pieds ici, et pourtant, cette pièce n'a jamais semblé aussi accueillante. Quelqu'un a pris soin de cet endroit.

Livia.

Je me souviens des paroles de ma mère. Une servante discrète et dévouée. Je fais quelques pas vers le lit, traînant ma valise derrière moi, et c'est là que je la vois.

Un choc. Un instant suspendu.

Allongée sur le tapis, paisible et abandonnée au sommeil, une jeune femme.

Merde...

Mes doigts se crispent sur la poignée de ma valise alors que mon regard glisse lentement sur elle. Sa poitrine se soulève doucement sous sa respiration lente, et son uniforme, bien trop ajusté, épouse chaque courbe de son corps.

Une jupe trop courte. Un chemisier légèrement déboutonné, laissant entrevoir une peau dorée, douce... tentante. Ces seins étaient visibles, du moins une partie.

Ses jambes nues s'étendent sur le tapis, l'une légèrement repliée, offrant un aperçu de cuisses fermes et lisses qui brillent sous la lumière tamisée de la pièce.

Mon souffle se bloque. Son visage... Un ovale parfait, des lèvres pleines, légèrement entrouvertes dans son sommeil, comme une invitation silencieuse.

Ses longs cils effleurent le haut de ses pommettes, et une mèche de cheveux s'étale sur son front, contrastant avec la pureté de sa peau.

Elle a l'air fragile. Elle a l'air... putain de désirable. Une chaleur brute me traverse le ventre.

Merde. Je déglutis avec difficulté, essayant d'ignorer l'étrange tension qui me prend à la gorge. Je ne l'imaginais pas ainsi.

Pas aussi... belle.Mon regard se pose sur sa poitrine, sur ces courbes pleines qui se soulèvent à chaque respiration.

Si elle savait. Si elle savait ce qu'elle inspire à cet instant précis. Je passe une main sur mon visage, essayant de chasser l'adrénaline soudaine qui pulse dans mes veines.

"Reprends-toi, Alessandro".

Je devrais la réveiller.

Je devrais lui dire qu'elle n'a rien à foutre ici, dans ma chambre, sur mon tapis, à me tenter ainsi sans même s'en rendre compte. Mais une part de moi hésite. Juste une seconde de plus. Une seconde de plus à observer cette vision troublante qui réveille en moi quelque chose de sombre... et de dangereux.

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