SYNOPSIS
L'amour est tel une tempête qui nous emporte vers celui ou celle qu'elle choisit. Il s'empare de notre être, et il est impossible de se libérer de son emprise. Ils étaient deux jeunes, n'ayant pas encore entrepris cette aventure amoureuse qui nous fait découvrir les multiples facettes de la vie. Malgré leur jeune âge, ils attendaient que le destin leur apporte l'élu(e) de leur cœur.
Rick, un jeune homme intelligent, ambitieux et doté de nombreuses qualités, vivait avec sa mère et sa sœur. Il se battait pour concrétiser ses rêves afin de soulager les larmes de sa mère, qui avait tout sacrifié pour lui offrir un avenir meilleur après l'abandon de leur père.
Ainsi, il se consacrait à la construction de son avenir, jusqu'au jour où il rencontra Brenda, une ravissante jeune femme d'une beauté incomparable, dont la silhouette envoûtait. Une jeune femme pleine d'ambition.
Brenda est la fille aînée d'un grand homme d'affaires. Elle est à la fois actrice et mannequin, travaillant également dans l'une des entreprises de son père. Avant de rencontrer Rick, Brenda n'avait jamais vécu d'histoire amoureuse.
Cependant, comme on le sait, nul ne sait où le vent soufflant nous mènera. Ils ignoraient donc quelle destination la tempête de l'amour qui les emportait avait en tête.
Rick était follement amoureux de Brenda, et aucun adjectif ne pouvait décrire l'amour que Brenda éprouvait pour lui. C'était simplement un amour inconditionnel, capable de ramener un mort à la vie, un amour pur qui fait tomber la neige en plein été. Brenda craignait son père, qui s'interposait entre elle et son amour. Pourquoi ?
Les raisons sont multiples. Tout d'abord, Rick n'est pas originaire du même pays que Brenda, et en plus de cela, il ne possède pas les attributs nécessaires pour prétendre à la main de la fille d'un grand homme d'affaires. Du moins, c'est ce qu'ils se disaient, car le père de Brenda représentait non seulement un obstacle pour eux, mais tout un monde à part entière.
Afin de donner vie à leur amour, Rick et Brenda ont dû affronter de nombreux problèmes et endurer de nombreuses souffrances...
Ont-ils réussi à donner naissance à cet amour et à le faire triompher ? Rick a-t-il réussi à élever sa PRINCESSE au rang de reine ?
Ce récit est basé sur la romance, le véritable amour, la discrimination, le drame, et l'enlèvement...
***** RICK *******
Il était six heures trente du matin lorsque le ciel, paré de son manteau azuré dépourvu de tout nuage, présageait une journée assurément ensoleillée. Les doux chants des petits oiseaux annonçaient le début d'une nouvelle journée, leurs mélodies résonnant harmonieusement dans l'atmosphère. Je me souvenais de la joie qui m'envahissait, même si je me demandais sans cesse si mes rêves deviendraient réalité. Ma seule prière était de pouvoir atteindre l'objectif que je m'étais fixé ce jour-là.
Je m'étais déjà réveillé, assis sur ma natte, et j'avais pris note des premiers battements de mon cœur pour remercier l'Éternel de m'accorder le souffle de vie qu'Il ne cesse de me donner chaque jour, ainsi que ceux de ma mère aimante et de ma merveilleuse sœur.
Après avoir terminé ma prière, j'ai jeté un coup d'œil à l'écran de mon téléphone portable et j'ai réalisé qu'il ne me restait que quelques minutes avant que ne sonne sept heures du matin. Je me suis donc levé pour me préparer, car je devais me rendre à la résidence de mon employeur.
Je suis arrivé dans le salon où j'ai trouvé ma mère en train de nettoyer la chambre. Je l'ai saluée et elle m'a répondu de sa voix douce, qui me donnait la force de faire face à tous les problèmes auxquels j'étais confronté. J'ai reçu ses bénédictions, qu'elle ne cessait de me donner, puis je l'ai quittée pour sortir à l'extérieur, où j'ai trouvé ma sœur Ernestine au puits en train de puiser de l'eau.
Je me suis approché d'elle, car moi aussi je voulais prendre de l'eau pour me doucher. Une fois qu'elle a remarqué ma présence à ses côtés, elle m'a salué et j'ai répondu en commençant par la taquiner afin qu'elle me remplisse le seau. Elle a commencé à jouer, comme si elle ne voulait pas remplir le seau que je tenais dans ma main.
Nous nous sommes taquinés un peu, et une fois qu'elle a rempli mon seau, j'ai pris la direction de la douche en la laissant.
De l'autre côté. ( CAMEROUN )
AU MANOIR DES SEIGNING...
*** BRENDA ***
Oh, je dois me dépêcher de me préparer, sinon mon père va se fâcher contre moi. Tout cela est dû au fait que je me suis couchée tard, alors que nous avons une réunion très importante à laquelle assister.
– Brenda, es-tu déjà prête ?
– Oui papa, je vais descendre dans quelques instants.
– Très bien, je t'attends dans le salon.
– Très bien, mon cher père.
Sans plus tarder, puisque j'ai déjà terminé de me maquiller, je me suis dirigée vers le salon pour rejoindre mon père. En arrivant au salon, j'ai vu mes parents en train de discuter.
Lorsque ma mère m'a aperçue, elle a posé son regard sur moi et a pris la parole.
MARIA : Waouh ! Est-ce bien ma petite chérie ? Comme elle est belle !
MOI : Merci beaucoup maman, c'est à toi que je ressemble. Tu vois comme tu rayonnes malgré ton âge ?
MARIA : Humm ! Que veux-tu dire par là ? Que je suis une vieille, c'est cela ?
MOI : Papa, est-ce que j'ai dit une telle chose ?
JOHN : Non, mais je ne vois pas en quoi cela serait mal si c'est bien ce que tu as dit. Madame doit accepter qu'elle n'est plus dans les années soixante.
MARIA : Ah, c'est ainsi ? J'ai compris, mais malgré cela, tu continues d'être jaloux.
JOHN : C'est logique, ma chérie. N'oublie pas que tu es ma vie, et il est impossible que je partage ma vie avec quelqu'un d'autre ou que je laisse n'importe qui s'en approcher.
MOI : Waouh ! Comme c'est beau.
JOHN : Bon, Brenda, pouvons-nous partir maintenant ?
MOI : Oui papa, je suis prête.
Après avoir fait un câlin à ma mère, je suis sortie à l'extérieur en la laissant discuter encore quelques mots avec mon père.
**** Conversation de John et Maria ****
MARIA : Mon chéri, je ne comprends pas. Aujourd'hui, c'est samedi et vous me dites que vous avez une réunion au travail ?
JOHN : Ma reine, c'est un imprévu et une opportunité que nous ne pouvons pas manquer. La réunion était prévue pour lundi, mais hier soir j'ai reçu un appel de monsieur NGO m'informant qu'il allait partir aujourd'hui. J'espère que tu me comprends ?
MARIA : Oui, je comprends, mon chéri. Je vais au moins t'accompagner à l'extérieur.
JOHN : D'accord, ma reine.
**** BRENDA *****
J'étais dans la voiture en attendant mon père, lorsqu'il est venu me rejoindre et nous avons pris la route pour nous rendre à cette réunion d'affaires avec l'un de nos plus grands partenaires.
Oh, j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Brenda Seigning, je suis la fille de John Seigning, un grand homme d'affaires, et de Maria Seigning, une femme d'affaires. Ainsi, comme vous pouvez le constater, je suis née au sein d'une famille d'affaires, si je puis dire.
Je suis une jeune demoiselle, belle et séduisante, dotée d'une allure qui désarme. J'ai vingt-trois ans et j'ai déjà obtenu mon master en marketing et communication. Sans oublier que je suis également présente dans le domaine du cinéma et du mannequinat. En effet, outre mes études, je suis également attirée par les arts. Je suis donc actrice et mannequin. Ces deux univers sont d'une grande importance pour mon existence, et parfois je me demande si mes diplômes d'études serviront à quelque chose. Oh que oui, ils seront utiles, car je travaille déjà dans l'entreprise de mon père, et je compte bien m'épanouir dans différents domaines. Ainsi, je deviendrai une grande femme d'affaires, tout comme ma somptueuse mère.
Pour moi, le monde des relations amoureuses n'existe pas encore. Tout simplement parce que ce n'est pas trop mon truc, ce qui signifie simplement que ma vie amoureuse est inexistante. Mon travail, mes passions et mes rêves sont mon petit ami.
De l'autre côté ( BÉNIN )
**** RICK ****
Je m'apprêtais déjà à prendre la route pour me rendre chez mon patron. Une fois dans le salon, j'ai aperçu ma mère assise aux côtés de ma sœur, plongée dans ses cahiers. En effet, Ernestine doit composer une épreuve la semaine prochaine, c'est pourquoi elle se concentre sur ses révisions, tout comme je le faisais autrefois.
MOI : Maman, je vais demander à partir sinon je serai en retard. Tu sais comme mon boss peut être difficile.
Sur ces mots, je suis sorti de la chambre pour rejoindre l'extérieur, ne voulant pas déranger ma sœur qui était en train de réviser. Ma mère m'a suivi jusqu'à l'extérieur et a pris la parole.
ANGÈLE : Rick, mon garçon, tu ne te donnes plus le temps de te reposer. Même les week-ends, tu es au travail. Avec tout ce que tu fais, tu risques de tomber malade. Que Dieu ne permette pas que cela arrive, mais tu dois prendre du repos, car tu n'es pas une machine.
MOI : Maman, je vois que tu t'inquiètes pour moi, comme toujours. Mais je suis l'homme de la maison et je dois prendre les choses en main. Ernestine doit composer la semaine prochaine, elle n'a pas encore réglé les frais de scolarité et je sais qu'elle sera exclue de la salle d'examen si elle ne paie pas. Je sais que ton commerce ne fonctionne plus comme avant et que cela devient de pire en pire. Je me demande même ce que nous ferions si monsieur KAKPO ne nous avait pas demandé de rester dans cette maison pour l'entretenir en son absence. Que ferions-nous avec les dépenses de loyer et tout le reste ? Je me demande aussi ce que nous ferons lorsque monsieur Kakpo rentrera au pays, car nous n'avons aucun lien avec lui et il aura sûrement besoin de sa maison.
ANGÈLE : Mon garçon, je sais que notre Dieu ne nous abandonnera pas, et lui seul connaît la raison pour laquelle toutes ces choses nous arrivent. Tu n'es pas un paresseux, tu continues de te battre. Sache que tes rêves deviendront réalité, j'en suis convaincue, mon bébé.
MOI : Maman, je suis bien conscient de cela, et avec Dieu à mes côtés, je réaliserai mes rêves.
ANGÈLE : Tu as bien parlé, mon garçon.
MOI : Bon, maman, je vais demander à partir.
ANGÈLE : D'accord, mon garçon. J'espère que tu as prié ?
MOI : Bien sûr que oui, maman.
ANGÈLE : Très bien, prends soin de toi et que le bon Dieu te protège pour moi.
MOI : Amen, maman. Prenez bien soin de vous aussi. Je serai de retour dans la soirée, je ne sais pas encore à quelle heure je rentrerai, mais ce sera dans la soirée.
ANGÈLE : Très bien, mon fils.
Sans plus tarder, je suis sorti de la maison. Une fois au portail, j'ai pris un taxi-moto en direction du domicile de mon patron.
Je m'appelle Rick MOUSS, un jeune homme âgé de vingt-quatre ans. Je vis avec ma mère, Angèle GAOU, et ma sœur unique, Ernestine MOUSS. Mon père s'appelle Abdoul MOUSS, un maçon qui a abandonné sa femme et ses enfants pour des raisons que j'ignore. Ma mère pense que les membres de la famille de mon père sont à l'origine de son comportement, car ils ne l'apprécient pas et cherchent à le détruire.
J'avais cinq ans et ma sœur deux ans lorsque notre père a chassé notre mère de la maison. Notre père, qui avait déjà eu des enfants avec une autre femme avant de rencontrer notre mère, est tout simplement un homme problématique. Sa première femme a également vécu la même situation avec ses enfants.
Notre père nous a totalement abandonnés, il ne s'en souciait même plus. Pour lui, c'était comme si nous n'existions pas. Mais notre mère n'a pas baissé les bras, elle a lutté seule, sans l'aide de personne, pour le bien-être de ma sœur et moi.
J'ai obtenu ma maîtrise en géomatique, me spécialisant en tant que géomètre-topographe. Je suis également passionné par les arts et j'ai une plume bien trempée. Cela signifie que je suis un écrivain en herbe, poète et scénariste. J'adore tout ce qui touche à la littérature, et l'un de mes plus grands rêves est de devenir réalisateur pour mettre en scène certaines de mes œuvres.
J'ai réussi à obtenir ma maîtrise, mais trouver un emploi est devenu un problème. J'ai donc décidé de me lancer dans cette aventure pour voir où cela me mènerait. J'ai placé ma confiance en Dieu, sachant qu'un jour mes pleurs se changeront en joie.
Étant donné ma situation financière précaire, j'ai choisi de rester à l'écart des complications d'une relation amoureuse ou de toute autre affaire concernant une petite amie. Je n'arrivais même pas à subvenir à mes besoins, ce qui signifie que, dans la génération à laquelle nous appartenons, je n'ai aucune chance d'avoir une petite amie. À moins que le bon Dieu ne mette sur mon chemin l'amour de ma vie.
Je suis enfin arrivé chez mon patron, monsieur Gabin, un chef cuisinier, pâtissier et décorateur pour qui j'aide occasionnellement afin de gagner un peu d'argent.
Après être entré, la femme de monsieur Gabin, qui me traitait comme un fils, m'a offert de l'eau fraîche que j'ai acceptée. Ensuite, monsieur Gabin est descendu pour discuter avec moi.
Je pensais que nous allions commencer à travailler, mais ce n'était pas le cas, car mon patron était à l'aise chez lui comme s'il ne devait nulle part aller.
Mon cœur s'est emballé, car je me demandais comment trouver de l'argent pour payer les frais de scolarité de ma sœur afin qu'elle puisse passer ses examens sans être renvoyée.
J'ai discuté avec monsieur Gabin, mais mes idées étaient instables, j'étais comme absent. Il a remarqué cela et m'a touché pour me ramener sur terre.
GABIN : Rick, qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? As-tu un problème ?
MOI : Monsieur, je pensais que nous allions travailler, c'est pourquoi vous m'avez demandé de venir vous voir.
GABIN : Oui, c'est exact. Il y a un travail en cours, c'est pour cela que je t'ai demandé de venir. J'ai un client, un ami plutôt, qui réside au Ghana et qui a besoin de mes services. Cela signifie que nous allons voyager là-bas. Je ne sais pas si tu seras en mesure de me suivre, c'est d'ailleurs pour cela que je t'ai demandé de venir me voir. Si tout va bien, dans deux jours, nous ne serons plus ici.
MOI : Monsieur, bien sûr que je peux vous accompagner, ce n'est pas un problème.
GABIN : Dans ce cas, prépare-toi. Avant de rentrer, je vais te donner quelque chose pour que tu puisses acheter des vêtements et laisser quelque chose à ta famille avant notre départ.
MOI : Monsieur, vous êtes sérieux ?
GABIN : Bien sûr, mon garçon. On ne sait jamais, tu pourrais peut-être trouver un emploi dans ton domaine là-bas. C'est d'ailleurs pour cela que je souhaite que tu m'accompagnes.
MOI : Que Dieu vous bénisse, monsieur. Je suis vraiment content, oh merci mon Dieu.
Sur ces mots, monsieur Gabin est monté dans sa chambre. Sa fille aînée, Léa, est arrivée au salon et s'est assise près de moi. Léa fréquentait toujours l'université, en troisième année de droit. Comme elle est la fille de la personne qui m'aide à joindre les deux bouts, j'essaie de l'éviter autant que possible. Léa avait tendance à se comporter de manière étrange avec moi, comme si elle voulait que nous ayons une relation autre que celle qui nous unissait, mais je n'avais pas la tête à cela.
Elle était assise et me regardait en silence. J'avais simplement pris mon téléphone et commencé à le manipuler. Quelques minutes plus tard, Monsieur Gabin descendit avec une enveloppe à la main. En s'approchant de moi, il me tendit l'enveloppe en disant : "Tiens, mon garçon, il y a soixante mille francs CFA dans cette enveloppe. Prends cela pour te mettre à jour avant lundi." Je n'arrivais pas à y croire. J'avais seulement besoin de quinze mille francs CFA pour payer les frais de scolarité de ma sœur, mais là... J'étais tout simplement submergé de joie. Après avoir passé quelques minutes à remercier Monsieur Gabin, je suis rentré chez moi. Sans savoir que ce voyage que j'allais entreprendre serait le début d'une aventure dont je n'avais jamais rêvé.
De l'autre côté (CAMEROUN)
*** BRENDA ***
Nous avions déjà terminé la réunion et mon père et moi étions déjà en route pour la maison. Nous étions dans la voiture en train de discuter lorsque mon père m'a fait comprendre qu'il aimerait que je l'accompagne au Ghana. Ne sachant pas la raison pour laquelle il voulait se rendre au Ghana, bien que j'apprécie ce pays, j'ai décidé d'assouvir ma curiosité.
MOI : Papa, que souhaites-tu faire au Ghana ?
JOHN : C'est une surprise, ma fille, et ne me refuse pas ça. Tu sais très bien que tu es mon aînée et que tu es la seule à être au courant de toutes mes affaires. Tes frères et sœurs ne sont pas encore prêts et j'ai confiance en toi. Même si je viens à quitter ce monde, je sais que tu sauras gérer tout ce que j'ai avec diligence.
MOI : Papa, arrête ça, j'ai compris. Quand partons-nous alors ?
JOHN : Je te le dirai en temps voulu, de toute façon, c'est la semaine prochaine.
MOI : Au fait, papa, je n'ai plus de nouvelles concernant la maison de production que tu souhaites construire au Ghana.
JOHN : C'est toujours en cours, ma fille, et cela ne prendra plus beaucoup de temps.
MOI : D'accord, papa.
Mes pensées se sont tournées vers mon amie Julia qui réside au Ghana et j'ai pensé que je lui rendrais visite une fois là-bas. Je ne savais pas que ce voyage que j'allais entreprendre serait le début d'une aventure qui aurait certainement une raison d'être.