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LA MAFIA DE MONTE CARLO

LA MAFIA DE MONTE CARLO

Auteur:: Mistpa
Genre: Moderne
Adriana Santos est à la tête de la mafia de Monte Carlo. Elle intrigue plus d'un et gère à la perfection les affaires de son défunt mari. Elle pensait avoir laissé derrière elle son passé douloureux mais ce dernier va s'incruster dans son quotidien et celà d'une manière inimaginable. Sa nouvelle recrue, Pablo, cache un très lourd secret, secret qui va bouleverser la quiétude de la redoutable femme d'affaires. Son quotidien ne sera plus jamais le même. Adriana saura t'elle rester aussi imperturbable comme à son habitude ou fléchira t'elle ?

Chapitre 1 CHAPITRE 01

Pablo

Je m'appelle Pablo Dos Santos, j'ai trente ans.

Mon histoire est beaucoup trop longue pour être racontée en un seul clic. Je vous laisse la découvrir à travers ses lignes.

Il est six heures du soir. Assis dans mon véhicule, j'observe le soleil se coucher à travers cette montagne.

À côté de moi, sur le siège passager, se trouve mon sac de voyage.

Oui, je voyage. J'ai attendu beaucoup d'années pour en arriver à ce jour. Cette fois-ci, l'heure a sonné.

Je soupire.

Moi : Adriana, nous y voilà. Je vais te faire voir de toutes les couleurs. Je vais te faire payer toutes ces années de souffrance.

Je souris et démarre la voiture. Le moteur ronronne dans un bruit sourd.

Adriana

Je suis débordée par toute cette paperasse.

Essoufflée, je m'assieds dans mon fauteuil pour siroter un jus.

Je m'appelle Adriana Santos, veuve de Carlo Santos. J'ai quarante-cinq ans mais je ne fais pas mon âge, on m'en donne trente. Mon mari était à la tête de la Mafia Monte Carlo, une mafia très puissante. Depuis sa mort, je me charge de toutes ses affaires.

Je suis un peu devenue une femme influente que tout le monde craint.

J'ai deux enfants fabuleux qui font ma fierté : Mon aînée Patricia et Félix. Patricia a vingt-huit ans et fait des études d'expertise comptable. Quant à Félix, il continue de s'amuser avec mon argent.

Patricia :Maman!

Elle vient d'entrer dans mon bureau.

Moi : Chérie !Ça va ?

Patricia: oui, ça va. Tu as l'air fatiguée, je t'ai plusieurs fois dit de prendre du temps pour toi.

Moi :Je le ferai chérie, t'inquiètes pas.

Je l'observe me raconter sa journée. Elle est tellement passionnée par ce qu'elle fait. C'est une vraie pépite.

Nous continuons par discuter pendant vingt minutes et elle quitte mon bureau.

Je pense à toutes ces années, je pense à tout ce que j'ai bâti au bout de sacrifices et d'efforts et surtout d'erreurs. Oui, j'ai commis des erreurs très graves mais j'essaye de me consoler avec tout ce que j'ai de positif.

Mon homme de mains vient d'entrer dans mon bureau. On discute à propos de la nouvelle recrue.

Moi : Francis, tu es sur de son efficacité ?

Francis :Oui, Madame.

Moi :Ok.

Il sort et je me replonge dans l'étude de mes documents.

Soudain, la porte de mon bureau s'ouvre brusquement dans un bruit sourd.

Je sursaute tout en déposant rapidement ma main sur ma table de bureau pour prendre mon arme.

Félix: Comment va la plus belle maman du monde ?

J'expire en essayant de retrouver mes esprits.

Moi : Combien de fois t'ai-je dis de ne plus rentrer dans mon bureau de cette manière ?

Félix : Désolée,maman.

Il se met à rire bruyemment lorsqu'il observe mon arme dans ma main.

Félix : Madame Santos en mode survie!

Moi :Ne me refais plus jamais ça.

Il continue de rire. Nous nous mettons à discuter à propos de tout e rien.

Félix est tout l'opposé de ma fille Patricia. C'est un garçon tête en l'air qui je pense qu'à s'amuser et à faire la fête.

Il est en train de me demander de l'argent à l'instant.

Moi : Quand vas-tu te décider à trouver quelque chose de concret à faire ?

Félix : Mais je travaille déjà ici avec toi.

Moi : Je sais, je sais aussi que ton père aurait adoré que tu lui succède mais il faudrait bien que tu ais une couverture dans l'avenir. Par exemple ta sœur...

Il me coupe.

Félix : Ah non, maman, ne me comparé plus à Patricia. Elle c'est elle et moi c'est moi.

Moi : Je ne te compare pas à ta grande sœur, chéri. Je veux juste que tu prennes ta vie en mains. Dans deux jours, tu auras vingt ans.

Félix : Oui, mais on aura cette discussion plus tard. Allez à plus.

Il me fait une bise sur le front.

Félix : Je t'aime, maman.

Moi : Je t'aime aussi chéri.

Il sort de mon bureau.

Je soupire.

Félix ressemble beaucoup à cet enfant que j'ai eu dans mon passé.

Je me lève et observe la ville à travers ma baie vitrée, une verre de vin en mains.

J'avais quinze ans lorsque je suis tombée enceinte. J'étais une jeune fille très rebelle qui ne voyait que le bout de mon nez. Je n'ai jamais connu mes parents, ils étaient deux jeunes adolescents qui n'étaient responsables de rien. Je vivais chez mon oncle. Il a tenté d'abuser de moi. Je me suis enfuie de la maison.

Il y avait un monsieur plutôt gentil qui m'avait miroité bonheur et moult merveilles. Je voyais en lui une porte de secours. C'était sans savoir que dans cette vie, absolument rien n'est gratuit, que tout se paye.

Il a commencé par abuser de moi chaque nuit en me faisant croire que c'était normal et que je l'aimais. Je suis tombé enceinte.

Comme si celà ne suffisait pas, ce monsieur a voulu me vendre à ses amis. Il voulait que je couche avec eux contre quelques billets sans grande valeur.

C'était la goutte de trop. Je n'ai pas lu le supporter. Je me suis enfuie un soir pluvieux.

J'ai erré de bas quatiers en bas quatiers. J'ai souffert le matyre.

J'ai finalement accouché quelques mois plus tard. La douleur était atroce et lancinante.

Une fois le travail terminé, je regardais cet être qui n'a rien demandé. Cet enfant innocent qui était arrivé dans un monde où tous les vices régnaient.

J'avais quinze ans, sans toit, sans argent. Je ne pouvais pas m'occuper de moi même, alors qu'en était-il d'un enfant ? Non, je ne pouvais pas.

J'ai décidé de me séparer de lui.

La vérité c'est que quand je le regardais, je voyais en lui le viol incessant que j'ai subi par une personne en qui je croyais avoir confiance. Il me rappelait tous ces moments de torture et de pleurs.

Je ne pensais pas pouvoir lui donner un jour tout cet amour qu'il mérite.

J'ai décidé de me séparer de lui.

C'était un soir où le ciel était plus sombre que jamais.

Sur la pointe des pieds, je suis allée le déposer devant cet orphelinat que j'ai repéré depuis plusieurs jours.

Enveloppé dans un drap énorme, je l'observais. Il dormait les yeux clos.

Je suis restée debout dans l'ombre, derrière un buisson pendant près de trente minutes.

Il s'est mit à pleurer. Ses cris ont alerté les sœurs de l'orphelinat qui sont venus le prendre.

Elle s'offusquait à propos de la personne qui avait laissé l'enfant là. Elles s'indignerent visiblement.

C'est facile de juger les autres lorsqu'on n'est pas à leur place et dans les mêmes conditions qu'eux.

Il est très facile de s'élancer dans des accusations sur les personnes. Mais qu'aurait-on fait à leur place ? Quelles décisions aurait-on prit?

Un an plus tard, j'ai rencontré Carlo Santos, mon défunt mari.

Il a été un bienfaiteur pour moi. Il a été la preuve que le monde est certes rempli de méchants mais qu'il comprends également de bonnes personnes.

Nous avons très rapidement commencé une relation.

Au début, je cherchais juste une porte de sortie, un moyen d'échapper à la pauvreté dans laquelle je vivais.

Mais Carlo était un homme charmant, il savait valoriser la femme et lui donner la place qu'elle mérite.

Carlo aurait pu me maltraiter vu que je ne venais pas d'une famille aisée ou que je n'étais pas moi même riche mais il m'a traité comme une véritable princesse.

Son bon cœur et sa bienveillance ont fait que je suis tombée amoureuse de l'homme qu'il était. J'ai appris à me construire auprès de lui et à revenir la femme que tout le monde craint aujourd'hui.

Sans aucun doute, Carlo a fait de moi la femme que je suis aujourd'hui.

Il n'a pas voulu attendre, il a toute suite fait de moi sa femme. À seize ans, j'étais mariée.

Tout se passait bien dans mon mariage. J'étais choyée et je vivais une vie digne d'une princesse. J'avais réussi à oublier les mauvais souvenirs de mon passé.

Six mois, un an de mariage plus tard, je n'ai toujours pas pu tomber enceinte. Je me sentais seule dans ce grand château que j'habitais. Mon mari était tout le temps en mission et occupé. Il était occupé à bâtir ce grand empire sur lequel je règne aujourd'hui. Il y a sacrifié beaucoup de choses. Il s'y est donné corps et âme.

Moi, j'avais besoin d'un enfant.

En concertation avec mon mari, nous avons décidé d'adopter Patricia.

Patricia est un enfant adopté mais ça personne ne le sait. Mais je l'aime encore plus que si je ne l'avais porté dans mon ventre. Les seules personnes qui sont au courant de ça sont Carlo et moi. Carlo est mort donc je suis la seule qui est au courant de ce lourd secret. Un secret que je compte emmener dans ma tombe.

Félix, quand à lui, est l'enfant que Carlo et moi avions eu.

J'ai tellement cherché à tomber enceinte que cette grossesse est survenue au moment où je m'y attendais le moins et où j'avais perdu espoir.

La différence d'âge entre Patricia et Félix est de huit ans, ce qui est montre parfaitement combien de fois mon attente a été longue.

Bien évidemment, je pense à cet enfant que j'ai eu dans les moments les plus sombres de ma vie mais je ne sais pas ce qui me retient d'aller le chercher, d'essayer de recoller les morceaux.

Je soupire et m'assieds dans mon fauteuil.

Je repense à ce jour où j'ai perdu mon mari, mon confident, mon roc. Celui là sur qui je me reposais. Celui là que j'aimais plus que tout.

Ça fait un an qu'il est mort. La douleur est toujours présente mais je vis avec. Je sens les enfants abattus et tristes de par son absence mais j'essaye de leur remonter au mieux le moral. J'essaye d'être à la fois leur père et leur mère. Patricia tient le coup : c'est une fille forte. Mais j'ai peur pour Félix, j'ai peur qu'il ne se noie dans l'alcool pour éponger la douleur.

Je fais de mon mieux mais il arrive que me sente impuissante face à certaines situations.

Je lis les rapports concernant les ventes. Les chiffres sont au beau fixe. Mon mari serait très fier de moi.

Je me suis armée de courage et de détermination pour donner le meilleur de moi afin que tous ses sacrifices n'aient pas été vains.

Je suis encore plus fière moi-même de la femme que je suis devenue aujourd'hui. Je ne suis plus cette petite fille abusée et qui passait son temps à pleurer.

Aujourd'hui, je suis Madame Santos, celle qui règne à la tête de la Mafia de Monte Carlo.

Pablo

Je viens de me garer devant cette architecture. Elle est située dans ce coin reculé de la campagne.

Je donne mon identité aux gardes qui surveillent la maison.

Je me dirige sur l'allée dans ma voiture.

Une fois la voiture garée, on vient m'aider à décharger mes effets.

Je suis impatient et très enthousiaste.

On m'installe dans ma chambre, comme tous les employés de la maison.

J'aurais voulu rencontrer sur le champs ma patronne mais on me dit qu'elle est occupée.

Je prends mon mal en patience et mange la nourriture qui m'est servie.

Je prends une douche et m'endors.

Le lendemain, je m'apprête.

Il y a une réunion pour accueillir les nouvelles recrues. À ce que j'ai pu entendre, on est au nombre de trois : Deux hommes et une fille.

Je descends prendre mon petit déjeuner lorsqu'on nous informe de ce que la patronne voudrait faire connaissance avec nous mais séparément.

Nous avons à peine eu le temps de faire connaissance entre nous mais je sais que le second garçon s'appelle Anthony et la fille Marita.

Je ne sais pas pour quelle raison exactement mais je suis passé en dernière position faire connaissance avec ma patronne.

Je monte les marches des escaliers d'un pas assuré.

Je toque à son bureau et entre.

J'ai devant moi une dame qui ne fait pas du tout son âge. Je pensais qu'elle devait avoir quarante-cinq ans mais je lui en donnerai vingt-neuf. Elle est très belle avec ses cheveux blonds attrapés en un chignon.

Elle a le regard dur et strict.

Adriana : Bienvenu parmi nous, moi c'est Adriana Santos, c'est moi qui vous ai recruté pour le compte de nos affaires, Monsieur....?

Moi : Pablo, Pablo Rivera.... Enchanté, Madame. Je suis heureux de travailler avec vous.

Je souris et serre la main qu'elle me tend.

Chapitre 2 CHAPITRE 02

Adriana

J'observe la troisième recrue: c'est un homme,la trentaine fraîchement entamée.

Je lui parle des choses basiques qu'il doit savoir. Il me regarde avec insistance, je ne sais pas exactement ce que cette manière de me regarder signifie.

Moi : C'est bon? Vous avez compris ?

Pablo : Oui, Madame. Je ne vous décevrai pas.

Moi : Merci, jeune homme! La réunion ordinaire aura lieu dans quelques minutes.

Pablo : D'accord, merci Madame.

Il me regarde encore une fois avec insistance et sort de mon bureau.

J'ai l'habitude d'attirer le regard de beaucoup d'hommes sur moi mais le regard de ce jeune homme est différent. Je n'y lis aucun désir, aucune attirance. Je n'arrive même pas à déchiffrer concrètement ce que son regard transmet.

Une chose est sûre, il a considérablement attiré mon attention.

Je prends mon petit déjeuner sur la table à manger afférent à mon bureau avant d'aller à la réunion que je préside.

Pablo

Je viens de la voir en vrai. Elle est encore plus belle qu'elle n'en avait l'air sur les multiples photos d'elle que j'ai téléchargées. C'est une dame dure et très stricte. Son caractère est complètement opposé à ce que j'imaginais.

Je descends les marches pour me rendre chez mes nouveaux collègues.

Tout de suite, Marita commence par me faire des yeux doux.

J'en ai l'habitude bien évidemment. Étant un très bel étalon avec les cheveux blonds, les femmes se sont toujours jetées à mes pieds. Soit c'était ça, soit c'était que celles qui affichaient une certaine résistance au début finissaient toutes par tomber comme des plumes.

Je sais que ce succès n'est pas seulement dû à mon physique, mon charisme y jouait un grand rôle.

Je savais donner à la femme ce qu'elle désirait sans même qu'elle ne le dise ouvertement. J'étais comme un magicien.

Bref, aucune femme ne m'a jamais résisté et je pense que celà ne se produira pas dans l'avenir.

Marita essaye de me poser des questions pour mieux me connaître mais en même temps je remarque la façon dont elle essaye de me séduire. En temps normal, le Pablo frivole sauterait sur l'occasion mais je ne suis pas ici pour cette raison. Je suis ici pour un plan très clair et précis et je ne compte pas m'en aller d'ici sans l'avoir mis à exécution.

Marita

Je suis très enthousiasmée à l'idée de commencer cette nouvelle aventure. Je sens que de bonnes surprises m'attendent.

En parlant de surprise, un de mes coéquipiers, Pablo, est plus beau que le mot même. C'est un véritable dieu grec. Je suis littéralement tombée sous son charme. J'essaye de tout faire pour attirer son attention mais il reste de marbre. Je me dis plutôt qu'il est discret. Et les mecs discrets, moi j'adore ça. Je compte tout faire pour l'avoir pour moi toute seule. Et comme si la chance était de mon côté, je suis la seule fille parmi notre trio. Bien évidemment, je ne suis pas la seule femme dans cette mafia, il y en a de très belles surtout les anciennes. J'espère juste qu'on ne nous séparera pas, lui et moi.

Contre toute attente, Anthony, le deuxième garçon, me colle aux baskets. Il ne fait que me poser des tonnes de questions qui me saoulent. Moi, je veux juste pouvoir être seule avec mon Don Juan :Pablo.

Je sens vraiment que ce nouveau commencement sera des plus beaux et époustouflants.

J'expire et me dirige dans la grande salle de réunion comme tout le monde :La patronne nous attend.

Adriana

Dans la vaste salle de réunion, je suis debout le dos tourné, en train de peaufiner les derniers détails de mon intervention.

J'entends mes employés entrer dans la salle et s'asseoir.

Ma tablette à la main, je scrute les moindres détails.

Quelques minutes plus tard, mon homme de mains, Juan, vient me chuchoter à l'oreille que l'effectif est au complet.

Je me retourne et balade mes yeux partout dans l'Assemblée.

Moi :Bien! Je vais commencer cette assise en vous demandant à tous ici de faire une minute de silence pour mon défunt mari, celui là à cause de qui la Mafia de Monte Carlo existe aujourd'hui.

Une minute de silence pendant laquelle le silence règne dans cette gigantesque salle pour la mémoire de Carlo Santos.

Je reprends la parole.

Moi : Merci. Nous avons parmi nous aujourd'hui trois nouvelles recrues : Des personnes qui ont décidé de travailler avec nous. Les nouveaux, venez devant, s'il vous plaît pour que les anciens puissent faire votre connaissance.

Ils s'exécutent et chacun se présente.

Ils finissent par s'asseoir.

Moi : Chers nouvelles recrues, je suis très fière de compter dans mon équipe. Cet endroit est un endroit hospitalier. N'ayez crainte. S'il arrive que vous fassiez l'objet d'une seule menace d'intimidation, n'hésitez pas à venir me le signaler. Mon bureau est grand ouvert mais généralement je n'aime pas être dérangé à tout va pour des questions impertinentes. Quel que soit votre besoin, le plus minime soit-il, adressez-vous à mon homme de main :Juan, ici présent. Il me chargera votre commission. Ici, le travail acharné est de mise, il n'y a pas de place pour les paresseux ni les pleurnichards. Vous devez être capable de sacrifier votre vie pour votre supérieur s'il se retrouve en danger au cours d'une mission. Je pense que vous êtes payé plus que nécessaire pour celà. Le dernier point sur lequel je ne badine pas, sur lequel je n'ai pas la moindre pitié, c'est la trahison. Nous faisons face à une concurrence entre mafias, sans oublier les forces de l'ordre qui adorent nous traquer. Nous n'avons jamais été inculpés et celà n'arrivera pas parce que nous disposons de techniques jusqu'aux jours d'aujourd'hui insoupçonnées. Comme je disais donc, Personne ne me trahit ici . Je dois pouvoir compter sur votre loyauté infaillible. Si le contraire se produisait, vous en paierez de votre vie et pire pour ceux qui ont de la famille : vos familles paieront pour vous.

Je me tais et les regardent tous sûrement.

Moi : J'ai fini pour ce qui est des informations protocolaires. Je vous souhaite bonne chance pour la mission suivante.... c'est-à -dire maintenant.

Je vois les regards stupéfaits des trois nouveaux. Les anciens étaient calmes. Ils sont habitués.

Je voudrais examiner leur manière de réagir et de s'adapter quand ils sont sous pression.

Moi : Bonne chance !

Je sors de la salle de réunion, un sourire narquois sur les lèvres.

Anthony

On vient d'arriver depuis juste depuis hier et on nous met déjà une mission sur le dos. Je sais pertinemment que je ne suis pas venu ici pour dormir sur mes lauriers mais je ne savais pas que les choses se passeraient avec une telle rapidité.

Pablo, Marita et moi marchons derrière l'homme de main de la baronne, Adriana. Il est chargé de nous donner les consignes pour que nous exécutions la mission qui nous a été assignée.

Il nous conduit directement vers un mini bus.

Juan : Toi Pablo, tu vas en quelque sorte diriger la mission parce que d'après tes renseignements tu as un peu plus d'expérience dans le domaine que les deux autres. Vous devrez décharger la cargaison qui se trouve sur l'endroit qui est sur la carte. Un collaborateur vous attend sur place pour faciliter l'échange. Là où les choses se corsent c'est que la voie est truffée de policiers, c'est à ce niveau que va intervenir Marita, pour distraire les policiers. À vous de décider comment celà se fera. Attention, vous n'avez que trente minutes. Un petit conseil : ne lambinez pas. La patronne déteste les personnes lentes.

À peine a-t-il fini de parler qu'il nous avait déjà laissé là.

Moi : Euh... quelqu'un a compris quelque chose de tout ce qu'il vient de débiter d'un trait aussi rapide ?

Marita : Moi, je suis toujours aussi tête en l'air.

Pablo : Vous avez entendu ce qu'il vient de dire... On a trente minutes (il regarde sa montre) rectificatif vingt-sept minutes.

Il court dans le minibus côté conducteur.

Contrairement à Marita et moi qui ne savons pas comment nous comporter, Pablo a très vite mis les bouchées doubles. Il nous a en quelque sorte sauvé.

Pour échapper aux policiers, son plan a été de faire passer Marita pour une femme enceinte qui est sur le point d'accoucher. Pablo étant en train de conduire, je devais me faire passer pour son mari affolé. J'étais à l'arrière et j'étais le plus déboussolé possible. Marita aussi jouait son rôle à la perfection entre les cris aigus qu'elle poussait et ses ongles qu'elle renforçait dans ma chair. Elle aurait dû faire carrière dans le cinéma.

La circulation folle aidant, on a eu aucun soucis avec les policiers. Tout s'est passé plus qu'on ne l'aurait imaginé.

La cargaison a été très bien réceptionnée et on est même arrivés au quartier général avec une minute d'avance. Et ça c'est grâce à Pablo qui a conduit le minibus comme une furie.

Les regards stupéfaits et surtout admirateurs des anciens nous ont montré qu'on avait réussi au test.

L'homme de main de Madame Adriana, Juan s'est chargé de la vérification de la cargaison mais la patronne a voulu nous remercier personnellement.

Nous nous sommes dirigés dans son bureau où elle a voulu qu'on trinque avec elle.

Adriana: Je suis convaincue maintenant de votre efficacité et j'ai la conviction qu'on accomplira de très belles choses ensemble.

Tchin.

Nos quatre coupes de champagne s'entrechoquent entre elles.

Ce nouveau départ me fait particulièrement plaisir d'autant plus que tout a bien démarré.

Néanmoins, je suis quelqu'un de très reconnaissant. J'ai voulu éclaircir les choses.

Moi : Excusez-moi Madame la patronne d'interrompre ce moment riche en émotions. Mais je voudrais notifier le fait que le plus grand mérite revient à Pablo. Certes nous avons travaillé en équipe mais il a su être un bon leader.

Marita : Effectivement, Anthony a raison, Madame.

Elle se tourne vers lui

Adriana : Félicitations Pablo. Je suis fière de t'avoir dans mon équipe.

Pablo : Merci, Madame.

Pablo

J'avale la dernière gorgée de mon champagne.

Avec Marita et Anthony, nous prenons congé d'Adriana.

Cette mission était une mission ou la moindre faille nous aurait envoyé en prison. Mais nous avons su la prendre avec tact.

Anthony est un gars qui a commencé par gagner ma sympathie. Au début, j'étais prostré dans ma coquille mais il a l'air d'être une bonne personne. Il me donne envie d'être plus proche avec lui. Je commence par l'apprécier.

À côté, Marita essaye de se faire remarquer par moi. C'est une très belle jeune femme rousse. Physiquement, elle est parfaite mais je ne sais pas pourquoi elle ne m'attire pas. Je vois ses signaux d'alerte mais je reste de marbre.

Il est deux heures du soir. Je me dirige dans ma chambre.

J'enlève mon tee-shirt, je m'assieds sur mon lit et me laisse tomber en arrière sur ce dernier.

Le regard sur le plafond, je repense à tout ce que j'ai eu à vivre.

J'ai l'air d'un garçon sur de lui et qui a tout pour lui mais ça n'a pas toujours été le cas.

Je me souviens lorsque j'avais six ans, c'est à ce moment que j'ai réellement remarqué que j'étais différent des autres enfants de mon âge. Lorsque je les voyais à la fin des classes courir dans les bras de leurs parents en criant : Papa ! Maman!

Les autres enfants de mon âge avaient des parents mais moi je n'en avais pas.

À la place d'un père ou d'une mère, j'avais des sœurs samaritaines qui ont eu la bonté de s'occuper de moi.

J'étais orphelin.

J'ai grandi avec cette différence. Mon cœur était rempli d'amertume et de tristesse. Pourquoi moi ? Pourquoi tout le monde pouvait avoir la chaleur parentale et pas moi? Qu'avais-je fait de mal ?

Chose curieuse, personne n'a voulu m'adopter. Dans ma tête d'enfant, je me disais que soit j'étais un vilain petit canard, soit je portais la poisse.

Le gouvernement n'a pas voulu qu'on me garde assez longtemps à l'orphelinat, je devais aller en maison d'accueil mais je n'en voulais pas. J'ai supplié une sœur qui a accepté de me garder chez elle en cachette. J'ai donc grandi avec elle jusqu'à l'âge de dix-huit ans.

Et là, j'ai commencé par me poser des questions. Qui m'a mis au monde? Qui est ma mère ? Parce que d'après l'histoire que m'ont raconté les sœurs, j'ai été déposé devant leur orphelinat et d'après leur expérience, ce sont les mères qui ont l'habitude d'agir ainsi. Alors, je voulais connaître cette "mère" là.

J'ai d'abord trouvé mon réconfort dans les salles de gym. Ma véritable profession c'est Coach Sportif. Ça doit faire partie des raisons pour lesquelles je fais craquer plus d'unes de par mon physique.

J'ai recherché pendant des années ma mère. Ça n'a pas été facile. À un moment, j'ai même voulu abandonner mais j'ai persévéré.

J'ai fini par découvrir son identité. Je m'attendais à une vieille dame qui croulait sous le poids de la pauvreté mais grande fut ma surprise de savoir qu'elle était plutôt une grande dame riche et très influente.

Elle avait de l'argent, et pourquoi n'a-t-elle pas cherché à me revoir ?

La réalité était dure à accepter mais sans aucun doute, elle avait tiré la croix sur moi. Je faisais partie de son passé.

J'ai donc élaboré un plan bien structuré pour lui faire vivre tout ce qu'elle m'a laissé vivre. J'ai voulu rendre son quotidien aussi amer que le mien durant toutes ces années.

Je suis là pour me venger d'elle. Je veux être l'acteur principal de son karma douloureux.

Ma mère c'est Adriana.

Chapitre 3 CHAPITRE 03

Adriana

Je dois avouer que j'ai été agréablement surprise. Je ne m'attendais pas à ce que les nouveaux aient été aussi prompts. Ils ont assuré cette mission comme s' ils avaient fait ça toute leur vie.

Demain, c'est l'anniversaire de mon fils Félix. Je compte inviter tout mon personnel vu qu'ils travaillent d'arrache-pied. Ils ont besoin de quoi déstresser.

Je viens de charger Juan de leur transmettre l'information.

Si il y a une chose que je sais aussi bien faire, c'est récompenser favorablement. Parce que des employés bien payés font des travaux impeccables.

Des bons d'achat de grande valeur dans des prêts à porter de luxe leur sont destinés.

Je suis une mère poule, raison pour laquelle je cède au moindre caprice de mes enfants d'autant plus que je dispose des moyens pour me le permettre.

La soirée se déroule dans le plus grand des hôtels de la zone. Les fonds destinés à la réussite de cette commémoration sont à plus d'un milliard. Eh oui! Je ne badine pas quand il s'agit de faire plaisir à mes enfants.

J'ai connu une enfance terrible, je ne voudrais pour rien au monde que mes enfants vivent pareille chose.

Je sors de mon bureau pour me rendre à bord de ma voiture. C'est le dernier né de la collection la plus prisée de la marque.

Je me rends chez mon tailleur pour une robe faite sur mesure.

Évidemment, Félix a vingt ans. C'est une soirée entre jeunes, je ferai juste une courte apparition pour les médias et les paparazzis. Je ne veux en aucun cas empiéter sur son espace.

Pablo

En pleine réflexion, je n'ai pas su à quel moment exactement je me suis assoupi.

Je viens de me réveiller. Je suis plus fatigué que je ne l'étais avant de tomber dans les vapes. Sûrement c'est dû au fait que j'ai conduit comme si j'avais le diable à mes trousses.

Je me lève en titubant.

Je prends rapidement une douche et mets un tee shirt.

Je fermais la fermeture éclair de mon pantalon lorsqu'on toque à ma porte.

Moi : Oui, entrez!

La porte s'ouvre sur Marita.

Ah! Elle commence par me fatiguer. Elle est trop insistante et moi ça me refroidit.

Marita : euh! Tu viens de sortir de la douche apparemment, tu sens très bon.

Moi : Merci !

Elle se laisse tomber sur un des fauteuils.

Marita : Tu as appris?

Moi : Quoi?

Marita : Eh ben! Demain c'est l'anniversaire du fils de la patronne. Il s'appelle Félix.

Moi : Oh ! Et ?

Marita : Elle nous invite tous. Et ce n'est pas tout. Nous avons des bons d'achats pour être le plus frais que possible. ... du coup, je me demandais si toi et moi on pouvait s'y rendre ensemble.. eh ben, comme dans les soirées de bal au lycée.

Moi : je sais pas, pourquoi tu ne le dis pas à Anthony ?

Marita : Je te le dis à toi.

Je soupire un instant

Moi : C'est d'accord.

Marita: Youpiii!

Elle se jette sur moi comme si je lui avais décroché la lune.

Je finis par la stopper difficilement et la fait sortir de ma chambre.

Une fois seul, je tombe assis dans mon canapé. Je ne sais même pas ce qui m'a pris de lui dire que j'accepte.

J'allume l'écran de télévision plat qui se trouve devant moi.

La télécommande en mains, j'ai les yeux sur l'écran mais je ne regarde pas en réalité.

Donc Madame la Baronne organise une fête pour ses enfants.

Quelle différence y a-t-il entre ces enfants-là et moi ? Pourquoi pourraient- ils bénéficier de son amour et pas moi?

Quand je pense que j'ai une frère et une sœur et qu'ils ne sont même pas au courant de mon existence.

Et le pire dans tout ça c'est qu'elle a de l'argent. Pourquoi ne cherche- t-elle pas à retrouver son enfant. Elle pense vraiment qu'il est possible d'effacer son passé d'un geste de la main? Eh ben non, le passé fait partie de nous. On ne pourra jamais le laisser derrière nous.

J'ai tellement de questions. Mes incompréhensions augmentent de jour en jour.

Mais surtout, ma haine pour elle ne cesse de s'accroître.

D'un geste nerveux, je lance la télécommande que je tiens en main. Elle se fracasse contre le mur.

Je m'attrape la tête avec mes deux mains. Ma vision des choses n'a jamais été aussi floue qu'elle ne l'est à présent.

Anthony

Ça fait des heures que je cours derrière Marita pour lui demander de me suivre demain à la soirée d'anniversaire du fils de la patronne.

Elle ne me donne pas de raison concrète mais elle me dit que ce n'est pas possible.

Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais eu de chance en amour. Les filles qui me plaisaient, soit si elles ne m'ignoraient pas, soit elles me prenaient toutes pour un ami.

J'étais toujours ce gentil jeune homme à qui on pouvait raconter ses mésaventures avec son petit ami.

Et je me suis toujours contenté de cette place.

C'est sûrement à cause de mon apparence physique. J'ai l'air d'un intello, un geek, comme les jeunes ont l'habitude de le dire très souvent.

Mais le problème avec Marita, c'est que je n'arrive pas à me contenter de cette place d'ami. J'en veux plus et surtout, je suis prêt à tout pour l'avoir.

Je suis avec elle dans le prêt à porter. Elle choisit la tenue qu'elle va porter à la soirée de demain.

Marita : Celle-là ! Elle me va?

Moi : Mais bien sûr, ça fait la centième tenue que tu essayes. Elles te vont toutes. Décide-toi.

Elle sourit et tourne les talons, certainement pour en essayer une autre.

C'est déjà un bon point que j'ai réussi à me faire ami à elle. Les choses seront beaucoup plus faciles, enfin! Je l'espère.

Je donnerai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'elle soit mienne.

Cette fois-ci, je ne me contenterai pas d'observer le gâteau par la vitrine comme à mon habitude, je l'achèterai.

Pablo

Je n'ai pas l'intention d'aller dépenser quoi que ce soit en boutique.

Je suis un bel homme donc une de mes tenues vite fait ira. Surtout que je ne suis pas ici pour séduire qui que ce soit.

Mon plan est de faire mon travail de manière remarquable pour être le plus proche d'Adriana.

Quand on est plus proche de son ennemi, il est plus facile de l'atteindre.

Je compte tout donner, absolument tout pour être bien vu.

Le reste de la journée s'est passé dans un calme total. Je sentais de l'agitation autour de moi.

Je ne sais pas ce qu'ils ont tous à s'agiter ainsi. Je n'ai pas très envie d'aller à cette soirée d'anniversaire mais peut être je pourrais glaner de nouvelles informations pour mon plan.

La journée s'est achevée en toute monotonie.

J'ai approfondi mes recherches sur Adriana et sa famille.

Ce qui est curieux c'est que je n'ai rien trouvé sur son passé. Il n'y a que son présent qui fait l'objet d'éloges sur internet.

Ils parlent d'elle comme la femme d'affaires la plus redoutable qu'ait connu ce siècle. Elle a un patrimoine de plusieurs milliards. Les gens ne savent pas ce qui se cache réellement derrière tout ce bel artifice.

D'après les réseaux sociaux, elle a deux enfants biologiques : Patricia et Félix.

Je suppose que c'est ce garçon qui fait l'objet de tout ce vacarme qui m'entoure.

Je confirme ma précédente théorie, il n'y a pas deux moyens de l'approcher. Je dois exceller de par mon zèle pour devenir son préféré.

On toque à ma porte.

J'allais ouvrir lorsque j'entends la voix de Marita. Alors je me retiens. Je reste silencieux.

Sans réponse de ma part, elle se résigne et s'en va.

Je ne comprends pas un tel acharnement envers ma personne. Elle ne me laisse pas le moins du monde respirer.

Le lendemain

C'est aujourd'hui la fête de ce garnement. Quand je pense que c'est mon petit frère. Et qu'on ne se connait même pas.

Sa photo en mains, je pense au fait qu'on a des traits de ressemblance incontestables.

Je m'apprête pour la soirée qui commence dans moins de trente minutes.

J'ai mis une veste grise, sans cravate. Je veux rester le plus décontracté possible.

Nous avons décidé de nous y rendre à trois.

Une très belle voiture de haut calibre a été mise à notre disposition pour l'occasion.

Quelques minutes plus tard, nous sommes arrivés au lieu proprement dit.

Marita : Waouh!

La vue qui s'offre à nous est indéfinissable.

Je ne savais pas que ce genre d'hôtel existait. C'était le paradis sur terre.

Une grande bâtisse se dressait devant nous. C'était un mélange de modernité et d'ancienneté.

Les architectes qui ont travaillé sur ce projet sont de renom. Ils ont su trouver le mélange parfait.

Les paparazzis sont prostrés ça et là pour prendre des photos. Je devine qu'ils attendent l'arrivée d'une seule et unique personne.

En effet, on entend au loin un moteur ronronnant.

La voiture s'immobilise et un pied majestueux juché sur des escarpins sulfureux sort de la voiture : C'est Adriana.

Elle sort de la voiture.

Elle est juste époustouflante.

Une très belle robe épouse son corps. Ça se voit aisément qu'il a été confectionné sur mesure pour elle.

Les photographes se ruent sur elle pour prendre des clichés.

Elle sait très bien s'y prendre, on dirait qu'elle a fait ça toute sa vie.

Derrière elle, son fils Félix. Il est aussi très bien habillé. Ses traits et sa manière de se comporter trahissent le petit garçon gâté qu'il est.

Anthony, Marita et moi entrons dans le majestueux hôtel. Une réservation ici a dû lui coûter les yeux de la tête.

Adriana doit beaucoup l'aimer pour être capable de dépenser tout cet argent.

L'intérieur est encore plus époustouflant que l'extérieur.

Nous nous asseyons aux places qu'on nous a prévu.

L'endroit est bondé. Malgré qu'il y ait des membres de la mafia présents, la majorité des invités comprend des adolescents de la vingtaine. Ce sont certainement des amis de Félix.

Adriana vient faire son discours. Elle parle de combien Félix lui est très cher et de comment elle l'aime plus que tout. J'ai failli m'étouffer avec mon vin en entendant celà.

Apparemment, Félix a le droit d'être aimé mais pas moi.

Elle continue son discours et demande à tout le monde de profiter à fond de la fête avant de s'éclipser.

J'avale d'un trait le verre de vin que je tiens en main.

La soirée suit son cours et la musique est à fond.

Marita continue dans sa démarche de me séduire mais elle finit par abandonner lorsqu'elle voit mon indifférence.

Elle se contente d'Anthony qui fait tout pour se faire remarquer par elle.

J'ai l'impression qu'Anthony est en train de tomber sous son charme.

Il n'y a pas que Marita qui essaye de me séduire. Depuis que je suis rentré dans l'hôtel, je vois combien les regards des femmes sont alléchants et subjectifs. Il y en a qui sifflent même quand j'ai le dos tourné.

Mais je suis un habitué.

Je laisse Anthony et Marita et je me dirige vers le bar.

Soudain, je l'aperçois.

Elle se dirige dans ma direction.

Elle est magnifique, splendide. Je ne saurai la décrire concrètement. Elle est différente des filles que j'ai toujours connu, pleine d'artifice. Elle est naturelle, sobre. Elle a une beauté qui frappe à l'œil. Elle est accompagnée d'une amie. Je ne l'avais même pas remarqué.

Elle est vêtue d'une robe courte ovale. Elle ressemble à une petite fille.

Je ressens comme si j'étais attirée vers elle via un aimant.

Cette fille a quelque chose de particulier.

Elle me fait de l'effet.

Je me mets très vite en mode séduction. Je passe la main dans les cheveux jusqu'en arrière. J'affiche mon sourire de dragueur, celui qui les fait toutes fondre. Je lisse ma veste de mes mains et me retourne pour qu'elle puisse bien me voir.

Contre toute attente, arrivée à mon niveau, nos regards se croisent mais elle n'affiche aucun intérêt pour ma personne. Elle continue sa voie tout en bavardant avec son amie.

Depuis quand une femme ne manifeste aucun intérêt pour ma personne ? Elles ont l'habitude de toutes tomber comme des mouches.

Un homme assis à côté de moi au bar me touche du coude.

Il me taquine d'un ton moqueur.

-Mec, tu baves là ! Cette fille est une dure à cuire. Personne n'a réussi à éveiller son intérêt. Elle s'appelle Patricia, la fille aînée d'Adriana.

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