Richy Mousse, un jeune homme fraîchement diplômé, se trouve confronté à un tournant de sa vie. Avec la santé critique de son père et des ressources financières limitées, il est poussé à chercher désespérément du travail. Après de nombreuses candidatures, il décroche enfin un poste dans une grande compagnie, ce qui représente une lueur d'espoir pour lui et sa famille.
Cependant, son parcours professionnel est rapidement perturbé lorsque la femme du patron, qui avait auparavant généreusement contribué à l'opération de son père, commence à lui faire des avances indésirables. Désireuse d'avoir une relation amoureuse avec Richy, ce dernier est pris au dépourvu et refuse catégoriquement ses avances.
La situation se détériore rapidement lorsque la femme du patron, vexée et déçue par le rejet de Richy, décide de se venger en lui rendant la vie difficile au sein de l'entreprise. Elle use de son influence pour saboter sa réputation, le dévaloriser aux yeux de ses collègues, et lui assigne des tâches impossibles dans l'espoir de le faire échouer.
Déterminé à surmonter ces épreuves, Richy se trouve confronté à un dilemme moral : doit-il sacrifier son intégrité et céder aux avances de cette femme pour sauver sa carrière et aider financièrement sa famille, ou doit-il rester fidèle à lui-même et se battre pour prouver sa valeur professionnelle malgré l'adversité ?
Tout en jonglant avec les défis professionnels et personnels, Richy se lie d'amitié avec des collègues bienveillants qui l'aident à tenir bon face aux manigances de la femme du patron. Il découvre également des forces insoupçonnées en lui, lui permettant de se relever après chaque épreuve.
Au fil de l'histoire, Richy apprendra que l'apparence des personnes ne révèle pas toujours leurs véritables intentions. Il devra également faire face à des dilemmes moraux complexes, tout en cherchant à préserver son intégrité et à poursuivre ses rêves malgré les obstacles.
"La Femme De Mon Boss-Amour de Dieu" est une histoire captivante sur la résilience, la loyauté envers soi-même et le pouvoir de rester vrai face à l'adversité.
Je me nomme MOUSSE RICHY Afissou, l'aîné d'une famille modeste composée de trois enfants. Mes deux sœurs, Yassirath et Rachidath, poursuivent encore leurs études au collège. Quant à moi, j'ai déjà obtenu ma licence en comptabilité et gestion.
Après l'obtention de ma licence, après avoir fourni des efforts considérables et traversé des moments difficiles, je me suis mis en quête d'un emploi pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille.
Bien que nos parents soient pauvres, ils n'ont jamais envisagé de nous abandonner. Ils ont lutté ardemment pour nous. Mon père est maçon et ma mère est commerçante. Ils se sont battus pour bâtir un avenir radieux pour nous, leurs enfants. Malgré tous leurs efforts, notre situation est restée précaire. J'ai fini par apprendre que mon père avait été le directeur d'une grande entreprise. Il était très jeune quand son père lui avait cédé l'entreprise avant de décéder. Dieu seul peut nous éclairer sur la raison pour laquelle il est devenu un pauvre maçon.
Malheureusement pour ma mère, elle l'a connu alors qu'il était devenu maçon. Malgré la pauvreté de mon père, ma mère n'a jamais renoncé à lui, et nous avons vu le jour. Nous sommes de confession musulmane yoruba, tandis que notre mère est chrétienne. Mais, puisque nous adorons le même Dieu et que seule la manière de l'adorer diffère d'une religion à une autre, mes sœurs et moi avons choisi la religion de notre mère. Nous nous en sortons comme nous le pouvons avec nos prières. Ma plus grande prière était de trouver un emploi. Les petits boulots que j'arrivais à trouver ne nous suffisaient pas, comme je l'aurais souhaité. Tous mes camarades et amis qui avaient obtenu leur licence avaient déjà trouvé du travail. Cette situation alourdissait mon cœur, et je me sentais maudit. Toutes les portes professionnelles semblaient fermées à double tour pour moi. J'avais récemment atteint mes 23 ans, et toujours aucun emploi en vue.
Mon père ne pouvait plus travailler comme avant, car il tombait régulièrement malade, et nous nous interrogions sur sa santé. Pourtant, il refusait catégoriquement de se rendre à l'hôpital. Je comprenais parfaitement sa position, car nous avions du mal à subvenir à nos besoins, et les frais médicaux étaient bien au-delà de nos moyens. Tout a basculé le jour où mon père a subi une crise cardiaque.
Il a été hospitalisé, et nous avons appris que son cœur avait des problèmes, et que ses jours étaient comptés si nous ne nous hâtions pas. J'étais bouleversé, perdu, je ne comprenais plus ce qui nous arrivait.
Mon père restait à l'hôpital, et j'ai dû me rendre chez mes oncles et tantes. À ma grande surprise, j'ai été accueilli avec froideur, et j'ai été mis à la porte par mes propres proches. Nous n'avions eu d'autre choix que d'épuiser les maigres économies de ma mère pour aider mon père, toujours cloué sur son lit d'hôpital. Je continuais à prier, comme ma mère me l'a enseigné. Elle avait une véritable foi en Dieu, et elle nous conseillait toujours de nous confier à lui. Mes sœurs ont été renvoyées du collège à cause de frais scolaires impayés. Elles ont alors décidé de rester au marché pour s'occuper du commerce de notre mère, afin d'augmenter les revenus, car cette dernière passait tout son temps à l'hôpital.
Les jours s'écoulaient...
Un jour, alors que j'étais plongé dans mes préoccupations et mes prières en faisant mes courses, mon téléphone sonna. Je regardai l'écran, c'était un numéro inconnu. Avec appréhension, je décrochai, car toutes mes pensées étaient immédiatement tournées vers l'état de mon père.
– Bonjour, monsieur Mousse ! Êtes-vous à l'appareil ?
– Oui, c'est bien moi. Répondis-je.
– Parfait. Nous vous attendons demain à 09 heures pour un entretien. Merci et excellente journée à vous !
Je peinais à croire ce que j'entendais. J'avais l'impression d'être dans un rêve. Malgré ma joie, je réalisais que ce n'était pas le moment de célébrer.
La chance semblait me sourire, certes, mais il me fallait travailler avant de toucher un salaire. Une fois calmé, je me rendis à l'hôpital pour annoncer la nouvelle à ma mère. Mais je compris rapidement que ce n'était pas le moment propice pour des réjouissances.
Mon père était toujours dans le même état, alité, essayant difficilement de discuter avec ma mère. J'espérais que mes sœurs étaient au marché, car elles étaient de véritables rayons de soleil dans ma vie. Je priais pour leur sécurité et leur prudence. J'aimais mes sœurs de tout mon cœur, en particulier la benjamine Rachidath qui prenait plaisir à me taquiner.
Laissant mes pensées vagabonder, je saluai mes parents et ma mère se leva, se cramponnant à moi en pleurs. J'étais désemparé et troublé. Voyant la situation, je craignais que ma mère ne soit également affectée. Je me sentais impuissant, ne trouvant pas les mots pour la réconforter.
– Calme-toi, maman, je t'en prie. J'ai appris de toi qu'en étant joyeux, le bon Dieu accorde la vie et qu'il faut avoir confiance en Lui. Il fera tout son possible pour que papa aille mieux.
Ces mots ne firent qu'accroître ses larmes.
– Mon garçon, ton père est mourant. Le docteur vient de dire qu'il ne lui reste que trois jours à vivre.
– Quoi ? Trois jours ? Ce n'est pas possible, maman. Je vais aller voir le docteur moi-même. Combien coûte l'opération ?
– Mon garçon, dans notre situation actuelle, nous ne pouvons pas trouver la somme demandée. Ce qui nous maintient ici jusqu'à présent, c'est l'aide de tes sœurs qui vendent au marché. Sinon, nous aurions dû partir d'ici depuis longtemps. Seigneur, aie pitié de nous, je t'en supplie.
– Mais maman, combien coûte exactement l'opération ?
– Mon garçon, le docteur m'a dit qu'il nous faut un million cinq cents mille, mais pour le maintenir un peu en vie, nous avons besoin de cinq cents mille.
Je ne comprenais plus rien. Un million cinq cents mille francs CFA ? Je ne pouvais même pas trouver cinq cents mille francs CFA. « Seigneur, on dit que tu es le Dieu des miracles, le commencement et la fin, le Roi des rois. Que ta volonté soit faite ! Montre-moi ton existence, Seigneur ! » pensais-je avec les yeux rougis et le visage triste.
Ma mère était inconsolable. Je ne savais plus quoi lui dire pour la réconforter. Mes pensées se tournèrent vers mon entretien d'embauche. Je décidai de lui en parler pour lui changer un peu les idées.
– Maman, je voulais te dire autre chose que j'ai oublié.
– Quoi donc, chéri ? Dit-elle en baissant les yeux et essuyant ses larmes.
– Aujourd'hui, une entreprise m'a contacté pour un entretien. Le responsable m'a demandé de le rencontrer demain à neuf heures.
– Vraiment ?
– Oui, maman.
– Oh mon fils, je suis vraiment contente pour toi. Que la chance de Dieu t'accompagne demain ! Et avec la puissance du Très-Haut, tu commenceras le travail dès demain après l'entretien.
– Amen, maman ! Papa a-t-il réussi à manger quelque chose ?
– Oui, il a pris un peu de bouillie.
– N'a-t-il pas d'appétit ?
– Tu connais bien ton père. Même en bonne santé, il n'aime pas trop manger.
– Il faudra le forcer à manger dorénavant pour reprendre des forces. Et vous ? Avez-vous déjà mangé ?
– Mon garçon, ne t'inquiète pas pour moi, je n'ai pas...
– Maman, s'il vous plaît ! Vous devez aussi manger. Je reviens...
J'allais chercher de la nourriture pour ma mère quand je croisai mes deux sœurs à l'entrée.
– Les princesses, vous êtes déjà de retour ?
– Oui, répondirent-elles en chœur, et Rachidath prit la parole.
– Grand frère, vous rentrez déjà ?
– Non, Rachi, je veux aller acheter de la nourriture pour maman. Elle n'a rien mangé depuis ce matin, alors qu'il est déjà 22 heures.
Yassirath prit la parole à son tour en disant :
– C'est toujours ainsi. Mais ne t'inquiète pas. Nous sommes passées à la maison avant de venir et nous avons pu préparer quelque chose.
– Oh vraiment, les filles, vous êtes formidables. Merci beaucoup à vous. Et sachez que nous quitterons cet enfer un jour, par la grâce de Dieu.
Mes sœurs étaient donc arrivées avec de la nourriture, il n'était donc plus nécessaire d'en acheter. Je retournai près de mes parents en compagnie de mes sœurs. Après avoir passé un peu plus de temps avec eux, je rentrai à la maison pour me préparer en vue de l'entretien du lendemain.
Le lendemain...
Je me suis mis en route très tôt le matin. Une fois arrivé à l'entreprise, tout s'était déroulé sans encombre, et j'ai pu obtenir le poste de travail. J'allais occuper le rôle d'assistant comptable au sein d'une grande compagnie spécialisée dans l'Import-export de la ville. La prière de ma mère avait été exaucée puisque c'était le même jour que j'avais commencé à travailler.
La dame que j'assistais s'est montrée aimable envers moi. Nous avons terminé notre travail à 19h. Me déplaçant à pied, je me suis hâté de rentrer chez moi. Cependant, arrivé au portail de l'entreprise, j'ai croisé la femme de mon supérieur hiérarchique. Elle occupait le poste de DGA au sein de la compagnie.
Après l'avoir saluée, cette dernière m'a regardé d'une manière qui ne me plaisait pas. J'ai rapidement détourné le regard pour continuer mon chemin.
– Mousse, attends !
Cette voix m'a forcé à me retourner, et j'ai alors réalisé que c'était la DGA qui m'appelait. Elle s'est approchée de moi et a dit :
– Je voulais te dire que tu es un bel homme.
– Euh... merci... Madame, ai-je répondu en affichant un visage étonné.
Elle m'a tourné le dos et a continué son chemin. J'ai fait de même pour rejoindre ma demeure et me plonger une fois encore, comme toujours, dans mes problèmes. Mes pensées étaient déjà tournées vers les frais d'opérations avant même que je ne rentre à la maison. Les propos du docteur résonnaient dans ma tête, et une peur immense m'a envahi. J'ai commencé à parler seul, tel un fou.
– Aurais-je l'audace incroyable de me présenter devant mon patron pour lui demander un prêt ? Non ! Je viens à peine de commencer. DIEU DU CIEL !!! FAIS QUELQUE CHOSE DANS MA VIE !!!!
J'ai décidé cette nuit de me rendre à l'hôpital pour avoir des nouvelles, sans doute de mon père.
Ma mère était toujours présente, éveillée, la tête penchée sur ses cuisses, les yeux remplis de larmes. Je pouvais lire la tristesse dans son regard. Elle n'avait plus un sou comparé à une période pas si lointaine où elle avait au moins de quoi subvenir à nos besoins. Aujourd'hui, il ne lui reste plus rien.
Les larmes ont voulu jaillir de mes yeux, mais j'ai respiré profondément pour les chasser. Pourtant, une larme chaude et tenace a réussi à s'échapper. Je l'ai essuyée d'un geste rapide avec mon index, puis je me suis approché de ma mère.
– Bonsoir maman !
Cette dernière s'est sursautée, les yeux baignés de larmes.
– Qu'est-ce qui te préoccupe, maman ?
– Mon garçon ! Excuse-moi ! Je n'étais pas vraiment présente. Comment s'est passé l'entretien ?
– Bien maman ! Et j'ai déjà commencé à travailler.
– Vraiment, mon garçon ?
– Oui maman.
– Oh merci beaucoup mon Dieu ! Nous te remercions pour tes bienfaits dans nos vies. Mais n'oublie pas la santé de ton fils, qui est cloué dans ce lit d'hôpital.
Ses larmes coulaient encore. Je l'ai prise dans mes bras et l'ai laissée pleurer autant qu'elle le souhaitait, car dit-on, les pleurs soulagent la douleur. Je sens qu'elle ne s'arrêtera pas de sitôt. Alors, j'ai eu l'idée de la réconforter.
– Maman ! C'est suffisant pour les pleurs d'aujourd'hui. Il faut que cela cesse définitivement. Nous devons nous serrer les coudes pour affronter cette situation, et ne pas nous laisser submerger par elle. Mère, DIEU ne nous oubliera pas, j'en suis certain. Restons positifs ! Je veux revoir cette Lionne que tu étais autrefois. Cette femme qui m'inspire le courage, la force et la détermination à ne jamais baisser les bras. Où est passée cette dame de fer, maman ? Sèche tes larmes ! Je veux te retrouver !
À ces mots, elle m'a fixé et a pris ma main.
– Elle est toujours là, mon fiston (en se mouchant). Mais affaiblie. Je te promets de faire de mon mieux pour me reprendre.
J'ai passé un peu plus de temps à l'hôpital auprès d'elle, et lorsque mes sœurs sont arrivées, je me suis rendu à la maison. J'ai pris une douche puis mangé le riz conservé que mes sœurs avaient préparé avant d'aller au marché. Je me suis allongé dans le fauteuil, perdu dans mes pensées, jusqu'à ce que le sommeil m'emporte sans que je m'en rende compte.