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LA BELLE FAMILLE

LA BELLE FAMILLE

Auteur:: FLORAISON
Genre: Aventure
La circulation est saturée, en plein midi où ça devrait être plus fluide. On peut voir des personnes qui pressent le pas pour rejoindre soit leur domicile, soit leur lieu de travail ou même encore qui vont déjeuner comme le fait Alan PRISO. Le ciel fait grise mine, on peut écouter le grondement torrentiel c'est sans doute ce qui explique cet embouteillage monstrueux des personnes et des véhicules. <Oh merde il va pleuvoir il faut que je me dépêche > dit Alan en traversant la route presque sans regarder ni à gauche ni à droite. Il accélère le pas on aurait dit un combattant qui va livrer une dernière bataille pour délivrer son peuple comme on les voit dans les films. Alan, la trentaine d'années avec des cheveux courts et une taille de girafe, traverse une supérette, et arrive à un carrefour il faut qu'il attende que le feu passe au vert pour qu'il traverse. Les quelques secondes qui ont suivi cette attente lui étaient comme une éternité car il recevait déjà quelques gouttes de pluie sur sa peau bien noire. < fait chier > cria-t-il en traversant la route. Sous ses aisselles, il garde bien enfoui sa serviette qui contient ses documents de l'école où il est enseignant. Sa serviette bien à l'abri des gouttelettes de pluies, il longe le couloir qui mène à son restaurant préféré, par chance il arrive vite avant que le ciel ne verse encore plus de ses grosses gouttes d'eau. _ oufff enfin, dit-t-il entre deux soupirs. Il entra dans le restaurant et alla s'asseoir sur une table vide, près de la fenêtre où il est assis, il peut facilement regarder l'extérieur et voir sa copine arriver. Observer les passants fuir la pluie l'amuse, il a eu la chance de l'avoir échappé de justesse. Subitement il sursaute en fouillant ses poches de partout comme s'il cherchait un objet précieux. Il finit par le trouver et son sourire s'illumine. Alan ouvre l'écrin de bijoux ou se trouve cette magnifique bague de fiançailles et se rappelle du jour où il l'avait acheté. Ça devrait faire plus d'un mois jamais il n'a trouvé le bon moment de demander à Déborah la femme avec qui il vit depuis quelques mois de l'épouser. Au départ il s'est dit que c'était trop tôt pour le faire, ensuite est venu s'ajouter à ça les conseils de son meilleur ami Stéphane qui lui a fait douter de lui et même de ses sentiments. Maintenant il est plus que décidé à faire sa demande, il veut se faire connaître de sa famille, de son entourage tout ce qu'elle aime. Depuis plus d'un an il vit un conte de fée avec cette déesse qu'il veut prendre pour moitié. Il veut l'épouser et faire d'elle la mère de ses enfants. Il aurait pu attendre faire sa demande la semaine prochaine le jour de son anniversaire mais non pour lui c'est très loin à force de repousser il finira par ne plus le faire. Ou même il pourrait la perdre.

Chapitre 1

La circulation est saturée, en plein midi où ça devrait être plus fluide. On peut voir des personnes qui pressent le pas pour rejoindre soit leur domicile, soit leur lieu de travail ou même encore qui vont déjeuner comme le fait Alan PRISO. Le ciel fait grise mine, on peut écouter le grondement torrentiel c'est sans doute ce qui explique cet embouteillage monstrueux des personnes et des véhicules. dit Alan en traversant la route presque sans regarder ni à gauche ni à droite.

Il accélère le pas on aurait dit un combattant qui va livrer une dernière bataille pour délivrer son peuple comme on les voit dans les films. Alan, la trentaine d'années avec des cheveux courts et une taille de girafe, traverse une supérette, et arrive à un carrefour il faut qu'il attende que le feu passe au vert pour qu'il traverse. Les quelques secondes qui ont suivi cette attente lui étaient comme une éternité car il recevait déjà quelques gouttes de pluie sur sa peau bien noire. < fait chier > cria-t-il en traversant la route. Sous ses aisselles, il garde bien enfoui sa serviette qui contient ses documents de l'école où il est enseignant. Sa serviette bien à l'abri des gouttelettes de pluies, il longe le couloir qui mène à son restaurant préféré, par chance il arrive vite avant que le ciel ne verse encore plus de ses grosses gouttes d'eau.

_ oufff enfin, dit-t-il entre deux soupirs.

Il entra dans le restaurant et alla s'asseoir sur une table vide, près de la fenêtre où il est assis, il peut facilement regarder l'extérieur et voir sa copine arriver. Observer les passants fuir la pluie l'amuse, il a eu la chance de l'avoir échappé de justesse. Subitement il sursaute en fouillant ses poches de partout comme s'il cherchait un objet précieux. Il finit par le trouver et son sourire s'illumine. Alan ouvre l'écrin de bijoux ou se trouve cette magnifique bague de fiançailles et se rappelle du jour où il l'avait acheté. Ça devrait faire plus d'un mois jamais il n'a trouvé le bon moment de demander à Déborah la femme avec qui il vit depuis quelques mois de l'épouser. Au départ il s'est dit que c'était trop tôt pour le faire, ensuite est venu s'ajouter à ça les conseils de son meilleur ami Stéphane qui lui a fait douter de lui et même de ses sentiments. Maintenant il est plus que décidé à faire sa demande, il veut se faire connaître de sa famille, de son entourage tout ce qu'elle aime. Depuis plus d'un an il vit un conte de fée avec cette déesse qu'il veut prendre pour moitié. Il veut l'épouser et faire d'elle la mère de ses enfants. Il aurait pu attendre faire sa demande la semaine prochaine le jour de son anniversaire mais non pour lui c'est très loin à force de repousser il finira par ne plus le faire. Ou même il pourrait la perdre.

_ monsieur vous avez besoin de quelque chose ?

La voix de la serveuse le fit sursauter il garda vite sa bague dans la poche tout en souriant à la serveuse en lui déclarant

_ euhh pas encore j'attends quelqu'un

_ d'accord. J'espère qu'elle acceptera, ajouta la serveuse tout en regardant la poche ou il a gardé la bague. Alan lui a répondu par un sourire, et elle s'en est allée. Il se demande à présent ce qu'il va lui dire, comment entamer le sujet, faut-il faire une déclaration d'amour ? Si oui de quelle façon ?

_ oh merde je suis stressé, cria-t-il en regardant de nouveau par la fenêtre ou il l'a vit arriver dans sa RAV4. Son stress s'accentue, il a presque les mains moites. Lorsqu'il la vit sortir en ouvrant son petit parapluie il se dit ''waouhh qu'elle belle femme j'aurais, elle est si élégante dans sa robe moulante et ses escarpins.'' À croire qu'il ne l'a pas vu le matin lorsqu'ils sont sortis ensemble pour le travail. Deborah entre dans le restaurant, elle ferme son parapluie et retrousse sa robe un peu remontée vers ses cuisses. En gentleman qu'est Alan, il s'est levé pour l'embrasser sur la bouche

_ pas trop attendu ? Dis Déborah en s'asseyant en face de son petit ami

_ si si tu as mis long

_ désolée avec cette pluie c'était un peu difficile sur la route. On dirait que c'est tout le monde qui sort au même moment vraiment je ne comprends pas.

Alan lui sourit, il aime bien la voir se plaindre pour rien, oui parce que Deby communément appelé dans son entourage, est capable de se plaindre de la pluie comme si c'était une situation anormale .

_ tu as déjà commandé ? Demande-t-elle en sortant son téléphone du sac.

Deborah est agent commercial dans une entreprise de téléphonie mobile, ça lui arrive d'être accrochée à son téléphone pendant de longues heures, une attitude qui au départ contrariait Alan mais très vite il s'est habitué.

_ non je t'attendais. On mange quoi ?

_ comme d'habitude et mange beaucoup parce que je ne vais pas préparer ce soir

_ hahahaha ma part de femme. C'est pas grave je vais le faire.

_ merci mon cœur.

Elle fait appel à la serveuse qui arrive prendre leur commande. Deborah reçoit un appel et discute au téléphone tant dis que Alan réfléchit déjà à ce qu'il va lui dire pour faire la demande. La conversation au téléphone attire son attention, d'après ce qu'il écoute elle doit être en train de causer avec l'un de ses parents, sa mère ou son père. Alan ne les a jamais connus mais ils savent qu'il existe. Peut-être c'est le moment de faire connaissance avec la belle famille, en espérant qu'elle accepte de l'épouser. Deborah est joyeuse au bout du fil, elle a dû recevoir une bonne nouvelle qui l'a fait se trémousser sur la chaise comme une petite fille qui réclame sa poupée. Avec son autre main libre elle pique dans son assiette avec la fourchette mais ne l'a porte pas à sa bouche. Cette attitude stress encore plus Alan ce qui le pousse à lui arracher la fourchette et la déposer en murmurant . Deborah sourit, elle le trouve mignon son petit professeur comme elle aime bien l'appeler pour le taquiner. Sa conversation achevée, elle dépose le téléphone en poussant un soupir de joie.

_ raconte, s'empresse de dire Alan car impatient de savoir ce qu'elle a eu comme nouvelle qui puisse autant l'exciter

_ mes parents célèbrent 30 ans de mariage le weekend prochain

_ waouhh c'est super ça. Apparemment ce n'est pas tout

_ oui la belle famille de ma grande sœur va venir demander officiellement sa main

_ hummm mais tu m'avais dit qu'on a demandé sa main c'est encore qu'elle genre de demande ça

Deborah porte son verre d'eau qu'elle boit d'un trait. Elle se racle la gorge avant de prendre la parole

_ la dernière fois c'est son fiancé qui est venu demander la permission à mon père de l'épouser tu vois donc maintenant c'est comme on dirait le toquer porte

Alan a de la nourriture dans la bouche qu'il essaie de vite l'avaler pour lui répondre sans paraître malpoli

_ attends un peu si je comprends bien on doit demander la permission à ton père avant de demander sa fille en mariage c'est ça ?

_ oui c'est ça répondit Déborah avec de la nourriture pleine la bouche.

Alan n'en croit pas ses oreilles, il dépose sa fourchette et s'adosse pour mieux regarder sa copine en espérant qu'elle lui dise que c'est une blague.

_ c'est quoi chéri tu ne manges pas ?

_ si si. Euhhh dis moi encore tu es sérieuse quand tu dis que c'est à ton père qu'on demande la permission ?

Deborah le regarde longuement et comprend sa gêne, elle essuie sa bouche à l'aide d'une serviette et lui fait son plus beau sourire

_ mon amour c'est rien qu'une petite formalité ça ne doit pas te frustrer. D'ailleurs es-ce que tu veux m'épouser ?

C'est décontenancé que Alan répondit en bégayant,

_ ok je comprends.

Deborah cache sa gêne en prenant son téléphone pour manipuler, elle aurait voulu que son amoureux lui réponde par l'affirmative sans bredouiller ses mots qu'il n'a lui-même pas saisis. N'a-t-il pas l'intention de l'épouser ? Se demande-t-elle. De son côté, le mouvement de Alan a été ralenti par les déclarations de sa copine. Il faudra d'abord passer par son père pour avoir la permission d'épouser sa fille. Bon sang c'est un peu de trop là, c'est un protocole assez flippant pour lui déjà qu'il n'a jamais rencontré son futur beau père ni sa future belle mère. Il sait juste de son beau père qu'il a été commandant et serait d'après les dires de sa copine et de ce qu'il a déjà suivi de la bouche de sa belle sœur, qu'il est très sévère. Il y a de quoi flipper. La voix de sa copine lui fait sortir de sa terreur

_ oui cc tu disais ?

_ tu sembles ailleurs qu'est ce qu'il ya ? Tu ne manges même pas.

_ c'est rien bébé. Mangeons donc il faut que tu reprennes le travail moi j'ai fini au lycée

_ d'accord. J'espère qu'on ira chez mes parents ensemble

Alan la regarde de travers comme si elle avait dit une bêtise

_ j'ai dis quoi ? Ajouta Déborah, tu ne veux pas ?

_ c'est la première fois que tu me propose de venir avec toi chez tes parents c'est waouhh et flippant aussi

_ hahahaha chéri tu es amusant. Je me disais qu'il est temps que tu les rencontre maintenant si tu n'es pas près c'est pas grave

_ non non non je suis très près et ça me touche beaucoup que tu veuilles me les présenter. Tu sais que j'attendais ça depuis

_ c'est ça tu attendais ça stuippp

_ hahahaha. On va aller quand ?

_ la semaine prochaine nous avons un long weekend, quand je regarde ton programme tu n'as pas cours et moi je pourrais me libérer pour qu'on puisse passer quelques jours avec eux. On assiste aux noces de Perles de mes parents, au toquer porte de Aurelle, et on célèbre mon anniversaire c'est cool n'est pas

_ très cool. Même si j'avais voulu qu'on passe ton anniversaire tous les deux mais bon en famille c'est encore mieux

Elle lui prend la main et la serre très fort entre la sienne

_ des anniversaires ensemble nous les aurons mon chéri. Ne t'inquiètes pas nous passerons un bon séjour avec mes parents, tu ne va pas t'ennuyer tu connais déjà mon grand frère et ma grande soeur ça serait cool

_ D'accord ma puce. Allez mange vite,la pluie s'est calmée c'est comme si ça venait chercher quelqu'un

_ pas moi surtout. Merci pour le repas mon cœur je peux te déposer si tu veux

_ non merci tu seras en retard au bureau moi j'ai tout mon temps.

Elle racle son plat et essuie sa bouche. Elle prend le miroir dans son sac pour vérifier si elle n'a pas de la nourriture restée entre ses dents. Après s'être nettoyée, elle remet tous ses appareils dans son sac et se lève.

_ j'y vais bébé à ce soir alors

_ à ce soir Trésor

Elle lui donne un baiser sur la bouche et s'en va récupérer son parapluie resté à l'entrée avant de filer dans sa voiture. Alan de son siège peut la regarder s'éloigner. Il se dit avoir été chanceux d'avoir cette femme humble comme partenaire de vie. Malgré qu'elle gagne plus d'argent que lui, ou que sa famille est plus aisée que la sienne, elle sait reconnaître sa place et lui donne tout le respect qu'une femme peut donner à son homme. Du haut de ses 28 ans elle a su se frayer un chemin dans le monde professionnel et ses exploits sont légions.

_ ah ma petite femme, j'espère que tu vas continuer à aimer l'homme débrouillard que je suis.

Il lève la tête et son regard croise celui de la servante qui est arrivée pour débarrasser la table... Elle lui sourit comme si elle attendait qu'il lui raconte comment a été sa demande en mariage. Alan ne dit rien et préfère payer la note et partir. Les conversations inutiles ne l'intéressent pas. Il sort et va emprunter une moto qui le dépose dans son quartier. Devant sa porte, assis sur les marches, il voit son pote Stéphane concentré à manipuler son téléphone. Il avance et prend place à ses côtés

_ tu fais quoi là ? Lui demande Alan

Stéphane garde son téléphone pour donner son attention à son ami

_ tu m'a dit que tu finissais à midi aujourd'hui donc je suis venu pour qu'on avance sur mon projet

_ ah oui j'ai traîné au restaurant avec Deby

Stéphane s'empresse de lui poser l'ultime question qui lui hante l'esprit depuis

_ elle a accepté ?

Alan le regarde et baisse la tête sur ses pieds

_ ne me dis pas quelle a refusé, ajoute Stéphane angoissé

_ je n'ai pas demandé

_ ah tu te dégonfle trop Didon

_ ah bon hein n'est pas c'est toi qui me décourage tout le temps maintenant tu dis que je me dégonfle

Stéphane se lève pour lui faire face

_ qu'es ce qui s'est passé ? Tu doutes d'elle ou de toi

_ j'allais le faire mais elle m'a parlé d'une règle chez eux donc je n'avais pas eu vent. Apparemment il faut demander la permission à son père. Genre tu lui fais part de tes intentions de vouloir épouser sa fille c'est après son consentement que tu peux aller faire ta demande

_ c'est une blague ou quoi

_ moi même je croyais que ça été une. C'est bien vrai parce que le fiancé de sa sœur a fait la même chose et le weekend prochain il y aura le toquer porte en plus de la célébration des 30 ans de mariage de ses parents

_ je demande hein son paternel vit à quel époque, c'est quoi ce protocole bancal

_ c'est un ancien commandant tu peux imaginer, et pire je serais Laba pour toute la semaine

_ oulalala je n'aimerais pas être à ta place. S'il ne t'aime pas hummm ça serait difficile hein

_ c'est ça le problème. Je ne suis qu'un pauvre professeur de lycée si mon rang ne lui convient pas je suis fini. Figure toi que sa grande sœur épouse un avocat, moi je suis qui devant un avocat

_ ou bien c'est un monsieur aussi humble que sa fille et il n'aura pas de problème avec ta profession tu peux aussi regarder de ce côté là

_ mon frère on parle d'un commandant il est sévère moi je flippe

_ n'y vas donc pas c'est tout

_ j'aime Deby et elle m'aime aussi je vais l'épouser et j'irai voir son père même s'il faut que je me plie en 4 pour avoir sa bénédiction je le ferai. Il n'est pas question que je baisse les bras

_ mais voilà que tu parles bien, dit Stéphane en lui tapotant l'épaule. Tu vas entrer dans la famille BELLA même si c'est par la fenêtre

Ils rient. Alan se lève et entraîne son ami à l'intérieur. Il a toute cette semaine pour préparer son départ dans la ville où vit ses futurs beaux parents. Pour la première que Déborah l'invite dans sa famille cela voudra dire qu'elle prend très au sérieux leur relation et il lui prouva que lui aussi est très sérieux et compte faire bonne figure devant ses parents pour qu'ils acceptent l'épouser

Chapitre 2

C'est en étant toute excitée de rejoindre sa famille que Déborah a fini la semaine et a pu s'organiser dans son lieu de service pour prendre quelques jours de congés. C'est toujours un grand plaisir de se retrouver en famille devant un grand festin, il ya que ces bons moments qui peuvent les rassembler. Plusieurs fois elle s'est rendue chez eux pour les fêtes de fin d'années ou même passer quelques jours avec sa mère qui la réclame. Deuxième fille du couple BELLA, Deborah est la plus choyée de ses parents au détriment de sa grande sœur Aurelle et son frère Arnaud qui sont moins choyés.

Lorsqu'elle a commencé à sortir avec Alan, elle ne se doutait pas que la relation allait prendre cette tournure au point où ils ont emménagé ensemble, du moins Alan est venu s'installer avec elle vu qu'elle a un plus grand appartement. Leur rencontre remonte à plusieurs mois, lors d'une soirée bien arrosée, Deborah venait de découvrir son ex petit ami dans les bras d'une autre. Elle s'était réfugiée dans une salle pour pleurer avec une bouteille de vin en main pour noyer ses peines. C'est à ce moment que d'un hasard heureux, Alan l'a découvert et l'a aidé en la ramenant chez elle. Plusieurs fois il revenait chez elle pour prendre des nouvelles, une chose en a entraîné une autre et voilà aujourd'hui ils ne se quittent plus. Elle est très amoureuse et veut franchir le premier pas, c'est-à-dire présenter son amoureux à sa famille, qui sait peut-être cela encouragera Alan à lui demander en mariage, pensait-elle.

Deborah tire sa valise au sol et arrive juste derrière sa voiture. Un courant d'air passe elle ouvre grandement ses bras pour l'accueillir

_ que ça fait du bien, dit-elle avant d'ouvrir la malle arrière et y déposer sa valise. Elle regarde sa montre, le temps passe exagérément vite normalement ils devraient déjà être en route.

_ bébé tu fais encore quoi, cria-t-elle pour interpeller Alan encore à l'intérieur.

Il sort de la chambre en toute vitesse et manque de tomber sur sa chatte qu'il appelle Moly

_ oups Moly tu as failli me renverser

L'animal insiste ses caresses sur ses pieds ce qui pousse Alan à la porter

_ viens là mon bébé, tu es déjà triste parce qu'on voyage. Ne t'inquiètes pas nous n'allons pas durer et toi tu reste tranquille tu veilles à ce que personne n'entre.

Moly se contente de grogner et murmurer de légers miaulements. Alan la dépose au sol et roule sa valise jusqu'à dehors.

_ il était temps , dit Déborah lasse d'attendre

_ c'est Moly elle est triste de notre départ tu es sur qu'on peut la laisser seule ?

_ mais oui bébé c'est pas la première fois qu'elle reste seule en plus elle a la possibilité de sortir se balader et revenir ne t'inquiètes pas

_ d'accord, dit Alan en mettant sa valise à l'arrière.

Ensuite il va fermer la porte à clé et jette un coup d'œil par la fenêtre, Moly est couchée sur le divan très calme

_ chéri on va alors, lança Deby

_ me voici.

Deborah voulant s'assoir sur le côté chauffeur se fit arrêter par Alan

_ c'est quoi ? Demande-t-elle

_ tu ne va quand même pas conduire

_ mais pourquoi pas c'est seulement 3 heures de route ce n'est pas beaucoup

_ ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Je ne peux pas te laisser conduire si tes parents te vois au volant qu'est ce qu'ils vont penser de moi

_ ah bébé tu complique trop aussi, tu veux conduire es ce que tu connais la route

_ donne moi les clés, en lui tendant la main, tu vas m'indiquer. Je refuse de te laisser conduire après ils diront que je suis quel genre d'homme qui laisse une femme faire tout un long trajet

_ ca va c'est bon prend allons-y

Ils sont entrés dans la voiture, Déborah a attaché sa ceinture. Elle n'a pas voulu discuter avec lui parce qu'elle sait qu'il a raison. Connaissant son père s'il voit un tel acte il va grogner comme si c'était alarmant. Alan a aussi attaché sa ceinture et il a démarré. Au moment d'avancer il s'est rappelé qu'il a peut être oublié un élément important. Il sort vite de la voiture sous le regard interrogateur de sa copine. Il va ouvrir la malle arrière et ouvre sa valise. Il fouille la poche de l'intérêt et sort la bague.

_ ah elle est là

Il l'a remet au même endroit et va reprendre sa place au volant

_ c'est quoi ? Demanda Déborah

_ j'ai cru avoir oublié ma brosse à dent

_ et même si c'est le cas il y en a là-bas

_ oui mais c'est celle là que j'aime.

Deby se contente de sourire et lui demander d'avancer ce qu'il fait. Ils prirent enfin la route pour la ville natale de Déborah

_ es ce que tu as fait la nourriture de Moly ? Demanda Alan tout en restant bien concentré sur la route

_ oui je l'ai fais si ça fini elle va se débrouiller dehors

_ Ça me fait toujours mal de laisser ma chatte seule

_ ta quoi ? Tu peux répéter ?

Et c'est parti en fou rire. Alan ralenti pour ne pas prendre le risque de heurter un autre véhicule ou un piéton qu'il n'a pas eu le temps de le voir.

_ tu es trop sauvage, dis Alan, je vais le dire à ton père

_ hahahaha mon père sait que je suis la plus calme de.ses enfants je ne connais rien du tout

_ ah il sait ça alors que tu dors avec un homme tous les soirs, répliqua Alan qui a déjà repris ses esprits et le contrôle du véhicule.

_ euhhh je voulais même.te parler de cette petite précision là, mes parents ne savent pas qu'on vit ensemble

_ quoi ? Mais bébé tu m'as pourtant dit qu'ils sont au courant

_ non je n'ai pas dis ca tu as mal suivi. Ce jour là ils ont appelé en ta présence et je leur ai dit que tu étais là pas que tu vit là, tu vois

_ c'est donc toi qui m'induit en erreur moi j'étais sûr qu'il le savait.

Il klaxonne violemment devant une moto qui essaie de forcer le chemin avant d'ajouter

_ ça veut dire que s'ils le savaient ils allaient s'opposer c'est ça ?

_ en quelque sorte oui. Mon père est très ancré sur la tradition, le respect de ci le respect de ça, pour lui il faut se marier avant de faire un certain nombre de choses tu vois.

_ je suis un peu embêté. Ça ne me facilite pas la tâche

Elle dépose sa main sur son épaule pour le rassurer.

_ ça va bien se passer bébé,tu verras il suffit juste de ne pas mentionner qu'on vit ensemble.

_ si tu le dis. Mais tes frères le savent

_ oui ne t'inquiètes pas pour eux ils ne parlerons pas surtout pas ma sœur parce que elle même j'ai ses secrets elle tente de me balancer je fais de même

_ hahahaha fille de commandant qui m'avait envoyé yeuchhh

Ils rient aux éclats. Alan rit pour cacher son angoisse, ça devenait plus compliqué pour lui. C'est la deuxième fois qu'il se trouvera en face des parents de sa bien aimée, la première fois était un succès avec les parents de son ex, il croise les doigts que cette deuxième fois soit pareille

_ donc ton père croit que tu es encore Vierge

_ alors que j'ai déjà explosé mon compteur

Ils vont en fou rire. Alan ralenti avant de reprendre

_ les hommes trop autoritaires pensent qu'ils sont trop sages, après ils sont surpris des résultats des Actes que leurs enfants ont posé

_ mon père n'a plus le temps de nous surveiller étant dans des villes différentes c'est impossible donc je pense qu'il sait que j'ai une vie sexuelle active

_ très active même, ajouta Alan, je dirais même durement active

_ c'est bon n'exagère pas aussi

Deborah finit par mettre un CD qu'ils aiment écouter des fois le matin en allant au travail ou le soir à la maison lors de leur dîner tête à tête . Avec cette ambiance, Alan semble plus détendu, ils chantent et crient, on dirait un concours de karaoké remporté brillamment par Deby, avec sa voix douce et fine. Deborah sens des vibrations sur le siège arrière elle jette un coup d'œil et constate que c'est le téléphone de Alan qui sonne. Elle le récupère

_. Chéri c'est Stéphane qui t'appelle

_ laisse sonner je vais le rappeler

Ce qu'elle fit en le gardant dans son sac à main

_ comment il va Stéphane je ne l'ai pas vu depuis

_ il va bien, nous avons travaillé quelques jours à la maison

_ et sa copine ils ont résolu leur problème ?

_ oui c'était des malentendus ou si tu veux des commérages des filles jalouses et frustrées par le célibat.

_ merde toi même tu as mis les organes dans leurs problemes hein

_ j'ai horreur des filles qui mêlent leurs bouche dans les affaires de couple et en mal surtout. C'est pour ça que moi je ne parle pas avec tes copines, j'évite. La relation c'est bonjour bonsoir c'est tout.

_ tu as raison mais tu sais toutes les filles ne sont pas des hypocrites ou des envieuses

_ et comment tu fais pour le savoir ? Ne me fais pas rire. Parce que tu crois que si ta Juju est jalouse de toi elle va te le montrer ? Ne soit pas naïve

C'est un sujet sur lequel Alan s'est appuyé pour faire comprendre à sa copine de faire attention. Ils ont continué la discussion jusqu'à arriver dans une ville. Alan a garé dans une station service laissant le temps à Déborah d'aller se mettre à l'aise. Il en a profité pour rappeler son ami

Au téléphone

_ oui Steph tu m'a appelé j'étais au volant

_ ah d'accord. Vous êtes encore en route apparemment

_ oui nous avons traîné le matin

_ ok. Tu as apporté quoi pour tes beaux parents

_ Quoi comment ?

_ donc tu vas les voir sans rien yaaaa toi aussi. Es ce que qu'on va chez les gens les mains vides villageois

_ ayiiiii tu as raison je n'y ai pas pensé tellement je suis stressé je vais donc acheter quoi

_ demande à Deby, mais ne vas pas là-bas les mains vides

_ d'accord merci.

Il voit Deborah arriver avec une bouteille de jus et une plaquette de chocolat

_ c'est Stéphane ? Demanda-t-elle

_ oui il dit que je devrais garder quelque chose à tes parents, les petits détails comme ça que tu ne m'as pas dit après je me ferai ridiculiser devant tes parents

_ donc c'est moi qui devait te demander d'acheter quelque chose pour eux ? Toi même tu ne peux pas réfléchir ?

Stéphane qui est encore au bout du fil à écouté et s'est mis à rire

_ ohh ça va ne te moque pas de moi. Dit Alan

_ je vous laisse les amoureux si tu as besoin d'aide tu m'appelles

_ bien reçu.

_ ehhh Steph, Crit Deby, passe regarder Moly demain si sa nourriture est finie tu peux en mettre dans son plat s'il te plaît. Tu as encore nos clés j'espère

_ oui madame Priso, future madame Priso si monsieur le commandant valide

Alan a vite fait de reculer avec le téléphone pour ne pas que Deby écoute ce que son ami raconte et lui gâche la surprise

_ tu parles trop Didon. Bye

_ ouais c'est ça bye

Il raccroche et remet le téléphone à Déby.

_ ma part de chocolat et de jus est ou?

Demanda Alan

_ comme tu conduis je ne veux pas que tu bois beaucoup et t'arrête pour faire pipi tu sais que tu as un ventre souple à la' digestion

_ c'est ça tu m'aimes trop

_ tu n'as même pas idée à quel point je t'aime. Bisous mon cœur

Il se penche pour l'embrasser, elle insère rapidement un morceau de chocolat qu'elle avait dans la bouche dans la sienne

_ hummm petite coquine. Dit Alan

_ allons-y cc nous avons encore 2 heures de route. Maman a dit qu'elle va nous attendre pour le dîner

_ d'accord

Ils ont attaché leurs ceintures et sont partis. De temps en temps Deby envoie une part de chocolat dans la bouche d' Alan, sans le perturber sur l'axe lourd.

_ qu'est ce qu'on va acheter, demande Alan

_ je ne sais pas

_ comment ça tu ne sais pas ton père aime quoi

_ il est très compliqué. Ses goûts diffère en fonction des saisons

_ hahahaha werrrr mon dieu j'ai un beau père terrible. Je ne peux pas venir sans rien Deby aide moi

_ bon on peut acheter des trucs pour toute la maison, je pense aux fruits, si on voit même les prunes on achète

_ d'accord on va le faire dans la prochaine ville.

Deborah a complètement baissé les vitres de la voiture,elle savoure le vent qui frappe son visage,ça lui fait un grand bien fou

_ tu aimes ça, déclare Alan

_ ouais. Il ne devrait jamais avoir de saison sèche j'adore le froid

_ créé ton monde dans ce cas, nous autres aimons le soleil

_ oui mais quand c'est trop c'est plus bien.

Un long silence s'est installé, à un moment Alan a cru que Deby s'était endormie mais non elle observe le paysage, la nature, elle est très savane, plaine tout ce qui est en rapport avec la nature. Ils sont enfin arrivés dans la ville proche de celle où ils vont. Ici les fruits sont en abondance on peut y trouver de différentes qualités et à moyen coût. Ils en ont acheté une bonne quantité qu'ils ont mis à la malle arrière. Plus que quelques minutes voire une heure pour qu'ils arrivent enfin. Plus ils approchent, plus Alan est stressé. Lorsqu'ils sont entrés dans la ville, Deborah lui a indiqué le chemin à emprunter, il a commencé à rouler doucement pour ne pas se perdre dans les explications saccagées de sa copine.

_ devant tu verras un carrefour tu iras à ta droite. Euhhh non gauche

Alan lui lance un regard critique

_ oui c'est à gauche. Pourquoi tu roule doucement nous serons en retard pour manger moi j'ai déjà faim

_ hummm c'est mieux que je ne parle pas, tu as ingurgité une bouteille de jus de 2 litres seule tu as mangé à toi seul tout une plaquette de chocolat tu m'as flatté avec deux carreaux c'est toujours toi qui a faim

Deborah est morte de rire, étonnée par l'exagération de son petit ami.

_ assiiaaa bébé. S'il te plaît accélère la maison est un peu reculé du quartier

_ ok

Il a accéléré en empruntant la voix à gauche au carrefour comme l'a indiqué Deby. 10 minutes après, elle lui a demandé de ralentir en lui pointant du doigt une toiture marron comme étant la maison familiale. Le portail de ladite maison est grandement ouvert, Alan est entré et a garé dans la cour aux côtés de deux autres voitures

_ oufff enfin, s'exclame Deby en sortant de la voiture.

Alan sort à son tour, il admire la devanture très belle et spacieuse de la maison

_ chéri vient m'aider

Il court au secours de Deby qui retire les sacs derrière la voiture qu'elle dépose. La porte s'ouvre une femme de la cinquantaine sort avec un grand sourire levant les bras vers Deby

_ Mon bébé est là, dit-elle.

Deby est allée se blottir dans ses bras comme un bébé qui venait de voir sa mère et lui réclame le seins. Sa mère la touche partout comme pour vérifier si tous ses membres sont en place, c'est drôle

_ je vais bien maman arrête

_ tu as tellement grandit, regarde comment tu as déjà les rondeurs ma fille tu vis bien apparemment

_ on peut dire.

Un monsieur sort, très nerveux. Alan le remarque, c'est le père de Deby, il l'a plusieurs fois vu sur les photos. Le voir en vrai est différent, il a une grosse moustache qui recouvre presque sa bouche et alors sa taille, il est bien grand tout comme lui. Son visage laisse entrevoir les rides qui forcent la voix on dirait des veines géantes. Alan frémit de peur. Il embrasse sa fille et lui tire les joues comme une gamine, elle rit à gorge déployée. On pourrait croire qu'ils ont fait des années sans voir leur fille alors qu'il y a encore quelques mois elle était ici pour les fêtes. Alan est gêné, il semblerait qu'il a été oublié, il tousse exprès pour attirer l'attention Deby vient lui prendre la main et l'entraîner devant ses parents. C'est toute souriante qu'elle dit

_ Papa, maman je vous présente Alan PRISO. Mon petit ami. Alan tu as ici ma mère Adèle BELLA et mon père monsieur Charles BELLA

_ je suis ravi de faire votre connaissance, dit Alan perturbé par le regard imposant de monsieur BELLA, il ne sait pas s'il doit tendre la main ou ne rien faire. Heureusement que sa femme à répliquer

_ soit la bienvenue chez nous Alan. Tu peux m'appeler maman

_ merci maman c'est gentil, répondit Alan et en se tournant vers Monsieur Charles pour écouter ce qu'il va ajouter

_ bienvenu dans ma modeste demeure Priso. Tu m'appelles Monsieur BELLA c'est mieux

Alan acquiesce d' un sourire ironique. Pour lui ça commence très mal, son stress redouble de volume. Ensuite vint Aurelle sa sœur qui tombe dans les bras de Deby après un long câlin elle vient embrasser Alan en le taquinant comme elle aime le faire. Arnaud sort à son tour, une bise à sa sœur il va ensuite prendre Alan dans ses bras en déclarant

_ mon beau frère toujours aussi bien sapé hahahaha

_ ton beau frère comment ? Demanda son père, les mots ont un sens quand tu dis beau frère on a l'impression qu'ils sont mariés

_ ah non papa vu qu'ils vivent....

Deby lui coupa directement la parole

_ c'est bon Arnaud a compris, en lui faisant des signes des yeux qu'il a tout de suite compris

_ je t'ai déjà dit que quand quelqu'un parle on ne lui coupe pas la parole, dit Charles à Deby. Se tournant vers son fils il ajouta, tu disais qu'ils vivent quoi fiston

_ euhhh je voulais dire qu'ils vivent un grand amour depuis plusieurs mois donc je me permets de l'appeler mon beau frère

_ ok c'est toi qui vois.

_ allons à l'intérieur, dit maman Adèle. Arnaud aide Alan à porter les sacs.

Ce qu'il fait en bavardant déjà. Tant dis que Déborah est accrochée au bras de sa sœur déjà prête à se raconter des histoires qui les concernent.

Chapitre 3

Alan trouve l'accueil très chaleureux dans sa belle famille, mise à part le côté froid de son beau-père, il reflète exactement ce qu'a décrit Deby il y a quelques jours où ils parlaient d'eux. D'un côté il se dit que c'est normal avec la carrière militaire qu'il a fait toute sa vie, et aussi en temps que père au premier contact avec son gendre ce n'est pas souvent facile. D'un autre côté, il craint que cet homme aux allures d'un rambo ne se ramollisse facilement. Il faudra qu'il se donne à fond et fasse bonne impression pour pouvoir gagner son cœur et pourquoi pas sa confiance.

Quand ils sont entrés dans le grand salon de monsieur BELLA, Alan a tout de suite porté son regard sur les multiples photos au murs, on se croirait dans une galerie. Il pouvait remarquer des photos avec le président de la République, des différents ministres en particulier celui de la sûreté nationale. Il a remarqué aussi une autre où ils sont plusieurs avec leurs uniformes, ils semblaient être dans un champ de bataille et après Victoire ils ont pris une photo en souvenir. Alan se rapproche du cadre photo pour mieux distinguer son beau père des autres. Une main se pose sur son épaule il lève la tête et sourit à Monsieur BELLA

_ j'essayais de vous repérer sur la photo, dit Alan avec une voix féminine comme s'il avait peur d'être réprimandé

_ ici c'était à kousseri on s'apprêtait à revenir en ville après avoir passé un long et difficile mois entre le Tchad et le Cameroun. Ça remonte à plusieurs années quand j'effectuais encore sur le terrain. Tu as pu me repérer?

_ euhhh, bégaie Alan en rapprochant son visage de la photo très pressé de le repérer et peut être gagner un point d'après lui. Mais c'est difficile parce que la photo est très vieille et tous ont des casques, même tenues et même taille. << Je n'y arrive pas vous vous ressemblez tous >> dis Alan avec un sourire flatteur qui n'a pas du tout plu à monsieur BELLA.

_ dommage, dit Charles de façon désolante en lui tapotant l'épaule avant de s'éloigner. Alan est resté là pour encore essayer de le reconnaître. Deby est arrivée

_ tu fais quoi ?

_ ton père est ou parmis ses hommes

_ celui derrière avec une arme, réponds Deby en le pointant du doigt

_ ah oui je suis passé à côté pffff. J'ai déjà perdu un point

_ tu parles de quel point ?

_ Non rien ça va. Ton père a beaucoup de photos, waouhhh je suis impressionné

_ viens on va ranger nos affaires tu vas voir les photos après

Elle lui a pris la main et l'a entraîné dans un couloir qui mène aux chambres. Elle a ouvert la porte de la deuxième pièce.

_ c'est ici ma chambre, dis Deby

_ elle est belle.

Il parcourt la chambre du regard, sa valise est posée au sol, mais pas la sienne

_ ma valise est où ?

_ je ne sais pas. Tu ne crois quand même pas que tu vas dormir avec moi

_ ah ça je le sais déjà. Hummm

Il s'approche de la fenêtre qui donne à l'arrière de la maison. Une vieille voiture y est avec quelques chaises et des appareils

_ c'est ici que vous allez faire le toquer porte ?

_ pas derrière mais devant. C'est plus grand et propre. On va mettre les voitures dehors

_ d'accord.

Deby défait sa valise et classe ses vêtements dans l'armoire. Son père arrive

_ ah monsieur Priso vous êtes ici

Alan se redresse directement comme un poteau. Il griffonne quelques mots nonchalamment

_ euhh je ne sais pas où Arnaud a mis ma valise

_ viens avec moi.

Alan le suit tout en regardant sa copine, elle lui sourit comme pour le rassurer. Alan suit Charles dans le couloir il ouvre la dernière porte ou se trouve sa valise et d'autres affaires, à vue d'œil la chambre est déjà occupée

_ ta valise est là, dit Charles en le faisant entrer

_ d'accord. Euhhhh c'est la chambre de qui s'il vous plaît juste pour savoir avec qui je vais la partager

_ tu ne croyais tout de même pas que je vais te laisser dormir avec ma fille sous mon toit

_' non non monsieur c'est tout à fait normal qu'on fasse chambre à part, d'ailleurs même on l'a toujours fait et même en ville et...

_ tu partage ta chambre avec Arnaud, lui coupa Charles, qui le trouve très bavard

_ d'accord merci

_ bien. Je te laisse t'installer nous mangerons dans quelques minutes

Il sort et ferme la porte. Alan observe la grande chambre qui semble plus masculine que celle de Deby. Elle est très simple et les murs sont majoritairement couverte de blanc et de beige, ce qui laisse croire que le propriétaire des lieux est ancré sur la propreté. Le plafond aussi est peint en blanc un blanc plus clair facile à répérer dans l'obscurité, on peut y apercevoir des petits boules lumineuses dissimuler dans les coins des murs, sûrement pour embellir la pièce lorsqu'il fait nuit. Alan sourit, il aime déjà cette garçonnière. Il va prendre sa valise et sortir ses vêtements, il n'oublie pas de prendre la boîte de bague qu'il ouvre à nouveau pour se rassurer qu'elle est bien là. La porte s'ouvre, il la cache brusquement dans la poche de sa valise. Arnaud entre et se jette sur le lit

_ déjà installé ? Cria-t-il

_ pas encore. J'admirais ta chambre elle est belle mais je m'attendais à plus de photos de boys, de Yorobo arafat et tout tu vois

_ ahahahahahahaha mon frère on grandit on change. Si tu étais venu ici il y a 5 ans, crois moi que tu aurais découvert les photos les plus imaginables de ta vie. Quand j'ai déménagé j'ai tout enlevé.

_ j'imagine. Ton père te laissait accrocher tout ça sur son mur ?

_ oui et non. Je cachais. Bon, il était tout le temps en déplacement et je fermais ma chambre à clé. Les doubles des clés qui étaient en sa possession j'avais volé et jeter voilà

_ hahahahahaha tu devais être un cas, dit Alan et vidant sa valise de ses chaussures

_ il faut souvent ça pour garder son intimité. Et je te dis alors que j'ai été obligé de peindre la chambre après mon départ à mes frais

_ hahahaha je comprends pourquoi elle brille.

_ ouais c'était ça ou les problèmes. Bon maintenant je suis un homme je viens ici de temps en temps ou quand il y a des cérémonies comme celles-ci. Même si malgré mes 30 ans il me prend toujours pour un gamin c'est frustrant

_ ah ça. Devant ses parents nous sommes toujours des enfants. Tu es arrivé quand ?

_ hier soir. J'avais beaucoup à faire sinon je serais venu plutôt

_ ok.

La porte s'ouvre sur Deby qui s'est changée, elle porte une robe droite qui lui arrive au genoux.

_ bébé tu n'as pas fini, dit-elle en allant se coller à Alan

_ si si j'ai presque fini

_ je peux t'aider donne moi ta valise

_ non, dit Alan en fuyant presque avec sa valise. Il ne faut en aucun cas qu'elle découvre sa bague bien cachée à l'intérieur

_ ok dépêche toi alors on va je te fais visiter la maison, se tournant vers son frère elle ajouta, mais tu as failli me griller tout à l'heure hein. Mince tu imagines si papa découvre qu'on vit ensemble il va me pendre

_ hahahaha je ne savais pas qu'il n'était pas au courant désolé. Heureusement que tu m'as coupé

_ tu parles j'ai eu chaud.

_ c'est si grave que ça ? Demanda Alan en déposant la valise dans un coin de la chambre

_ c'est très grave. Hummm les règles de cet homme ne sont pas à défier pardon je ne veux pas être renié. Si tu as fini on sort

_ ok

Ils sont sortis, au passage Deby lui présente d'autres pièces de la maison << ici ce sont les toilettes, il y en a pas dans toutes les chambres, cette porte est la chambre de Aurelle >> dit-elle en lui montrant une pièce au couloir, ils sont arrivés à la cuisine ou maman Adèle s'attelle à servir le repas qu'ils vont partager tout à l'heure. Ils empruntent la deuxième porte de la cuisine qui mène derrière la concession. Alan revoit les matériaux qu'il a eu à voir lorsqu'il se tenait devant la fenêtre de la chambre de Deby. Accroché à son bras, Deborah lui raconte tous les moments heureux et aussi malheureux qu'elle a eu a passé dans ses lieux. Une cage attire l'attention de Alan, il se dirige vers elle.

_ c'est le chien lui dit Deby

_ ah oui tu m'avais dit que vous avez un chien. Il est méchant?

_ oui méchant et stupide je ne l'aime pas

_ hahahaha mais pourquoi tu dis qu'il est stupide

_ il ne me connais pas depuis qu'il est arrivé ici il était tout petit jusqu'à présent il ne me connais pas. Mon père l'a dressé de telle sorte qu'il le connaisse uniquement. Un sale berger allemand

_ hahahaha calme toi. Il s'appelle comment?

_ medors

_ c'est bizarre comme nom. Je suis sur que ça vient de toi

_ c'est mieux que Moly pour une chatte

Ils éclatent de rire. Aurelle arrive, elle s'est aussi changée et est très bien vêtue dans son ensemble pagne assorti au foulards qu'elle a noué à la façon nigérienne.

_ ikiiiiiiii ma sœur tu es belle, lui dit Deby en allant l'embrasser et toucher son foulard

_ merci. Mon chéri va arriver d'un moment à l'autre

_ hummm le cœur de quelqu'un. Mon beau même même.

Se tournant vers Alan elle ajouta

_ bébé tu n'as pas encore rencontré Roland n'est pas

_ euhh non juste sur les photos de aurelle plus précisément ses statuts

_ c'est ça tu étais obligé de préciser alors, lui répond aurelle en lui tirant la langue.

_ ehh les enfants venez déjà vous installer, cria maman Adèle sortir de la cuisine.

Les enfants se sont tous réunis au salon, tout en discutant ils attendaient l'arrivée de Roland pour commencer à manger. Alan sent le regard pesant de monsieur Charles BELLA sur lui, il est gêné et stressé. Pourquoi ce regard si imposant ? se demande-t-il. Le bruit d'un moteur de véhicule se fit entendre dehors, Aurelle sortit en courant et se jeta dans les bras de cet homme grand aux yeux très noirs, une apparence très responsable. Il porte un ensemble assorti à celui de sa fiancée. Roland tient une bouteille de champagne en main qu'il offre à son beau père

_ ah merci beaucoup Roland. Tu connais mes goûts.

Alan se sent petit devant cet homme de la trentaine passé, visiblement assez sûr de lui. Il suffit de voir la voiture qu'il conduit pour comprendre qu'il en a plein les poches. Il salue tout le monde, pas besoin de lui présenter Alan, il l'a reconnu et le salue humblement.

_ eh bien passons à table, dit Adèle.

Ils sont tous assis, monsieur Charles BELLA au bout de la table, suivi à sa droite de son épouse et ensuite de Aurelle et Roland, Arnaud occupe sa gauche suivi de Deby et Alan. Les assiettes sur la table sont couvertes par des plastiques fins. Maman Adèle se charge de les enlever.

_ bon j'ai fais deux repas, l'un c'est notre repas traditionnel c'est avec ça que nous accueillons d'habitude nos invités et l'autre c'est un repas commun j'espère qu'ils vous plaira

Alan découvre le plan traditionnel, il se crispe sur sa chaise, c'est l'un des repas qui lui donne des remontées gastriques atroces. Deby remarque sa gêne et tente de lui venir en aide

_ euhhh maman Alan ne mange pas ça il va se contenter de l'autre repas

_ ah bon ? Dis monsieur Charles, tu ne mange pas ça PRISO

_ si si monsieur je vais manger c'est juste que je ne suis pas habitué

_ mais non bébé ça te dérange souvent

_ ça va aller, continu Alan en souriant

_ voilà qui est dit. Un homme ça doit tout manger je dis bien tout, dit monsieur Charles

_ il ya pas de problème Alan si tu ne peux pas manger, ajouta maman Adèle

_ non il va manger comme tout le monde, répliqua Charles déjà très nerveux. On ne trie pas la nourriture chez moi

_ bien entendu monsieur, répondit Alan

_ comme j'ai dis un homme ça doit tout manger, continua Charles. Je me rappelle nous étions à une mission dans une brousse je ne sais plus où nous mangions des lézards braisés

_ ohh papa, dit Deby en fronçant le visage tant dis que Arnaud et Roland sont mort de rire

_ eh oui oui c'est une vérité même les chenilles passaient dans nos bouches, c'est ça hein quand tu est un homme tu dois tout avaler. D'ailleurs tout animal est comestibles

_ si j'arrive ici et je revois plus medors je saurai où il se trouve, dit Aurelle ce qui provoque un rire.

Ils se sont servi, aurelle a tenu à faire une brève prière de bénédiction. Ensuite ils ont commencé à manger. Alan force à avaler le contenu de son plat, au moins pour la première fois qu'il arrive chez ses beaux parents ça serait maladroit de ne pas manger le repas traditionnel faites par les mains benites de la femme de maison. Un silence de quelques minutes s'installe, jusqu'à ce que Charles décide de le briser

_ dis moi Alan PRISO tu fais quoi dans la vie ...?

_ je suis euuuhh je suis professeur de lycée

_ humm professeur tu enseignes qu'elle matière

_ la langue française, tout ce qui concerne le français

_ d'accord. Quelle classe ?

_ pour le moment je tiens les classes de 3e et 4e.

Il marque une pause, voyant le regard de Charles en attente d'une suite, Alan ajoute

_ je compte évoluer d'ici peu

_ ou bien régresser genre 6e

_ l'essentiel c'est qu'il enseigne n'est pas papa, dis Deby pour venir au secours de son petit ami qu'elle sent déjà prise entre les griffes de son père

_ oui ma fille mais peut faire mieux.

_ pour toi mieux c'est quoi ? Lui demanda Aurelle

_ professeur d'université c'est mieux. Ou encore donner cours dans les classes d'examens.

_ la 3e c'est une classe de quoi ? Demanda Deby qui a reçu comme réponse le regard effrayant de son père, elle s'est tue.

_ je ne sais pas Priso si tu sais que Roland est avocat. Demanda Charles

_ oui monsieur je le sais, balbutia Alan avec un peu de nourriture dans la bouche qu'il s'est efforcé d'avaler avant de répondre

_ avocat au barreau du Cameroun tu sais ce que ça veut dire j'espère

_ bien sûr qu'il le sait papa, intervient Deby

_ Deby c'est la dernière fois que tu me réponds quand je m'adresse à Priso. Es ce que c'est trop te demander de la fermer ou bien ton petit ami ne peut pas s'exprimer

_ désolée papa, dis Deby en regardant sa mère avec des yeux qui réclament son aide. Celle-ci comprends ce regard et décida d'intervenir

_ chéri laisse les enfants manger après vous allez discuter au salon devant cette bouteille de champagne que Roland vous a ramené. D'ailleurs je l'ai mise au frais.

Deby lui a souri en signe de remerciement. Monsieur Charles a changé de sujet et ils ont discuté du toquer porte et de l'organisation de leurs noces de perles. Après le repas, ils se sont assis au Salon chacun auprès de son partenaire, sauf Arnaud qui se retrouve seul. Alan commence à avoir mal au ventre, il est très mal à l'aise et n'écoute plus la conversation des autres, son ventre boue, ça gazouille à l'intérieur il ne tient plus assis et se lève pour filer aux toilettes au couloir. C'est ce désagrément qu'il voulait éviter car ayant un ventre délicat il a des restrictions sur certains repas. Ça va dans les sens aux toilettes, il transpire comme une femme en salle d'accouchement qui pousse ses dernières minutes pour enfin faire sortir son bébé. Alan est épuisé, il respire à fond mais reste assis, car il sait que ce n'est pas fini. Après quelques minutes de repos son ventre recommence à s'enflammer, il se suit après une bataille entre lui et ses excréments qui sortent de partout et en désordre. On dirait qu'il vient de perdre des kilos. Lorsqu'il eut enfin fini, il prit une lingette pour se nettoyer, il en fallait plus à cause des dégâts causés par les jets d' excréments sur ses parties génitales. Une autre lingerie à servi à s'éponger le front déjà humide par le travail qu'il vient d'effectuer. Quand il finit il tira la chasse, aucune goutte d'eau ne fit son apparition, il tira une deuxième fois toujours rien.

_ oh merde ! S'exclama-t-il.

Il regarde autour de lui, aucun sceau ne contient de l'eau. < Fais chier>>, cria-t-il. Son téléphone n'est pas avec lui pour appeler Deby. Il n'a pas le choix que de sortir et aller l'appeler au secours. Pas de chance elle n'est plus au salon, il l'a retrouve dehors avec sa sœur, Arnaud et roland il l'appelle et elle se précipite vers lui le voyant angoissé

_ oui c'est quoi , lui demanda-t-elle

_ apparemment il ya pas de L'eau aux toilettes

_ ah oui il ya quelques soucis avec cette douche l'eau ne passe pas je croyais que.papa avait déjà arrangé. Tu as besoin d'eau ?

_ oui c'est urgent j'ai fais une énorme commission

_ hahahaha je t'avais demandé de ne pas manger tu ne m'a pas écouté

_ je voulais faire plaisir à ta mère. Aide moi vite

_ ok

Au moment de vouloir regagner l'intérieur monsieur Charles sorti en grognant haut et fort

_ mais qui m'a rempli les toilettes sans verser de l'eau. Merde ça pue la dedans.

Alan regarde Deby, Deby regarde Alan. Ils ont tous compris qui était responsable.

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