Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > LA BEAUTÉ DU MAL
LA BEAUTÉ DU MAL

LA BEAUTÉ DU MAL

Auteur:: WILL WRITING
Genre: Moderne
Quel est donc cet esprit de ténèbres, homme, serpent ou dragon, qui plane à tous les horizons du passé ? Dans le ciel, il blasphème et se bat avec les anges ; sur la terre, il se sert de l'homme « comme d'un cheval qu'il pique et monte à sa volonté ; » il l'afflige, le tourmente, l'excite au péché, et, dans l'abîme, il le punit d'avoir péché. Il habite, avec les juifs, les carrefours tortueux des villes sombres du moyen-âge ; il se perche, comme les hiboux, sur les toits aigus des couvens, se glisse, la nuit, dans la cellule des nonnes, et va voler pour les magiciens des hosties dans les calices, des os dans les cercueils. Les saints en ont peur, Dieu s'en défie. Le grimoire enseigne comment on l'évoque, le rituel comment on le chasse. L'église le maudit, la sorcellerie l'adore. Cet esprit de ténèbres, c'est le démon de la théologie, le diable du conte monacal et de la tradition populaire. Le moyen-âge avait trop peur du diable pour en parler raisonnablement. Pour nous, qui ne sommes ni obsédés, ni possédés (et c'est sans doute, hélas ! le seul avantage que nous ayons sur les moines et sur les saints), nous trouverons peut-être quelque intérêt à faire apparaître Satan, non pour lui demander, comme les sorciers, le bonheur, la science, l'amour sans inquiétude et sans larmes, tout ce que l'homme poursuit sans l'atteindre, mais simplement pour le prier de nous conter son histoire, histoire multiple et difficile, qui remonte à la source même des jours, sombre biographie d'un fantôme qu'il faut reconstituer d'après des rêves. Il s'agit d'une biographie, éclaircissons d'abord le mystère des origines. L'Écriture, qui parle souvent du diable, ne dit pas quand et pourquoi l'auteur des choses l'a tiré du néant. Dieu, qui le nomme et le maudit par la voix de ses prophètes, se tait sur son âge ; mais, quand Dieu se tait, l'homme veut deviner encore. Aux premiers siècles de l'église, le manichéen Bardesanes, s'inspirant des traditions du dualisme, élève le diable jusqu'à l'idée de cause, et il en fait une sorte d'être en soi qu'il oppose au principe du bien. Priscillien le fait naître du chaos et des ténèbres ; Tatien, d'un rayon de la matière et de la méchanceté. Dans la Judée, au temps de saint Jérôme, les uns lui donnent pour père Léviathan, le grand dragon de la mer ; les autres le chef des anges qui s'unirent avec les filles des hommes avant le déluge. Selon saint Augustin, Dieu aurait créé les bons et les mauvais esprits comme un poète qui, pour relever les beautés de son œuvre, y sème les antithèses ; cependant, si grandes que soient l'autorité de l'évêque d'Hippone et sa pénétration dans ce qui touche les mystères, il est peu probable que l'éternel artiste qui a fait ce monde y ait introduit le mal par une fantaisie de rhéteur. Selon la tradition dogmatique, Satan et ses anges, innocents et purs dans l'origine, appartenaient à cette classe d'intelligences supérieures qui étaient comme les prémices de la création. Ils habitaient les régions de la lumière et de la sérénité, et Dieu les avait initiés aux secrets de sa sagesse, mais ils ne tardèrent point à déchoir de leur rang suprême en cédant aux inspirations d'une volonté mauvaise. Ils tombèrent par l'orgueil et la concupiscence : par l'orgueil, en cherchant à s'élever d'eux-mêmes, et sans le secours de la grâce, à l'éternelle béatitude, en disputant à Dieu la souveraine puissance, en lui refusant, comme des vassaux révoltés, l'acte de foi et d'hommage. Ils tombèrent par la concupiscence en demandant aux filles des hommes des caresses et des voluptés que de purs esprits ne doivent pas connaître. Dieu, pour les punir, les bannit de sa présence en les maudissant, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel, comme le dit saint Jean. Le diable, ainsi que l'homme, n'est donc qu'une créature déchue. A dater de sa chute, il commence sur la terre une vie nouvelle et désolée, et dans le séjour de son éternel exil, il s'enveloppe de tant d'ombre et de mystère, que, malgré ses fréquentes apparitions et les nombreux témoignages de ceux qui l'ont vu, il est presque impossible de donner de sa personne un signalement exact. Est-ce une intelligence servie par des organes ? Est-ce un corps ou un esprit ? Ce n'est pas un esprit, car, suivant la définition de l'école, un esprit, c'est ce que l'œil ne peut voir, ce que l'oreille ne peut entendre. Or, on voit le diable, on l'entend, il parle. Ce n'est pas un corps, car on ne peut le saisir sous une forme tangible, et il franchit les distances avec la rapidité de la pensée. C'est un être indéfinissable.

Chapitre 1

Quel est donc cet esprit de ténèbres, homme, serpent ou dragon, qui plane à tous les horizons du passé ? Dans le ciel, il blasphème et se bat avec les anges ; sur la terre, il se sert de l'homme « comme d'un cheval qu'il pique et monte à sa volonté ; » il l'afflige, le tourmente, l'excite au péché, et, dans l'abîme, il le punit d'avoir péché.

Il habite, avec les juifs, les carrefours tortueux des villes sombres du moyen-âge ; il se perche, comme les hiboux, sur les toits aigus des couvens, se glisse, la nuit, dans la cellule des nonnes, et va voler pour les magiciens des hosties dans les calices, des os dans les cercueils. Les saints en ont peur, Dieu s'en défie. Le grimoire enseigne comment on l'évoque, le rituel comment on le chasse. L'église le maudit, la sorcellerie l'adore. Cet esprit de ténèbres, c'est le démon de la théologie, le diable du conte monacal et de la tradition populaire. Le moyen-âge avait trop peur du diable pour en parler raisonnablement.

Pour nous, qui ne sommes ni obsédés, ni possédés (et c'est sans doute, hélas ! le seul avantage que nous ayons sur les moines et sur les saints), nous trouverons peut-être quelque intérêt à faire apparaître Satan, non pour lui demander, comme les sorciers, le bonheur, la science, l'amour sans inquiétude et sans larmes, tout ce que l'homme poursuit sans l'atteindre, mais simplement pour le prier de nous conter son histoire, histoire multiple et difficile, qui remonte à la source même des jours, sombre biographie d'un fantôme qu'il faut reconstituer d'après des rêves. Il s'agit d'une biographie, éclaircissons d'abord le mystère des origines.

L'Écriture, qui parle souvent du diable, ne dit pas quand et pourquoi l'auteur des choses l'a tiré du néant. Dieu, qui le nomme et le maudit par la voix de ses prophètes, se tait sur son âge ; mais, quand Dieu se tait, l'homme veut deviner encore. Aux premiers siècles de l'église, le manichéen Bardesanes, s'inspirant des traditions du dualisme, élève le diable jusqu'à l'idée de cause, et il en fait une sorte d'être en soi qu'il oppose au principe du bien. Priscillien le fait naître du chaos et des ténèbres ; Tatien, d'un rayon de la matière et de la méchanceté. Dans la Judée, au temps de saint Jérôme, les uns lui donnent pour père Léviathan, le grand dragon de la mer ; les autres le chef des anges qui s'unirent avec les filles des hommes avant le déluge. Selon saint Augustin, Dieu aurait créé les bons et les mauvais esprits comme un poète qui, pour relever les beautés de son œuvre, y sème les antithèses ; cependant, si grandes que soient l'autorité de l'évêque d'Hippone et sa pénétration dans ce qui touche les mystères, il est peu probable que l'éternel artiste qui a fait ce monde y ait introduit le mal par une fantaisie de rhéteur. Selon la tradition dogmatique, Satan et ses anges, innocents et purs dans l'origine, appartenaient à cette classe d'intelligences supérieures qui étaient comme les prémices de la création. Ils habitaient les régions de la lumière et de la sérénité, et Dieu les avait initiés aux secrets de sa sagesse, mais ils ne tardèrent point à déchoir de leur rang suprême en cédant aux inspirations d'une volonté mauvaise.

Ils tombèrent par l'orgueil et la concupiscence : par l'orgueil, en cherchant à s'élever d'eux-mêmes, et sans le secours de la grâce, à l'éternelle béatitude, en disputant à Dieu la souveraine puissance, en lui refusant, comme des vassaux révoltés, l'acte de foi et d'hommage. Ils tombèrent par la concupiscence en demandant aux filles des hommes des caresses et des voluptés que de purs esprits ne doivent pas connaître. Dieu, pour les punir, les bannit de sa présence en les maudissant, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel, comme le dit saint Jean.

Le diable, ainsi que l'homme, n'est donc qu'une créature déchue. A dater de sa chute, il commence sur la terre une vie nouvelle et désolée, et dans le séjour de son éternel exil, il s'enveloppe de tant d'ombre et de mystère, que, malgré ses fréquentes apparitions et les nombreux témoignages de ceux qui l'ont vu, il est presque impossible de donner de sa personne un signalement exact. Est-ce une intelligence servie par des organes ? Est-ce un corps ou un esprit ? Ce n'est pas un esprit, car, suivant la définition de l'école, un esprit, c'est ce que l'œil ne peut voir, ce que l'oreille ne peut entendre. Or, on voit le diable, on l'entend, il parle. Ce n'est pas un corps, car on ne peut le saisir sous une forme tangible, et il franchit les distances avec la rapidité de la pensée. C'est un être indéfinissable

Dans les ombrages et les replis de sa nature ténébreuse, Satan n'échappe pas moins à l'analyse que dans ses transformations extérieures. Les jours passent, les années s'accumulent ; tout change ; l'homme même se tourne vers le bien, dans les derniers jours, par impuissance du mal peut-être, mais qu'importe ? Satan seul persiste dans son immuable perversité. Il voudrait se consoler de ses remords par les joies que les méchans cherchent dans le mal, et ces joies perverses ne laissent en lui que l'amertume du passé et l'effroi de l'avenir. Il est envieux, orgueilleux, impur, et sa haine contre l'homme est si profonde, qu'on l'a entendu dire un jour qu'il aimait mieux retourner en enfer avec l'âme d'un damné que de remonter au ciel dans sa félicité première.

En réalité la Bible ne décrit pas avec exactitude l'apparence de Satan ou de certains démons. Mais nous avons quelques indices. Plus que l'apparence réelle du Diable, la Bible nous demande surtout de nous méfier des fausses apparences dont il est à l'origine.

Les princes des ténèbres n'ont pas une, mais plusieurs apparences et sexes généralement appelés Baals et Astartés (ils peuvent prendre une apparence masculine ou féminine), reconnus par les hommes comme divins pourtant ils sont des démons des créatures du mal qui n'ont aucune part avec Dieu).

La seule indication réelle, concernant le physique de Satan post chute, que j'ai trouvé dans la Bible se trouve dans l'Apocalypse où il est désigné comme étant un « dragon » et un « serpent ». Mais que se passera t'il si le diable revêtait une forme humaine, s'installait sur la terre dans une belle petite ville africaine et finissait par tomber amoureux d'une charmante jeune demoiselle au cœur pur qui ne demandait qu'à mener une vie paisible loin des problèmes du monde dans lequel elle était résidente ?

Tout avait commencé un soir de grandes vacances après une journée des plus pluvieuses où l'air était presque glaciale. J'étais tenue au bord de la route recouverte d'un long manteau qui recouvrait entièrement ma robe mi courte mi longue ainsi que mon tee-shirt noir aux effigies de la douane camerounaise dans laquelle j'exerçais depuis déjà plusieurs années ; j'étais là à attendre le taxi qui aura la gentillesse de me déposer chez moi après une journée de travail des plus pénibles. Ça faisait déjà une bonne dizaine de minutes que j'étais là, scotchée au bord de la route quand soudain en une fraction de seconde les nuages passèrent du bleu éclatant qu'ils avaient revêtus depuis quelques minutes déjà à un noir brouillant et effrayant. La nature s'agitait, les papiers volaient dans tous les sens. La pluie annonçait son arrivée à grande pompe.

- Ah non pas encore la pluie ! Murmurais je décidément agacé par cette pluie qui apparemment ne voulait plus finir.

Il avait énormément plu durant cette journée et je me réjouissais déjà qu'elle se soit enfin calmé pour me permettre de regagner mon domicile paisiblement.

Mais hélas ! Comme en colère contre mon juron, il se mit à pleuvoir abondamment ne me laissant pratiquement pas le temps de me trouver un abri sûr.

- Oh non mes affaires vont se mouiller ! Criais je à moi même en regardant autour de moi s'il n'y avait pas un endroit où je pourrai me tenir à l'abri de cette pluie colérique.

Aucune voie d'échappatoire. Il n'y avait aucun abri à proximité et le temps de rejoindre le premier endroit sûr je serai déjà entièrement mouillée et mon sac à main également. J'étais désespérée lorsque je me rendis compte que la pluie ne m'atteignait plus. Au dessus de ma tête j'avais une forme, un parapluie qui me protégeait des gouttes d'eau. Sans voix et heureuse, je m'étais alors retournée pour découvrir le visage de mon bienfaiteur ou de ma bienfaitrice.

- Il est toujours conseillé de marcher avec un parapluie en saison des pluies jolie demoiselle ou madame ?

- Mademoiselle ! Répondis je malgré moi.

Sa voix ! Il avait une voix douce, prenante et attirante, qui procurait une sensation de bien-être, très agréable à entendre ; rassurante je dirais même. Et ce parfum qui entourait sa présence ! Il était tout simplement envoûtant. Lorsque mon regard se posa sur le sien, je fus transportée dans un univers que je n'avais jamais exploré. J'avais perdu l'équilibre mais très vite il s'était empressé de m'attraper par les hanche avant que je ne tombes. Nous avions gardé cette même position à nous regarder dans les yeux avec les couleurs de l'amour, sa main toujours autour de mes hanches tandis que sa deuxième main tenait le parapluie qui nous servait d'abri pendant plusieurs seconde sans rien se dire avant qu'une voiture ne nous inonde d'eau se qui eut pour effet de nous faire rire au lieu de nous mettre en colère.

- On peut aller s'abriter dans ma voiture si tu veux bien ! Me proposa t'il gentiment après m'avoir redressé sur mes deux jambes.

- Désolé cher monsieur je ne peux accepter votre proposition car je ne vous cannait pas.

- Satanas ! Je m'appelle Satanas. Se présenta t'il instantanément.

- Comme Satan ? Lui demandais je presque effrayé.

- Oui comme Satan sauf que c'est Satanas

- Bizarre comme nom quoique ça sort de l'ordinaire. Ajoutais je.

- Les humains ont tous presque les mêmes nom : Jule/Julie André/Andrea Kevin/Kevine alors que je suis sûr d'être le seul à porter ce nom se qui me rend... différent et unique en mon genre.

- Tu semble être heureux de porter ce nom...

- Bien sûr que je suis très heureux d'avoir ce nom unique. Pour rien au monde je ne voudrais le changer. Il me convient et reflète parfaitement ma personnalité. On va dans ma voiture ? J'insiste mademoiselle...

- Maria !

- Pardon ?

- Mon nom. Je m'appelle Maria !

- Comme la mère de ce fils à Dieu ? Demanda t'il d'un ton gêné.

- Oui comme la mère du fils de Dieu. Et pour ton invitation c'est un oui. Je serai ravi que tu me dépose chez moi.

Il me conduisit dans sa voiture et après un bon moment sans rien se dire, il me demanda enfin où il devait me déposer et je lui indiquais mon domicile et il se chargea de m'y conduire dans un silence de cimetières. Une fois devant mon appartement, je lui avais proposé poliment de monter histoire de prendre un café et de se nettoyer avant de retourner chez lui et il accepta volontiers mon invitation.

Alors que nous étions entrain de siroter notre café, il me demanda :

- Dieu ! Tu crois en lui ?

- Bien sûr que je crois en Dieu ! Il est la solution à mes problèmes, mon père mon roi mon protecteur. Sa présence me rassure. Répondis je Tout en souriant sous le regard décontenancé de Satanas.

- Tu parles du lui avec beaucoup d'amour se qui m'amène à me demander si tu l'as déjà rencontré, si vous aviez discuté.

- Non personne n'a jamais rencontré Dieu directement mais auparavant Il parlait aux hommes, à ses prophètes et se sont ses hommes et femmes qui nous ont parlé de lui et qui nous ont permis de connaître un peu plus sur lui au travers de la sainte bible.

- La bible !

- La bible est porteuse de bonne nouvelle et d'espoir pour qui croit au père et au fils...

- Le fils ?

- Jésus Christ ! Il est le chemin et la vie, le rédempteur. Son nom est au dessus de tout autre nom et Dieu l'a établi comme étant la voie qui mène au royaume des cieux.

- Encore des discours dogmatiques ! J'en ai assez entendu sinon tu peux me parler plutôt de toi... je préfère m'intéresser à se qui est sous mes yeux qu'à un être donc l'existence n'est qu'un mythe. Lança t'il très posément.

- Dieu n'est pas un mythe ! Il existe vraiment. La preuve physique de son existence est le saint livre écrit par des hommes qui ont vécu des siècles avant nous. Mais bon je ne vais pas t'obliger à croire en lui.

- C'est rassurant ! Nous pouvons tous être des dieux si nous le voulons il suffit juste de corrompre un très grand nombre de personnes et les pousser à nous adorer et ainsi ils nous élèveront au rang d'un dieu. C'est une question de pragmatisme.

- Tu te rends compte de se que tu dis ?

- Je te dis juste se que tes croyances dogmatiques refusent d'accepter. Je peux être un dieu, je suis dieu !

Il semblait trop sûr de lui en disant tout cela alors pour ne pas plonger dans un débat sans fin j'avais décidé de changer tout simplement de sujet.

- Alors tu me parles de toi ?

- Si tu veux ! Moi c'est Satanas celui qui fut et qui sera aussi longtemps que le monde existera.

- Tu es plutôt du genre mystérieux apparemment. Si tu ne veux rien me dire sur toi sans souci je ne vais pas te brusquer.

- Tu ne me brusque pas. Je t'ai dit la vérité. J'aurai aimé discuter plus longtemps avec toi mais hélas je dois m'en aller. J'ai une affaire des plus importante à régler ce soir. Je passe te chercher demain après le boulot ?

- D'accord merci à demain 17h au même endroit.

Il était parti à la vitesse de l'éclair comme s'il venait tout juste de découvrir l'heure. J'étais restée seule dans mon appartement à repenser à cette soirée bizarre ; je dirais même très bizarre. J'avais hâte de revoir mon bel inconnu. Aussi incroyable que cela puisse paraître, son départ avait créé un très grand vide dans mon cœur. Il me manquait déjà beaucoup.

Chapitre 2

A mon réveil il était déjà 6h passé. J'avais dormi plus que d'habitude et je ne le regrettais pas après la journée difficile que j'avais traversé à la veille s'était bien mérité. Après mon rituel matinal, j'étais prête pour une nouvelle journée de travail. En dehors de mon patron qui me saoulait j'aimais vraiment mon travail. S'était tout pour moi depuis mon divorce.

En passant moi c'est Marie Salimata Diop, Je suis Ivoiro-Sénégalaise d'origine mais j'ai passé toute ma vie au Cameroun. Mon père, d'origine Ivoirienne était un jeune commerçant ambitieux lorsqu'il avait migré vers le Cameroun pour developper ses activités malheureusement tout ne s'etait pas passé comme il avait prévu raison pour laquelle il avait fini par s'installer dans ce pays où il avait fait la rencontre de ma mère, une belle sénégalaise quelques années plutard. Entre les deux s'était l'amour vrai et de cet amour j'étais née. J'étais leur enfant unique et même si j'aurai aimé avoir des frères et sœurs, j'étais heureuse car ils avaient été de formidables parents qui m'avaient offert tout l'amour du monde pour mon épanouissement.

Physiquement j'étais plutôt pas mal. Mon côté sénégalais avait pris le déçu faisant de moi une femme très élégante comme la plupart des femmes de ce pays. Ne dit-on pas que la femme sénégalaise est une grande séductrice. Qu'elle soit noire, brune ou basanée, elle demeure l'objet de multiples fantasmes. Et son arsenal de séduction est à la mesure de sa réputation. Alors ne soyez pas étonné de savoir que j'étais une très belle femme à la gestuelle sensuelle et totalement féministe. J'étais fier de mon teint noir ébène qui me rendait encore plus belle. J'avais été courtisé par plusieurs hommes dans mon entourage, j'avais même accepté certains jusqu'à finalement épousé l'un d'eux avec qui j'avais passé deux années avant que ses nombreuses infidélités ne me poussent à demander le divorce.

Ah oui j'étais une femme divorcée qui n'avait pas honte d'assumer son statut. J'étais une femme indépendante financièrement car ayant un très bon poste dans la douane de mon pays d'accueil et sur presque tous les plans même si comme toutes les femmes j'avais besoin d'un homme dans vie. Un homme qui me respecte, me comprend, me soutien et me traite comme l'être le plus important de sa vie. Les camerounais avaient la réputation d'être d'être des infidèles du moins s'était se que j'avais remarqué avec tous les hommes que j'avais rencontré au cour de ma vie pourtant je voulais d'un homme de ce pays car je les aimais bien. Je gardais donc l'espoir de rencontrer un jour mon prince charmant qui me fera des bébés car je n'avais pas encore eu le privilège d'enfanter. S'était d'ailleurs mon désir le plus profond. Donner la vie ! Quel privilège !

Ce matin en me rendant au boulot, il était là ! Santanas était devant mon appartement à bord de sa voiture. Lorsqu'il me vit il sortit rapidement de sa voiture et se rapproche de moi presqu'en courant au point où il faillit se faire mal.

- Je peux savoir se que celui qui fut et qui sera tant que le monde existera j'ai nommé Santanas fait devant mon appartement le matin alors que nous avons rendez vous ce soir à 17h ? Lui avais-je interrogé avant même qu'il ne dise un mot.

- C'est ta beauté qui me fait délirer ahahahah !

- Pardon ?

- Oh ! J'ai voulu te déposer au travail pour t'empêcher de souffrir pour trouver un taxi. Et vu l'allure de ce matin je crois que j'ai très bien fait car il n'y a pas beaucoup de taxi depuis que j'ai garé ici.

- Depuis ? Ça fait combien de temps que tu es là ?

- Environ deux heures de temps. Je suis ici depuis 6h du matin ne sachant pas à l'heure que tu te rends au travail.

- Waouh ! Quelle belle attention que tu me portes là. Merci beaucoup mais tu n'aurais pas dû. Je ne veux pas être une charge pour toi. Je sais très bien me débrouiller toute seule. Lui répondis je calmement et à la place il m'avait offert un très beau sourire avant d'ouvrir la portière avant côté passager de sa voiture.

- Ça ne me dérange pas et ça ne me dérangera jamais de prendre soin de toi. Tu mérite d'être traitée comme une reine et tant que je serais prêt de toi, jamais tu ne souffriras et personne ne te fera de mal. Je t'en fais la promesse aujourd'hui.

- Si tu le dis j'accepte que tu sois mon protecteur. Répondis je en m'installant dans la voiture qu'il referma aussitôt avant de se dépêcher d'aller prendre le volant.

Durant le trajet nous avons parler de tout et de rien ! Je voyais en cet homme une personne spéciale qui avait les mots justes ; il me comprenait, ses conseils étaient pleines de sagesse et il donnait l'impression de tout connaître. On aurait dit qu'il avait vécu à travers toutes les époques.

- Mais c'est fou tout se que tu connais ! Lorsque tu parles l'on a l'impression que tu as vécu à ces époques. Lui lançais je impressionné par la manière qu'il avait de me conter un événement du passé.

- Qui sait ? Peut-être que j'ai vécu toutes ses époques. Nul ne peu réellement en connaître un autre donc ne te fis jamais aux apparences ma belle ! Répondît il avec insouciance

- Tu es entrain de me dire que je devrai me méfier de toi ?

Il se mit à sourire tout en fixant la route avant de me répondre :

- Même de toi même tu devrais te méfier. L'homme est changeant et la perfection humaine n'existe pas. Je sais ça parce que je peux pénétrer dans la tête de tous le monde... sauf toi ! Tu es particulière ; je n'arrive pas à déterminer se que ton cœur désire encore moins se que tu penses pourtant ça marche chez tout le monde. Qui es-tu ? Me demanda t'il après m'avoir fait toutes ses révélations.

- C'est à moi de répondre à cette question. Toi dis moi qui es-tu ?

- Mais je te l'ai déjà dit ! Je suis Satanas celui qui fut et qui sera aussi longtemps que le monde existera.

Je l'avais regardé un moment comme si j'étais face à un dégénéré mental avant d'éclater de rire. Mais pour qui il se prenait celui là avec ses grands airs ? Il parlait avec tellement d'assurance qu'il était possible de le croire.

- Arrête de délirer et t'inquiète pas je comprends que tu ne veuilles pas me répondre.

Un silence d'enfer régna dans la voiture un petit moment avant qu'il ne brise :

- Dis moi la chose que tu as toujours voulu faire sans jamais avoir l'occasion.

- Euh... je ne sais pas ! Découvrir l'océan et m'y baigner. C'est la chose que je désire ardemment côté loisir. Et de ton côté ?

- J'ai déjà tout vécu, à vrai dire ma vie était devenue ennuyeuse car le monde était petit pour moi. J'ai vécu partout dans le monde, dans toutes les cultures, j'ai exploré les profondeurs de tous les océans, j'ai parcouru toutes les galaxies à la recherche de nouveaux plaisirs. En ce moment tu es la plus belle attraction de mon existence terrestre. Tu es la seule qui m'a vraiment marqué.

- Tu parles comme un dieu !

- Je suis un dieu ma belle !

Il m'avait déposé au travail et m'avait promis de passer me récupérer le soir après mon boulot avant de disparaître dans la ville avant même que je ne lui donnes l'heure à laquelle j'arrête le service. S'était un homme très mystérieux et il me plaisait déjà bien. Avec lui je me sentais forte, en confiance et en sécurité. Il jouait à la perfection son rôle de protecteur... du moins jusqu'ici.

Une fois au bureau, je fus accueillie par ma collègue qui m'attendait déjà. Jemima était une jeune musulmane très dynamique et soumise à sa religion. En plus d'être ma collègue de travail et de bureau, elle était également ma meilleure amie, celle chez qui je me confiais. S'était une femme honnête avec elle-même et avec son prochain qui savait faire la part des choses. Sa vision de la vie lui donnait toujours une longueur d'avance sur moi ; elle voyait toujours le mal arriver avant tout le monde se qui lui permettait d'avoir le temps de se préparer en conséquence. J'étais reconnaissante d'avoir une amie aussi exceptionnelle ! Son humour etait drôle mais beaucoup plus sensibilisateur.

- Hey ma belle !

- Bonjour Jemima ! Tu es très matinale aujourd'hui. Mais qu'est-ce qui s'est passé !?

- Ah ma chérie mon mari est encore en voyage donc au lieu de rester seule à la maison je préfère venir passer ma journée ici où il y'a beaucoup plus d'action.

- L'ennui quand tu nous tiens ! Ahahahahah !

- Ne te moque pas trop vite car j'ai une nouvelle qui va très certainement faire disparaître cet air moqueur que tu affiches en ce moment. Me prévint elle cette fois ci en souriant alors que j'avais cessé de rire.

- Devine qui est arrivé très tôt ce matin et a demandé à te voir ?

- Le chef ???

Ma question était plus une réponse car j'étais persuadée que ça ne pouvait être que lui.

- Bien sûr et depuis son arrivé il t'a déjà demandé à trois reprise. On dirait que quelqu'un a rêvé de toi cette nuit ma poupounette ! Ahahahahah !

- Il me veut quoi celui ? Demandais je avec gêne.

- Tu sais très bien se qu'il veut de toi poupounette ! Dieu t'a béni avec toutes ces formes ( en traçant les courbes de mon corps à l'aide de ses mains ) et monsieur a espoir d'en profiter un jour tu vois. Surtout depuis que tu es divorcée.

- Il peut toujours rêver celui là ! Jamais au grand jamais je n'accepterais d'être son vide couille ! Il l'a fait avec d'autres et ça a marcher mais avec moi il se mord les doigts.

- Houlala ma poupounette a du tempérament ! Non je kiff et je te soutiens ma sœur.

- Je sais mais d'où tu sors ce surnom ridicule ? C'est moche mon dieu !

- Ne dis pas ça ahahahah ça te va à merveille et crois moi c'est avec beaucoup de soin que j'ai sélectionné ce surnom parmis tant d'autres. Bref dépêche toi d'aller rejoindre ton patron adoré avant qu'il ne débarque ici pour me sermonner. Et surtout que Allah soit avec toi.

- Quel genre de adorer même. Murmurais je en quittant la pièce. En passant j'ai un truc de fou qui m'arrive depuis hier soir et j'ai hâte de tout te raconter. Ajoutais je après avoir fait demi tour.

- J'ai hâte de t'écouter ma poupounette adorée ! Hurla t'elle entre les bureaux. Cette fille était une vraie folle.

Dans le bureau de Monsieur Adolphe.

- Bonjour monsieur ! Jemima m'a fait comprendre que vous vouliez me voir.

- Ah oui oui Salimata j'ai réellement demandé après toi. Comment vas-tu ce matin ?

- Le travail se porte bien donc je ne peux qu'aller bien merci pour votre gentillesse monsieur !

- D'accord ! d'accord ! Je sais très bien que le travaille avance très bien mais c'est de toi dont je parlais. Comment toi tu vas côté privée ? Je sais que le divorce n'est pas une chose facile car notre corps n'arrive pas facilement à s'habituer au fait de passer des nuits sans un autre corps. Tu vois un peu de quoi je veux parler !

Il avait raison ! Se n'était pas du tout facile pour moi d'accepter que je vais dormir seule et me réveiller seule. Le mariage nous inculque des valeurs qui au fil du temps deviennent un mode de vie et lorsque nous les perdons, nous avons du mal à s'y remettre. Mais je me sentais obligée de lui mentir car je savais quelles étaient ses réelles intentions.

- Désolé de vous décevoir monsieur mais ça valait la peine de divorcer alors je l'ai fait et mon corps s'est très vite habitué au fait que j'étais désormais seule. Aujourd'hui je suis une femme plus forte pleine de vie avec des ambitions démesurées. En mon divorce j'ai découvert une autre moi et c'est mieux ainsi. Je n'ai besoin d'aucune chaleur masculine dans ma vie !

- Tu n'as pas dit ça !? Répliqua t'il presqu'en colère.

- Si si je l'ai dit : je n'ai besoin d'aucun homme dans ma vie car ils ont foutus le bordel dans celle ci dans le passé. Répondis je avec assurance.

- Tu sais très bien que tous les hommes ne sont pas comme ton idiot de mari !

- Mais tous sont des porcs !

Chapitre 3

Mon patron n'était rien d'autre qu'un gros porc ; je ne l'aimais pas, il le savait mais ça ne l'empêchait pas de continuer à croire qu'il pourrait être l'homme qui me ferait oublier mon mariage raté. Si seulement il pouvait savoir qu'il perdait son temps ! Après notre conversation qui ne fut pas du tout à son goût, il me congédia. Une fois de retour dans mon bureau, Jemima m'attendait déjà comme un chat qui attendait les miettes sous la table.

- Racontes moi ! Racontes moi oohh ! Ton patron adoré voulait quoi ? Demanda t'elle toute excitée.

- Ah ma sœur ! Je suis dépassée par ton chef. Il a espoir de me pécho un jour. Si seulement il pouvait savoir que bientôt je serais à un homme il allait très sûrement plonger dans la mère !

- Eh eh eh eh ! Tu parles de quoi ? Tu seras à quel homme ? Tu t'es remise avec l'idiot là ? Hummm tu me caches déjà les choses.

- Je ne te caches rien ! Et jamais je ne vais me remettre avec lui. Enfaite je l'ai connu hier soir sous la pluie. Il m'a protéger avec son parapluie et...

- Et madame s'est jetée dans ses bras sans vraiment savoir qui il est. Mais bon un peu de teneur mademoiselle Maria Salimata. Les hommes sont des monstres ; je répète encore les hommes sont tous des montres sauf mon Hamidou chouchou bien sûr !

- Tu peux être parfois chiante toi ! Tu ne le connais même pas alors ne le juge pas. C'est un homme mystérieux avec beaucoup d'humour en plus d'être doté d'une très grande intelligence. Il maîtrise tout dans tous les domaines. Crois moi ma chère que cet homme n'a rien en commun avec Mike ( mon ex mari ). Contrairement à lui il est posé, galant et trop sûr de lui ; il dégage une certaine assurance qui le rend plus charmant. De plus c'est un homme vraiment intelligent comme je te disais tantôt et quand je parle d'intelligent c'est qu'il connaît vraiment tout.

- S'il te plaît épargne moi ton bla-bla et dis moi se qu'il fait dans la vie !

- Lui ? Comment ça il fait quoi dans la vie ?

- Boulot ! Il gagne sa vie comment ? Insistait elle alors que j'essayais de fuir sa question.

- A vrai dire je ne sais pas. Il n'a pas voulu me dire. Mais ça se voit qu'il est vraiment riche. De plus il a une belle voiture et de beaux fringues. Répondis je avec les étoiles dans les yeux.

- Éloigne toi de lui ma belle ! Ce mec je ne le sens pas. Je préférai encore te voir avec monsieur Adolph qu'avec un homme qui cache sa vraie apparence pour te charmer. Car crois moi lorsque tu seras follement amoureuse de lui c'est seulement à ce moment que tu découvrira qui il est réellement. C'est pas parce que tu cherche l'amour que tu vas tomber désespérément sur le premier venu. Me conseilla t'elle comme elle avait toujours l'habitude.

- Mais arrête Jamima ! Tu ne le connais pas. Sur quel droit tu te permets d'émettre un jugement sur lui ? Je te le redis Satanas jusqu'ici m'a montré qu'il en faut la peine ! Répondis je tout en étant déjà énervée.

- Je suis ton amie et tu me connais très bien ! Tu sais que je n'ai pas besoin de fréquenter une personne pour savoir sa vraie nature. Comme avec ton ex mari je te dis encore que ce Satanas te fera souffrir. Je suis une musulmane très croyante et je ne juge personne. Tout se que je fais c'est de mettre mon amie en garde face à une situation. S'il te plaît Maria même si tu veux être avec lui, prends garde à toi. Protèges toi pour ne plus être la perdante. Tu as déjà beaucoup souffert comme ça et je ne veux plus te voir pleurer par amour !

Quelque part elle avait raison ! En amour je n'avais jamais été vraiment chanceuse. Je suis une chrétienne très croyante et dans ma vie je n'avais connu que deux hommes : mon premier m'avait quitté après que je lui ai refusé le sexe une nuit alors qu'il m'avait invité chez lui. Cette nuit je lui avais fait comprendre qu'il était hors de question que je perdes ma virginité avant d'être la femme d'un homme car s'était se que ma religion recommandait. Il s'était mis très en colère au point où il avait faillit me battre. Notre relation s'était arrêtée comme ça et j'avais énormément souffert car je l'aimais vraiment beaucoup et je me voyais être sa femme.

Mais avec l'aide de mon Dieu j'étais parvenue à l'oublier et à passer à autre chose jusqu'à se que je rencontre celui qui avait accepté de respecter mes choix. Il m'avait passé la bague aux doigts. Au début tout allait bien entre nous : j'étais sa princesse, celle là qui illuminait ses jours jusqu'à se qu'il commence à jouer aux jeux de hasard et à dilapider tout notre argent ensuite il a plongé dans l'alcoolisme pour finir par faire de moi son tam-tam qu'il frappait tous les soirs lorsqu'il rentrait de ses casinos étant ivre. La situation était devenue si pénible et invivable que j'avais décidé de le quitter pour m'installer dans un appartement avant de demander le divorce. Depuis lors je n'avais plus donné la possibilité à un autre homme d'entrer dans ma vie ; mon travail était mon nouvel époux !

- D'accord j'ai compris. Je ferai très attention ma belle et merci pour tes conseils. Désolé si à un moment donné je me suis énervée contre toi. Tu es une très bonne amie et j'adore ton côté sincère.

- Ne me remercies pas ma....

- Tu m'appelles encore avec ton nom bizarre là je te tues ahahahahah !

Nous avons éclaté de rire avant que je ne lui fasses un gros câlin. Le reste de la journée passa sans encombre jusqu'à se que je rentre chez moi en compagnie de Satanas qui était encore venu me récupérer. Il était pile à l'heure pourtant je ne lui avais pas donné mes horaires de travail. Il m'avait amené prendre une glace dans un glacier que je n'avais jamais visité et nous avions causé jusqu'à très tard dans la nuit avant qu'il me raccompagne chez moi. Je me sentais plutôt bien en sa présence et mon souhait était que ça dure.

Samedi ! Ce premier jours du week-end et dernier jour de travail de la semaine fut particulièrement difficile pour moi à cause de mon supérieur. Il avait décidé de passer à la vitesse supérieure à moi jusqu'à me menacer de coucher avec lui si je tenais à mon travail qui était très bien payé avec des avantages colossaux. Comme à l'accoutumée jamais refusé sur le coup car il voulait qu'on le fasse dans son bureau. Face à mon refus, il m'avait donné trois jours pour changer d'avis après quoi je me verrais virée, accusée de détournement d'argent qui pouvait me conduire en prison. Le pire était qu'il m'avait présenté un document qui certifiait que j'étais impliquée dans un vole d'argent. Bien évidemment que s'était un faux document mais je n'avais pas les moyens de le justifier et de plus il était plus crédible que moi. J'étais vraiment dos au mur.

Ce samedi à la sortie du travail Satanas m'attendait devant l bureau. J'étais encore plus surprise car le samedi on arrêtait le travail très tôt contrairement au jour ouvrable.

- Mais tu fais quoi là ? Comment tu sais que je finis à cette heure le samedi ? Lui demandais je lorsqu'il vint à ma rencontre.

- Je te l'ai dit. Je connais absolument tout !

- Arrête de te prendre pour un dieu ! Tu t'es sûrement renseigné et on t'a donné toutes les informations.

- Je suis un dieu et je n'ai pas besoin de me renseigner car je dispose de toute les connaissances terrestres comme spirituelles. Répondît il avec cette assurance dont il faisait preuve à chaque fois.

- Tu sais quoi ? J'ai eu une journée affreuse donc je vais prendre ça pour une blague. Lançais je en m'installant dans sa voiture.

- Une journée affreuse ? Demanda t'il alors qu'il courait presque pour aller s'installer au volant de sa voiture. Comment ça une journée affreuse ? Demanda t'il une fois installé dans la voiture.

- C'est mon patron ! Il me rend la vie dure. Répondis je après avoir inspiré et expiré profondément.

- Il te rend la vie dure ! Il ne te rend la vie dure mais explique moi tout se qui se passe.

Alors que nous étions sur la route, je lui avais raconté tout se que je subissais de la part de mon patron depuis le début jusqu'au événement de la journée. J'avais mal lorsque je racontais car les souvenirs revenaient mais Satanas qui m'écoutait d'une oreille attentive semblait calme. Je dirais même très calme ! Une seule fois il ne m'avait interrompu et s'était seulement à la fin de mon récit qu'il daigna enfin à ouvrir la bouche :

- Il ne mérite pas être à cette place !

- Quoi ? Demandais je car je ne comprenais pas le sens de sa phrase.

- Même si je suis pire que lui, je veux dire qu'un homme qui s'attaque à une femme vulnérable mérite vivre en enfers et non dans un bureau climatisé où chaque jours des millions de votre monnaie mal acquis viennent le retrouver sur place. Il ose t'accuser d'avoir détourner de l'argent alors qu'il ne vit que d'argent sale.

- Comment tu connais tout ça ?

Il contourna ma question pour me poser une autre.

- Tu aimerais avoir un poste comme le sien ?

- Euh... bien sûr c'est le souhait de tout travailleur d'avoir de nouveaux grades. Mais c'est impossible mon cher ; ma place est où je suis actuellement car c'est la volonté de Dieu.

- Dieu n'a rien à voir là dedans. La preuve : il t'a donné trois jours pour accepter ses avances ou perdre ton travail alors moi Satanas Erdon je déclare que dans trois jours tu perdras ton poste actuel pour occuper le sien et lui sera condamné pour tout se qu'il avait déjà fait de mal.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022