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L'épouse sacrifiée renaît

L'épouse sacrifiée renaît

Auteur:: Wombat
Genre: Moderne
Pendant huit ans, j'ai vécu dans l'ombre de Jean-Luc Moreau, sacrifiant ma carrière pour devenir sa muse invisible. La nuit de nos noces, je les ai vus, lui et sa jeune nièce Camille, s'embrassant sur notre lit conjugal. « Camille... Avec Élise comme paravent, je peux enfin t'aimer librement... » J'étais un paravent, un leurre pour masquer leur relation incestueuse. Quelques jours plus tard, Camille s'est suicidée, un test de grossesse positif en main. Jean-Luc, dévasté, a retourné sa fureur contre moi dans son atelier. « Si tu ne m'avais pas harcelé pour que je t'épouse, Camille ne serait pas morte ! Tout est de ta faute ! » La première balle a frappé mon épaule, juste là où j'avais reçu le couteau pour lui autrefois. D'autres tirs ont suivi, le sang se mêlant à la peinture sous mon corps. Alors que ma vie s'échappait, je l'ai vu pointer l'arme sur sa tempe. « Camille, n'aie pas peur, ton oncle arrive... Si je renais, je ne te lâcherai plus jamais ! » Ma conscience s'est éteinte dans une brume rouge et froide. « Si je renais, je n'aimerai plus jamais Jean-Luc Moreau ! » Mes yeux se sont brusquement ouverts. La lumière familière de mon ancien appartement m'a accueillie, mon corps intact. La télévision annonçait une nouvelle qui a fait battre mon cœur. « ...le célèbre artiste peintre Jean-Luc Moreau vient d'annoncer ses fiançailles avec sa collaboratrice de longue date, l'historienne de l'art Élise Dubois. » J'étais revenue, juste avant le début du cauchemar. Cette fois, je ne serais pas sa victime. Sans la moindre hésitation, j'ai composé le numéro de Marc Dubois, le plus grand rival de Jean-Luc. « Allô, Marc Dubois. » Ma voix était ferme, débarrassée de toute trace du passé. « Monsieur Dubois, c'est Élise. Votre proposition de mariage, est-elle toujours d'actualité ? »

Introduction

Pendant huit ans, j'ai vécu dans l'ombre de Jean-Luc Moreau, sacrifiant ma carrière pour devenir sa muse invisible.

La nuit de nos noces, je les ai vus, lui et sa jeune nièce Camille, s'embrassant sur notre lit conjugal.

« Camille... Avec Élise comme paravent, je peux enfin t'aimer librement... »

J'étais un paravent, un leurre pour masquer leur relation incestueuse.

Quelques jours plus tard, Camille s'est suicidée, un test de grossesse positif en main.

Jean-Luc, dévasté, a retourné sa fureur contre moi dans son atelier.

« Si tu ne m'avais pas harcelé pour que je t'épouse, Camille ne serait pas morte ! Tout est de ta faute ! »

La première balle a frappé mon épaule, juste là où j'avais reçu le couteau pour lui autrefois.

D'autres tirs ont suivi, le sang se mêlant à la peinture sous mon corps.

Alors que ma vie s'échappait, je l'ai vu pointer l'arme sur sa tempe.

« Camille, n'aie pas peur, ton oncle arrive... Si je renais, je ne te lâcherai plus jamais ! »

Ma conscience s'est éteinte dans une brume rouge et froide.

« Si je renais, je n'aimerai plus jamais Jean-Luc Moreau ! »

Mes yeux se sont brusquement ouverts.

La lumière familière de mon ancien appartement m'a accueillie, mon corps intact.

La télévision annonçait une nouvelle qui a fait battre mon cœur.

« ...le célèbre artiste peintre Jean-Luc Moreau vient d'annoncer ses fiançailles avec sa collaboratrice de longue date, l'historienne de l'art Élise Dubois. »

J'étais revenue, juste avant le début du cauchemar.

Cette fois, je ne serais pas sa victime.

Sans la moindre hésitation, j'ai composé le numéro de Marc Dubois, le plus grand rival de Jean-Luc.

« Allô, Marc Dubois. »

Ma voix était ferme, débarrassée de toute trace du passé.

« Monsieur Dubois, c'est Élise. Votre proposition de mariage, est-elle toujours d'actualité ? »

Chapitre 1

Pendant huit ans, j'ai vécu dans l'ombre de Jean-Luc Moreau. Huit ans où j'ai renoncé à ma propre carrière prometteuse d'historienne de l'art pour devenir sa muse, sa confidente, son pilier invisible. J'étais celle qui gérait ses crises, qui organisait ses expositions, qui lui murmurait à l'oreille les inspirations qui le rendaient célèbre. J'ai même pris un coup de couteau pour lui un soir, dans une ruelle sombre, protégeant son bras droit, celui qui tenait le pinceau. La cicatrice sur mon épaule était un rappel constant de ma dévotion.

Tout le monde dans le milieu de l'art parisien connaissait mon amour aveugle pour lui. Élise Dubois, la femme qui avait tout sacrifié pour son génie. C'était une vérité acceptée, une sorte de légende romantique.

Alors, quand il a finalement demandé ma main, j'ai cru que mon sacrifice avait enfin un sens. Que toutes ces années de dévotion allaient être récompensées. Le mariage était la conclusion logique, la reconnaissance que j'attendais.

La nuit de nos noces, l'air était encore chargé de l'odeur du champagne et des félicitations. J'étais montée dans notre chambre, le cœur battant d'une joie simple et pure.

Et c'est là que je les ai vus.

Sur notre lit conjugal, celui que nous venions de bénir, Jean-Luc tenait dans ses bras sa jeune nièce adoptive, Camille. Il l'embrassait avec une passion désespérée, une passion qu'il ne m'avait jamais montrée.

Sa voix, un murmure qui a brisé mon monde en mille morceaux, a flotté jusqu'à moi.

« Camille... Avec Élise comme paravent, je peux enfin t'aimer librement, sans craindre les jugements... »

Un paravent. C'est tout ce que j'étais. Une façade respectable pour masquer leur relation incestueuse. Les huit années de ma vie, mon amour, ma carrière, ma cicatrice... tout n'était qu'un outil. Une vaste et cruelle plaisanterie.

Avant que je puisse réagir, avant même que je puisse formuler ma rage, le drame s'est accéléré. Quelques jours plus tard, Camille s'est suicidée. Elle a laissé derrière elle une lettre et un test de grossesse positif.

Jean-Luc, dévasté, consumé par une douleur folle, a reporté toute sa haine sur moi. Il m'a trouvée dans son atelier, le regard vide. Il tenait une arme.

« Si tu ne m'avais pas harcelé pour que je t'épouse, Camille ne serait pas morte ! Tout est de ta faute ! »

La première balle a frappé mon épaule, exactement au même endroit que l'ancienne cicatrice. La douleur était si intense, si ironique, que j'ai presque ri. Il me punissait là où je l'avais protégé.

« Je veux que tu la rejoignes dans la mort ! »

D'autres tirs ont suivi. Je me suis effondrée sur le sol, le sang se mêlant aux taches de peinture. Alors que ma vie s'échappait, je l'ai vu pointer l'arme sur sa propre tempe.

« Camille, n'aie pas peur, ton oncle arrive... Si je renais, je ne te lâcherai plus jamais ! »

Un dernier coup de feu a retenti.

Ma conscience s'éteignait dans une brume rouge et froide. Une dernière pensée, un serment hurlé à un ciel vide.

« Si je renais, je n'aimerai plus jamais Jean-Luc Moreau ! »

Mes yeux se sont ouverts brusquement.

La lumière du jour filtrait à travers les rideaux de mon ancien appartement. Mon corps était intact, sans aucune douleur. Sur la table basse, la télévision était allumée. Une présentatrice souriante annonçait les dernières nouvelles du monde de l'art.

« ...le célèbre artiste peintre Jean-Luc Moreau vient d'annoncer ses fiançailles avec sa collaboratrice de longue date, l'historienne de l'art Élise Dubois. Un mariage très attendu qui... »

Je me suis levée d'un bond, le cœur battant à tout rompre. J'étais revenue. Revenue juste avant le début du cauchemar.

Cette fois, il n'y aurait pas de dévotion. Il n'y aurait pas de sacrifice. Il n'y aurait que ma vengeance et ma liberté.

Sans une once d'hésitation, j'ai attrapé mon téléphone. J'ai cherché un numéro dans mes contacts, celui du plus grand rival de Jean-Luc, un homme qui m'avait un jour fait une proposition audacieuse que j'avais poliment refusée.

Le téléphone a sonné une fois, deux fois. Une voix calme et profonde a répondu.

« Allô, Marc Dubois. »

J'ai pris une inspiration, ma voix était ferme, sans aucune trace de l'Élise du passé.

« Monsieur Dubois, c'est Élise. Votre proposition de mariage, est-elle toujours d'actualité ? »

Chapitre 2

Je sentais encore la douleur fantôme dans mon épaule. Une brûlure sourde, un écho de la trahison et des balles. Mes doigts ont instinctivement touché la peau lisse et intacte. Pas de cicatrice. Pas de sang. Juste la mémoire gravée dans mon âme.

Mon regard a balayé l'appartement. C'était bien le mien, celui que j'avais quitté pour emménager avec Jean-Luc. La date sur mon téléphone confirmait tout : j'étais revenue trois mois avant le mariage. Trois mois avant le suicide de Camille, avant ma propre mort.

Une seconde chance. Le ciel m'avait entendue.

Ce soir-là, il y avait le vernissage d'une grande exposition à la galerie Perrotin. Dans ma vie antérieure, j'y étais allée au bras de Jean-Luc, souriante et fière, ignorant tout du complot qui se jouait dans mon dos. Cette fois, j'y suis allée seule, le cœur froid et l'esprit clair.

L'air était saturé de conversations mondaines et de champagne. J'ai repéré Jean-Luc au centre de la pièce principale. Il était charismatique, comme toujours, captivant son auditoire. Et à ses côtés, frêle et adorable, se tenait Camille.

Soudain, Jean-Luc a levé la main pour demander le silence. Un sourire radieux illuminait son visage. Je savais ce qu'il allait faire. Dans ma première vie, c'est à ce moment-là qu'il avait annoncé nos fiançailles au monde entier.

Mais quelque chose était différent. Son regard n'était pas tourné vers moi, qui me tenais à quelques mètres de là. Il était fixé sur Camille.

Devant des centaines de personnes, devant tout le gratin de l'art parisien, Jean-Luc Moreau s'est agenouillé. Pas devant moi, sa fiancée officielle. Devant sa nièce.

Il a sorti un écrin de sa poche.

« Camille, mon amour, ma seule et unique inspiration. Veux-tu m'épouser ? »

Un silence de mort est tombé sur la galerie. Puis des chuchotements ont éclaté. Tous les regards se sont tournés vers moi. La fiancée bafouée. L'idiote de service.

Mon sang s'est glacé.

Il était revenu, lui aussi.

Jean-Luc avait aussi eu une seconde chance. Et sa première décision avait été de corriger son "erreur". Il ne voulait plus de paravent. Il voulait Camille, ouvertement et sans honte, quitte à me jeter aux lions.

Les rires moqueurs ont commencé à fuser. Des regards pleins de pitié et de mépris se posaient sur moi. J'étais le spectacle de la soirée.

Camille, jouant parfaitement son rôle, a mis une main devant sa bouche, les larmes aux yeux. Elle a jeté un regard faussement désolé dans ma direction.

« Oh, mon oncle... mais... et Élise ? » a-t-elle murmuré, assez fort pour que tout le monde l'entende.

Jean-Luc s'est relevé et s'est tourné vers moi. Son visage affichait un dégoût à peine voilé, une cruauté glaciale.

« Élise ? »

Sa voix a résonné dans la galerie silencieuse.

« Elle n'a toujours été qu'une employée. Une historienne de l'art compétente, je le reconnais, mais rien de plus. Cette histoire de fiançailles n'était qu'un malentendu ridicule qu'elle a entretenu. Je n'ai jamais eu l'intention de l'épouser. »

Chaque mot était une gifle. Mais la douleur que j'attendais n'est pas venue. À la place, il n'y avait qu'un vide froid et une détermination de fer. Il venait de me donner l'arme dont j'avais besoin.

« Mon cœur a toujours appartenu à Camille, et seulement à Camille, » a-t-il déclaré en prenant la main de sa nièce. « C'est elle que j'aime. C'est elle que j'épouserai. »

Il me regardait, attendant mes larmes, ma crise d'hystérie, ma déchéance publique. Il voulait savourer sa victoire.

J'ai redressé les épaules. J'ai planté mon regard dans le sien, un regard si froid qu'il a semblé surpris.

D'une voix claire et posée, qui a porté dans toute la salle, j'ai dit :

« Jean-Luc Moreau, je vous remercie. »

Un murmure a parcouru la foule. Jean-Luc a froncé les sourcils, déconcerté.

« Vous venez de me libérer d'un fardeau. Ces fiançailles ? Je les annule. En fait, considérez que notre collaboration professionnelle et personnelle est terminée, à cet instant précis. »

J'ai fait un léger signe de tête à Camille, un sourire glacial aux lèvres.

« Je vous souhaite beaucoup de bonheur. Vous vous êtes bien trouvés. »

Puis, sans un regard en arrière, j'ai tourné les talons et j'ai commencé à marcher vers la sortie, la tête haute, sous le regard abasourdi de toute l'assemblée.

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