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L'épouse du Parrain : Ma douce vengeance d'architecte

L'épouse du Parrain : Ma douce vengeance d'architecte

Auteur:: Wiggle Room
Genre: Mafia
Pendant des années, j'ai été l'architecte secrète de la réussite de mon fiancé, Adrien. J'ai même sacrifié ma propre réputation pour couvrir son vol, persuadée qu'il était l'amour de ma vie et que nous formions une équipe. En me réveillant après un accident de voiture qu'il avait manigancé, j'ai surpris sa conversation. Non seulement il avait provoqué mon accident, mais il avait aussi orchestré le « stress » qui avait causé ma fausse couche. Maintenant, il volait mon chef-d'œuvre, « Échos de la Cité », et prévoyait de me demander en mariage en public pour m'enfermer dans une cage dorée. Au gala, il m'a abandonnée sur scène en pleine demande, la bague tombant sur le sol avec un bruit sec, pour se précipiter aux côtés de sa maîtresse. Lors d'une autre soirée, après qu'elle m'a dit qu'il était « soulagé » que j'aie perdu notre bébé, je l'ai confronté. Il m'a violemment poussée, m'envoyant m'étaler par terre devant tout le monde avant de s'éloigner avec elle. Allongée là, humiliée, j'ai compris qu'il ne me voyait pas comme une personne. J'étais juste un outil à utiliser et à jeter. L'amour que je ressentais pour lui ne s'est pas seulement brisé ; il s'est transformé en un vide glacial et abyssal. Mais il a fait une erreur. Il a oublié le seul homme dans le pays qu'il craignait vraiment, un puissant Patriarche parisien qui avait un jour fait l'éloge de mon travail. J'ai pris mon téléphone et envoyé un unique SMS désespéré à son rival : « C'est Chloé Lambert. J'ai besoin de votre aide. »

Chapitre 1

Pendant des années, j'ai été l'architecte secrète de la réussite de mon fiancé, Adrien. J'ai même sacrifié ma propre réputation pour couvrir son vol, persuadée qu'il était l'amour de ma vie et que nous formions une équipe.

En me réveillant après un accident de voiture qu'il avait manigancé, j'ai surpris sa conversation. Non seulement il avait provoqué mon accident, mais il avait aussi orchestré le « stress » qui avait causé ma fausse couche. Maintenant, il volait mon chef-d'œuvre, « Échos de la Cité », et prévoyait de me demander en mariage en public pour m'enfermer dans une cage dorée.

Au gala, il m'a abandonnée sur scène en pleine demande, la bague tombant sur le sol avec un bruit sec, pour se précipiter aux côtés de sa maîtresse. Lors d'une autre soirée, après qu'elle m'a dit qu'il était « soulagé » que j'aie perdu notre bébé, je l'ai confronté. Il m'a violemment poussée, m'envoyant m'étaler par terre devant tout le monde avant de s'éloigner avec elle.

Allongée là, humiliée, j'ai compris qu'il ne me voyait pas comme une personne. J'étais juste un outil à utiliser et à jeter. L'amour que je ressentais pour lui ne s'est pas seulement brisé ; il s'est transformé en un vide glacial et abyssal.

Mais il a fait une erreur. Il a oublié le seul homme dans le pays qu'il craignait vraiment, un puissant Patriarche parisien qui avait un jour fait l'éloge de mon travail. J'ai pris mon téléphone et envoyé un unique SMS désespéré à son rival : « C'est Chloé Lambert. J'ai besoin de votre aide. »

Chapitre 1

Point de vue de Chloé :

La douleur est venue en premier. Une brume épaisse, sirupeuse, qui s'accrochait à mes pensées. Puis un souvenir : le crissement du métal, le monde qui bascule dans un kaléidoscope de verre brisé. Je me suis réveillée en sursaut, non pas sur le siège conducteur de ma berline démolie, mais dans mon propre lit.

Ma tête me lançait, un battement sourd et lourd contre mon crâne. L'odeur stérile d'antiseptique me piquait les narines, un contraste étrange avec la douceur familière de mes propres draps.

La voix d'Adrien, d'habitude un baryton chaleureux capable d'apaiser n'importe quelle peur, n'était qu'un murmure conspirateur depuis le couloir.

« C'est réglé, Luc », dit-il. « Les plans sont sur mon disque dur. Je les présenterai aux Dubois la semaine prochaine. Le père de Camille sera aux anges. »

Les plans. Il parlait de mes plans. « Échos de la Cité ». Toute ma carrière, mon âme, condensée dans des plans et des rendus 3D.

« Et Chloé ? » répondit une voix métallique au téléphone. Je l'ai reconnue instantanément : Luc, le bras droit d'Adrien. La prétendue voix de la raison.

« Elle va bien. Une commotion, quelques bleus. Elle ne se souviendra pas de l'impact », dit Adrien, son ton d'une froideur méprisante. « De toute façon, je la demande en mariage au gala demain soir. Une fois qu'elle aura une bague au doigt, elle ne fera pas d'histoires. Elle sera trop heureuse. »

Une terreur glaciale, plus lourde que n'importe quelle douleur physique, a commencé à s'infiltrer dans mes os. Il allait me piéger. Utiliser une demande en mariage publique pour me faire taire, pour s'approprier mon chef-d'œuvre.

« C'est un gros risque, Adrien », l'avertit Luc. « Souviens-toi de la dernière fois. Quand tu as volé ce plan à Rossi. Elle t'a sauvé la mise. Elle a créé un tout nouveau projet en une nuit et a dit au Patriarche que le plan volé était sa mauvaise première ébauche. Elle a ruiné sa propre réputation pour toi. »

Je m'en souvenais. J'avais perdu un prix prestigieux à cause de ce mensonge. Pour lui.

« C'est différent », rétorqua Adrien. « C'est pour une alliance avec les Dubois. C'est tout ce qui compte. »

« Le rôle de Camille dans tout ça... c'était imprudent », dit Luc, sa voix plus basse. « Les accidents, la pression constante... te convaincre que le bébé était une faiblesse. L'héritier d'un homme est sa force, pas un handicap avec une étrangère au Clan. »

Mon souffle se coupa. Ma fausse couche. Les quasi-accidents sur l'autoroute, le câblage défectueux qui a failli incendier notre maison, le stress incessant et écrasant qu'il m'avait fait subir... ce n'était pas de la malchance. C'était une campagne. Orchestrée.

L'amour que j'avais pour lui, une chose immense et naïve qui avait défini mon monde, a commencé à tourner. Ce n'était pas juste une relation imparfaite. C'était un mensonge. Une cage soigneusement construite.

Mon esprit, cherchant désespérément une issue, s'est accroché à un souvenir. Une cérémonie de remise de prix d'architecture, des années auparavant. Un homme aux yeux de la couleur d'une mer d'orage, l'homme le plus puissant et le plus craint de Paris, s'était arrêté pour faire l'éloge d'un de mes petits projets innovants. Le Patriarche, Vincent Ricci. Des mois plus tard, lors d'une réunion sur son territoire, j'avais aperçu un article encadré sur ce même projet sur l'étagère de sa bibliothèque privée. Il n'oubliait jamais.

Adrien est revenu dans la chambre, son visage un masque parfait d'inquiétude. Il s'est assis au bord du lit et a écarté une mèche de cheveux de mon front.

« Hé, tu es réveillée », murmura-t-il. « Tu m'as fait une de ces peurs. »

« C'était qui ? » demandai-je, ma voix un râle sec.

« Juste... les affaires de la Famille, bébé », mentit-il, ses yeux offrant une sympathie que je savais maintenant totalement fausse.

J'ai regardé l'homme que je pensais connaître, l'homme que j'avais aimé de tout mon être, et j'ai vu un étranger. Un ennemi.

Ma résolution s'est durcie en quelque chose de froid et de tranchant. Je ne serais pas sa victime. Je ne serais pas une note de bas de page dans l'histoire de son ambition.

Pendant qu'il était sous la douche, j'ai trouvé mon téléphone. Mes doigts tremblaient, mais mon objectif était clair. J'ai retrouvé un numéro que j'avais sauvegardé il y a longtemps, un numéro qui me donnait l'impression de tenir une grenade dégoupillée.

J'ai tapé une seule phrase, désespérée.

C'est Chloé Lambert. Adrien essaie de voler mon travail pour le donner à la famille Dubois. J'ai besoin de votre aide.

J'ai appuyé sur envoyer, mon cœur battant un rythme frénétique contre mes côtes, et j'ai envoyé ma prière dans les ténèbres, au Patriarche le plus redouté de Paris.

Chapitre 2

Point de vue de Chloé :

Mon téléphone a vibré sur la table de chevet. Une réponse, presque instantanée. Mon souffle s'est bloqué.

Vincent Ricci : Je suis surpris d'avoir de vos nouvelles, Mademoiselle Lambert. Mais pas entièrement.

Mes doigts ont volé sur l'écran, les mots une confession frénétique.

Chloé : Il va me demander en mariage demain pour me faire taire. Il prend le travail de ma vie, Échos de la Cité, pour le donner à Camille Dubois. Je le quitte. Je n'ai nulle part où aller.

Les trois petits points sont apparus et ont disparu. Il réfléchissait, calculait.

Vincent Ricci : C'est une accusation grave contre un Caïd. Pourquoi venir me voir ? Moi, son rival ?

Chloé : Parce que vous êtes le seul qu'il craint. Et parce que ces plans sont tout ce qu'il me reste. J'ai vu l'article sur mon travail sur votre étagère. Vous comprenez ce que ça vaut.

La pause, cette fois, fut plus longue. J'ai cru que j'avais peut-être présumé de mes forces, qu'il allait me rejeter comme une femme bafouée et hystérique.

Vincent Ricci : J'ai toujours admiré votre talent. Et votre force de caractère. Venez à Paris. Ma voiture vous attendra à Charles de Gaulle. Mais sachez une chose, Chloé. Une fois que vous aurez fait ce pas, il n'y aura pas de retour en arrière.

Le soulagement m'a envahie, si puissant qu'il m'a donné le vertige. Pas de retour en arrière. Les mots résonnaient dans mon esprit – une promesse, pas une menace. Je n'ai pas hésité. J'ai ouvert une application de voyage sur mon téléphone, mes doigts réservant le premier vol aller simple pour Paris pour le lendemain après-midi.

Adrien n'est pas rentré cette nuit-là. Son assistante, Chloé, a appelé, la voix tendue d'excuses, pour dire qu'il était avec Camille, gérant une « urgence familiale ». Je savais ce que ça voulait dire. Ils fêtaient ça.

Il est revenu le lendemain matin, entrant comme un héros conquérant, vibrant d'une énergie extatique qui me donnait la chair de poule.

« Bébé, tu ne vas jamais croire la surprise que j'ai pour toi ce soir », dit-il en m'embrassant sur la joue. Le geste m'a semblé être une marque au fer rouge.

Le gala de charité fut un tourbillon de flashs d'appareils photo et de sourires forcés. Je me sentais comme un fantôme, évoluant dans un monde qui n'était plus le mien. Adrien me tenait fermement la main, une prise possessive qui se voulait affectueuse mais qui ressemblait à des menottes.

Puis le moment est arrivé. Il m'a conduite sur scène, sous la lumière crue des projecteurs. Il a posé un genou à terre, brandissant un diamant si gros qu'il en paraissait obscène. La foule a eu un hoquet de surprise.

« Chloé Lambert », commença-t-il, sa voix vibrant d'une fausse émotion, « veux-tu faire de moi l'homme le plus heureux du monde ? »

La salle retenait son souffle. Mon propre cœur était une pierre dans ma poitrine. C'était la cage. La belle cage étincelante qu'il avait conçue pour moi.

Avant que je puisse répondre, un murmure collectif a parcouru l'audience. De l'autre côté de la scène, Camille Dubois, vêtue d'une robe rouge sang, s'était effondrée de façon théâtrale dans les bras de son père.

La tête d'Adrien s'est tournée brusquement vers l'agitation. Il a lâché ma main sans une seconde pensée, l'écrin de la bague tombant sur le sol avec un bruit sec. L'homme qui venait de me demander d'être sa femme, son tout, m'a abandonnée sur une scène sous le regard impitoyable d'une centaine de caméras.

Il s'est précipité aux côtés de Camille, la prenant dans ses bras et la sortant de la salle de bal comme si elle était la seule personne au monde.

J'ai senti des centaines de regards se tourner vers moi. Les objectifs des caméras ont suivi. Puis, les chuchotements ont commencé, une marée montante de spéculations. L'humiliation, brûlante et vive, m'a submergée.

Mais sous la chaleur cuisante de tout cela, un calme étrange et froid a commencé à s'installer dans mes os.

Il avait fait son choix. Maintenant, j'allais faire le mien.

J'ai tourné le dos à la scène, aux chuchotements, à la vie qui avait été un mensonge. J'ai traversé calmement la foule stupéfaite, franchi les grandes portes de l'hôtel et suis montée dans un taxi qui attendait.

« Aéroport Marseille Provence », ai-je dit au chauffeur, ma voix égale. « Et s'il vous plaît, dépêchez-vous. »

Chapitre 3

Point de vue de Chloé :

Le taxi s'est éloigné du trottoir, la façade scintillante de l'hôtel rapetissant dans le rétroviseur. Mon vol n'était que le lendemain, mais l'aéroport me semblait être le seul sanctuaire dans une ville d'ennemis.

Alors que nous nous engagions sur l'autoroute, le chauffeur m'a jeté un coup d'œil. « Vous êtes sûre pour l'aéroport, madame ? Sans bagages. »

Sa simple observation a percé mon brouillard d'adrénaline. Il avait raison. Je ne pouvais pas simplement fuir. Pas encore. Partir maintenant signifiait tout laisser derrière moi – mon ordinateur portable avec les fichiers originaux, mon passeport, les quelques affaires qui n'appartenaient qu'à moi. Cette fuite devait être nette. Définitive.

« Changement de plan », dis-je, ma voix trouvant une nouvelle dureté. « Ramenez-moi à la maison. »

Le silence dans la maison était une présence physique. Adrien n'était pas rentré. J'ai traversé les pièces qu'il avait remplies de son ambition et de ses mensonges, et j'ai commencé la démolition. J'ai sorti une boîte à chaussures du fond de mon placard, celle remplie de photos de nous. Nous souriant à Paris, nous riant sur une plage au Mexique, nous à une douzaine d'événements mondains, son bras possessivement autour de ma taille.

Une par une, je les ai déchirées en deux. Le bruit sec du papier glacé qui se déchire était un son viscéralement satisfaisant. J'ai fourré chaque cadeau, chaque souvenir, chaque morceau de lui dans un sac poubelle noir.

Le lendemain matin, alors que j'étais assise dans ma voiture, le moteur éteint après avoir déposé ma démission, mon téléphone a sonné. C'était Adrien.

« Bébé ! Tu ne devineras jamais ce qui s'est passé », dit-il, sa voix extatique – totalement inconscient de la situation. « On va faire la couverture de Gala. Nos fiançailles ! Il faut qu'on commence à organiser le mariage tout de suite. Quelque chose de grand, quelque chose dont tout le monde se souviendra. »

Je pouvais entendre le rire aigu de Camille en arrière-plan. « Dis-lui de choisir une date en juin, chéri », roucoula-t-elle.

Adrien lui a marmonné quelque chose, puis a repris le téléphone. « Je dois te laisser, bébé. De grandes choses se préparent. Je t'aime. »

Il a raccroché. Il n'avait même pas demandé où j'étais ou si j'allais bien. Il avait juste supposé que j'attendais près du téléphone, prête à rentrer dans le rang.

Ma main tremblait. J'ai ouvert Instagram. Camille avait déjà posté. Une photo d'elle et d'Adrien, trinquant avec des coupes de champagne. La légende était une flèche empoisonnée : *À de nouveaux départs avec l'homme qui a toujours eu mon cœur. Certaines choses sont juste écrites.*

Mon téléphone a de nouveau sonné. Un numéro inconnu.

« Chloé ? C'est Luc. » Le bras droit d'Adrien avait l'air las, son calme professionnel effrité. « Il y a eu un... incident. Adrien a vu la couverture médiatique du gala, Camille a dit quelques trucs... il est à la Timone. Il te réclame. »

Je n'ai rien ressenti. Un vaste espace vide là où l'inquiétude aurait dû se trouver. Une dépression nerveuse ? Après tout ce qu'il avait fait, je n'y croyais pas une seconde. Ce n'était pas un effondrement ; c'était une stratégie. Il n'avait pas réussi à me piéger avec un diamant, alors maintenant il allait essayer de m'enchaîner avec la culpabilité.

« Elle vient de le déposer aux urgences et est partie », ajouta Luc, une note de dégoût sincère dans la voix. « Il fait tout un cinéma. »

*Il te réclame.* Les mots étaient une convocation, une tentative de déclencher le vieux réflexe de la femme qui réparait tout. La femme qui le sauvait.

Mais cette femme n'existait plus. Elle était morte sur cette scène la nuit dernière.

J'ai pris une inspiration, le son lourd dans la voiture silencieuse. « J'arrive. »

Une dernière fois. J'irais assister à la représentation. Et ensuite, enfin, je serais libre.

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