- Hey me dit-elle en déposant ses lèvres sur les miennes. "Comment vas-tu ? Demande-t-elle.
- _Pourquoi ? Pourquoi dois-tu partir ? Lui cacher la colère et la peine qui s'expriment dans ma voix et sur mon visage est presque impossible.
- ...On en a déjà parlé, c'est une chance que je ne peux laisser passer ! Elle se lève du lit et se dirige vers la salle de bain.
- Une chance qu'a eu ton père de nous séparer ! Lui dis-je.
- Arrête s'il te plaît, ne pourrais-tu pas au contraire m'encourager à poursuivre mes rêves ? Je pensais au moins que tu serais content pour moi. Sa voix devient moins audible à la dernière phrase.
Je me lève du lit, m'en vais dans la salle de bain et la vois devant le miroir.
- Je suis désolé bébé, je suis content pour toi. C'est juste que l'Australie ce n'est pas le pays d'à côté. Je me mets derrière elle et la serre contre moi, l'embrassant par la suite la joue.
- La distance ne changera rien. Je ne cesserai de t'aimer, et pendant les vacances, on pourra toujours se voir.
- Ouais !...
***
Cela fait déjà deux ans, que Stéphanie est partie poursuivre ses études en Australie.
Je pense que je n'ai pas besoin de vous dire où nous en sommes dans notre relation.
Eh bien, plus d'une année sans se parler. Je suis réaliste, elle est passée à autre chose. Tant mieux pour elle...
Ce serait vous mentir et me mentir à moi-même si je disais que ça ne m'a pas affecté que notre relation ne résiste pas à six mois, l'un loin de l'autre.
Aujourd'hui, je suis passé à autre chose, ou plutôt à plusieurs choses...
Je me suis rendu compte que l'amour n'est pas fait pour moi.
Je le laisse à ceux qui veulent souffrir et qui en ont le temps !
- Dylan, qu'est-ce que tu fous mec ? On t'attend tous ! Crie un mec bourré sur une table.
Une foule court vers moi, laissant de la place à une personne dont j'aperçois mal le visage.
Une fille, métisse, cheveux bouclés, habillée en flic s'approche de moi et me plaque contre la chaise.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE MON POTE !!!_ Crit Joey le mec bourré sur la table, mon meilleur pote.
L'ambiance de la pièce où presque tout le monde se trouve, explose. L'alcool circule
de partout, et tout le monde est chaud.
La métisse se met sur moi et commence à se dévêtir. En sous-vêtements, elle se met sur moi, et commence à se déchaîner.
- Vas-y, touche moi. Me chuchote-t-elle à l'oreille juste avant de la lécher.
Cette soirée s'annonce mortelle !!
Ma tête tourne, j'entends encore la musique qui est à fond.
Ma vision est trouble, sûrement à cause de tout cet alcool présent dans mon sang
Je sens plusieurs mains sur moi.
Je me retrouve sur un lit, avec trois filles dont celle qui se frottait contre moi tout à l'heure.
J'ai à peine le temps de demander ce que je fous là que l'une d'entre elle m'embrasse. Et une autre descend le long de mon corps.
Je n'ai pas envie de faire ça, mais je les laisse faire.
Pourquoi ne pas profiter de ce moment ? J'en ai marre de suivre les règles.
Je mets de côté la fille qui était sur moi, elle ne comprend rien. Je le lis sur dans son regard.
Mon corps et ceux des filles qui me tiennent compagnie ne font qu'un. Nos sueurs et nos salives se mélangent.
Au bout de plusieurs heures je pense, nous nous arrêtons enfin.
Épuisé, je ne me sens pas tellement mieux qu'il y a quelques heures.
Je laisse ces demoiselles se reposer dans la chambre.
Je descends les escaliers et je me rends compte que là musique n'est plus aussi forte qu'avant.
Les gens dorment, d'autres vomissent et le reste sûrement rentré chez eux.
Je me tire de cette baraque discrètement. Baraque qui appartient à Joey.
Je devrais peut-être le remercier.
Le soleil de 7h me rend aveugle, cependant j'arrive à marcher sans tomber.
Autour de moi, les rues sont vides, à part quelques voitures qui passent. On croirait que je suis seul sur terre.
Je marche depuis quinze bonnes minutes. J'arrive déjà à apercevoir l'immeuble dans lequel je vis.
Heureusement que c'était mon anniversaire hier, sinon le discours auquel j'aurai eu droit...
J'arrive dans le hall, et il n'y a personne à part le gardien et une femme avec ses gosses.
Ils me regardent bizarrement. Jugement, jugement et encore jugement sur leurs visages.
De quoi se permettent-ils de me juger.
Ils mènent une vie de mouton, dictée par la société.
J'observe une seconde fois ces gens avant de choisir de monter par les escaliers.
Cinquième étage pas tellement long...
Je monte difficilement les marches, la fatigue me consume petit à petit.
En moins de cinq minutes, je me retrouve devant mon appart'. Je fouille mes poches à la recherche de cette putain de clé.
Dès que je l'insère dans la serrure, j'ai à peine le temps de la tourner que la porte s'ouvre.
- T'as l'air complètement déchiré ! Dit mon petit frère.
- Où sont les parents ? Lui demandai-je
- Partis faire un truc, je ne sais plus quoi !
J'entre et me dirige vers ma chambre.
Je m'allonge sur le lit et à peine les yeux fermés, je ne sens plus mon corps.
Dernière semaine de cours, mon réveil s'est mis à sonner à 5h, du coup je l'ai encore avancer d'une heure.
Résultat je suis en retard pour le lycée.
Je me prépare en vitesse grand V, je mange deux bananes vite fait.
Je sors de l'appartement.
En bas de l'immeuble l'un des voisins me propose de m'emmener vu que je suis en retard.
Mais je décline poliment son offre.
Je préfère marcher, respirer l'air frais, plus le soleil levant frappant mon visage.
Me permet de me vider la tête.
Au bout de quinze minutes j'arrive au lycée et comme toujours le directeur se trouve dans le hall pour attendre les retardataires.
- Monsieur Amon faites un effort de venir à temps cette semaine, j'espère que c'est la dernière fois ! Vous avez un avenir brillant devant vous, ne manquez pas la chance que vous avez.
Des discours, des discours...je souffle un bon coup intérieurement avant d'aller en salle de classe.
J'ouvre la porte et comme d'habitude le prof me lance un regard noir et les élèves me fixent.
Ah...
J'attends qu'il me donne sa permission avant d'entrer.
Je me dirige vers le fond de la classe où je rejoins Joey.
L'école m'ennuie ! Voir la gueule des profs, voir toutes ces ados qui font semblant d'être ce qu'ils ne sont pas me fou en rage.
- Yo mec ! As-tu entendu la nouvelle ? Me demande Joey.
- De quoi parles tu ?
- Le directeur a organisé un voyage pour tous les terminales ! Dit-il avec enthousiasme.
- Ouais et donc ? En quoi un voyage scolaire va me permettre de ne plus voir ces têtes !?
- Mec un voyage en Afrique du Sud, le Cap et tout... Continu t-il croyant que je vais sauter de joie.
- Je préfère rester chez moi ! Dis je en faisant semblant de suivre le cours.
- Des meufs à volontés venus d'un peu partout !
Sérieux il espère vraiment m'attirer avec cette tactique ?
- Les filles ne sont pas des objets ou de la viande qu'on peut avoir à volonté ! Je lui fait remarquer.
- Facile à dire pour toi, elles sont toutes à tes pieds. Ne me fais pas rire, dès qu'une fille s'intéresse à toi, pour toi ce n'est que l'affaire d'une nuit...de la colère et de la jalousie dans son regard intéressant.
Pourquoi serait il jalousie de moi ?
Ils gèrent bien plus de fille que moi.
- OK, mec c'est bon je viendrai. Mais avant dit moi pourquoi ? D'où vient cette colère ?
Il prend une minute avant de me répondre.
- Tu te rappelles du soir de ton anniversaire, eh ben l'une des meufs avec qui tu étais...la fille blonde que t'as...enfin quoi la meuf que t'as couché avec...je l'aimais depuis le collège ! Dit il en faisant une mine trop triste.
Je ne peux m'empêcher de rigoler, je sais ce n'est pas cool mais...ça reste drôle.
Toute la classe se tourne vers nous !
Encore une fois le prof me lance un regard que signifie " Toi je vais te buter ".
- Putain je savais que je ne devais pas te le dire !
- Mec la meuf que tu aimes, désolé de te le dire mais c'est une grosse P quoi !
- Yo doucement...
- Oublie cette fille, elle n'en vaut pas le coup, je suis sûr qu'en Afrique du Sud tu trouveras bien une meuf clean !
Suite à cette phrase de ma part, nous nous tapons encore de grosses rigolades.
Ce qui nous vaut d'être expulsé de la classe.
De toute façon aucun de nous deux suivait le cours.
Une fois dehors nous continuons à parler de ce voyage qui franchement je m'en fous un peu.
Mais bon je pense que ça va m'aider à relâcher la pression.
Quelques minutes plus tard la sonnerie retentit, les élèves sortent un à un de leurs classes.
Le couloir devient plein de monde.
Joey, d'autres mec et moi décidons de monter sur le toit de l'école.
Pourquoi ? Joey et ses potes fument ! Moi j'y vais juste pour prendre l'air.
Arriver sur le toit nous trouvons un groupe de filles, elles sont à quatre.
Toutes des bimbos sauf une qui à l'air différente. Pas le genre de fille à traîner avec ce genre de filles.
Joey qui est à côté de moi, remarque que mon attention est dirigé sur cette fille.
- C'est Maï Dit-il en fixant la fille La sœur de Luena ! Continu t-il.
En me regardant, il comprend que je ne sais pas du tout de qui il parle.
- Putain t'es sérieux mec ? La meuf métisse de l'autre soir. Celle la c'est sa sœur !
Elles ne se ressemblent pas du toute.
Et c'est là que je viens de remarquer que la fille de l'autre soir fait partie des bimbos.
Elles remarquent que nous les observons et la métisse se rapproche de moi.
- Son prénom est Luena, n'oublie pas. Il le répète encore.
Elle se met devant moi et dépose sa main sur ma poitrine.
Je ne peux m'empêcher de regarder Maï pour voir sa réaction.
Elle ne nous regarde même pas ! Bizarrement ça me touche un peu.
Luena est entrain de me parler, mais je n'entends rien de ce qu'elle raconte.
Elle remarque vite que mon attention est portée autre part.