Luyana.
Je me réveille en sursaut.
Je suis trempée de sueur, mon cœur bat à dix milles, mon souffle peine à reprendre un rythme normal. Comme d'habitude je n'arrive pas à me rappeler ce qui m'a réveiller. Un cauchemar c'est sûr, mais aucun moyen de savoir de quoi il parlait. Je n'ai pas besoin de regarder le réveil pour savoir quelle heure il est. 4h04. Comme toutes les nuits depuis huit ans, c'est à cette heure-là que je suis réveiller en sursaut.
Je m'assois sur mon lit, prend mes genoux dans mes bras et me berce d'avant en arrière.
Calme toi. Respire.
Sans que je le veuille la douce mélodie qu'IL a inventer pour moi, retentit dans ma tête. Pourquoi faut-il que je pense encore à lui deux ans après ? Pourquoi faut-il que ce soit SA chanson qui soit la seule à me calmer ?
De mes neuf ans à mes quinze ans, IL était présent, IL était là pour moi, le seul à me comprendre, le seul à ne pas flipper, le seul à me calmer, le seul à pouvoir me toucher les cheveux et à me prendre dans ses bras. Mais, du jour au lendemain IL a décider de me rayer de sa vie. Je n'existe plus pour lui. Il était tout pour moi. Mon meilleur ami, mon confident, mon pilier, mon tout. J'étais éperdument amoureuse de lui. Tout le monde été persuader qu'on finirai ensemble. IL en a décidé autrement.
Pourtant, chaque nuit, après chaque cauchemar, je ne peux pas m'empêcher de chanter SA chanson afin d'arriver à me calmer et pouvoir me rendormir. Combien de temps ça va encore durer ? Je sais qu'il a dû m'arriver quelques chose de terrible pour faire des cauchemars comme cela. Mais, quoi que ça ai été, mon cerveau a décidé de l'effacer. Pas complètement, cet événement hante mes nuits.
Je répète encore et encore SA mélodie dans ma tête. Ma respiration a retrouver un rythme normal, mon cœur s'est calmer. Je m'allonge de nouveau et finit par sombrer de nouveau dans les songes.
« Hey, hey, you, you, I don't like your girlfriend
No way, no way, I think you need a new one
Hey, hey, you, you, I could be your girlfriend
Hey, hey, you, you, I know that you like me
No way, no way, you know it's not a secret
Hey, hey, you, you, I want to be your girlfriend »
- Oh non ! Pff. Je grogne.
J'éteins mon réveil comme je peux, la nuit a été courte, comme chaque nuit depuis longtemps mais encore plus cette nuit. J'ai choisi cette musique parce que d'ordinaire je danse dès que je l'entends, elle me met de bonne humeur. Mais ce matin je n'ai pas envie. Aujourd'hui c'est la rentrée, une de plus à être une paria. Seule. Ignorer de tous. Tout cela a cause de quoi ? Ou plutôt à cause de qui ? De LUI. Depuis notre rentrée en seconde IL a décider de m'ignorer et de faire en sorte que personne ne me côtoie. Heureusement c'est la dernière année et ensuite plus jamais je n'aurai à le croiser. Mais, je reviendrai sur cette histoire plus tard.
Je regarde l'heure sur mon téléphone 7h10. Faut je me bouge ! Je sors de mon lit, prend mon uniforme de l'école, une jupe plissée grise , un chemisier blanc et une paire de chaussettes montante grise , puis je file sous la douche.
7h30. Je suis fin prête. J'ai lisser mes longs cheveux blond et je me suis maquillée légèrement. Je ne sais pas pourquoi je fais tant d'effort, alors qu'une fois de plus je serai invisible. Je prend mon sac de cours et part en direction du lycée. J'étudie dans un lycée privée « Les As ». Oui ils sont un chouia présomptueux. C'est un établissement où tout le gratin de la haute se retrouve. Tout les gamins riche et vaniteux y sont. Mon père est un célèbre acteur Andrew Jackson, il est à l'affiche de plusieurs film qui on cartonner. Ma mère, est une ancienne mannequin Rebecca Low épouse Jackson, elle s'est reconvertie dans le placement de produits. Elle est influenceuse quoi. Étant fille de riche j'ai eu le droit à une entrée dans ce lycée. Génial ! Entendez-vous mon ton sarcastique ?
A la base j'étais heureuse de rentrée dans cet établissement, cependant c'était avant, avant qu'IL m'abandonne. Tout à chavirer quand je suis arrivée ce jour de rentrée de seconde et qu'IL m'a royalement ignorer. J'ai essayer d'aller vers LUI, j'ai essayer de comprendre, je lui ai couru après, je l'ai harceler d'appel et de message. Il m'a bloquer de tout les réseaux sociaux, IL a bloquer mon numéro. J'ai fini par abandonner quand IL a oser m'humilié devant tout le monde. Quand IL a parler de mon secret, en se moquant de moi en me traitant d'arriérée. A partir de ce jour là, pour moi aussi il n'existait plus.
Je me rend dans notre premier cours de cette journée de rentrée, nous commençons par des Maths avec notre professeur Monsieur Vasquez. Je m'assois à ma place habituel et dépose mon sac sur la chaise à côté de moi. Non pas que je craigne que quelqu'un s'assoit à côté de moi, cela n'arrivera jamais, mais c'est une habitude. Je suis l'une des premières dans la classe, les autres attendent encore dans le couloir que le prof leur indique de rentrer.
Je le sens avant de le voir, rentrer dans la salle. Je sens son regard me brûler la peau. Comme tout les ans et comme presque tous les jours IL me fusille du regard. Pourquoi ? C'est un mystère . Je ne LUI ai pourtant rien fait. Je ne relève pas le visage quand il passe à côté de moi pour prendre place au fond avec sa bande de débile. Je m'efforce de ne pas me retourner, j'ai beau le détester, je peine à éviter de le regarder. Il me hante ! Même deux ans après. Je n'arrive pas à me le sortir de la tête. Il est partout. Dans chaque endroit où nous allions, chaque musique que nous écoutions, chaque nuit quand je m'éveille de mes cauchemars.
Le cours commence, Monsieur Vasquez qui est aussi notre professeur principal cette année. Nous donne notre emploie du temps, divers informations. Enfin, la routine, comme chaque année quoi . Au bout de quinze minutes de « cours », quelqu'un frappe à la porte. Monsieur Vasquez invite la personne à entrer. Un garçon, un beau garçon, entre et s'excuse auprès du prof pour son retard. Le prof l'excuse et lui dit de prendre place. Le garçon me regarde fixement, sourire en coin.
Oh non ! Non, non, non. Il serait complètement inconscient de faire ça.
Je baisse la tête et l'ignore, même lorsqu'il s'arrête à côté de la chaise ou mon sac est posé dessus. Sans gêne aucune, il enlève mon sac, le pose par terre et prend place. J'en reste bouche bée. Sérieux ?!
- Excuse moi.. lui dis je.
- T'inquiète pas ce n'est rien.
Euh...OK. Il ne pige rien.
- Tu aurais un stylo à me prêter j'ai oublier de prendre ma trousse. Me demande t-il.
- Non.
Il se sert dans ma trousse.
- Merci. Déclare t-il tout sourire.
Je lève les yeux au ciel. Il est débile ou quoi ?
- Bon. Pour bien commencer l'année je vais vous donner une interrogation écrite, afin de voir où ce situe votre niveau.
Tout le monde râle. Forcément. Moi la première, je suis une vraie quiche en maths. Le prof distribue les copies. Mon voisin de table semble à l'aise avec les maths car il répond à toute les questions sans aucune hésitation. Contrairement à moi, qui pense que la solution va lui tomber du ciel. Mon voisin de table, tape dans ma chaise pour attirer mon attention. Je lui fais les gros yeux pour lui demander ce qu'il veut. Il me montre sa copie d'un signe de la tête en la tournant vers moi .
OK, il me propose de copier sur lui.
Je secoue la tête lui faisant comprendre que sa ne m'intéresse pas. Il hausse les épaules et remet sa copie au prof avant tout le monde. C'est gentil de sa part, surtout qu'on ne se connaît pas, mais je préfère y arriver par moi-même. Même si soyons honnête c'est pas prêt d'arriver.
La sonnerie annonce la fin du cours, les élèves de ma classe se ruent dehors, seule moi, prend le temps de ranger correctement mes affaires dans mon sac. Je fais exprès de traîner pour être la dernière à sortir, et ainsi éviter le nouveau, qui semble vouloir devenir mon ami.
En sortant de la classe je trouve le nouveau en train de discuter avec LUI. Enfin, il semble plutôt en train de l'écouter le menacer, IL doit sûrement lui dire de ne pas me côtoyer sous peine d'être un paria lui aussi. J'avance en direction de mon casier, afin de prendre mes livres pour les prochains cours, et la dernière phrase qu'IL lui dit me parvient aux oreilles.
- Comme tu voudras, je t'aurais prévenu !
Sur ces mots, IL bouscule le nouveau et s'en va, non sans me lancer un regard glacial. Je tourne les talons afin de me diriger vers notre cours d'anglais, mais suis rattraper par le nouveau.
- Hey ! Attend !
- Tu devrais écouter ce qu'il t'a dit.
- Certainement pas ! Personne ne décide pour moi qui je fréquente ou non. Au faite moi c'est Shane.
- Moi c'est Luyana mais tout le monde m'appelle Lou. Enfin, tout le monde, c'est façon de parler, personne ne me parle ici.
- Laisse moi deviner à cause de l'autre frimeur ?
- C'est sa !
Nous arrivons devant ma salle d'anglais, Shane à choisis italien il n'a donc pas cours avec moi. Il me laisse devant la classe non sans crier :
- On se voit à midi ! Avec un clin d'œil.
Je prend place en classe et sourit bêtement en me disant que peut-être cette année j'aurai un ami. Ma joie est de courte durée, quand la chaise à côté de moi racle sur le sol et qu'IL s'assoit sur celle-ci. Je ferme les yeux quelques secondes histoire de calmer les battements de mon cœur, puis les ouvre de nouveau mais les laisse fixer sur le tableau ou sur mon cahier. Cela fait deux ans qu'IL n'a pas été aussi proche de moi, deux ans qu'IL ne m'a pas autant prêter attention. J'ai du mal à garder mon calme, je le distingue dans ma vision périphérique, il est toujours aussi beau. Mais je le déteste !
IL c'est Nathanaël Kay, alias Nate et c'est mon meilleur ami, enfin ex meilleur ami. Depuis deux ans nous sommes pire ennemis.
Nate et moi étions meilleur ami depuis toujours. Nos mères sont meilleures amies, elles ont toujours rêver que leurs enfants soit à leur tour meilleurs amis, voir plus. Pendant 15 ans j'y ai cru, il était tout pour moi. Nous avons tout partager ensemble, depuis notre naissance nous étions tous les jours ensemble. Pas une journée ne passer sans qu'on se voit, j'allais souvent dormir chez lui et vice versa.
Il a fait ses premiers pas à 12 mois et je l'ai suivis quelques jours plus tard. Il a était propre à 2 ans et je l'ai suivis quelques jours plus tard. Nous avons été à la même maternelle, dans la même classe. Il a appris à faire du vélo à 5 ans et il m'a appris à en faire en suivant, il a appris à faire du roller à 8 ans et m'a appris en suivant. Il s'est mis au skate à 10 ans et m'a appris à en faire ensuite. Nous avons partager toutes nos premières fois ensemble. Toutes ou presque.
Mon premier baiser été à 14 ans, avec lui. C'était son premier baiser à lui aussi, je le sais car nous en avions parler quelques jours plus tôt.
Je me souviens comme si c'était hier, j'avais rater mon couvre feu, j'étais arriver trente minutes en retard, mon père m'a passer un savon pas possible, je suis aller dans ma chambre en larme. Je me rappel avoir ouvert la porte et l'avoir trouver là. Les bras grand ouvert, qui m'attendais pour un câlin. Je me suis précipitée dans ses bras, et j'ai poser ma tête sur son torse. Il m'a bercer quelques minutes en me chantant notre chanson. Il a pris mon visage en coupe et a sécher mes larmes de ses pouces. J'ai plonger mon regard dans ses magnifique yeux bleu. Il s'est alors pencher et à déposer un délicat baiser sur mes lèvres. Il s'est reculer afin de regarder ma réaction, je me suis mise sur la pointe des pieds et je l'ai embrasser à en perdre haleine.
A ce moment là j'ai su. J'ai su que j'étais tombée amoureuse de mon meilleur ami. Nous avons dormi ensemble cette nuit là, nous nous sommes tenus dans les bras, comme toutes les précédentes. Surtout depuis mes neufs ans. Je fais des cauchemars. De terrible cauchemars. Et il était le seul à parvenir à me calmer. Toutes les nuits à 4h04 quand je m'éveillée, il était à mes côtés. Me prenais dans ses bras et me chanter notre chanson.
C'était le seul capable de faire cela. Pas seulement d'arriver à me calmer. Mais le seul qui pouvait me toucher. Oui. En plus de mes cauchemars, je ne supporte pas qu'on me touche, et je suis incapable de toucher quelqu'un.
Hormis lui.
Avec lui ma peur s'envoler, je le laisser me prendre dans ses bras, je le laisser me caresser les cheveux, me caresser le dos. Je pouvais le toucher sans ressentir de crainte. Je me sentais bien à ses côtés.
Malheureusement à la rentrée de seconde tout s'est écroulé. Il m'a railler de sa vie. Il n'a jamais souhaiter me dire pourquoi. Et pour finir il a averti tout le lycée, que quiconque serait ami avec moi, deviendrait un paria, une victime. Alors, personne n'a souhaiter être mon ami. Je n'ai bien évidemment jamais eu de copain, mis à part la mise en garde de Nate concernant tous les mecs du lycée, mon problème m'empêche d'avoir un petit-ami. Faut être réaliste ! Qui sortirai avec une fille qui ne peut pas être touché ? Et qui ne peut toucher personne.
Et voilà, qu'aujourd'hui monsieur se réveille et fait de nouveau attention à moi ? C'est trop facile ! Qu'est-ce qu'il croit ?
La sonnerie de la fin du cours me sort de mes pensées. Contrairement à tout à l'heure je ramasse vite fait mes affaires et disparaît de la salle de classe aussi vite que possible.
Je me rend au réfectoire et retrouve Shane. Nous prenons nos plateau, je choisis une salade verte et des lasagnes, Shane lui choisit des radis et le bœuf en sauce accompagner de pâte. Nous prenons place à une table au fond, ma table pour être précise.
- Mais c'est quoi son problème ? Me demande Shane.
Je fronce les sourcils ne comprenant pas, puis je regarde en direction de son regard. Nate.
- Oh. C'est une longue histoire.
- Raconte !
- Pour la faire courte nous étions meilleurs amis il fût un temps et nous sommes devenus meilleur ennemi.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Si seulement je le savais. Soufflais-je.
- Hum. J'ai ma théorie.
Je hausse un sourcil dans sa direction.
- Je t'écoute Sherlock.
- Tu étais amoureuse de lui ?
- ...
- C'est ce que je pensais. Il l'a peut-être su et sa l'a refroidie.
Je rigole à sa théorie plus que débile . Je ne pense pas que se soit pour cette raison. J'ai bien vu qu'il avait apprécier autant que moi notre baiser. Je le voyais dans ses yeux que lui aussi m'aimer. Ou alors c'est ce que je veux penser ?
Je sens son regard sur moi, j'ose tourner la tête vers lui, et tombe sur ses yeux d'un bleu glacial. Un filer de sueur me lèche la colonne vertébrale. Son regard me déstabilise. Il est froid et menaçant.
Nate à beaucoup changer depuis deux ans. Il est devenu un homme. Il est toujours aussi grand même encore plus grand, ses cheveux brun son court sur les côtés et plus long sur le dessus. Son corps c'est peu à peu recouvert de tatouage. Au début c'était ses mains, puis sa s'est étendu à ses bras, son cou.. je ne peux pas dire si le reste de son corps est rempli d'encre car je ne l'ai plus vu torse nu depuis deux ans.
- Ça m'étonnerait. Bref. Changeons de sujet tu veux bien ?
- Comment s'est passé l'interro de maths ?
- Aussi bien que mon niveau. Zéro pointer !
Il ricane en secouant la tête.
- Si tu veux je peux te donner des cours.. je suis plutôt doué.
- Je ne veux pas t'ennuyer avec cela. Tu as sûrement mieux à faire.
- Je serai ravi de t'aider.
- En échange de quoi ?
- De ton amitié ? Souri t-il.
J'ai du mal à croire que ce beau garçon veuille être ami avec moi. Avec la paria du lycée. N'a t-il pas peur pour sa réputation ?
- Tu ne devrais pas traîner avec moi Shane. Vraiment pas .
- Pourquoi ?
- Tu n'as pas peur d'avoir une réputation de merde ? Je veux dire. Tout le monde sait que je sui la paria du lycée. Celle à qui il ne faut pas sympathiser.
- Je me moque de ce que les gens pensent. J'ai envie d'apprendre à te connaître. Tu as l'air d'être une bonne personne.
Je ne peux m'empêcher de rougir à ce compliment. Il a l'air d'être un garçon sympathique. Et ça me fait du bien d'être en compagnie.
- Bien. Tu ne viendras pas pleurer quand Nate et sa bande s'en prendront à toi.
- Ne t'en fais pas je suis un grand garçon.
Je ne répond rien me contentant de lui sourire. Un sourire sincère. Nous finissons notre repas en apprenant à se connaître. J'apprends qu'il est en internat au lycée, ses parents habitant en Angleterre. Son père est un riche diplomate , sa mère une créatrice de mode. Il est fils unique, il est venu étudier en France pour avoir une année d'étude à la Française tout simplement et pour peaufiner son Français. Même si il le parle parfaitement.
Shane m'accompagne devant ma salle de classe de l'après-midi. Nous n'avons pas d'autre cours en commun aujourd'hui. Nous nous sommes mis d'accord pour commencer mon aide pour les maths dès ce soir, chez moi. Ma prof de science arrive, Shane s'éclipse vers sa salle de cour. Au moment où je rentre dans ma classe, Shane crie.
- On se voit ce soir chez toi Babe ?
Je hoche la tête et sourit à son surnom débile. J'entends vaguement quelqu'un grogner dans la classe, je me retourne et constate que c'est Nate. Sa mâchoire est contracter, ses poings sont serrer.
Ne me dites pas qu'il est jaloux ?! Non, c'est impossible, ce mec n'a pas de cœur ! Il est simplement contrarier que Shane ne respecte pas sa loi.