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Jeanne: Sa Vraie Victoire

Jeanne: Sa Vraie Victoire

Auteur:: Flossi Housley
Genre: Romance
Trois ans. C' était le temps qu' il avait fallu à Pierre Laurent pour revenir, non pas seul, mais au bras de Sophie Garnier, la femme pour qui il m' avait abandonnée le jour de notre mariage. À l'époque, il avait prétendu vouloir se consacrer à Dieu, devenir moine, évoquant une « quête spirituelle » ridicule. La vérité, je l'ai découverte plus tard, était bien plus crue : pas de monastère, juste elle, Sophie, une femme sans le sou séduite par sa lâche passion. Aujourd'hui, il rentre en conquérant, triomphant, exigeant que, moi, Jeanne, son ancienne fiancée brisée, je devienne sa concubine et la servante de sa nouvelle épouse, dans ma propre maison. Mon sang n'a fait qu'un tour en voyant leurs sourires narquois. Ces traîtres croyaient m'avoir anéantie. Mais la vie, parfois, réserve des surprises plus grandes que leur arrogance. Juste au moment où Pierre savourait sa victoire ignoble, une petite voix innocente a retenti du haut de l' escalier. « Maman ! » Le mot a claqué comme un coup de tonnerre dans le silence du salon, figeant Pierre et Sophie dans une stupéfaction totale, le sourire d'arrogance de Pierre se transformant en un masque de pure incrédulité. Ils ne s' attendaient pas à cela. Et ils n'avaient aucune idée de la force que cette petite voix avait réveillée en moi.

Introduction

Trois ans. C' était le temps qu' il avait fallu à Pierre Laurent pour revenir, non pas seul, mais au bras de Sophie Garnier, la femme pour qui il m' avait abandonnée le jour de notre mariage.

À l'époque, il avait prétendu vouloir se consacrer à Dieu, devenir moine, évoquant une « quête spirituelle » ridicule.

La vérité, je l'ai découverte plus tard, était bien plus crue : pas de monastère, juste elle, Sophie, une femme sans le sou séduite par sa lâche passion.

Aujourd'hui, il rentre en conquérant, triomphant, exigeant que, moi, Jeanne, son ancienne fiancée brisée, je devienne sa concubine et la servante de sa nouvelle épouse, dans ma propre maison.

Mon sang n'a fait qu'un tour en voyant leurs sourires narquois. Ces traîtres croyaient m'avoir anéantie.

Mais la vie, parfois, réserve des surprises plus grandes que leur arrogance. Juste au moment où Pierre savourait sa victoire ignoble, une petite voix innocente a retenti du haut de l' escalier.

« Maman ! »

Le mot a claqué comme un coup de tonnerre dans le silence du salon, figeant Pierre et Sophie dans une stupéfaction totale, le sourire d'arrogance de Pierre se transformant en un masque de pure incrédulité. Ils ne s' attendaient pas à cela. Et ils n'avaient aucune idée de la force que cette petite voix avait réveillée en moi.

Chapitre 1

La voiture de luxe s'est arrêtée lentement devant la résidence des Laurent, son moteur puissant devenant soudainement silencieux. La porte s'est ouverte, et Pierre Laurent est descendu. Il portait un costume coûteux, ses cheveux étaient parfaitement coiffés, et un sourire arrogant flottait sur ses lèvres. Il a aidé une femme à sortir de la voiture, c'était Sophie Garnier. Elle s'est accrochée à son bras, l'air faible et délicat, comme une fleur fragile ayant besoin de protection.

Leur retour était flamboyant, délibérément ostentatoire. Trois ans s'étaient écoulés. Trois ans depuis que Pierre m'avait abandonnée le jour de notre mariage, laissant derrière lui une lettre qui brisait le cœur. Il disait vouloir se consacrer à Dieu, devenir moine, et que notre amour terrestre était un obstacle à sa quête spirituelle.

J'étais anéantie. Mais la vérité, je l'ai découverte plus tard, était bien plus cruelle et sordide. Il n'y avait pas de monastère, pas de quête spirituelle. Il y avait seulement Sophie Garnier, une femme dont la famille venait de faire faillite, et une passion égoïste qu'il n'avait pas eu le courage d'assumer.

Aujourd'hui, ils revenaient, non pas en demandant pardon, mais en conquérants.

Je les ai regardés s'approcher depuis le salon. J'ai posé ma tasse de thé et me suis levée, mon visage calme, sans la moindre trace de la tempête qui avait autrefois ravagé mon âme.

« Pierre. Sophie. Quelle surprise. »

Ma voix était égale, polie. Pierre a semblé déçu par mon manque de réaction. Il s'attendait probablement à des larmes, des cris, des accusations. Il voulait un drame.

« Jeanne. Tu as l'air... bien. »

Dit-il, son regard balayant la pièce, notant le luxe et l'ordre qui y régnaient. C'était sa maison d'enfance, mais aujourd'hui, j'en étais la maîtresse.

Sophie s'est blottie un peu plus contre lui. Sa voix était douce, presque un murmure.

« Jeanne, je suis désolée pour tout ce qui s'est passé. J'espère qu'un jour, vous pourrez nous pardonner. Nous nous aimions tellement, nous ne pouvions pas faire autrement. »

Elle jouait la victime, la femme emportée par un amour plus fort qu'elle. C'était la même stratégie qu'elle avait utilisée pour manipuler Pierre, le convaincre de tout abandonner pour elle. Je sentais le dégoût monter en moi, mais je l'ai réprimé.

Je me souvenais de la douleur, de l'humiliation. Je me souvenais des jours passés à pleurer, à ne pas comprendre. Et puis, je me souvenais de la main que le père de Pierre, le général Laurent, m'avait tendue. C'était un homme d'honneur, dévasté par la lâcheté de son fils. Il a vu ma détresse, il a vu la vérité, et il a décidé de réparer le tort que son nom m'avait causé.

Il m'a demandé de l'épouser. Pas par pitié, mais par respect. Pour me donner une position, une sécurité, pour laver l'affront. J'ai accepté. Au début, c'était un arrangement. Mais avec le temps, son calme, sa force tranquille et son amour profond ont guéri mes blessures. J'ai appris à l'aimer, d'un amour plus mature, plus solide que la passion naïve que j'avais ressentie pour Pierre. Et de cet amour est né notre fils, Thomas.

Pierre a rompu le silence, son ton devenant autoritaire.

« Assez de bavardages. Jeanne, nous sommes revenus pour arranger les choses. Mon père, le Général, n'est pas là ? »

« Il est en inspection à la frontière. Il ne rentrera que dans une semaine. »

« Parfait. »

Il a souri, comme si tout se déroulait selon son plan.

« Alors écoute bien. Sophie et moi allons nous marier. C'est la femme que j'aime. Mon père finira par l'accepter. Quant à toi... »

Il m'a regardée de haut en bas, un regard calculateur.

« Tu as vécu ici pendant trois ans, tu as profité de la fortune des Laurent. Il est juste que tu restes. Tu seras ma concubine. Sophie sera la maîtresse de maison, l'épouse légitime, et toi, tu t'occuperas de nous servir. C'est un arrangement généreux, tu ne crois pas ? »

Son arrogance était sans limites. Il pensait vraiment pouvoir revenir et dicter ses conditions, me reléguer au rang de servante dans ma propre maison.

Sophie le regardait avec admiration, son visage exprimant une satisfaction à peine voilée. L'idée de me voir humiliée à ses pieds lui plaisait visiblement.

Je n'ai rien dit. J'ai simplement soutenu son regard, un léger sourire aux lèvres.

« Si c'est ce que tu souhaites, Pierre. »

Ma réponse l'a surpris. Il s'attendait à une lutte, pas à une soumission aussi rapide. Il a froncé les sourcils, méfiant.

« C'est tout ? Tu acceptes ? »

« Pourquoi pas ? Je suis fatiguée de me battre. »

Cette phrase était à double sens, mais il était trop imbu de lui-même pour le comprendre.

Il a ri, un rire triomphant.

« Je savais que tu étais une femme intelligente. Tu sais où est ta place. »

Au même moment, une petite silhouette a dévalé les escaliers en courant. Un petit garçon de deux ans et demi, avec des cheveux bruns bouclés et les yeux sérieux de son père. Il a couru vers moi, ses bras tendus.

« Maman ! »

Le mot a résonné dans le silence du grand salon.

Pierre s'est figé. Son sourire a disparu, remplacé par une expression de pure incrédulité. Il a fixé le petit garçon qui s'accrochait à ma jambe, puis il a levé les yeux vers moi, son visage pâle.

« Maman ? »

Chapitre 2

Le mot "Maman" flottait dans l'air, lourd de conséquences. Le visage de Pierre était un masque de stupeur et de colère. Il a pointé un doigt tremblant vers le petit garçon qui se cachait maintenant derrière mes jupes.

« Qu'est-ce que ça veut dire, Jeanne ? Qui est cet enfant ? »

Sa voix était rauque, accusatrice. Il me regardait comme si je venais de commettre la pire des trahisons. L'ironie de la situation était presque comique.

J'ai posé une main protectrice sur la tête de mon fils.

« Il s'appelle Thomas. C'est mon fils. »

J'ai dit ces mots calmement, sans aucune émotion apparente. La vérité n'avait pas besoin d'être criée.

« Ton fils ? »

Le choc sur son visage s'est transformé en une rage froide. Il a fait un pas vers moi, ses yeux brillant d'une lueur mauvaise.

« Tu as osé ? Pendant que je... pendant que j'étais parti, tu as trouvé un autre homme ? Tu as eu un enfant avec lui dans la maison de mon père ? Quelle garce ! »

Il croyait sincèrement être la victime. Il avait réécrit l'histoire dans sa tête, une histoire où son départ était un sacrifice noble et non une fuite lâche. Dans son monde, j'étais censée l'attendre, pure et fidèle, jusqu'à son retour triomphal.

Sophie a immédiatement sauté sur l'occasion pour envenimer les choses. Elle a posé une main sur le bras de Pierre, son visage exprimant une fausse pitié.

« Pierre, mon amour, calme-toi. C'est sûrement un malentendu. Jeanne n'aurait pas fait une chose pareille... n'est-ce pas ? »

Ses paroles étaient du poison enrobé de miel. Elle me regardait avec un triomphe non dissimulé. Pour elle, cet enfant était la preuve de mon impureté, une arme qu'elle pouvait utiliser contre moi.

Une vieille servante, Marie, qui travaillait pour les Laurent depuis trente ans et qui m'avait vue grandir, n'a pas pu se retenir.

« Monsieur Pierre, ce n'est pas ce que vous croyez ! Madame Jeanne a été... »

Pierre s'est retourné vers elle, furieux.

« Tais-toi ! Personne ne t'a demandé ton avis. Retourne à la cuisine. C'est une affaire de famille. »

Marie a reculé, intimidée mais le regard plein de réprobation.

Pierre s'est de nouveau tourné vers moi. La logique de la situation lui échappait complètement. Le général Laurent, son père, était un homme de principes stricts. Il n'aurait jamais toléré qu'une femme, et encore moins la fiancée abandonnée de son fils, vive sous son toit avec l'enfant d'un autre homme. C'était impensable. Mais l'ego de Pierre était si démesuré qu'il ne pouvait pas envisager une autre vérité que celle qui le mettait au centre de l'univers.

La vérité était simple : après avoir découvert la trahison de Pierre, le Général, pour protéger mon honneur et le sien, m'avait épousée. C'était un acte de justice. Thomas était son fils légitime, l'héritier du nom et de la fortune des Laurent. Il était né de l'amour et du respect, pas de la tromperie.

Mais Pierre ne voyait que ce qu'il voulait voir : une femme qui l'avait "trahi" et un enfant qui n'était pas le sien. La rage a déformé ses traits. Son regard s'est posé sur Thomas, qui me serrait fort la jambe, effrayé par les cris.

« Alors c'est ça... Un bâtard. Tu as ramené un bâtard dans ma maison. »

Il a prononcé le mot "bâtard" avec un venin qui m'a glacé le sang. Il ne voyait pas un enfant innocent, mais un symbole de son propre orgueil blessé.

Il a commencé à s'avancer vers Thomas, son intention claire.

Un instinct primaire a pris le dessus. J'ai poussé Thomas derrière moi, faisant de mon corps un bouclier. J'ai fixé Pierre, et pour la première fois depuis son retour, ma voix était dure comme de l'acier.

« Ne le touche pas. »

Ce n'était pas une supplication. C'était un ordre.

« N'ose même pas poser un seul doigt sur lui, Pierre. Ou tu le regretteras. »

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