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Jeanne, Ma Pénitence Éternelle

Jeanne, Ma Pénitence Éternelle

Auteur:: Bruno Fletcher
Genre: Horreur
« Jeanne, donne ton cœur à Chloé. » Cette phrase, prononcée par l'homme que j'avais aimé pendant dix ans, mon Marc, a brisé ce qui restait de mon âme. Trois ans. Trois longues années passées dans ce sous-sol humide, après m'être jetée dans les flammes pour le sauver, lui. Mes jambes, inutiles, brisées sur son ordre. Mon manuscrit volé, ma gloire usurpée par Chloé, son premier amour. Elle, la prétendue "muse" qui avait élevé mon fils en lui apprenant à me haïr. « C' est toi qui l' as volé à Chloé. » Sa voix était glaciale, un masque d' indifférence sur son beau visage, tandis que mon fils, Paul, brandissait un couteau contre moi, répétant qu' il me détestait pour le mal que j' avais fait à « maman Chloé ». J'ai vu dans ses yeux la haine qu'on lui avait inculquée. Marc voulait mon cœur, littéralement, pour la « guérir ». Me racheter ? En donnant ma vie à celle qui m'avait tout pris ? Je les ai regardés s'agiter autour de ma nièce, Lise, son souffle fragile et cette même maladie cardiaque qui nous liait tragiquement. Mais le destin, ou plutôt mon cœur brisé, avait d'autres plans pour nous. Pendant que le scalpel s'enfonçait dans ma chair, une étrange force s'est réveillée en moi. Ce n'était pas mon cœur de chair que je cédais, mais mon essence, mon âme de scénariste. Mon "don", activé par ma rage et mon désespoir. Un cri strident a traversé la pièce. Chloé s'est convulsée sur la table, avant que son moniteur cardiaque n' affiche une ligne droite, glaciale. Mon fils, Paul, a hurlé : « Maman ! » Face à la terreur dans les yeux de Marc, je savais qu'il venait de tout perdre. La douleur s'est estompée, laissant place à un vide immense, et je me suis retrouvée à la case départ, dans mon monde, brisée, mais vivante. C'était mon seul moyen de m'échapper. Pourtant, un ultimatum m'attendait : ma nièce malade, et l'unique chance de la sauver, qui se trouvait dans le monde que je venais de fuir, la fondation que Marc avait créée en mon nom. Rejoindre ce monde devenu mon Enfer pour sauver une innocente. « J' y retourne. » J'ai murmuré, ma voix tremblante, mais ma détermination inébranlable.

Introduction

« Jeanne, donne ton cœur à Chloé. »

Cette phrase, prononcée par l'homme que j'avais aimé pendant dix ans, mon Marc, a brisé ce qui restait de mon âme.

Trois ans. Trois longues années passées dans ce sous-sol humide, après m'être jetée dans les flammes pour le sauver, lui.

Mes jambes, inutiles, brisées sur son ordre. Mon manuscrit volé, ma gloire usurpée par Chloé, son premier amour.

Elle, la prétendue "muse" qui avait élevé mon fils en lui apprenant à me haïr.

« C' est toi qui l' as volé à Chloé. »

Sa voix était glaciale, un masque d' indifférence sur son beau visage, tandis que mon fils, Paul, brandissait un couteau contre moi, répétant qu' il me détestait pour le mal que j' avais fait à « maman Chloé ».

J'ai vu dans ses yeux la haine qu'on lui avait inculquée.

Marc voulait mon cœur, littéralement, pour la « guérir ».

Me racheter ? En donnant ma vie à celle qui m'avait tout pris ?

Je les ai regardés s'agiter autour de ma nièce, Lise, son souffle fragile et cette même maladie cardiaque qui nous liait tragiquement.

Mais le destin, ou plutôt mon cœur brisé, avait d'autres plans pour nous.

Pendant que le scalpel s'enfonçait dans ma chair, une étrange force s'est réveillée en moi.

Ce n'était pas mon cœur de chair que je cédais, mais mon essence, mon âme de scénariste.

Mon "don", activé par ma rage et mon désespoir.

Un cri strident a traversé la pièce.

Chloé s'est convulsée sur la table, avant que son moniteur cardiaque n' affiche une ligne droite, glaciale.

Mon fils, Paul, a hurlé : « Maman ! »

Face à la terreur dans les yeux de Marc, je savais qu'il venait de tout perdre.

La douleur s'est estompée, laissant place à un vide immense, et je me suis retrouvée à la case départ, dans mon monde, brisée, mais vivante.

C'était mon seul moyen de m'échapper.

Pourtant, un ultimatum m'attendait : ma nièce malade, et l'unique chance de la sauver, qui se trouvait dans le monde que je venais de fuir, la fondation que Marc avait créée en mon nom.

Rejoindre ce monde devenu mon Enfer pour sauver une innocente.

« J' y retourne. »

J'ai murmuré, ma voix tremblante, mais ma détermination inébranlable.

Chapitre 1

« Jeanne, donne ton cœur à Chloé. »

La voix de Marc Lévesque était froide, sans aucune émotion, comme s'il parlait d'une chose sans importance.

Je l'ai regardé, lui, l'homme que j'avais aimé pendant dix ans, mon mari. Son visage était toujours aussi beau, mais ses yeux, autrefois remplis de tendresse pour moi, étaient maintenant pleins de glace.

Il y a trois ans, pour le sauver d'un incendie, j'ai été gravement brûlée et mes jambes ont été écrasées sous une poutre.

Il a survécu, mais il a ramené à la maison son premier amour, Chloé Martin.

Il a dit que Chloé était sa muse, la scénariste de génie qui l'avait aidé à bâtir son empire cinématographique.

Mais cette scénariste de génie, c'était moi, Jeanne Dubois.

Chloé a volé mon manuscrit, a volé ma gloire, a volé mon mari, et a même volé mon fils.

Et maintenant, ils voulaient mon cœur.

« Marc, tu sais très bien que c'est mon manuscrit. »

Ma voix était rauque. Je n'avais pas parlé depuis longtemps.

« C'est toi qui l'as volé à Chloé. »

Il a froncé les sourcils, son impatience était évidente.

« Jeanne, arrête de jouer la comédie. Chloé est malade, elle a besoin de ton cœur pour vivre. C'est la seule chose que tu puisses faire pour te racheter. »

Me racheter ?

Mes larmes ont coulé.

Je l'ai sauvé, j'ai perdu mes jambes pour lui, j'ai été enfermée dans ce sous-sol sombre et humide pendant trois ans.

Et il voulait que je me rachète en donnant mon cœur à la femme qui a tout détruit ?

J'étais allongée sur un lit dur et froid dans ce sous-sol qui sentait le moisi. Mes jambes, autrefois fines et droites, étaient maintenant tordues et inertes. Je ne pouvais plus marcher, je ne pouvais que ramper comme un insecte.

Chaque jour, une gouvernante, Mme Sophie, m'apportait un peu de nourriture, juste assez pour me maintenir en vie.

C'était ma vie depuis trois ans.

Un cauchemar sans fin.

Soudain, la porte du sous-sol s'est ouverte. Une lumière vive m'a aveuglée.

Chloé Martin est entrée, vêtue d'une robe blanche immaculée. Elle marchait avec grâce, comme une princesse. Elle s'est approchée de mon lit et m'a regardée avec un mélange de pitié et de mépris.

« Ma pauvre Jeanne, regarde-toi. Tu es si sale. »

Elle a fait une grimace de dégoût.

« Marc ne veut même plus te voir. Il dit que tu lui fais honte. »

J'ai serré les poings. La haine brûlait en moi.

« C'est toi qui devrais avoir honte, voleuse. »

Chloé a ri, un rire clair et arrogant.

« Voleuse ? Jeanne, tu es trop naïve. Dans ce monde, ce qui compte, ce n'est pas la vérité, c'est qui a le pouvoir. Et maintenant, c'est Marc qui a le pouvoir, et il m'aime moi. »

Elle s'est penchée vers moi, son parfum floral m'a suffoqué.

« Sais-tu pourquoi Marc est si pressé de prendre ton cœur ? »

Elle a murmuré à mon oreille.

« Parce que les médecins ont dit que mon cœur est très faible. Je pourrais mourir à tout moment. Marc ne peut pas vivre sans moi. Il est prêt à tout pour me sauver. »

Je l'ai regardée, son visage rayonnant de santé. Faible ? Son cœur ?

Je ne la croyais pas. C'était un autre de ses mensonges.

Marc est entré juste à ce moment-là. En voyant Chloé si près de moi, son visage s'est durci.

« Chloé, ne t'approche pas d'elle. Elle est folle. Elle pourrait te faire du mal. »

Il a tiré Chloé derrière lui, comme pour la protéger d'un monstre.

Mon cœur s'est serré. Autrefois, c'est moi qu'il protégeait de cette façon.

« Marc, je ne suis pas folle. »

Ma voix tremblait.

« Tu sais que je ne le suis pas. »

Il m'a regardée avec une froideur absolue.

« La seule chose que je sais, c'est que tu as essayé de nuire à Chloé. Tu es jalouse d'elle, de son talent. Tu as besoin d'être soignée, Jeanne. Cette opération te guérira. »

Il parlait de l'extraction de mon cœur comme s'il s'agissait d'une simple thérapie.

Chloé, cachée derrière Marc, a posé sa main sur sa poitrine et a commencé à tousser faiblement.

« Marc, je... je ne me sens pas bien. Ma poitrine... ça fait mal. »

Son visage est devenu pâle, et elle a vacillé.

Marc s'est immédiatement retourné, la panique dans les yeux. Il l'a prise dans ses bras.

« Chloé ! Qu'est-ce qui se passe ? »

« J'ai besoin... j'ai besoin de mon médecin... »

Elle a haleté, ses yeux se fermant.

Marc a crié, sa voix résonnant dans le sous-sol.

« Appelez le Dr. Antoine ! Dépêchez-vous ! »

Le Dr. Antoine, un homme au visage sévère, est arrivé en courant. Il a examiné Chloé rapidement.

« Monsieur Lévesque, l'état de Mademoiselle Martin se dégrade. Son cœur ne tiendra plus longtemps. Il nous faut un nouveau cœur, et vite. »

Il a jeté un regard significatif dans ma direction.

Le piège se refermait sur moi.

Chapitre 2

Mon fils, Paul, est entré dans le sous-sol. Il avait six ans maintenant. Il ressemblait tellement à Marc.

Il tenait un petit couteau à fruits dans sa main.

Quand il m'a vue, son visage s'est rempli de haine.

« C'est de ta faute si maman Chloé est malade ! »

Il a couru vers moi et a essayé de me poignarder avec le couteau.

« Tu es une méchante femme ! Je te déteste ! »

J'ai eu le cœur brisé. C'était mon fils, mon bébé. Je l'avais porté pendant neuf mois. Mais depuis sa naissance, Chloé l'avait élevé, lui répétant sans cesse que j'étais une mauvaise mère, une folle dangereuse.

Le couteau a effleuré mon bras, laissant une fine coupure rouge.

Avant qu'il ne puisse essayer à nouveau, Marc l'a attrapé et l'a soulevé.

« Paul, qu'est-ce que tu fais ? »

La voix de Marc était dure, mais il y avait une lueur d'inquiétude dans ses yeux. Il a pris le couteau de la main de Paul.

Paul a commencé à pleurer.

« Papa, elle a fait du mal à maman Chloé ! Elle doit payer ! »

Marc a soupiré. Il a regardé la coupure sur mon bras, une expression indéchiffrable sur son visage.

« Rentre dans ta chambre, Paul. »

Il a dit d'une voix plus douce.

« Maman Chloé ira mieux bientôt. »

Paul a reniflé et est sorti en courant.

Je me suis tournée vers Marc, le sang coulant le long de mon bras.

« C'est toi qui as fait ça, Marc. C'est toi qui l'as dressé contre moi. »

Il n'a pas répondu. Son silence était un aveu.

Je me suis souvenue du jour où ils m'ont brisé les jambes. C'était sur son ordre. Il se tenait là, regardant ses hommes faire, son visage impassible.

« Pourquoi ? »

J'ai demandé, ma voix un simple souffle.

« Pourquoi m'as-tu fait ça ? »

Il m'a regardée, et pour la première fois, j'ai vu une fissure dans son masque de froideur. Une lueur de douleur.

« Je devais te protéger de toi-même, Jeanne. »

Puis, il a repris son expression dure.

« L'opération aura lieu demain. Ne t'inquiète pas, je trouverai le meilleur chirurgien. Tu ne sentiras rien. »

Je ne sentira rien.

J'ai éclaté d'un rire amer.

« Tu crois vraiment que je vais te laisser prendre mon cœur et le donner à cette femme ? »

« Tu n'as pas le choix. »

Il s'est détourné, prêt à partir.

« Marc. »

Je l'ai appelé.

Il s'est arrêté, mais ne s'est pas retourné.

« Je t'ai aimé. Je t'ai vraiment aimé, plus que tout. »

Mon cœur était vide maintenant. L'amour que j'avais pour lui, qui avait rempli ma vie pendant dix ans, s'était transformé en cendres.

Pendant ces trois années de captivité, j'ai eu tout le temps de réfléchir. J'ai repensé à chaque moment de notre vie commune.

Au début, il était parfait. Charismatique, aimant, protecteur. Il était le PDG d'une petite entreprise, et j'étais une scénariste en herbe. Nous avons travaillé ensemble, nous avons construit son entreprise à partir de rien. Mes scénarios sont devenus des films à succès, faisant de sa société un géant de l'industrie.

Je me souviens du jour où il m'a demandé en mariage. Nous étions sur une plage au coucher du soleil. Il s'est agenouillé, a sorti une bague et m'a dit que j'étais la lumière de sa vie.

Je l'ai cru. J'ai cru chaque mot.

J'étais si stupide.

Le "système" qui était apparu dans mon esprit après l'incendie m'avait prévenue. C'était une voix étrange qui me donnait des informations. Il m'avait dit que l'amour de Marc pour moi avait une "valeur de 100 points". Mais il m'avait aussi avertie : "Attention, l'amour peut être la plus douce des prisons."

Je n'avais pas compris à l'époque.

Maintenant, je comprenais. Son amour était une cage dorée, et j'en étais la prisonnière. Et maintenant, le gardien voulait me tuer.

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