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Je t'Aime, Moi Non Plus : Le Retour

Je t'Aime, Moi Non Plus : Le Retour

Auteur:: Dancing Loon
Genre: Fantaisie
Je suis morte dans une maison de retraite privée sur la Côte d'Azur, à plus de soixante ans, seule. Pendant des décennies, j'ai tout donné à ma famille, je les ai soutenus corps et âme, sans rien attendre en retour. Mais le jour de ma mort, j'ai entendu Danna, ma belle-fille, ordonner de me débrancher, et mon mari, Alan, dilapider mes derniers sous pour son ex-femme. J'étais sous assistance respiratoire, incapable de bouger, mais j'ai tout entendu : leur avarice démesurée, leur mépris glacial, leur plan ignoble. Mon dernier souffle fut un mélange de rage et de chagrin, avec une seule pensée obsédante : si seulement je pouvais recommencer, je les détruirais tous. Et puis, mes yeux se sont rouverts, le parfum bon marché et l'odeur de nourriture trop riche m'ont suffoquée, et j'ai vu Alan me sourire, exactement comme il l'avait fait vingt-cinq ans plus tôt. Je devais tout revivre, mais cette fois, je savais. Je venais de renaître, à 35 ans, le jour où cette famille parasitaire a commencé à me ruiner, et cette fois, je ne les laisserai pas gagner.

Introduction

Je suis morte dans une maison de retraite privée sur la Côte d'Azur, à plus de soixante ans, seule.

Pendant des décennies, j'ai tout donné à ma famille, je les ai soutenus corps et âme, sans rien attendre en retour.

Mais le jour de ma mort, j'ai entendu Danna, ma belle-fille, ordonner de me débrancher, et mon mari, Alan, dilapider mes derniers sous pour son ex-femme.

J'étais sous assistance respiratoire, incapable de bouger, mais j'ai tout entendu : leur avarice démesurée, leur mépris glacial, leur plan ignoble.

Mon dernier souffle fut un mélange de rage et de chagrin, avec une seule pensée obsédante : si seulement je pouvais recommencer, je les détruirais tous.

Et puis, mes yeux se sont rouverts, le parfum bon marché et l'odeur de nourriture trop riche m'ont suffoquée, et j'ai vu Alan me sourire, exactement comme il l'avait fait vingt-cinq ans plus tôt.

Je devais tout revivre, mais cette fois, je savais.

Je venais de renaître, à 35 ans, le jour où cette famille parasitaire a commencé à me ruiner, et cette fois, je ne les laisserai pas gagner.

Chapitre 1

Je suis morte dans une maison de retraite privée sur la Côte d'Azur, à plus de soixante ans, seule.

Pendant des décennies, tout le monde a cru que j'étais dans un état végétatif suite à un AVC, mais j'étais consciente, prisonnière de mon propre corps.

Mon mari, Alan Gordon, et ses enfants, Danna et Robert, m'ont maintenue en vie artificiellement, juste pour toucher ma pension de retraite et les revenus de mes brevets viticoles.

Le jour de ma mort, j'ai entendu Danna, devenue directrice de la clinique, dire à l'infirmière : « Débranchez-la, elle ne sert plus à rien, l'argent des brevets est épuisé. »

J'ai aussi entendu Alan, au téléphone, utiliser l'argent prévu pour mes obsèques pour acheter un bijou à son ex-femme, Carole.

« Ne t'inquiète pas, chérie, on va enfin pouvoir être tranquilles. L'argent de Juliette nous paiera de belles vacances. »

Je suis morte de chagrin et de rage, avec une seule pensée : si je pouvais recommencer, je les détruirais tous.

Et puis, je me suis réveillée.

L'odeur écœurante de parfum bon marché et de nourriture trop riche m'a frappé. J'ai ouvert les yeux et j'ai vu le visage d'Alan, souriant de manière forcée.

« Juliette, qu'est-ce que tu as ? Tu as l'air ailleurs. »

Je n'ai pas répondu, je me suis juste levée brusquement de table. Mon cœur battait à tout rompre.

Je me suis regardée dans le grand miroir du salon. J'avais 35 ans. Nous étions en 1995, dans mon appartement à Lyon.

C'était le dîner pour célébrer l'admission de ma belle-fille, Danna, dans une prestigieuse école hôtelière. Une place que j'avais payée et obtenue grâce à mes relations.

Danna, assise à table, a jeté sa fourchette avec un bruit sec.

« Qu'est-ce que tu regardes ? Tu n'es pas contente pour moi ? »

Sa voix était pleine de mépris. Je me souvenais de cette scène. Dans ma vie passée, j'avais essayé de la calmer, de lui dire que j'étais fière d'elle.

Mais aujourd'hui, je savais que cette fille me détestait. Elle ne voyait en moi qu'un portefeuille sur pattes.

Je me suis souvenue de sa voix, des années plus tard, ordonnant de me débrancher. Froide, sans aucune émotion.

Je me suis retournée vers la table. Ma place, la place de la maîtresse de maison, était occupée par Carole Brown, l'ex-femme d'Alan. Elle me regardait avec un sourire suffisant, comme si elle était la vraie reine ici.

Alan, mon mari, n'a rien dit. Il a toujours laissé Carole faire ce qu'elle voulait.

Dans ma vie passée, je me sentais comme une idiote, une simple pourvoyeuse de fonds pour cette famille. Je payais tout : leur maison, leurs études, leurs vacances, pendant qu'ils me traitaient comme une étrangère.

Je me suis approchée de la table, j'ai regardé Carole et j'ai dit d'une voix glaciale :

« C'est ma place. »

Chapitre 2

Le silence est tombé sur la table. Tout le monde m'a regardée, choqué.

Carole a ri nerveusement, en me regardant comme si j'étais folle.

« Juliette, de quoi tu parles ? C'est juste une place. Ne fais pas de scène. »

Ses enfants, Danna et Robert, m'ont fusillée du regard.

« Maman a raison, » a dit Danna. « Tu es toujours en train de tout gâcher. »

Robert a ajouté : « C'est à cause de toi que mes parents ont divorcé. Tu n'as aucune honte ? »

Alan, mon mari, a finalement pris la parole, son visage dur et réprobateur.

« Juliette, arrête. Carole est notre invitée. Tu manques de générosité. »

Dans ma vie passée, ces mots m'auraient brisé le cœur. J'aurais pleuré, je me serais excusée. J'ai passé des années à essayer de gagner leur affection, à me sentir coupable de mon infertilité, une infertilité qu'ils me rappelaient sans cesse.

Mais maintenant, je savais la vérité. Leur affection était un poison.

J'ai regardé Alan droit dans les yeux.

« Générosité ? J'ai payé pour cette maison, pour les études de tes enfants, pour les robes de ton ex-femme. De quelle générosité tu parles ? »

Alan a été surpris par ma réponse. Il n'était pas habitué à ce que je lui tienne tête.

« Tu es devenue folle ? C'est le succès qui te monte à la tête ? »

Danna a explosé.

« C'est ça, tu te venges sur nous parce que tu ne peux pas avoir d'enfants ! Tu n'es qu'une concubine stérile qui essaie de nous acheter ! Je ne veux pas de ton école hôtelière ! Je veux aller à Paris avec mon copain pour faire du design de mode ! »

Elle a jeté son verre de vin sur la nappe blanche.

Alan et Carole se sont immédiatement levés pour la consoler, me lançant des regards accusateurs.

« Tu vois ce que tu as fait ? » m'a crié Alan. « Tu n'as aucune fibre maternelle ! »

Brisée ? Non. Lucide.

J'ai souri froidement.

« Très bien. Puisque tu ne veux pas de cette école, c'est réglé. J'ai annulé ton inscription ce matin. »

Le silence a été total. Danna m'a regardée, la bouche ouverte, incapable de croire ce qu'elle venait d'entendre.

« Quoi ? »

« Et ce n'est pas tout, » ai-je continué, savourant chaque mot. « J'ai demandé une mutation. Je pars pour une mission d'expertise de longue durée en Alsace. Loin de vous. »

Alan est devenu rouge de colère. Il s'est approché de moi, menaçant.

« Tu ne peux pas faire ça ! Nous dépendons de toi ! Tu crois que tu peux nous laisser comme ça ? »

Il a crié la phrase qui a scellé ma liberté.

« De toute façon, on n'est même pas mariés ! Notre acte de mariage est un faux que j'ai fait faire pour te garder sous mon contrôle ! »

Au lieu d'être anéantie, un immense soulagement m'a envahie. J'étais libre. Vraiment libre.

J'ai éclaté de rire. Un rire sincère, libérateur.

« Parfait. Dans ce cas, sortez de mon appartement. C'est ma propriété personnelle. Dehors. Tous. »

Je les ai regardés, abasourdis. Puis j'ai pointé la porte.

« Maintenant. »

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