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Jalousie amicale.

Jalousie amicale.

Auteur:: Bree Sei
Genre: Romance
Luna est dotée d'une beauté incroyable et vient d'une famille riche, ce qui attise beaucoup de jalousie. Et comme si cela ne suffisait pas, Ray, le plus beau garçon du lycée craque pour elle. Comment ses amies (Dona et Yvy) réagiront? Jusqu'où iront-elles?

Chapitre 1 Prologue.

« Luna, s'il te plaît sors de ta chambre et viens manger. Ça fait une semaine que tu y es ma princesse! Je t'en prie, ne nous fait pas ça! Ouvre nous la porte! Papa est à genoux et depuis que tu as décidé de t'enfermer dans ta chambre, il n'est plus jamais allé au travail et moi de même ma fille! Ta vie n'est pas finie mon bébé, tu es encore jeune et on a besoin de toi. Tu es notre seul trésor, tu es le plus beau cadeau de notre vie et je te promets que sans toi, nous n'aurons plus une seule raison de vivre. Allez, ouvre la porte ma chérie. »

****LUNA.****

Je suis assise sur la chaise qui se trouve juste en face de mon miroir mural et j'entends ces mots de ma mère mais je ne sais quoi faire.

En fait, mes larmes coulent mais elles sont invisibles car elles ne peuvent pas se voir. J'ai le cœur meurtri, comme si on avait enfoncé un poignard à l'intérieur. Pour moi, la vie n'a plus de sens. J'ai juste envie de me suicider et d'en finir avec cette souffrance mais je ne sais pas ce qui me retient encore. Est-ce l'amour véritable qu'ont mes parents pour moi ou mon petit ami que j'ignore depuis plusieurs moments déjà? Je ne sais pas! Aujourd'hui, je doute de tout et je ne crois plus en rien ni personne et pourquoi? Vous le saurez car, je vais vous raconter mon histoire.

Je m'appelle Luna, j'ai vingt-trois ans aujourd'hui. Alors que j'étais sur le point de me fiancer à celui que j'aime, ma vie a basculé et je ne pense pas que je m'en remettrai un jour.

Je me souviens de ce jour où mon père avait eu un très bon poste dans une gigantesque entreprise à Dakar, une ville du Sénégal qui est un pays qui se trouve dans le continent africain. Nous vivions en France, plus précisément dans la ville de Rouen.

J'aimais bien cet endroit, j'étais dans une bonne école et j'avais plusieurs amis. Je faisais de la danse classique et ce depuis l'âge de trois ans et ma maîtresse, madame Lemarchal, me disait toujours que j'étais tellement brave et que j'irais loin. À l'âge de sept ans, j'ai su que c'était la dernière fois que je la voyais. Je lui ai fait un gros et inoubliable câlin alors qu'elle était venue nous accompagner à l'aéroport avant de monter les escaliers cheminant vers l'intérieur de cet oiseau géant pour me rendre au Sénégal.

Le trajet m'a paru assez long, peut-être parce que je ne dormais pas comme les enfants de mon âge? Car apparemment, dormi lors d'un trajet ferait croire que la distance est courte mais le contraire ferait croire qu'elle est longue. De toutes les façons, je n'avais pas sommeil et je ne me voyais pas en train de forcer quoique ce soit. Je suis restée éveillée, à penser à mon petit vécu que j'avais fait à Rouen, à mes maîtres et maîtresses et surtout à mes amis. Là présentement, je souris quand je repense à eux. Vous savez, l'innocence des enfants est une merveille. Ils s'aiment pour de vrai et quand ils sont fâchés, ils le sont pour de vrai. Ils ne savent pas faire du mal à quelqu'un et même quand cela arrive, ils demandent pardon. Ils voient la vie positivement et l'acceptent telle qu'elle est sans en demander plus. Ils sont honnêtes et francs et c'était comme ça avec mon meilleur ami Mathéo et sa sœur Léa qui était ma meilleure amie. Deux jours avant mon départ, j'étais allée dormir chez eux et un jour avant, ils sont venus dormir chez moi.

Le jour de mon voyage, on ne voulait plus se quitter mais bon, il fallait bien qu'ils aillent à l'école non? C'est avec beaucoup de peine que nous nous sommes séparés. Et quand je suis arrivée à Dakar, je ne les ai pas oubliés, je n'ai oublie personne. On m'a beau inscrit dans la meilleure école privée, avec d'autres élèves mais je pensais toujours à eux. Dans le quartier résidentiel où j'étais et qui est celui dans lequel je suis toujours aujourd'hui, il y avait des voisins et voisines, sans compter des enfants de mon âge mais je n'arrivais pas à m'attacher à eux. J'étais tout le temps seule, dans ma bulle. L'intégration dans ce nouvel atmosphère était plutôt difficile pour moi mais il a fallu que les choses changent et cela est arrivé quand j'ai eu dix ans, soit trois ans après mon arrivée.

À suivre...

Chapitre 2 Chapitre 1.

En effet, l'anniversaire du président de la république approchait et on devait le fêter au grand carrefour de la ville, devant tout le peuple. Certains jeunes ont été sélectionnés pour faire des défilés, d'autres pour faire des sketchs, chanter et danser. Et bien sûr que parmi les types de danse, qu'il y avait de la danse classique! Le directeur de mon école monsieur Bossoko savait que j'avais dansé en France et que j'avais continué à m'entraîner seule dans ma chambre puisque dans mon carnet de présentation scolaire, c'était marqué.

Il m'a proposé de faire partie du groupe qui allait représenter cette danse mais j'ai dit non par timidité et par peur aussi pour être honnête. Je n'avais jamais été sur scène dans ce pays et j'avais peur d'essayer. J'étais très calme, ce qui était différent de quand j'étais en France car pour moi, c'était toujours un nouveau monde dont je ne parvenais pas à embrasser facilement. Mais pour être polie, je lui ai dit que j'étais quand même d'accord pour assister aux séances d'entraînement et il a accepté en affichant un sourire plutôt mignon.

Plusieurs élèves de différentes écoles avaient été réunis dans la grande salle dédiée aux activités officielles du pays. Dans cette salle, plusieurs groupes avaient été formés dans des sous salles. Il y avait une salle pour ceux et celles qui chantaient, une autre pour ceux et celles qui faisaient de la comédie et ainsi de suite puis, une autre qui faisait ce que moi je savais faire : de la danse classique.

Il y avait un endroit pour ceux qui assistaient et j'y ai pris place avec mes parents. Dix minutes tard, les entraînements ont commencé. Un professionnel de danse, vu son habillement et ce qui allait faire par la suite est entré dans la salle et nous a salués. Il était plutôt mince, très grand de taille et métisse avec une longue barbe noire. Je dois avouer que sa salopette moulant m'avait fait marrer, pourtant c'était très normal.

- Pourquoi ris-tu Luna? Avait demandé ma mère.

Avec un sourire tout timide et un peu nerveux, j'ai répondu:

- Sa combinaison me fait rire maman. Ça fait longtemps que je n'ai pas vu ça!

- Ah c'est vrai en plus, vu que tu danses mais dans ta chambre et en plus seule! Tu as raison, c'est drôle.

Ensemble, nous nous sommes bien marrés avant de continuer à suivre ce qui se passait.

Le professeur de danse nous a demandé d'applaudir ses élèves et nous l'avons fait puis, un par un, ils ont commencé à entrer dans la salle. Il devait être une quinzaine au total. J'ai remarqué qu'il y avait deux filles qui avait porté des vêtements différents des autres et j'ai su qu'elles étaient les meilleures et les deux mentors du groupe.

De toutes les façons, j'avais hâte de les voir danser.

Une musique douce que je connaissais très bien a été mise et là, j'ai commencé à sourire.

Les danseurs et danseuses ont commencé à faire des pas et tout se passait très bien jusqu'à ce que l'une des filles qui avaient des vêtements différents tombe et se fasse mal à la cheville à cause d'un pas de danse qu'elle avait du mal à maîtriser.

Elle a arrêté sa cheville et j'ai compris qu'elle n'allait pas bien et j'ai eu de la peine pour elle.

La danse a été mise en pause. Le professeur a fait appel à des secouristes et ces derniers sont venus s'occuper d'elle pas loin du poste de danse.

Cependant, il y avait un autre problème: il fallait bien qu'elle soit remplacée mais qui devait le faire?

Il a jeté un coup d'œil dans la salle puis, il a dit:

- Y a-t'il une volontaire dans la salle s'il vous plaît?

Personne n'a répondu.

Mes parents m'ont lancé un regard et j'ai compris le message mais, je n'ai pas répondu, ni levé le doigt.

C'est quand il a dit:

- Bon, on va annuler les entraînements, le temps qu'elle se rétablisse mais il ne faut pas oublier que l'anniversaire c'est dans quelques jours seulement.

Et comme si cela ne suffisait pas, l'un des secouristes lui a dit qu'il n'est pas sûr qu'elle s'en remettrait rapidement. J'ai vu une grande déception dans son regard et gentille que j'étais, j'ai levé le doigt en tremblant et j'ai dit d'une voix calme.

- Je... Je sais danser et je peux la remplacer mais uniquement le temps qu'elle se rétablisse.

Au fait, je n'étais pas une voleuse donc, je ne voulais en aucun cas voler sa place et c'est la raison pour laquelle j'avais fait cette précision.

Mes parents ont applaudi et les gens de la salle ont suivi leur rythme. Un sourire s'est affiché sur le visage du professeur et il est venu lui-même tenir ma main pour me faire descendre des escaliers.

Tous les regards étaient braqués sur moi et j'entendais les gens dire « elle est tellement belle, elle va cartonner » et au lieu que ça me mette en confiance, ça me gênait plutôt à cause de ma timidité.

Une fois dans le groupe avec les autres, il m'a demandé:

- C'est quoi ton prénom?

- Luna, je lui ai répondu.

- D'accord Luna, a-t-il dit. Tu vas nous montrer ce que tu sais faire d'accord? Tu veux qu'on mette quelle musique?

Ô mon Dieu! J'ai eu une envie terrible de disparaître. J'ai même commencé à regretter de m'être proposée. Mais bon, c'était trop tard et je ne pouvais plus retourner en arrière. Je lui ai demandé d'une voix basse de mettre une chanson que j'aimais beaucoup et il l'a fait.

Avec mon collant que j'avais porté ce jour et mes ballerines comme si je savais que j'allais danser, je me suis préparée en quelques secondes en réglant ma respiration puis, j'ai commencé à faire des pas de danse.

Il n'a pas fallu deux minutes pour que tout le monde se lève pour m'applaudir. Pour ne pas paraître impolie, j'ai souri.

- Parfait, a dit le prof de danse. Je crois qu'on va te garder dans l'équipe, si tu veux bien!

Les gens ont crié « oui, elle doit rejoindre l'équipe, c'est elle la meilleure ».

Je me suis sentie mal à l'aise pour celle qui s'était fait mal...

- Je vous ai dit que je voulais la remplacer jusqu'à ce qu'elle se rétablisse et non définitivement monsieur.

- D'accord, c'est comme tu veux alors mais, réfléchis bien à cette offre! On commence?

- D'accord monsieur!

On a commencé et ça s'est plutôt bien passé mais je ne pouvais m'empêcher de me sentir gênée pour la fille blessée.

Les secouristes ont bandé sa cheville et lui ont donné de l'eau à boire et c'est quelques temps après que ses parents sont venus la chercher, soit cinq minutes après qu'on ait fini de danser.

Je m'apprêtais à rejoindre mes parents mais j'ai jugé bon d'aller la voir et je l'ai fait.

- Euh bonsoir Monsieur, bonsoir madame, bonsoir la danseuse. Je m'appelle Luna et j'aimerais féliciter la danseuse car elle est géniale. J'aimerais aussi l'aider à réaliser le pas qui semblait difficile pour elle.

J'ai affiché un sourire assez discret. Ils ont répondu à ma salutation mais pas la danseuse.

Elle semblait très triste. J'ai pris une feuille que j'avais dans mon sac et j'ai noté le numéro du téléphone fixe de le la maison et je leur ai demandé de m'appeler. Au même moment, celle qui avait la même tenue qu'elle s'est approchée d'elle et lui ait:

- Dona, je suis vraiment navrée pour toi! Bonsoir à vous monsieur et madame.

- DONA : Merci beaucoup.

Et les parents ont répondu simultanément:

- Merci Yvy, c'est gentil de ta part! Tu es une très bonne amie pour notre fille!

En quelques secondes, j'ai su leurs prénoms et le lien qu'elles entreraient. Je me suis éloignée discrètement et j'ai rejoint mes parents pour qu'on rentre. Ce que je ne savais pas au-delà de mes dix ans, c'est que cette rencontre allait bouleverser ma vie et ce à jamais.

À suivre...

Chapitre 3 Chapitre 2.

Le jour suivant, je me suis réveillée peu de temps après que mes parents soient partis de la maison pour le travail et ce à cause d'un appel provenant du téléphone phone. Je n'ai pas hésité à décrocher et à parler avec ma petite voix qui devenait rock à chaque fois que je me réveillais.

- Allô, bonjour! C'est qui à l'appareil s'il vous plaît?

Alors que je m'attendais à ce que ce soit un adulte qui parle, c'est une petite voix comme la mienne qui a surgi:

- Bonjour, c'est Dona. Je t'appelle avec le numéro de mon père.

- Ah oui, Dona, la fille de la danse classique.

- DONA : Oui c'est moi. Je voulais juste te dire que je suis prête pour que tu m'apprennes ce pas je danse que je ne maîtrise pas.

J'étais étonnée déjà qu'elle m'appelle puisque quelques heures plutôt, elle n'a même pas répondu à mes salutations. « Mais bon, les gens changent d'avis », j'ai rétorqué dans mon cœur avant de lui dire:

- Okey, ça marche. Je vais en parler avec mes parents et je te rappellerai pour te le confirmer et dans ce cas, c'est toi qui viendras chez moi.

- DONA : Avec plaisir! Merci beaucoup!

- Okay! Au-revoir!

J'ai voulu raccrocher mais elle a interrompu cet acte en me demandant si Yvy pouvait être là puisque c'est sa meilleure amie.

- C'est comme tu voudras!

- DONA : Merci beaucoup! Papa, tiens ton téléphone...

Ce sont les derniers mots que j'ai entendus.

Elle a raccroché par la suite.

Ce jour, j'étais seule à la maison. Oui, je n'avais pas de nounou.

Mes parents avaient décidé de m'en prendre une mais j'ai refusé sous prétexte que mon âge ne signifiait pas que j'étais petite. Ils ont accepté mais, ils ont renforcé la sécurité de la maison en mettant par exemple des boutons à appuyer au cas où quelqu'un essayerait d'entrer dans la maison pour me faire du mal, et plusieurs choses encore.

Pour ce qui est du repas, ma mère apprêtait toujours tout avant de sortir. Je n'avais qu'à le chauffer pendant quelques minutes dans le micro onde et c'est tout.

Quand je m'ennuyais, je dansais dans ma chambre, ensuite je chantais puis, je regardais des manga car j'en étais tellement fan.

Après cela, je finissais dans mon lit en train de dormir. C'était comme ça quand je n'avais pas cours.

Le soir, mes parents sont rentrés et après avoir donné un câlin à chacun, je leur ai fait part de ma conversation avec Dona tout en leur disant qui elle était et pourquoi je lui avais donné le numéro fixe de la maison.

Oui, ils m'ont dit que j'aurais dû leur en parler avant de prendre la décision de l'aider mais ils ne se sont pas fâchés puisqu'ils avaient assisté à la scène de la veille avec avec moi et à celle où j'ai pris sa place, même si c'était temporaire. Ils ont accepté et lendemain matin, je lui ai fait signe sur le numéro utilisé pour me contacter et lui ai dit qu'elle pouvait venir avec son amie en question : Yvy. Je dois noter que je lui ai aussi balancé l'adresse de la maison. Dès que l'après-midi a sonné, j'ai entendu la sonnerie retentir.

J'ai jeté un coup d'œil par la fenêtre. Elles étaient là, avec les parents de Dona. J'ai rejoint le salon et j'ai vu que mon père était déjà descendu leur ouvrir la portail.

Je les ai vu échanger un peu. Je suppose qu'ils se saluaient et se présentaient puis, deux minutes plus tard, ils étaient à l'intérieur. J'ai eu une forte envie de me cacher dans un trou sur le coup.

En fait des fois quand les invités viennent à la maison, il y a une grande timidité et une grande honte qui nous saisissent. Et dire que j'étais même déjà timide avant cela. Là, c'était deux fois plus.

Mais j'ai pris mon courage à deux main et j'ai salué chacun avant d'amener les filles dans ma chambre tout en laissant les adultes causer entre eux, au salon.

La première chose qui est sortie de la bouche de Dona une fois dans ma chambre c'est:

- DONA : Waouh, vous êtes tellement riches!

Yvy a aussi parlé.

- YVY : Votre maison est super grande et belle! Regarde ta chambre, elle est magnifique!

Je ne peux citer toutes les éloges de ce jour puisque la liste est tellement longue. J'étais là, tout calme, à les observer et à entendre ce qu'elles disaient et quand elles ont fini, j'ai lancé un sourire forcé puis, pour une raison que j'ignore, j'ai ri. L'une a regardé l'autre avec un air étonné puis, elles ont rétorqué simultanément:

- DONA : Quoi?

- YVY : Qu'y a-t-il?

Je ne savais pas quoi dire alors, j'ai improvisé quelque chose bien que cela venait de mon cœur.

- Vous êtes toutes mignonnes!

Et là, ensemble, nous avons éclaté de rire. C'est à ce moment précis qu'est née une amitié.

J'ai appris ce pas de danse à Dona et quand on a fini, les deux filles se sont bien amusées en se maquillant avec mon maquillage pour enfants, en essayant mes vêtements de déguisement et en faisant pleines d'autres choses. Je trouvais ça tellement marrant mais en même temps ça me plaisir... J'étais tout simplement heureuse à cause de cette amitié qui venant de naître car j'avais passé trois ans de ma vie dans ce pays sans avoir de relation amicale parce que l'adaptation pour moi était difficile et puis, j'étais renfermée.

Mais avec ces deux filles, les choses ont changé au fur et à mesure.

On se voyait de temps en temps pour danser, chanter, regarder des dessins animés puis, des films, se maquiller, bref on se voyait pour faire ce que font les jeunes filles!

Tantôt on se voyait chez lune d'entre nous, tantôt chez l'autre. En fait, on faisait le tour. J'avais remarqué qu'elles étaient différentes de moi financièrement puisqu'elles vivaient chacune dans une maison pas vraiment...

Je ne trouve pas le mot mais cela n'a rien changé dans notre relation car mon amour pour elles ne dépendait pas de leur situation financière.

Le temps est passé, on a grandi. On est passé de dix ans à onze, de onze as à douze, ainsi de suite jusqu'à l'âge de dix-sept ans.

Enfin, j'avais dix-sept ans et elles en avaient dix-huit. Je partais en classe de terminale et elle aussi.

Cette année là, j'ai opté pour rejoindre leur lycée car je voulais faire l'expérience d'une école publique au moins une fois dans ma vie en plus, elles étaient là donc, cette envie était encore plus forte.

Mes parents n'y ont pas trouvé d'inconvénients et puis, j'étais déjà assez grande pour prendre certaines décisions.

Elles étaient connues là-bas, dans leur lycée puisqu'elles avaient fréquenté de la sixième jusqu'à la terminale qu'elles s'apprêtaient à faire.

Dona surtout était connue car elle avait la réputation d'être une très bonne danseuse, une fille qui fait fondre certains garçons et aussi une fille qui ne se laisse pas faire. J'avais remarqué la première depuis notre rencontre et la troisième après.

Dans notre groupe, elle était « la chef ». C'est vrai qu'elle ne se laissait pas faire. Elle avait la tête sur les épaules et quand il y avait des problèmes entre nous, alors que Yvy, la fille douce et gentille cherchait à arranger les choses, elle boudait et ce pendant plusieurs jours, voire même plusieurs semaines.

Mais bon, tout le monde a des qualités mais aussi, des axes à améliorer que les gens ont tendance à appel « défauts » alors que les « défauts » sont en réalité des qualités très mal exploitées donc, les « défauts » n'existent pas.

Par contre les les qualités mal exploitées ou encore les axes à améliorer si! Mais bon, bref!

Une semaine avant la rentrée scolaire, nous sommes allées faire les courses dans de très beaux magasins. Ce sont mes parents qui ont tout financé parce que les leurs n'en avaient pas assez. On a acheté des fournitures scolaires, des vêtements, on a même cousu nos tenues et on a fait d'autres choses. C'était magique et on avait hâte que l'école commence vite pour que nous soyons ensemble et pour que tout le monde admire notre Trio.

Cela est arrivé le jour de la rentrée scolaire même même, quand nous avons franchi la barrière de l'établissement.

Les regards étaient portées sur nous, ou plutôt sur.... sur... sur moi et ce que j'ignorais, c'est que cela allait porter des fruits très amers.

À suivre...

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