Ma vie est un véritable calvaire. Côté social, je suis le genre de fille qui ne cherche pas à être comme les autres. Je juge au premier regard, j'ai horreur des embrassades amicales, j'ai peu d'amis. J'exagère presque même. J'aime la discrétion, passer in cognito. Mais je ne vais pas dire que je suis renfermée sur moi, non, loin de là. J'ai une meilleure amie du nom de Reine, jolie prénom n'est-ce pas! C'est à elle que j'essaie de dire 70 % de mes pensées.
J'ai horreur des appels vidéos, je déteste Snapchat et je n'ai pas de compte TikTok ce qui reste dingue pour mon entourage et toutes ces jeunes femmes de mon âge qui trouvent ça coincé mais je m'en fiche . Pour moi, tout ceci ne sert à rien. Je préfère lire un livre ou regarder des films sur Netflix plutôt que de commenter des photos des influenceuses.
Mon nom est Sarah. Je viens d'avoir 24 ans. Je suis une adulte pour la société même si pour moi je l'ai toujours été depuis où je suis en mesure de réfléchir. Je loue un appartement dans la ville et cela m'arrange convenablement. Je n'ai pas le poids de ma mère sur le dos et Dieu seul sait comment j'adore être seule. Vous allez trouver ça dingue mais même si jadore avoir mon espace pour pouvoir me curer le nez, lâcher des gaz, roter ou mater du porno, j'aime bien les compagnies masculines. Je suis tout sauf en couple. Malgré mon jeune âge, j'ai connu pas mal de garçons entre relations sérieuses et flirts. C'est devenu une passion : Me laisser draguer et chopper même s'il n'est pas mon genre. Du moment qu'il y'ait une attirance sexuelle entre nous.
Je n'ai jamais été comme ça. Avant j'aimais les gens, la vie. J'ai toujours aimé ces contes de Disney, avec le prince charmant blablabla jusqu'à ce que je tombe sur le mien. Mon prince à moi. Mais il m'a complètement détruite au point où j'ai décidé de ne plus ouvrir mon cœur à aucun homme. De m'amuser jusqu'à en perdre le goût bref de me foutre des sentiments des autres parce qu'il y'a une chose que j'ai toujours voulu avoir, c'était d'être avec lui. Aujourd'hui beaucoup de choses ont changé ou presque pas...
Premièrement, je suis une infirmière dans un hôpital publique de la ville. Je vous mentirais si je vous disais que j'aime mon métier mais bon c'était une idée de ma mère et je compte bien exercer dans autre chose. Je n'ai ni de la compassion pour ces malades ni l'amour de la santé. Pas que je les déteste tous ceux là qui vomissent à mes pieds ou qui font les selles sur eux puisque ce n'est pas de leurs fautes mais je ne me sens pas à ma place et je vais finir par craquer. Deuxièmement, je suis professeure de mathématiques dans un lycée, oui à mon jeune âge.
Assise sur un banc du couloir, je n'arrête pas de regarder ma montre. J'ai l'impression de suffoquer et pas loin de moi, de nouvelles stagiaires entrain de prendre des selfies n'arrêtent pas de me taper sur les nerfs.
Elles ne savent pas que c'est interdit?
Je suis perdue dans mes pensées lorsque Djibril, un ami avec qui j'ai suivi ma formation en médecine vient me tapoter l'épaule. Djibril me drague depuis des années et ne se décourage pas. Il est beau à coup sûr même si la beauté est relative, trop gentil, trop attentionné, trop humble, que j'ai du mal à dire oui. Je vais lui faire de la peine si j'accepte de sortir avec lui. Toujours bien coiffé, sa blouse repassée à la perfection et son regard enchanteur ferait craquer n'importe quelle fille.
Chaque matin quand il arrive, après s'être changé, il Passe dans mon service me dire bonjour avec un café à la main. Il est mignon, charmant avec son sourire, parfaitement bilingue et les stagiaires n'arrêtent pas de baver sur lui. Elles m'énervent !
- Eh Sarah tu rêves ?
- Ah j'avais la tête ailleurs.
- Ton café
- Merci
Il adresse une salutation de la main avec son grand sourire vers les nouvelles stagiaires qui n'arrêtent pas de le mater.
Je soupire d'agacement.
- Quoi? Me demande t-il perplexe. Je n'ai plus le droit de saluer nos futures collègues ?
- Fais comme tu veux mais dois-je te rappeler que tu n'es pas obligé de venir me donner du café tous les matins et que tu es censé être au laboratoire ?
- I know mais je ne peux commmer ma journée sans te voir!
Je roule des yeux en affichant un sourire genee.
- Okay je te laisse, bonne journée.
- Meilleure à toi.
Pendant que je le regarde partir, j'entends une voix dure et sévère qui manque de me transpercer le tympan.
- Qu'est ce que vous faîtes assise?
C'est la major des infirmières qui vient de surgir de nul part. C'est une vrai tyran. Elle fait 1m90 sans talon, visage serré et froissé, toujours maquillée froidement et sa blouse jamais boutonnée. Elle est vraiment imposante.
- C'est comme ça que vous montrez l'exemple ?
Je me lève rapidement. Je l'ai sur le dos depuis des années déjà. Elle ne me fait plus peur comme au début mais j'aime pas quand elle fait des remarques négatives.
- Désolée
- On a un cas qui vient d'arriver. Un monsieur vient de rentrer de son voyage et a fait un accident sur la route, voilà son dossier et surtout, dit-elle en mettant une pause dans sa marche. Tu dois leur enseigner! finit-elle par me dire en montrant du doigt les nouvelles internes.
Je me tourne et celles-ci me saluent faiblement avec un sourire. Au moins, j'ai un point en commun avec la major; Nous n'aimons pas les gens. Surtout ceux-là qui voient toujours la vie en rose.
On m'a aussi détesté comme elles pour que j'en arrive là. J'ai dû apprendre toute seule, faire des injections sur moi-même.
La major s'en va et j'ouvre le dossier qu'elle m'a laissé.
-Suivez-moi, lancé-je à l'endroit des stagiaires. Alors qu'est-ce ce que nous avons?
Un certain Dumond William qui a une fracture du genou... attendez Dumond ? Il a le même prénom que l'un de mes ex.
Je suis devant la chambre VIP des hommes. J'entre perplexe et très curieuse de savoir qui est mon patient de ce matin car aux dernières nouvelles, ce taré devait rentrer de Dubaï cette année.
On s'est connu au téléphone par le biais de ma petite sœur Sandra. Elle m'a dit que c'était son coach de danse et qu'il cherchait à se caser. Et vu qu'elle le trouve sympa, elle a jugé qu'il serait bon pour moi.
J'ai trouvé ça adorable de sa part au début. Elle n'a que 12 ans mais on a rompu il y'a 2 ans toujours au téléphone même sans se rencontrer en face.
C'était un psychopathe. Un putain de hacker. Il me surveillait à distance, voulait toujours savoir ce que je fais, où j'étais pourtant il le savait déjà. Certains vont trouver cela mignon ou du moins dire que c'est tout à fait normal mais il est allé jusqu'à pirater mon compte WhatsApp. C'était la goutte qui a débordé le vase.
On s'échangeait de photos, on a fait un appel vidéo une fois mais on n'a jamais eu la chance de se rencontrer. Si c'est lui, je le reconnaîtrai enfin sauf si je me trompe de...
Je vois un homme couché, occupant le lit 1. C'est bien lui!!!
J'ai appris à bien le connaître malgré la distance. Dumond c'est le genre d'homme qui veut sculpter la femme à son image. Pour lui la femme idéale c'est celle là qui est soumise, posé et qui respecte les décisions de son homme. Foutaise!
Envoûté par son plein d'arrogance, il manque cruellement d'humilité. Il avait souligné qu'il ne s'excuse jamais au près d'une femme. Mais quelle femme peut bien être ainsi si son homme ne l'est pas!
Rien qu'à travers ses messages, il était insupportable avec ses multiples talents qu'il ne cessait de vanter. Il m'avait toujours dit qu'il rêvait être un artiste.
Il sait danser, Il fait des arts martiaux, coach sportif, informaticien, il sait cuisiner bref l'homme parfait pour certaines. Alors on a cassé ça fait deux ans aujourd'hui et le destin a permis que l'on se rencontre enfin. Pourquoi?
Il est plutôt calme pour quelqu'un qui a fait un accident et qui présente de telles ecchymoses. Il soulève la tête parce que ça fait un moment que je suis statique devant lui puis il arque un sourcil et sourit mystérieusement. Il me fait peur là.
Non...il ne peut pas être mon patient.
Je laisse le dossier dans les mains d'une stagiaire et me lance à la recherche de Elvara, une autre infirmière ici qui colle un peu trop sur de beaux patients. Je la cherche dans tous les couloirs et je finis par la voir sortir du bureau d'un médecin.
- Euh Elvara?
- Sarah ! crie t-elle en sautant dans mes bras.
Cette fille est collante. Je me détache d'elle avec difficulté et affiche un sourire forcé.
- Euh tu veux bien t'occuper d'un patient pour moi? Vip hommes lit 1. Il vient de faire un accident mais on a déjà fait les pansements nécessaires.
- Ahn juste les soins, vérifier ses paramètres etc il est mignon?
- Oui très. Tu vas l'adorer, lui dis-je en souriant un peu trop.
- Okay je file
Merci mon Dieu. Dumond est très bavard. Ça me rappelle aussi qu'il aimait bien envoyer de ces notes vocales qui duraient de longues minutes et je ne veux pas avoir à faire à son regard que je viens de voir ou à ses multiples questions.
- Sarah on à besoin de toi en Pédiatrie !
C'est une autre collègue qui a besoin de moi.
J'arrive et constate qu'on a du mal à injecter du Metronidazole à un enfant. Alors comme je suis douée avec les enfants, j'essaie de l'amadouer avec un bonbon sorti de ma poche. Puis je détourne son attention en lui racontant une histoire et son soin se passe sans cris ni bagarre.
- Infirmière Sarah! Qu'est-ce que vous faites ici? Je vous ai confié un patient oui ou non? On trie déjà les patients? C'est la major qui vient de surgir de nul part comme d'habitude.
- Non madame c'est pas ça, lui répondis-je en me retournant doucement.
- Ah oui c'est quoi alors?
Comment expliquer mon supérieure que m'occuper de Dumond me met mal à l'aise. Que je n'ai simplement pas envie de discuter avec lui, de l'affronter parce que c'est un maniaque
de la manipululation même à distance il foutait des rejetons.
- Déjà il a demandé à vous voir. Et il ne veut qu'aucune infirmière ne le touche. Je veux pas savoir pourquoi il en demande après vous. je suppose que vous vous connaissez alors faites juste votre travail! Allez!
Je vais sur ce pas prendre soin de lui. J'ai lu dans son dossier qu'on doit lui administrer du Diclofenac, 2 ampoules.
Quand j'arrive, Elvara hausse les épaules en me remettant son dossier puis s'en va.
Il n'arrête pas de me mater. Je commence par enfiler les gants.
- Ça te fou la rage de t'occuper de moi hein mais comme le destin sait bien faire les choses, je suis arrivé aujourd'hui et bim un accident. Les dieux sont fâchés contre moi...
Je ne dis rien et m'exécute dans ma tâche.
- Tu ne vas pas me parler ? De toutes les façons, j'ai appelé ta sœur pour venir s'occuper de moi.
Je le fusille du regard
- Pourquoi tu l'as appelé?
Ma soeur Sandra le trouve particulièrement charmant, intelligent. Elle disait qu'il lui Conseille comme un grand frère et cette dernière nous avait mis en contact parce qu'elle le voulait en tant que beau frère. Ma sœur pensait qu'on allait s'entendre. Alors quand je lui ai dis qu'on avait rompu, elle a fondu en larmes en disant que c'est sûrement de ma faute. Je ne sais pas quel sort il lance aux autres mais moi il me laisse indifférente. Ses multiples talents ne m'enchantent guère et il n'a pas besoin que je l'apprécie autant. A lui seul il sait se louer.
- Ça vous regarde tous les deux.
Je continue à m'occuper d'autres patients jusqu'à l'heure pour moi de rentrer sonne. J'habite loin de mon lieu de travail mais je suis infirmière à temps partiel. Une autre partie de mon temps, je suis au collège.
Je m'apprête à prendre un taxi lorsque Djibril, mon collègue, vient garer son motard devant moi.
- Quoi?
- Comment ça quoi ? Grimpes! Je te ramène chez toi comme d'habitude ou du moins pas loin de chez toi puisque tu refuses toujours de m'inviter.
- Non merci, je vais prendre un taxi aujourd'hui et dis moi, ton service ne finit pas à 15h? Il est 17h. Je pensais que tu étais déjà parti.
- Je t'attendais.
Je ne sais pas pour vous mais Djibril est le gendre parfait. Pourquoi je n'arrive pas à le regarder de la façon dont lui me regarde.
Trop gentil.
- J'insiste
Je soupire avant de monter sur sa moto.
- On s'arrête dans un restau pour manger?
- Euh non je vais rentrer me faire à manger.
- Why? Tu n'es pas fatiguée?
- Si mais...
- Allez! direction KFC
On arrive après une trentaine de minutes et on pénètre à l'intérieur.
- Tu veux manger quoi?
- J'en sais rien
Il appelle un serveur et commande pour nous deux.
Après avoir déposé mon plat de poulets panés, je commence à le dévorer avec appétit. C'est vrai que je mourrais de faim.
Je le sens m'observer mais je ne suis pas pour autant gênée au contraire il m'a toujours connu sous ma version animale et drôle.
- Quoi? Pourquoi tu me regardes comme ça?
- Je n'ai plus le droit de te regarder?
Je secoue les épaules et continue de manger.
On finit et je le remercie pour l'invitation.
- Euh Djibril ? l'interpelle-je lorsque nous Sortons.
- Oui?
- Dis, pourquoi tu fais tout ça pour moi?
Il marque une grande pause avant de rétorquer.
- Je dois te dire cela combien de fois? Je t'aime Sarah et J'ai vraiment besoin que toi et moi soyons ensemble.
- Tu veux du sexe?
- Non! s'énerve t-il. Je suis fatigué d'être ton sex friend. Tu viens seulement me voir quand tu en as envie, pourtant je veux bien plus.
- On y va s'il te plaît.
- Pourquoi tu fuis la conversation?
- Non je ne fuis pas juste que tu connais déjà mon avis sur les relations sérieuses. J'en ai trop souffert et je ne veux plus de ça.
- De toutes les façons, saches que je serai toujours là pour toi
Il me dépose pas loin de chez moi et s'en va. Sérieusement il n'a jamais cherché à me suivre même pas curiosité pour savoir où je vis ? Il respecte trop mes paroles et mes limites.
Trop gentil.
Dès que je suis dans mon appartement, je prends une bonne douche et m'étale en étoile de mer sur mon lit.
Pendant que je suis entrain de cogiter, mon téléphone sonne. C'est ma mère.
« Comment tu vas? Ce week-end j'organise un diner avec mon amie et j'aimerais que tu y assistes. C'est à 18h. J'ai une surprise pour toi. »
Ma mère ne m'a jamais fait de surprise et elle a l'air joviale au téléphone. Je ne sais pas trop mais j'ai le cœur qui commence à se compresser. Je sens que sa surprise ne vas pas me plaire. Puis elle raccroche sans me laisser le temps de parler.
Ensuite je recois un autre appel d'un numéro inconnu.
« Allo? »
« Oui Sarah c'est Dylan...Attends ne bloque pas ce numéro s'il te plaît. »
« Tu veux quoi? »
« Il faut qu'on parle je t'en prie. Je sais que je t'ai fait tellement de peine, tu m'as bloqué partout ça fait 4 ans mais je veux que tu m'écoutes en face. »
« Je vais y réfléchir »
« Merci »
Je raccroche. Je ne sais pas pourquoi j'ai accepté de le voir. Ne vous méprenez pas mais écoutez plutôt mon histoire avec ce Dylan.
On s'est rencontré alors que j'étais en fac. Il faisait le Droit et moi les Mathématiques mais nous étions dans la même cité universitaire. Je dirais même voisins très proches puisque sa chambre était juste en face de la mienne. Je suis tombée sous son charme à cause de son physique.
Il respectait tout ce que je cherchais chez un homme: brun, élancé, sportif, sourire dévastateur et tout ce qu'on dit dans les séries Novelas mais il ne me calculait pas.
C'était un coureur de jupons, un bad boy quoi. Je savais que ce n'était pas fait pour moi ce genre de mec mais j'avais déjà mis le cœur sur lui et étais prête à traverser ces obstacles.
Faire en sorte qu'il me remarque.
Il côtoyait de très belles filles, friquées tandis que moi, de classe moyenne, j'en bavais pour pouvoir juste le toucher. On se limitait aux salutations. Je le voyais ramener des filles de plus en plus jolies dans Sa chambre et ça me foutait la rage et la jalousie. Je l'espionnais à la limite.
Un jour, il est venu toquer à ma porte en serviette et m'a demandé si je n'avais pas un séchoir parce que le sien était gâté. Pendant que je cherchais toute tremblante, oubliant la porte ouverte, il est venu me respirer le cou.
- Tu ne le trouves pas?
Putain j'ai commencé à mouiller sur le champ. J'étais vierge à cette époque.
Je l'ai finalement trouvé ce séchoir et Pour me remercier, il m'avait embrassé sur la joue.
J'étais aux anges. J'ai cru qu'il avait finir par ressentir la même chose que moi. Toute excitée, j'en ai parlé à ma copine Reine qui m'a traité de naïve car ça se voyait qu'il jouait très bien et qu'il allait profiter de moi.
Au fil du temps, on a commencé à se côtoyer. Je venais déjà regarder des films dans sa chambre. C'est vrai qu'il était désordonné mais ça ne me dérangeait pas de ranger sa chambre. Il y'avait des préservatifs et des caleçons de ses compagnes dans son Sofa que je retirais pour les jeter.
Il a commencé à vouloir me toucher mais j'étais réticente. Je ne voul
Je Lui disais que je ne voulais pas de coup d'un soir et que je l'aimais. Il m'a tout de suite balancé qu'il m'aimait aussi. C'était un manipulateur, un idiot et un gros menteur. Le mensonge était son point fort. Il m'a embobiné parce que je l'aimais et... j'avais fini par lui donner ma virginité quand il m'a soit disant fait la promesse de ne plus coucher avec les autres filles.
Il est allé jusqu'à draguer ma copine. Cette dernière m'avait prévenu mais j'ai fermé les yeux là dessus parce que je voulais qu'il change.
Un soir, j'ai décidé de lui faire une surprise. J'avais déjà ses doubles de clé. Pour me prouver qu'il tenait à moi, il m'avait rendu un double de ses clés. J'ai cuisiné pour lui quand il était en cours et moi pas. Il est rentré tard ce jour et m'a envoyé un message pour me demander si je dormais déjà . Il m'a dit de ne pas l'attendre.
J'ai répondu que j'étais sur le point de dormir pourtant je suis allée m'enfermer dans ses toilettes. Comme je l'ai dit... une surprise.
Ce soir, il est rentré avec une fille. Je les ai entendu discuter puis ils ont fini par baiser ensemble alors que j'étais là. Je n'ai pas eu la force ni le courage de sortir.
Il ne m'avait jamais présenté officiellement comme sa copine à ses amis alors je suis restée tranquille me vidant de mes larmes. Il a même commencé à pleuvoir. J'avais terriblement froid ne portant qu'un t-shirt. Je les entendais gémir de plaisir. Il m'avait brisé en milles morceaux ce soir. Ils ont fini leur amusement vers 4h du matin. Je n'ai pas fermé l'œil me vidant de mes larmes.
Puis vers 5h, elle s'en est allée et moi à 6h, alors qu'il était affalé sur son canapé, mort de fatigue, j'ai ouvert le porte de sa douche. Je l'ai traversé en le regardant dormir les yeux enflés et rougis.
J'hésitais vraiment à prendre un couteau dans sa cuisinière et la lui trancher la gorge parce que oui j'ai vraiment eu cette idée...Il m'a détruite et je le déteste amèrement.
- Sarah?