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Il s'appelle Bruce

Il s'appelle Bruce

Auteur:: DVN
Genre: Romance
****Il s'appelle Bruce**** Pfff que je donnerais n'importe quoi pour qu'il me regarde juste. Qu'il me sourit. J'en ai marre de passé pour un fantôme à ses yeux. Je viens presque chaque jour ici mais à aucun moment, il ne m'a salué. Ça fait bientôt deux ans, deux longues années que je n'attends que ça. Cet homme me rend folle, je ne vais pas résister longtemps à cette attirance. Je sais que c'est le frère de ma meilleure amie Hélèna mais je me languis chaque seconde de lui. Je veux le toucher, le caresser, l'entendre me murmurer des mots doux. Je veux qu'il m'embrasse, me prenne ma virginité, je veux qu'il m'enlace, que nous soyons face à face. -Vanessa tu rêves encore. Me dit Hélèna en tapant des mains. -Oups pardon. Bon nous en étions où ? Je suis encore qu'une étudiante dans une faculté de droit à l'université de Yaoundé dans l'option sciences politiques et juridiques. J'ai choisi ce métier car j'aime parler, m'exprimer et surtout défendre les autres. J'ai toujours été très curieuse et très entreprenante. Ma mère, Nora, m'a dit que ce métier était fait pour moi. C'est le métier que cet homme fait aussi. Je ne connais même pas son prénom. Quelle honte pour moi. Je dois me retirer cette peur dans la tête. Et puis si je demande à Hélèna le prénom de son frère, ce n'est pas comme si je demandais son numéro de téléphone. -Il s'appelle comment encore ton frère ? -Il s'appelle Bruce. Pourquoi ? -Non non rien juste pour savoir car il ne me salue jamais. -Il est très pris par ses affaires, c'est normal qu'il ne prête pas attention à ce qui se passe autour de lui, de plus il a un bébé de bas âge, Noella. -Ah ok. Noella est sa fille? Je ne l'aurais jamais cru si elle n'était pas sa soeur. J'ai toujours pensé qu'il n'avait pas d'enfant. Enfin je ne vais pas dramatiser pour ça. Au moins maintenant je sais comment il s'appelle. Il s'appelle Bruce.

Chapitre 1 01

**** Il s'appelle Bruce****

CHAPITRE 1 : Mon poison.

Sentez-moi ce bon parfum qui embaume sa voiture. Lorsque je me suis introduit dans celle-ci, j'ai cru que mon cœur allait lâcher. Tout ce qui se rattache à lui me rend presque paranoïaque. Pourquoi je l'ai dans les tripes. Oui je le sens jusqu'au tréfonds de mon être. Même lorsqu'il respire, je l'entends. Même lorsqu'il fait un petit mouvement, je l'entends, même dans mes rêves ,je le revois marcher. Je suis obnubilé par lui, lui et lui. Bruce va me tuer d'envie.

Il enfile ces lunettes de soleil comme un acteur des films américains. Il tient son volant comme un prince. Qui a l'habitude de monter dans des cabriolets ? Dites-moi ? Moi j'ai cette chance aujourd'hui grâce à Hélèna. Nous devons nous rendre à un procès dans les bâtiments où il travaille et d'après ce que j'ai compris, il l'a proposé de l'emmener. C'est comme ça qu'elle m'a mise dans les plans de son grand frère. Je n'y croyais vraiment pas. Vous vous imaginez. L'homme que j'aime se trouve à peine à quelques centimètre de moi. Mon cœur va tomber malade à force de battre aussi vite.

-Vanessa pose lui la question que tu me posais hier. Me dit Hélèna en se regardant dans le miroir de son boite de poudre.

Je regarde dans son rétroviseur s'il bouge d'un poil. Oui, nos regards viennent de se croiser. Je baisse la tête.

-Bon madame est devenu muet. Elle me demandait hier pourquoi tu ne la saluais jamais.

Je sens le regard de ce dernier me fixer. Oh mon Dieu, je vais me faire pipi dessus si ça continue.

-Nessa.

OOOH sa voix. Je meurs, c'est comme je l'imaginais. Douce, mielleuse et tellement sensuelle.

-Elle rêve encore, il faut la faire sortir de son rêve.

Hélèna arrête de me torturer avec tes paroles. Tu me fais honte devant ton frère. Pourquoi me fais-tu ça ? Que t'ai-je fait ?

-Je pense qu'elle est amoureuse de toi.

-QUOI, tu plaisantes ma fille ! Dis-je d'un ton agressif.

Elle et son frère échangent un regard surpris puis me regardent. C'est bon je sors de la voiture. Je ne saurais plus jamais le regarder dans les yeux. RRRRRRRRH je vais m'arracher les cheveux. Pourquoi suis-je aussi conne. j'ai envie de me foutre des baffes. Pour un homme, juste pour un homme je me transforme en handicapé d'un degré sévère. Je ne sais même pas marcher avec des talons mais j'ai quand même mis pour l'impressionner mais là je suis sûr qu'il se marre de moi, je viens de me tordre la cheville pour la deuxième fois mais je continue à marcher.

J'entends le rire de Léna(Hélèna) jusqu'ici.

Des fois je me demande même ce qui m'a pris de me rapprocher d'elle. Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis rapproché d'elle pour atteindre son frère mais dès que j'ai su qu'ils étaient de la même famille, le courant est encore plus vite passé entre elle et moi.

« BBB... BBB »

Elle ose en plus m'appeler alors qu'elle m'a foutue la honte devant son frère rrrh.

-Allo ? Tu veux quoi même. Tu viens de me foutre la honte.

-Je tourne la rue alors arrête-toi.

Mon sang s'est de suite glacé en entendant la voix de Bruce. Comme il l'a dit, comme il l'a fait. Je vois son cabriolet BMW S4 tourner la rue donc je me suis stoppé net. La voiture s'est stoppé à mes pieds et il m'a fait signe de monter en vitesse. Je m'exécute et cette fois je ne vais pas me laisser envahir par mes sentiments. Il doit même se dire que je suis folle. À mon âge franchement, vingt ans, c'est honteux de faire le cinéma que je fais.

-HAHAHAHAH Vanessa pourquoi t'a forcé avec les talons. J'ai tellement rigolé que j'en ai mal aux côtes. Regarde ! je pleure en plus. Tu m'as fait trop de peine sérieusement. J'ai cru que tu allais briser tes chevilles.

-Léna c'est bon. Dis-je sèchement.

-Ne te fâche pas pour peu. Tu sais bien que je blague avec toi. Non mais encore un peu, je te filmais.

-Hélèna elle t'a dit d'arrêter donc arrête.

Elle l'a de suite bouclée jusqu'au palais de justice. Je suis tellement contente qu'il ait pris ma défense. J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai rejeté un coup d'œil vers lui et à voir son visage neutre, sans grande émotion, je comprends qu'il n'a pas ri de ma démarche. ça me rassure car je suis vraiment à plaindre avec des talons.

Il se gare au parking privé des employés et nous accompagne à l'accueil de leur palais. Hélèna lui fait un gros câlin et lui fait même un bisou sur le menton. Je fais comme si je ne voyais pas leur petit câlin d'au revoir. Il faut dire que le serrer contre moi ferait un bien fou à mon coeur qui se languit de lui depuis si longtemps.

-Fais-moi un câlin ma petite sœur Nessa. Me dit-il en m'ouvrant ses bras.

Je me jette presque sur lui comme un enfant en manque d'affection. Je l'entends esquisser un petit rire mais il me reçoit chaleureusement dans ses bras. Hum laissez-moi vivre dans ses bras. Laissez le même me porter au dos. Je me détache de lui au plus vite en me rappelant que Léna nous regarde.

-Arrête de m'éviter et tu auras plein de salutation de ma part.

Je remue ma tête d'avant en arrière pour lui dire « Oui c'est noter, enregistrer ».

-Salut beauté. Dit-il à une femme qui vient s'enlacer dans ses bras. Ils s'embrassent devant nous.

Vous savez à ce moment-là, j'aurais voulu disparaître. Il vient de briser en quelques secondes tous mes espoirs, mes rêves mais malheureusement il n'a pas encore brisé l'amour que je ressens pour lui depuis le premier jour que je l'ai vue. Comment peut-on aimer une personne comme ça ? Mon amour n'a même plus de frontière pour lui mais je vois bien qu'il ne s'intéressera jamais à moi. Il est calme, gentil d'après le geste affectif qu'il vient de me faire et de plus il est beau, même trop beau. Ce n'est pas tout les femmes qui ont la chance de plaire à un homme aussi beau et d'un grade très élevés dans le pays. Encore aujourd'hui, lorsque je m'assieds sur mon lit, je me demande comment est-ce que j'ai fait pour avoir comme meilleure amie la fille d'un riche propriétaire. Moi qui suis née dans une famille modeste composée de deux enfants, moi et ma sœur Éleanor vingt-cinq ans, j'ai eu la chance de me retrouver près des plus riches par par Hasard.

Même si je ne compte que sur mon diplôme pour devenir une bonne avocate et me nourrir, je sais que le poids que cette famille a dans ce pays m'aidera tout de même à décoller un peu plus sans même le vouloir. Bon je vais me reprendre et me concentrer sur mon stage dans ce palais de justice. Le procès d'un homme suspecté d'avoir tué sa femme à coup de couteau débutera dans cinq minutes. Juste le temps d'aller faire un tour et me rafraîchir un peu la tête.

***Dans la tête d'Hélèna.***

Je ne comprends vraiment plus Vanessa. Elle est vraiment bizarre à chaque fois qu'elle est en présence de mon frère ou que nous sommes chez moi. Lorsque nous sortons ensemble en boîte où nous allions chez elle, elle ne se comporte vraiment pas comme ça mais dès qu'elle entend parler de Bruce, on dirait que madame devient envoûter. Ah non je n'espère pas qu'elle est amoureuse de mon frère. Déjà elle est ma copine alors elle n'a pas intérêt à me faire ça. Je ne voudrais pas que l'on gâche notre amitié pour mon frère. Et puis je n'aimerais pas user de ma force pour l'éloigner de lui.

Il a assez souffert depuis la mort de sa femme Rosa. La pauvre femme, elle est morte à cause d'un stupide conducteur de moto qui lui est rentré dedans ce qui l'a fait perdre le contrôle de son véhicule au milieu de l'autoroute. Pour ne pas créer beaucoup de blesser, elle fonça contre l'arbre qui se trouvait sur la bande de circulation. Même la ceinture n'a pas su la protéger comme il le fallait. Elle est morte jeune en plus. Vingt-huit ans et elle a laissé Nora à peine âgée de trois mois à ce moment-là. Elle a aujourd'hui dix-sept mois et c'est grâce à Tina, sa nouvelle copine qui était la meilleure amie d'amie de sa défunte femme. Elle s'occupe de Noella chaque jour sans se plaindre. Elle a été d'un grand secours à Bruce qui avait réellement eu du mal à se remettre de la perte de sa douce.

Je trouve qu'elle est la parfaite belle-sœur mais je me demande bien se qu'attend Bruce pour lui demander sa main. Pour l'instant il préfère qu'ils restent discrets dans leurs relations. Je ne vois pas pourquoi puisque toute la famille se fera une joie d'accueillir Tina comme belle-fille. Vous ne vous imaginez pas à quel point elle a été d'un grand soutien à mon frère.

-Vanessa ? Pourquoi te comportes-tu comme ça ?

-J'ai mal à la tête Léna.

-Ah bon donc à chaque fois que tu vois mon frère tu as mal à la tête . Tu te fous de moi ?Je te connais très bien mais je n'ai jamais voulu te dire ma vraie pensée sur ce sujet mais aujourd'hui je trouve que tu t'es montré trop irrespectueux en ne prenant même pas la peine de saluer la femme de mon grand frère. Vanessa, tu aimes mon frère .

Elle se retourne pour me faire face. Qu'elle ne me mente par pardon. Je veux réellement que notre amitié perdure jusqu'à la tombe. Je ne veux pas que cette histoire nous amène à notre perte. Je croise les doigts pour qu'elle me dise « non ». Oh mon Dieu j'ai le cœur qui bat. Comment dois-je réagir si elle me dit que oui ?

-Léna je n'aime pas ton frère.

Ouf. J'ai le cœur rassuré là mais je ne sais pas, cette réponse ne me suffit pas. J'ai quand même un petit pressentiment. Et puis bon si elle me dit qu'elle ne l'aime pas, je ne vais pas dire le contraire juste pour le plaisir. Elle connaît mieux son cœur que moi-même alors je la crois.

-Bon alors dis-moi ce qui ne va pas alors ma chérie. Lui dis-je en posant ma main droite sur son épaule.

-Juste le manque que mon père a laissé dans mon cœur.

Oh oui c'est vrai. J'ai tendance souvent à oublier que son père les a quitté depuis qu'elles sont petites et que depuis, il n'a jamais redonné signe de vie. Je comprends maintenant sa préoccupation. Quelle conne que je suis. Pourquoi n'ai-je pas deviné cela depuis le début ? J'avais vraiment la tête ailleurs moi et je ne me focalisais que sur cette évidence qui apparaissait dans ses yeux lorsqu'elle voyait mon frère.

À part la prendre dans mes bras comme je le fais à cet instant, je ne peux rien faire d'autre pour elle. Les douleurs que les pères laissent lorsqu'ils s'en vont voir ailleurs ne peuvent jamais guérir, juste cicatriser du dessus mais le dessous reste toujours sensible.

Ce n'est pas que je n'ai pas envie de la serrer contre moi mais on doit vraiment se rendre

à ce procès sinon nous ne pourrons plus rentrer.

Quelle coïncidence, c'est ma "belle-sœur" qui défend l'accusé. C'est tellement passionnant de la voir défendre son client, relater les faits avec tellement de précision et argumenter comme jamais sur son innocence. J'aurais bien aimé connaître la fin dès aujourd'hui de ce procès mais malheureusement, les juges en reporter le procès à dans deux semaines pour qu'ils aient le temps de discuter entre eux et se mettre d'accord.

Dès que nous sommes sortis de la salle d'audience, j'ai de suite entraîné Vanessa vers le bureau de Bruce.

Sans toquer je pénètre dans le bureau. Oups, j'aurais peut-être dû toquer. Il se trouve qu'il était en pleins ébats avec Tina. Je reste immobile devant eux.

***Dans la tête de Vanessa***

Trop c'est trop. Je ne saurais plus voir une seule image de plus de la sorte. Je ne sais pas pourquoi le destin s'acharne autant sur mon cœur, je ne lui ai rien fait. Si c'est un crime d'aimer alors que l'on me condamne à la peine de mort.

Léna est tellement choquée qu'elle n'a sûrement même pas remarqué que j'étais partie. Tant mieux, je n'aurais pas à lui expliquer pourquoi je pleure et pourquoi je suis partie d'un coup. C'était déjà très dur de lui mentir que je n'aimais pas son frère alors lui mentir davantage était hors de question.

J'ai compris le message, c'est clair. Je dois oublier cet homme le plus tôt possible sera le mieux pour moi et la chute ne sera plus pire.

Un taxi accepte enfin de s'arrêter à ma hauteur. Je l'enfourche et me voilà sur le chemin qui me mènera à mon chez moi. J'ai tellement hâte de retrouver ma confidente, ma mère. Elle sera me réconforter de ce gros chagrin. Je lui ai toujours tout dit de mon amour pour Bruce et elle m'a toujours écouté sans rien dire. Elle me réconfortait lorsque je n'arrivais pas à contrôler la douleur que je ressentais lorsque ce dernier me niait même dans la rue.

J'ai la gorge nouée et un surplus de salive dans la bouche. Que l'amour peut être dur. Elle m'avait pourtant bien prévenu que l'amour pouvait faire du bien comme du mal mais je n'ai pas écouté. J'ai trop vécu dans mes rêves. Il faut que je me reprenne. Je suis quand même une belle femme du haut de mais un mètre soixante-huit et mon poids de soixante-deux kilos.

-ça fait combien ?

-100 francs.

-Tenez. Merci bonne journée.

-À vous aussi beauté.

Je descends enfin de ce taxi, j'ai failli étouffée là dedans. Le conducteur put la transpiration datant d'au moins une semaine. C'est mal poli de ma part de le dire ainsi surtout que le pauvre doit ne conduire qu'il pleuve ou qu'il fesse 35 degrés dehors mais c'est la simple vérité.

-OUHOUHOU je suis là ! Eleanor ? Maman ?

-On est dans la cuisine. Me crie ma sœur.

Je peux enfin retirer ses talons de quinze centimètres qui ont failli me casser les chevilles à plusieurs reprises. Enfin je vais pouvoir profiter de l'humeur toujours joviale de ma mère et de l'humour de ma sœur. Que je les aime tant ces deux petites femmes. Elles sont tout ce qui me reste dans la vie. Sans elle, je ne suis rien. Elles m'ont tellement bien entretenue et n'éduquer que je ne saurais jamais leur rendre ne fût-ce que la moitié de leur travail.

-Alors ce procès ? Me demande ma mère tout en dégustant une mandarine.

-Pas mal, pas mal du tout.

-tu n'as pas l'air dans tes baskets. Assieds-toi et raconte nous. Me dit-elle en poussant une chaise près d'elles.

Je m'assieds et pioche dans le bol une petite mandarine. Je la goûte tout d'abord. Hmm quelle est juteuse et bien sucrée comme je les aime.

-Pff pas grand-chose. Je viens juste de découvrir que celui que j'aime à une copine de taille en plus.

-Oh ma pauvre petite sœur. Ça ira ne t'inquiète pas.

-Non ça n'ira pas Éleanor et tu le sais. Je ne saurais jamais aimer un autre homme comme je l'aime lui. Tu sais que c'est le premier homme que j'aime depuis que je suis née. Aucun homme n'a su m'approcher jusqu'à présent ou m'attirer, sauf lui.

Je me lève et me dirige vers le frigo pour prendre la crème fraîche. Je ne mange pas de fruit sans crème fraîche au-dessus de mon bol.

-Mais ma chérie, tu rencontreras encore d'homme encore plus beau et plus attirant que lui.

-Maman tu me connais très bien. Je ne suis pas une coureuse de bel homme riche, c'est juste que j'ai senti cette électricité me traverser lorsque je l'ai vu la première fois. Je n'ai pas besoin d'un bel homme, même un moche et pauvre me suffirait mais c'est mon cœur qui décide. Si sa famille le souhaite, ils peuvent me faire signer un papier qui dirait que je n'ai pas droit de prendre un centime du compte de mon... Enfin de Bruce.

-Mais tu ne peux plus rien faire maintenant Vanessa. Il a une petite copine et de taille comme tu l'as dit alors laisse les en paix.

-Je ne l'ai jamais dérangé et ce n'est pas aujourd'hui que je commencerais ya Léa. C'est juste mon cœur qui me dérange. Si je le pouvais, je l'aurais déjà définitivement oublié mais je n'y arrive pas. Je l'aime. Et si je ne peux pas être avec lui, ce qui est le cas puisque sa sœur ne veut pas non plus de moi comme belle-sœur, ben je resterais ainsi. Beaucoup de femmes vivent seules, sans homme et elles se portent très bien.

-Vanessa.

-Cet homme est comme un poison pour toi.

Deux grosses vilaines larmes s'échappent de mes yeux. Ma mère me les essuies avec le mouchoir qu'elle tient en main. Je la regarde avec mes yeux remplis de tristesse ensuite je baisse ma tête et mélange ma crème fraîche avec les fruits de son bol. Ça m'arrive de m'approprier les bols des gens.

*** Dans la tête de Bruce.***

Elle avait une bien étonnante réaction Nessa aujourd'hui. Cela fait deux ans que je la connais mais je l'ai toujours sentie très distante avec moi et réservé. Cela m'intrigue. J'aimerais bien la connaître, lui parler un peu de tout et de rien. D'après ma sœur, elle est une gentille petite fille issue d'une famille modeste mais avec une réputation d'honneur. Je n'ai jamais entendu un homme dire du mal d'elle mis à part « elle ne nous regarde même pas dans la rue. On dirait qu'elle n'aime pas les hommes ».

C'est marrant d'entendre des hommes se plaindre ainsi pour une jeune femme. Bien sûr qu'elle doit aimer les hommes mais c'est juste qu'elle se préserve pour son futur mari peut-être. Je ne saurais pas le confirmer mais j'arrive parfois à lire dans ses pensées lorsqu'elle travaille avec sérieux avec ma sœur sur la table à manger du salon. Je vois bien que ce métier la passionne. Je ne dirais pas le contraire. Mon métier est vraiment passionnant mais parfois dur.

Ce qui attire mon regard vers elle surtout c'est ce sentiment que j'ai en moi de la connaître depuis toujours. Je n'arrive pas encore à expliquer ce sentiment mais je sais au moins une chose, elle est pour moi comme une petite sœur et elle fait partie de ma famille maintenant. Je la défendrais et garderais un œil sur elle comme je garde un œil sur ma propre sœur.

Je me laisse tomber sur mon grand lit vide depuis bientôt quatorze longs mois.

« tu me manques ma puce. ».

cette femme avait réellement marqué mon cœur. Elle fait maintenant partie de mon passé mais je ne pense qu'à elle, matin midi et soir mais lorsque je croise Nessa j'oublie pendant quelques minutes que ma moitié me manque.

Quoique je lui doive une fière chandelle de m'avoir assisté et soutenue pendant tout ce temps, Tina n'arrive pas à boucher ce vide qui me vide de mon être chaque jour un petit peu. (Soupire)

J'espère que la nuit me portera conseil et me redonnera de la force pour dépasser ce vide destructeur.

Chapitre 2 02

*** Il s'appelle Bruce***

Chapitre 2 : Traitresse.

****Dans la tête de Vanessa.****

J'ai eu beaucoup de mal à me réveiller ce matin, je n'ai presque pas dormi de la nuit. Je repensais à chaque geste, chaque trait du visage de Bruce et cette scène qui brisa tous mes rêves de bonheur avec lui. Ma mère a raison. par sa faute, je ne mange plus correctement, je ne fais que penser, je n'ai plus goût à la vie, c'est à peine si je prends mes études au sérieux. Sincèrement si l'envie de l'en mettre plein la vue n'obnubiler pas ma tête, j'aurais déjà reprise mon année. Quelle sotte que je suis tout de même. Qui m'a dit d'aller aimer un homme pris ? Qui ? Mais bon, comment aurais-je pu aussi le savoir ? C'est à peine si j'ai le courage de demander des nouvelles de ce dernier à Hélèna. Je n'ose pas, j'ai trop peur qu'elle gâche tout et brise notre amitié en mille morceaux.

Bon je vais tout de même faire l'effort de rentrer dans ce grand établissement pour prester mes heures de stage sinon je vais avoir des mauvais résultats dans mon évaluation. J'ai déjà quinze minutes de retard parce que je n'ai pas eu le courage de me présenter chez Léna ce matin. Bruce lui avait proposé de nous accompagner chaque matin au boulot et nous reprendre par la suite mais bon déjà qu'hier cette folle m'a foutue la honte devant lui, on ne va pas m'y reprendre une deuxième fois.

-En retard comme toujours elle. Tu étais où ce matin ? On t'a attendue une quinzaine de minutes, si pas plus. Me dit-elle en me toisant du regard, les mains croisées sur sa poitrine.

-J'ai pris le taxi, maman m'a donné l'argent le matin. Dis-je en déposant mon sac dans un coin du bureau que l'on nous a donné comme casier. Après ça, j'ai réajusté ma veste noire puis je suis sortie du bureau. La tenue obligatoire, veste noire, chemise blanche, et une jupe noire et des talons. Bon je me suis encore forcé à remettre ses fichus talons car d'après ma sœur, le seul moyen de marcher avec ses chaussures, c'est de les porter tout le temps, quitte à tomber.

-Tu es fâchée ou c'est comment? Tu peux au moins m'attendre non hein ! Moi je t'ai attendu hein. Dit-elle en me suivant.

Je ne préfère pas lui répondre. Je m'étais promis de ne pas mentir encore une fois alors le seul moyen pour ne pas le faire c'est de la fuir. J'avoue que ça sera dure de la fuir. Léna me suivra comme un toutou jusqu'à ce que je craque et je lui dise le problème. Bon on va quand même essayer.

Nous retrouvons notre maitre de stage qui nous cherchait en plus, quelle coïncidence, on faisait de même.

-Bon les filles vous allez d'abord classer les dossiers de monsieur Esso. Dit-il en nous tendant la clé du bureau contenant les dossiers de monsieur Esso.

Je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il nous dise de l'accompagner à un procès. Pff avec sa tête de grincheux je sens qu'on va vraiment s'amuser. Léna et moi partons de suite dans ce bureau pour commencer à ranger. Nous devons tout de même faire bonne impression si l'on veut, enfin si moi je veux travailler un jour dans cet établissement. Ce n'est pas n'importe qui qui est engagé dans ce palais et surtout pas des gens d'une classe aussi basse que la mienne. Léna a toutes ses chances compte tenu du fait qu'elle est la sœur de Bruce et en plus issu d'une famille aisée.

-Bon maintenant que nous sommes isolés peux-tu enfin m'expliquer pourquoi tu n'es pas venu ce matin ? Dit-elle en fuyant sans gêne dans les tiroirs du bureau de ce monsieur Esso.

-Je te l'ai déjà dit, ma mère m'a donné l'argent alors j'ai pris le taxi. Que veux-tu que je te dise d'autre ?

-Nessa tu savais très bien que mon frère nous accompagnait chaque matin.

Je n'entends plus la voix de Léna d'un coup, il y a une voix plus grave, plus sensuelle qui m'envoûte depuis un temps qui se fait entendre dans le couloir. Oh non pas encore ça, j'ai des palpitations, j'ai des fourmillements dans les mains et une bouffée de chaleur.

La serrure de la porte se met à bouger.

-Nessa ! Tu m'écoutes!

Je n'arrive pas à prêter attention à Léna. Mes yeux sont figés à ce poignet qui tourne au ralenti, à cette voix joviale qui rit avec une autre personne. Je dois sortir de ce bureau, je dois sortir du bureau de monsieur Esso qui n'est autre que monsieur Bruce Esso. Pourquoi n'ai-je pas fait le rapprochement plutôt ? Hélèna ESSO, Bruce ESSO. Ou ai-je la tête. Et cette sotte qui n'a même pas fait de commentaire en disant « C'est le bureau de mon frère » comme à son habitude de faire des commentaires sur tout. Mais hier ce n'était pas celui-ci, il a changé d'emplacement sûrement? Je ne comprends plus rien. C'est trop tard pour comprendre quoi se soit, je sens son parfum venir me lécher le bout du nez. La porte s'ouvre grandement et il pénètre avec une classe qui pourrait retuer un mort. Je crois que je vais faire de l'apnée mon Dieu. Il s'approche de moi en me pointant du doigt, tuez-moi pardon !

-Je t'ai attendu ce matin, tu étais où? me dit-il en souriant. Son doigt vient se poser au-dessus de mon sein droit. Pfff touche seulement mon sein, pourquoi me tenter comme ça. Touche !

-Je, je, je

-Je, je, je QUOI à la fin ? Dis Léna tout en continuant sa fouille.

-Hum hum, j'ai pris le taxi. Dis-je en reprenant une attitude normale. J'ordonne ma main droite d'aller bouger le doigt de ce dernier sur ma poitrine et elle s'exécute.

Pourquoi me regarde-t-il comme ça avec un sourire provocateur. Je vais rougir si ça continue. Il sent bon, il a un corps de rêve, pas trop musclé, juste une bonne corpulence et son teint presque parfait caramélisé, quoi dire d'autre . Il est l'homme de mes rêves.

****Dans la tête d'Hélèna****

Ils ne sont tout de même pas sérieux eux deux. Ils restent planté face à face et se regardent dans les blancs des yeux comme dans les films romantique. Qu'est-ce qui leur prend ? Sont-ils devenus fous ? Je trouve ça trop bizarre mais bon heureusement qu'ils ne s'aiment pas... Quoique Si une personne de l'extérieur les voyait ainsi, il se dirait de suite qu'ils sont fous l'un de l'autre.

Je cherche le numéro de téléphone d'un ami à mon frère, Coffi., mais je ne trouve pas son bloc note.

Coffi est l'homme de ma vie j'en suis sûr. Il a trente-deux ans comme mon frère mais tout comme lui, il ne fait pas son âge, on lui donnerait huit ans de moins. Il travaille dans plusieurs entreprises comme représentant en marketing. Il est grand de taille, un mètre quatre-vingt-cinq un peu près. En tout cas pour moi c'est vraiment grand, je ne fais qu'un mètre septante.

Bref je ne le vois pas souvent à cause de ses voyages à l'étranger et puis Bruce me tuerait si un jour il apprenait que j'en craque pour son ami.

-Tu cherches le numéro de Coffi?Me dit-il en me toisant du regard.

-Euh non je regarde juste.

Hum c'est ça le problème d'avoir comme confident son frère, il connaît vos moindres pensées. Et pourtant je ne l'ai jamais parlé de mon attirance pour Coffi. Il lit en moi comme dans un livre. Je ne vais pas continuer à le mentir tout le temps mais bon à mon âge, vingt ans, il n'accepterait pas que je fréquente des hommes qui ont dix ans de plus d'âge que moi.

-Regarde dans mon téléphone, ça ira plus vite. Me dit-il en me jetant son téléphone portable.

Je n'en crois pas mes yeux. Il vient de me donner l'autorisation de parler à son Coffi? Je savais mon frère très gentil mais pas jusqu'à ce point. Et moi qui pensais qu'il allait se comporter comme les autres grands frères avec leurs petites sœurs, et bien non. Peut-être qu'il a compris que j'ai grandi et qu'il est temps pour moi de me mettre en couple. On ça me paraît trop beau pour être vrai. Je lui en parlerais ce soir pendant le dîner.

En tout cas, je vais vite me dépêcher de prendre ce numéro et lui rendre son T portable avant qu'il ne change d'avis.

-Alors vous faites quoi dans mon bureau? Nous demande-t-il en s'appuyant contre le mur se trouvant derrière le corps presque sans vie de Nessa. Quelle petite sotte celle-là. Pourquoi doit-elle faire tout ce cinéma lorsque mon frère est là ? Non mais maintenant je confirme qu'elle est bien amoureuse de lui. Non mais c'est clair que son agissement ne peut pas être que normal. Elle l'aime et je vais le confirmer après le départ de mon frère. Elle va m'entendre cette fois-ci. En y pensant, hier elle m'avait sûrement menti aussi. RRRH

-Notre maitre de stage nous a demandé de venir t'aider à arranger ton nouveau bureau.

-Ah d'accord. Seul problème c'est qu'il y a des dossiers importants et que vous ne saurez jamais comment les disposer.

-Moi je sais.

-Ah bon ? Bien, explique-moi alors Nessa.

Ah enfin madame n'est plus en transe. Il était temps. Et puis que peut-elle bien trouver à mon frère ? Il est beau, oui mais c'est un maniaque de la propreté, il va souvent se faire des manicures et pédicures. On s'est même souvent demandé s'il n'était pas gay.

« Moi je fion » qu'est-ce qu'elle en sait. Moi-même je suis tous les jours avec lui mais je ne l'ai pas encore bien discerné.

-Tu aimes que tes dossiers soient classés par ordre alphabétique décroissant mais que le x, l'y est le z soient rangés près du f.

Je n'ai absolument rien compris à son charabia mais j'avais aussi remarqué dans la bibliothèque de la maison que les livres de x à z se trouvaient toujours près du f. Je ne savais pas que Bruce faisait exprès de les mettre comme ça.

**** Dans la tête de Bruce.****

Que sait-elle encore de moi que personne d'autre ne sait encore ? Elle est la première à avoir deviné que je classais mes livres ,comme mes dossiers, de cette façon. Mais saurait-elle me dire le pourquoi ? J'ose à peine demander de peur qu'elle ne me surprenne encore plus que je ne le suis.

-Comment tu sais tout ça ?

-Hum je suis désolée, en faite moi je les classe de cette façon.

-QUOI ! Hurle ma sœur en entendant sa réponse. En temps normal, j'aurais pris cela pour une blague mais c'est plus que flippant de savoir que nous avons la même manière étrange de classer par ordres décroissants.

Crier n'est pas la solution... Quoique.

-Tu écris avec quelle main ?

-la main gauche.

Encore un point en commun mais qui ne peut être qu'un hasard puisque plusieurs membres de ma famille écrivent aussi de la main gauche comme un certain nombre d'humain sur la terre. Mes parents n'ont jamais voulu rectifier cette erreur comme disent mes grands-parents. Apparemment écrire avec cette main est synonyme de malheur, pourtant je vais bien, ma famille aussi, je ne me plains pas d'avoir ce que je veux et quand je veux.

Je n'ai plus assez de temps pour lui poser encore quelques questions mais bon ce n'est pas grave. Cela va de soi que tout ceci n'est qu'un pur hasard.

-Bon les filles je vais vous laisser ranger mon bureau alors. Léna suit les ordres de Nessa pour le classement comme elle prétend me connaître parfaitement, je ne peux que la croire. Dis-je en lui faisant un clin d'oeil.

-Bruce...

-Oui Nessa ?

-Est-ce qu'en fin de journée je pourrais te parler ?

-Bien sûr si tu ne me fuis pas.(Rire)

Me voilà loin d'elle maintenant et ces pensées négatives me reviennent au coeur. Je me sens vulnérable et meurtri. Comment est-ce qu'un être humain peut décider de couper par sa présence vos douleurs puis vous le remettre en marche lorsque vous êtes loin lui. Vanessa n'est qu'une petite femme encore mais cette impression, cette attirance me laisse plus que perplexe. Venant rajouter à ça nos points en commun, je commence réellement à me poser des questions sur celle qu'on appelle « L'Âme sœur. ».

La mienne est déjà morte alors comment est-ce qu'une autre pourrait la remplacer. La règle dit que nous avons qu'une seule âme sœur alors ce que je ressens pour Vanessa n'est que trompeur. Je pense bien que c'est peut-être dû à son comportement qui me rappelle ma Rosa. Elle était aussi timide qu'elle au début de notre rencontre.

Je ne suis pas née de la dernière pluie, j'évite de me le mettre en tête mais plus les jours passent, plus je confirme que Nessa ressent une attirance pour moi.

Je ne sais pas quoi penser. C'est à peine si je reprends le goût de rire et de parler aux gens alors me lancer dans des hypothèses ou analyses de mes sentiments et des siens ,il en est hors de question.

-Eh monsieur Esso.

-Eh madame Tina

-Hum future madame Esso tu veux dire. Me dit-elle en m'enlaçant.

-Si Dieu le veut.

-Et pourquoi il ne le voudrait pas ? Nous sommes si beaux ensemble.

Si seulement elle savait que la beauté, l'argent, le pouvoir ne donne ni le bonheur, ni l'amour, ni la paix, si seulement elle pouvait le savoir.

-Embrasse moi mon prince. Me dit-elle en collant ses lèvres sur les miennes.

****Dans la tête de Vanessa.****

-Traîtresse ! Tu n'es qu'une traîtresse.

-Pourquoi dis-tu ça Hélèna.

-Tes yeux qui pétillent, ton air bouche bée. J'ai tout compris alors arrêté de me mentir !

-ok. Dis-je. Je prends le temps de respirer profondément avant de lui répondre.

-Léna j'aime ton frère c'est vrai mais...

-Ferme là ! Oh va au diable !

-Écoute-moi Léna...

-Toi écoute moi bien. Je ne veux plus te voir près de lui, je ne veux plus te voir près de chez moi, je ne veux plus te voir tout court. Pars avant que je ne réponde plus de moi ! C'est grâce à moi qu'aujourd'hui tu es respecté, grâce à notre grade sinon sans moi, tu ne serais rien du tout. Ta classe sociale ne te permet même pas de financer des études dans notre école mais grâce à moi tu as pu... Tu m'as trahis !

-Comment peux-tu dire des choses pareilles ? Comment peux-tu oublier notre parcours comme ça ? Tu ne m'as aidé en rien...

-Tais-toi ! Sors, vas-t-en ! Et sache le bien, tu me le payeras fortement. Pars ! Regarde moi ça, une domestique qui se prend pour l'une des nôtres.

Je suis plus que blessée. Je n'aurais jamais cru ma Léna capable d'autant d'injure à mon égard. Je vais m'en aller, je vais partir mais que Dieu me défende. Je n'ai rien fait de mal si ce n'est qu'aimer involontairement le frère de ma meilleure amie.

-Ok au revoir.

Je savais que cette affaire se terminerait très mal, oh mon Dieu pourquoi moi. J'en tremble tellement ses paroles m'ont touché à un point inimaginable.

****Dans la tête d'Hélèna.****

-Elle l'a méritée, c'est une traitresse !

-Ferme là immédiatement. Tu n'as aucun droit d'insulter l'enfant d'autrui de domestique et même si s'en était une, de quel droit te permets-tu de la chassée ainsi ? Pourquoi fais-tu honte à notre famille ? Pourquoi as-tu réagi ainsi ? Parce qu'elle t'a dit qu'elle m'aime . Juste pour ça tu serais capable d'offenser ton prochain .

-Parce qu'elle n'a pas à t'aimer Bruce, c'est ma meilleure amie. Ce n'est pas normal.

-Et toi qui aimes Coffi, tu trouves ça peut-être normal ?

Pourquoi mon frère la défend tant, elle est coupable de trahison alors pourquoi me défend-il pas ? Je n'irai pas m'excuser auprès d'elle c'est sûr et certains et si elle s'avisait à penser qu'une seule fois à s'approcher de lui, je la lui ferais regretter.

-elle a tort alors lâche-moi ! Dis-je en détachant ma main de son emprise.

Je prends la porte et le laisse seule dans son bureau. Je n'étais pas aux courantes que Bruce avait une caméra dans son bureau et qu'il pouvait visionner les images de celles-ci depuis son téléphone portable.

Elle l'a bien mérité, on ne la reprendra plus à aimer les frères de ses amies. De plus j'en suis sûr que ce n'est que l'argent qui l'intéresse. Je connais plusieurs couples où la femme était pauvre et que le mari avait les moyens. Ces femmes ont toujours finies par quitter leurs maris sans aucun scrupule avec la moitié de leurs biens, si pas plus. Qu'elle va au diable.

****Dans la tête de la sœur de Vanessa, Eleanor****

J'étais sûre et certaines qu'un jour, ce problème de classe sociale ressurgirait dans l'amitié de Léna et Nessa mais pas pour une chose aussi stupide. Je sais que Léna à mauvais caractère quand elle le veut mais elle restait tout de même compréhensive et respectueuse. Je suis bien étonnée d'entendre tout ce que Vanessa me raconte. J'en ai les larmes aux yeux. La pauvre, elle n'a jamais voulu vexer ou trahir sa meilleure amie. Elle aimait Bruce même bien avant qu'elles deviennent plus que des amies. Elle s'obligeait chaque jour à rejeter ses sentiments pour préserver son amitié avec elle, et c'est ainsi qu'on la remercie.

Même si nous n'avons pas autant d'argent que la famille Esso, nous vivons, mangeons, dormons et respirons comme eux. Nous sommes tous fait d'un coeur et nous prions tous le même Dieu alors pourquoi tout détruire sous prétexte que...

Je suis réellement déçue...

-Calme toi ma petite sœur, ne t'en fait pas, je vais te trouver un autre lieu de stage et de plus je ferais tout ce qui est de mon pouvoir pour te faire oublier ce Bruce, je te le promets. Dis-je à Vanessa qui pleure depuis son arrivée subite.

-Ne t'en fais pas, ça va aller Léa. Tu peux me laisser seul s'il te plaît, j'ai besoin de dormir maintenant.

-Ok. Je repasserais dans une heure. Je vais te préparer ton plat préféré. Lui dis-je en lui déposant un doux bisou sur la joue.

-Merci beaucoup. Me dit-elle fermant ses paupières.

Chapitre 3 03

****Il s'appelle Bruce.****

Chapitre 3 : La sincérité.

****Dans la tête de Bruce.****

Je ne comprendrais jamais l'acte de ma sœur. Pourquoi cet agissement digne des personnes qui n'ont pas reçu d'éducation ? Une amie de longue date qui ne lui a jamais été infidèle, elle la jette sans raison valable. Je suis plus que confus. Le coeur a ses raisons que la raison elle-même l'ignore, qui ne connaît pas cette phrase ?

Deux semaines se sont écoulés depuis ce malentendu mais elle ne daigne pas encore agir avant qu'il ne soit trop tard. Les amis sont sacrés, surtout lorsque l'amitié n'est basée sur aucun intérêt. Me dire que Nessa m'aime pour mon argent, c'est comme me mentir sans raison. Depuis que je la connais, elle n'a jamais mangé ici, jamais dormie, jamais bue même un verre d'eau ou même emprunter de l'argent. Vanessa n'est pas une femme matérialiste, même la femme la plus orgueilleuse du monde saurait confirmer mes paroles.

J'avoue que je suis tout de même troublé de savoir désormais, enfin de confirmer surtout, que j'étais la cause de son agissement un peu inquiétant. Je présageais déjà qu'un jour je serais confronté à cette réalité que je fuis depuis que je l'ai vu mais je ne croyais pas l'être aussi tôt.

Chaque soir j'essaie d'écrire une lettre pour la lui envoyer mais rien de mes sentiments ne se note. Je n'arrive pas à exprimer ce que je ressens et mon état d'âme face à cette découverte peu étonnante mais assez troublante, ne m'aide pas non plus.

« TOC TOC. »

-Entrez. Dis-je en m'asseyant sur mon lit.

-Noella réclame son père. Me dit Léna en rentrant dans ma chambre avec ma fille dans les bras.

-Donne-la-moi. Dis-je en tendant les bras. Léna se rapproche et me dépose ma fille dans les bras.

Je souhaite qu'elle parte pour que je puisse me reposer et surtout réfléchir tranquillement sans avoir des ondes négatives autour de moi.

-Bruce, tu m'en veux n'est-ce pas?

-Tu te reproches quelque chose?

-Je sais que tu m'en veux.

-Bien.

-Tu ne me parles plus et tu m'évites depuis notre petite dispute.

-...

-Peut-on en parler comme des adultes ?

-Je t'écoute. Dis-je en levant le regard vers elle.

-Vanessa m'a blessée. Je croyais qu'elle restait avec moi non pas par intérêt. Enfin c'est ce que je crois.

- Si tu n'es pas sûr de ce que tu avances, ça ne sert absolument à rien de venir m'en parler et tu le sais.

-Bruce ne m'en veux pas s'il te plaît. J'ai, en fait, j'ai...

-Tu as quoi? Dis-je d'un ton sévère.

-J'ai peur que tu me l'aies volé.

-Pardon ?

-J'ai peur que tu gâches notre amitié. Je tiens à elle comme je tiens à la prunelle de mes yeux. Je n'ai pas eu de sœur juste toi, un frère, elle me complète en tant qu'amie et je ne m'imagine pas sans elle.

Je suis bien étonné d'entendre ma sœur se confier de la sorte sur ses sentiments et ses craintes à la fois. Les yeux larmoyants, elle m'explique en toute franchise qu'elle craignait que si un jour Nessa et moi décidons de nous mettre ensemble, qu'elle soit laissé de côté.

-J'habite avec toi depuis que j'ai quinze ans et je ne veux pas que l'ambiance de la maison change.

-Mais qui te dit que je l'aime ?

-Tu es mon frère, je sais lire en toi comme dans un livre.

-Et pourtant tu ne savais pas dans quel ordre je classe mes livres.

-Ce n'est qu'un détail tout ça. (rire)

-Viens dans mes bras, petit sotte.

**** Dans la tête de Vanessa****

Je pars au cabinet juridique non loin de chez moi maintenant. L'ambiance et l'entente entre collègues sont vraiment agréables dans ce lieu. Je ne saurais jamais comment remercier ma sœur pour m'avoir déguaûter ce stage. Bien que depuis que Léna m'a brisé en mille morceaux je ne retrouve plus ma gaieté et mon sourire quotidien, j'arrive à m'y faire de son absence et celui de Bruce.

Je ne sais pas si je dois lui en vouloir de m'avoir aussi rabaissé ou si je dois juste oublier et continuer ma vie comme ma mère me le répète. C'est dur d'oublier des personnes que l'on a aimées en un rien de temps. Je suis tellement naïve et trop insouciante que j'oublie parfois que je dois aussi parfois augmenter la voix pour me faire respecter.

-Nessa !

Qui m'appelle de si bonne heure ? Je me retourne mais je ne vois personne à pied. Je vais marcher plus vite car on ne sait jamais les risques qu'on encourt de sortir seul à sept heures du matin, lorsque le soleil n'est pas encore levé.

-Nessa !

Mais bon sang, qui crie mon surnom comme ça ? Je me retourne pour la dernière fois et là mon visage se décompose lorsque je vois sortir Bruce de sa voiture. Je n'avais vraiment pas remarqué la présence de celui-ci.

Cette fois si, je veux être plus forte que mes sentiments, je veux vaincre cette attraction qui règne entre nous deux. Je ne sais pas par quel miracle mais je me suis mise à courir comme une folle. Je cours, cours, cours pour le fuir, pour ne pas lui adresser une seule parole, pour ne pas à avoir à subir encore une déception sentimentale, je cours !

J'arrive presque au cabinet, encore un petit effort et je vais être en sécurité. Non le ciel en a décidé autrement, mes talons m'ont encore, une fois de plus, fait chuté.

-ça va . Rien de casser ? Me dit-il en essayant de me relever.

-Non. Dis-je timidement.

- Pourquoi tu me fuis ?

-Je suis en retard au boulot.

-Réponds-moi d'abord. Me dit-il en attrapant ma main droite. Je te lâcherais à condition que tu me répondes.

-...

-Nessa.

-Je t'aime, voilà le problème, je t'aime mais en rien je ne veux ton argent, en rien ! Je sais me débrouiller et trouver mon propre argent.

-Ness...

-Non je ne veux plus, j'ai attendu ce moment depuis si longtemps mais maintenant je suis fatigué, laisse-moi en paix s'il te plaît.

Mon corps vient de balancer vers lui, je me sens légère, je vole sûrement, ses lèvres viennent de toucher les miennes. J'ai des papillons dans le ventre. Je n'arrive pas à comprendre de surplus d'émotion qui me passe dans la tête. Je ne vais plus parler, je ne vais pas essayer de me débattre, c'est peut-être la seule fois que je pourrais goûter à ses lèvres. Il m'a embrassé, pour que je me taise peut-être mais un baiser reste un baiser.

Il détache lentement ses lèvres des miennes. Je sens qu'il ne compte pas me lâcher, me laisser partir.

-Nessa. Ce que j'essayais de te dire c'est moi t'aime aussi.

Non je dois vraiment rêver. Il vient de me dire quoi? Je n'ai pas assez savonné mes oreilles ce matin. Quoi, quoi ? Je n'ai pas le temps de lui demander de répéter car ses lèvres dévorent une fois de plus les miennes. Je sens que je vais m'évanouir là. Non pas tout de suite, je vais attendre d'abord qu'il finisse de me manger la bouche puis je m'évanouirai.

-Je suis en retard moi aussi tu sais. Me dit-il en me libérant de l'emprise de ses bras.

-Que dois-je comprendre de cette...

-Que je ne suis jamais resté indifférent à toi.

****Dans la tête d'Hélèna. ****

Je me suis vite laissé emporter par cette histoire avec mon frère et Nessa. Je n'aurais peut-être pas dû agir comme je l'ai fait. Mais bon ce qui est fait est fait. Je ne saurais jamais aller lui présenter des excuses, j'ai bien trop de fierté pour ça. D'un côté, je ne suis pas totalement fautive car elle n'a pas été sincère avec moi. Elle pouvait me dire depuis le début qu'elle ressentait une attirance pour mon frère, j'aurais peut-être réagi autrement. Mais d'un autre côté, je comprends qu'elle ait eu peur parce que je n'ai pas ma langue dans la poche.

-Tchin Tchin.

-À ta santé.

-Je vais bientôt reprendre la route. Me dit Coffi en déposant son verre de vin.

Après deux petites semaines passées ensemble, Coffi doit déjà partir. C'est triste, je n'ai pas encore eu le temps de lui avouer mes sincères sentiments pour lui. Il s'amuse avec moi comme Bruce le ferait, en tant que grand frère. Il ne se doute sûrement pas que je puisse ressentir quelque chose pour lui.

-Coffi je dois t'avouer que je ressens quelque chose pour toi.

-Je le sais déjà.

-Pardon ?

-Bruce m'en a informé. Comme je lui ai expliqué, si tu veux qu'un jour on vive ensemble, qu'on partage nos quotidiens, il faudra que tu te concentres d'abord sur tes études. On peut flirter, ça ne dérange pas ton frère mais on sent bien que c'est à chaude tension que tu mets notre amitié puisque le jour où ça n'ira plus entre nous, ça n'ira peut-être plus entre lui et moi. Je dois quand même t'avouer que je te trouve très mignonne et très intelligente alors épate-moi.

-Je n'y manquerai pas.

Il dépose tendrement un doux baiser sur mon front puis s'en va à toute allure. Je suis déçue par son raisonnement. Oui les études sont importantes mais rien ne m'empêchera d'étudier et d'être son femme en même temps non? Attendre encore des années s'est risqué qu'il trouve une autre femme entre-temps alors je dois agir au plus vite. J'ai entendu dire que rien de mieux que la grossesse pour mettre l'épée au cou d'un homme.

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