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IGONDJO

IGONDJO

Auteur:: Funny Horizon
Genre: Histoire
Je me présente : Igondjo Quentin Edowiza Maëva. Ouvrez bien vos yeux. Quentin c'est mon nom aussi. Bon, celui de mon ancien père. Je dis ancien parce que je ne sais pas si il est mort ou toujours en vie, mais dans les deux cas, je sais juste que je n'ai plus de père. Pourtant je me rappelle qu'avant je l'avais près de moi, mais ça, c'était avant. Je n'ai pas besoin de vous dire que je suis métisse. Mon père, un expatrié français travaillant pour le compte de Elf, était mal nase (amoureux) de ma mère. Il a commencé à la draguer quand elle avait 16 ans, puis un bon matin, quand elle a eu 20 ans, elle a cédé. Mais on vous parle d'une première fois, et c'était dedans. Je crois qu'il avait fait la cotis des spermatozoïdes. lol Je suis née en 1987, et jusqu'en 1994, on était toujours une petite famille très heureuse. On passait même les vacances en France. Et puis un jour, quand papa m'a dit qu'il partait en voyage là, na neno, vendé n' ébobo z' ézango, myéré dengué (jusqu'à maintenant, même l'échantillon de la lettre, je n'ai pas reçu). Quand je demandais à maman, elle me disait juste de laisser. Maintenant, c'est trop tard. Il ne me reste comme souvenirs que mon vieux passeport, des photos et la maison d'Abela qui est à son nom... En 1998, Tonton Henri a fait son entrée dans nos vies. L'année qui a suivi, Rapombia Edowiza christopher Martin, mon petit frère, est né. Mais en 2002, le divorce du mariage qui n'avait même pas commencé entre maman et tonton Henri est officiel, voici comment nous sommes retournés vivre à trois, à Abela. Bon à quatre avec Mamie, vu que mon Grand-père a cassé la pipe dans la même période. Mais bon, Mamie était toujours entre deux pirogues (lol), pour aller faire son manioc au village et revenir le vendre à POG. On vivait bien rien qu'avec le salaire de maman et les recettes de la vente du manioc de Mamie. Elle nous gâtait, elle nous cognait (surtout moi quand j'étais échouée en classe), mais on était à l'aise, c'était notre mère. Je donnerai cher pour qu'elle soit toujours là. Même si c'est pour me raser les cheveux, ou bien me frotter le piment sur tout le corps quand je rentre en retard ou que je découche, je m'en fiche, je veux juste qu'elle soit en vie. En 2007, rien ne nous avait préparé à ce départ si brusque. Même Mamie qui souffre d'hyper-tension tous les jours que Dieu fait, avec en prime les maladies de la vieillesse (lol), elle est toujours là (je n'ai pas dit qu'elle doit mourir). C'est à ce moment qu'on a fait la connaissance de tous ceux qu'on appelait « parents » depuis tout ce temps. Entre les ingrats, les aigris et les m'en-foutistes, on ne savait plus où mettre la tête. Et puis il faut dire que moi avec ma sauvagerie et ma délinquance, les gens ne se bousculaient pas trop pour que j'aille vivre chez eux. Personne ne pouvait prendre aussi mon petit frère parce que j'ai dit il ira où je j'irai, et vice versa. Maman qui supportait nos bêtises n'est plus là, je ne voulais pas que quelqu'un tente de reproduire l'histoire de cendrillon ou de cosette avec moi ou mon petit Bijou, mieux, on reste chez nous. On comptait sur les doigts d'une main, le tonton ou la tantine, qui nous a déposé le petit sac de riz éléphant non parfumé qui coute 1700fcfa là, ou bien le paquet de sucre. Peut-être parce que maman était fille unique, je ne sais pas ... Tonton Henri donne souvent des sous, mais comme il a la bougeotte et beaucoup de copine, il faut compter au moins 3 mois avant que les prochains 70.000fcfa n'arrivent. Les deux amies et collègues de maman de SDV, je n'allais les embêter que si vraiment la situation était désespérée. Dans le petit argent qui est resté après le décès, Mamie a besoin de médicaments, il faut payer « La Fontaine'' pour Bijou, moi ici je repasse encore le bac et je veux faire les cours de maths. Impossible. Heureusement que Franck était là. Bon c'était un heureux évènement à l'époque, aujourd'hui je crois que j'aurais préféré manger les badâmes tous les jours, que de l'avoir connu. Bref, Quand c'est fini avec Franck, j'ai jugé bon de mettre la maison en location, ça nous faisait un revenu mensuel au moins sûre, et nous sommes venus vivre dans la vieille maison de Papi Dodo (Edowiza), à Omboué central. Avec mon petit diplôme de l'IST, Moov m'a embauché depuis 8 mois maintenant. Petit-à-petit, on vit mieux.

Chapitre 1 IGONDJO

« Tata pessu pessuéeeeeeee »

Je ne sais même pas comment ça commencé, il est 22h, j'ai encore la tenue du lycée, ntchozo nkowa (les chaussures sont à côté) et entrain de danser avec le blouson de je ne sais qui attaché autour des reins. Même pas deux semaines que maman m'a bastonné et foutu le piment, je suis déjà de retour dans la délinquance.

On se demande bien ce que je fais à trainer avec une bande de gars qui ne school plus, dans un bar au quartier ''Mini-Prix''. Vous savez qu'on ne choisit pas ses ''vrais amis'' non ? Eux ce sont mes amis. On joue ensemble depuis kala, quand on passait tous les vacances à Enyonga.

Celui qui danse avec la bouteille sur la tête c'est Francis. Le koudou (court) qui dort sur la chaise c'est Alino. Tita c'est celui qui a remplacé le DJ dans le bar. Parfois moi-même je nous regarde et je comprends pourquoi on m'insulte à la maison du 1er janvier au 31 décembre. Mais on va encore faire comment ?

« A pandi r'ébongo, ébongo za missema okoukouè, « a pandi r'ébongo, ébongo za missema »

Je vous parle que le son d'Egniga tape, nous aussi on lance avec les pas de danse. Moi je suis déjà montée sur la chaise. On y va, le show continu...

Quand je me décide enfin à rentrer, il est pratiquement minuit. Pour une fois, maman ne m'attend pas au salon avec sa ceinture. J'ai presque 22 ans mais je me fais encore cogné parce que je suis têtue. Bon, si j'ai mon bac cette fois-ci, je crois que la femme-là va se calmer. Elle doit s'estimer heureuse que je ne fais juste que me balader avec des fous, je ne fume pas, je ne bois pas, je ne regarde pas les hommes. Bon, je vais dormir

Zwa zwa zwa !

Je saute seulement du lit en vitesse.

-moi : ayooohhhh !

-Maman : tu pensais que tu allais t'en sortir comme ça ?

Ah Emilienne, je pensais que tu avais quand même eu pitié de moi hier, mais apparemment, je suis l'oiseau qui a oublié le piège.

J'espère aussi que tu es prête pour ton footing du samedi matin...

-Maman : tu vas où comme ça ?

Merde, la porte est fermée. Oh ? Mais on dirait que ce matin je vais mourir...

-Maman : Igondjo a awéré dwané nkala ? indé z' épanga yeno ? (tu ne restes jamais à la maison ? qu'est-ce qui se passe ?

Chaque mot est bien sûr accompagné d'un coup de ceinture. Comme je suis une comédienne aussi, je suis entrain de crier comme si on m'assassinait alors que j'esquive le ¾ des coups...

Si je savais que ce jour compterait parmi les derniers avec maman, je serais restée sagement à la maison. Mais bon, tôtô mènè é myo (qui sait de quoi est fait demain) ?

Le mois qui a suivi, maman est rentrée à l'hôpital à cause d'un palu. Lèwa, nongwa, (le temps de dormir et de se lever) maman n'était plus de ce monde...

(Présent)

Tin tin tin tin tin...

Je tends ma main vers mon portable pour stopper le bruit. Je regarde Christopher qui dort encore à point fermé sur le lit voisin au mien. J'ai ce petit pincement au cœur comme à chaque fois que je dois le réveiller pour aller à la pompe. Je vais faire un gros trou dans le budget mensuel pour pouvoir placer un compteur d'eau à la maison, je n'ai pas le choix. La vie n'a pas toujours été tendre avec nous ces dernier temps, mais bof, on finit par s'habituer.

-moi : Bijou ? Debout, il est déjà 5h passé

-Christopher : ohhhh Mayou, je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler comme ça. Un name casse-filling comme ça,

-moi : pourtant toi tu continues à m'appeler Mayou. Bon bouges, debout, le temps passe.

J'ajuste mon pagne et je mets un vieux tee-shirt, mes babouches aux pieds, je sors de la chambre. Je vais ouvrir la cuisine qui se trouve à l'extérieur de la maison principale et je fais sortir la brouette, la touc bleue de 10 litres, 2 seaux et les bouteilles vides.

Je charge le tout dans la brouette, direction la pompe public.

Je dis bonjour aux quelques personnes déjà présentes sur les lieux, eux qui comme moi ont compris que pour éviter les longues attentes pour puiser de l'eau au même moment que tout le monde, il faut sacrifier son sommeil.

Je rince mes récipients un-à-un puis, je place la touc au centre de la brouette et je commence à la remplir à l'aide d'un seau. Christopher me rejoint très vite avec les 3 seaux de la douche. Il en remplit deux avec lesquels il retourne à la maison. Moi je reste à remplir les bouteilles. Il revient quelques minutes plus tard récupérer un autre seau pour aller le déposer aussi à la maison. A son retour, je prends les deux seaux restant, lui il pousse la brouette et on rentre.

-moi : Christopher vas déjà à la douche,

Je me mets à laver les quelques assiettes de la veille. Je fais sortir 3 morceaux de pain du congélateur que je mets dans le four. Je transporte le lait, sucre et nescafé jusqu'au salon où je trouve ma grand-mère déjà assise, la tête entre ses mains.

-moi : ah madame mbolo wéh (bonjour)

-Mamie : humm mbolo.

-moi : a wa dewa sè (comment as-tu dormi) ?

-Mamie : ahhhhh ka vôvô (comme ça)

-moi : tavoulou ya kéki (la table est prête)

-Mamie : vendè myéré nya, ma diassi ro dwana ro tché yino (même si je ne mange pas, je suis fatiguée d'être sur cette terre).

Et elle commence à pleurer.

Ma poitrine se serre, et je retourne dans la cuisine. Je fais disparaitre les deux larmes qui menacent de s'échapper de mes yeux avec mon pagne. J'allume un feu et je chauffe de l'eau dans la petite casserole.

5 ans aujourd'hui qu'elle nous a quitté mais, il ne se passe pas un seul jour sans que nos pensées ne se tournent vers elle. Tout est devenu si compliqué depuis qu'elle est parti...

Maman...

Bref...

Je prends le pain, l'eau chaude et je retourne au salon. J'ouvre le frigo et je fais sortir le beurre et le jambon. Je récupère les médicaments de Mamie dans sa chambre, et je place le tout sur la table.

Je toc devant la porte de la chambre histoire de ne pas tomber sur mon frère à poil

- Christopher : rentres !

-moi : pardon, vas dire à ta grand-mère de manger et de prendre ses médicaments. Tu sais qu'elle ne peut rien te refuser.

Je tire ma serviette qui est accrochée derrière la porte et je ressors en direction de la douche.

Je donnerai cher pour un bon bain dans une baignoire, mais pour le moment, je vais me contenter de mon seau d'eau. Au moins avec ça, je passe le moins de temps possible à la douche, et qui dit moins de temps à la douche, dit pas de retard au boulot.

Je repasse par le salon où je remarque que Mamie mange avec appétit en compagnie de son petit-fils, direction la chambre. En deux, quatre, six, j'applique ma crème sur le corps et je porte mes sous-vêtements. Aujourd'hui c'est vendredi donc, je ne vais pas trop casser le corps. Un slim noir, un polo blanc, paire de ballerines noires, je suis op. Je brosse mes cheveux que j'attache en un chignon bien enroulé, je mets un peu de fard à paupières rose, du gloss sur mes lèvres, et le tour est joué.

-Christopher : Mayou il est déjà 7h

-moi : je suis prête. Tu as débarrassé la table ?

-Christopher : oui !

Je mets les seules bijoux de valeur que je possède, les seuls que j'ai jamais eu d'ailleurs, et derniers souvenir qui me reste de Franck en dehors de mes larmes (lol). Je tire mon sac Louis Vuitton (merci moutouki) et j'y mets mon calepin ,stylo, porte-monnaie, etc..., je me parfume avec idô-dô d'oyombo (le fond de parfum) qui me reste et je sors trouver les deux autres au salon.

-moi : madame Edowiza, ce n'est pas la peine de te torturer à cuisiner, bijou finit à 11h, il va revenir avec le cassoulet et le manioc. Oh ? il faut te reposer.

-Mamie : ehhh (oui)

-moi : bon, on se voit le soir. Quand je termine, mi bé piarana ri kassa (j'irai au marché).

-Mamie : ehh, owendj'ombia (bonne journée)

-moi : merci. Bijou, oka (on y va).

On quitte donc notre pivot d'Omboué-central, et on marche jusqu'au carrefour 3 métisses pour attendre le taxi. Je propose 500f une place 25 logements et 1 place pharmacie Von'okuwa, et on monte.

-moi : prends les 5000Fcfa là, tu vas acheter la grosse boîte de cassoulet et 3 bâtons de manioc au grand village. oh ?

-Christopher : l'argent du taxi ?

-moi : tu prends dans la monnaie

-Christopher : hummmm tu es devenue trop chiche han ?

-moi : le mois est loin...

-Christopher : mais je sais qu'on te paye aujourd'hui

-moi : je dois payer la bouffe et faire placer le compteur d'eau. Ce sera serré ce mois-ci.

-Christopher : si c'est seulement pour placer le compteur là, j'accepte de damer la moïse tous les jours

-moi : tu es trop maboul ! Arrêt avant le centre Missy.

-Christopher : bonne journée ohhh

-moi : ahhh disparaîs ! krkrkrkrkr

Il a vraiment grandi mon petit Bijou... que le temps passe vite !

-moi : arrêt au carrefour.

Je descends juste devant la BGD. Je tends un billet de 1000f, le taximan me remets ma monnaie et redémarre.

Je mets mes écouteurs aux oreilles et je traverse la route. Je prends bien tout mon temps pour marcher parce que MOOV ce n'est pas la société que mon père que je ne connais plus m'a laissé en héritage avant de retourner en France, je me vois mal entrain de me pointer là à 7h20. Tchhhrrrrr

Je me dirige d'abord vers la boulangerie '' les délices de mandji'', juste tout près de MGV. Ce n'est pas un petit croissant et un yaourt qui vont me rendre plus pauvre que je ne le suis déjà. Je me poste juste devant ce qui sert de parking, et je me connecte sur facebook depuis mon portable. Je remarque un inbox de quelqu'un que je ne connais pas. Je l'ouvre donc,

« bonjour Maëva, je tente de te joindre par tous les moyens, mais tu ne fais pas signe. Je suis sur Port-Gentil ce soir, je passe à la maison. Bisou ma puce, Franck. »

Regardez les choses de la malédiction ? Pardon, je mange très vite et je fais le chemin dans le sens inverse et je vais me mettre à mon poste. Apres tout c'est la fin du mois, je dois justifier mon salaire.

Bon comme la journée est calme, je vais vous faire un petit résumé de ma vie oh ?

Je me présente : Igondjo Quentin Edowiza Maëva. Ouvrez bien vos yeux. Quentin c'est mon nom aussi. Bon, celui de mon ancien père. Je dis ancien parce que je ne sais pas si il est mort ou toujours en vie, mais dans les deux cas, je sais juste que je n'ai plus de père. Pourtant je me rappelle qu'avant je l'avais près de moi, mais ça, c'était avant. Je n'ai pas besoin de vous dire que je suis métisse.

Mon père, un expatrié français travaillant pour le compte de Elf, était mal nase (amoureux) de ma mère. Il a commencé à la draguer quand elle avait 16 ans, puis un bon matin, quand elle a eu 20 ans, elle a cédé. Mais on vous parle d'une première fois, et c'était dedans. Je crois qu'il avait fait la cotis des spermatozoïdes. lol

Je suis née en 1987, et jusqu'en 1994, on était toujours une petite famille très heureuse. On passait même les vacances en France.

Et puis un jour, quand papa m'a dit qu'il partait en voyage là, na neno, vendé n' ébobo z' ézango, myéré dengué (jusqu'à maintenant, même l'échantillon de la lettre, je n'ai pas reçu). Quand je demandais à maman, elle me disait juste de laisser. Maintenant, c'est trop tard. Il ne me reste comme souvenirs que mon vieux passeport, des photos et la maison d'Abela qui est à son nom...

En 1998, Tonton Henri a fait son entrée dans nos vies. L'année qui a suivi, Rapombia Edowiza christopher Martin, mon petit frère, est né. Mais en 2002, le divorce du mariage qui n'avait même pas commencé entre maman et tonton Henri est officiel, voici comment nous sommes retournés vivre à trois, à Abela. Bon à quatre avec Mamie, vu que mon Grand-père a cassé la pipe dans la même période. Mais bon, Mamie était toujours entre deux pirogues (lol), pour aller faire son manioc au village et revenir le vendre à POG.

On vivait bien rien qu'avec le salaire de maman et les recettes de la vente du manioc de Mamie. Elle nous gâtait, elle nous cognait (surtout moi quand j'étais échouée en classe), mais on était à l'aise, c'était notre mère.

Je donnerai cher pour qu'elle soit toujours là. Même si c'est pour me raser les cheveux, ou bien me frotter le piment sur tout le corps quand je rentre en retard ou que je découche, je m'en fiche, je veux juste qu'elle soit en vie.

En 2007, rien ne nous avait préparé à ce départ si brusque. Même Mamie qui souffre d'hyper-tension tous les jours que Dieu fait, avec en prime les maladies de la vieillesse (lol), elle est toujours là (je n'ai pas dit qu'elle doit mourir).

C'est à ce moment qu'on a fait la connaissance de tous ceux qu'on appelait « parents » depuis tout ce temps. Entre les ingrats, les aigris et les m'en-foutistes, on ne savait plus où mettre la tête. Et puis il faut dire que moi avec ma sauvagerie et ma délinquance, les gens ne se bousculaient pas trop pour que j'aille vivre chez eux. Personne ne pouvait prendre aussi mon petit frère parce que j'ai dit il ira où je j'irai, et vice versa. Maman qui supportait nos bêtises n'est plus là, je ne voulais pas que quelqu'un tente de reproduire l'histoire de cendrillon ou de cosette avec moi ou mon petit Bijou, mieux, on reste chez nous.

On comptait sur les doigts d'une main, le tonton ou la tantine, qui nous a déposé le petit sac de riz éléphant non parfumé qui coute 1700fcfa là, ou bien le paquet de sucre. Peut-être parce que maman était fille unique, je ne sais pas ...

Tonton Henri donne souvent des sous, mais comme il a la bougeotte et beaucoup de copine, il faut compter au moins 3 mois avant que les prochains 70.000fcfa n'arrivent. Les deux amies et collègues de maman de SDV, je n'allais les embêter que si vraiment la situation était désespérée. Dans le petit argent qui est resté après le décès, Mamie a besoin de médicaments, il faut payer « La Fontaine'' pour Bijou, moi ici je repasse encore le bac et je veux faire les cours de maths. Impossible. Heureusement que Franck était là.

Bon c'était un heureux évènement à l'époque, aujourd'hui je crois que j'aurais préféré manger les badâmes tous les jours, que de l'avoir connu. Bref,

Quand c'est fini avec Franck, j'ai jugé bon de mettre la maison en location, ça nous faisait un revenu mensuel au moins sûre, et nous sommes venus vivre dans la vieille maison de Papi Dodo (Edowiza), à Omboué central.

Avec mon petit diplôme de l'IST, Moov m'a embauché depuis 8 mois maintenant. Petit-à-petit, on vit mieux.

Han ? il est déjà midi, laissez, je vais vite à UGB toucher quelques billets pour aller faire les courses. Je vais profiter à prendre du crédit pour draguer Alino avec son taxi. Au moins, je ne vais pas subir le Grand-village seule.

Je retourne ensuite bosser jusqu'à 15h.

Quand Alino se pointe, c'est direction Géant CKDO d'abord, je prends quelques trucs et on fonce au GV (grand-village). Quand je finis de prendre ce dont j'ai besoin au marché même et chez le libanais, je reste à la pharmacie pour prendre les médicaments de Mamie et Alino va déposer les courses en case. Je ne vais pas le réquisitionner pour tout l'après-midi quand même, en plus je ne le paye pas. Lol

Imaginez juste le monde à la pharmacie du Grand-village un vendredi soir, hummm. J'attends tranquillement mon tour, puis je sors de là. Je mets mes écouteurs, et je commence à marcher. Comme je ne veux pas prendre le taxi, je retourne vers le marché et j'emprunte la petite route de derrière Codev.

Pendant que je marche, je vois seulement un Toyota hilux gris qui arrive en vitesse comme si il faisait le Paris-Dakar. Comme nous sommes en saison de pluie, voyez seulement comment les creux sont pleins d'eau boueuse. C'est de cette eau sale que je suis éclaboussée par le pilote de rallye en question. J'ai juste eu le temps de me mettre sur un côté, mais ça m'a tout de même touché. La voiture se gare un instant, et un homme en sort bien furieux.

- : vous le faites exprès ou bien vous ne savez pas marcher ? quoi c'est la nouvelle technique de se faire éclabousser sciemment pour être transporter gratuitement ou bien quoi ?

Je regarde derrière moi d'abord, on ne sait jamais, peut-être il parle avec quelqu'un d'autre. Personne.

- : je parle avec vous !

-moi : je suis déjà en plusieurs personnes pour m'appelez, vous ?

- : décidément vous êtes complètement idiote on dirait ?

-moi : regardes mon frère, si je commence à répondre maintenant à ta bêtise, tu risques de me bastonner aujourd'hui. Tu es passé dans ta caisse, tu m'as éclaboussé, je n'ai même pas fait un petit signe pour que tu t'arrêtes. Pardon, prends tous tes démons et remontes dans ta voiture. J'ai déjà assez de péchés accumulés sur la tête, je ne vais pas rajouter pour toi. Tchrrrrrr

Je continue ma route tranquillement sans me retourner. Moi j'évite les problèmes au maximum. Avec les temps qui courent, on ne sait plus qui est saint de corps et d'esprit...

J'arrive doucement, doucement à la maison.

Je prends ma douche, je me change et je relaxe un peu avec Mamie devant la tv. Vers 19h, Alino vient me chercher et on va retrouver les deux autres au bar les ''9 provinces''. Francis arrose un peu ce soir, comme il est sorti de site hier.

Lorsqu'on arrive, la table est déjà mwa-mwa avec les bouteilles de castel. Il y a aussi 3 maboules filles assises avec eux.

-moi : les gars, doucement oh ? Francis pardon, ton salaire ne doit pas finir ici.

-Francis : oh Mayouyou ma bonne petite. Viens tou tou tou (t'asseoir), ton orangina est là

-Alino : mais vrai han, Maeva, il faut arrêter tes choses . Tous les jours ont démarre en groove ensemble mais tu es toujours dans l'Orangina, genre nous sommes les ivrognes quoi ?

-moi : pardon, laissez-moi en paix, occupez-vous de vos gens que vous avez emmené ici. Krkrkrkr

On commence à rigoler, la musique suit. Pendant que je suis assise, il y a au moins 10 bouteilles de bière vide devant moi.

C'est à ce moment que j'entends,

- : mais Justin, voici la maboule dont je te parlais tout-à l'heure ?

Je me tourne pour voir le gars de la Toyota de derrière Codev. Vous voyez les choses ?

- : toi qui disais que j'exagère, regardes toi-même l'animal !

Et ils se dirigent hors du bar.

Vous êtes tous témoins de la scène non ? Si je ne règle pas cette histoire aujourd'hui, ça ne va jamais finir.

Je sors aussi du bar et je vais direct attraper le type par le col de son polo.

Chapitre 2 IGONDJO

-moi: ce n'est pas parce que depuis là je te regarde mettre ta bouche comme l'éventail pour m'insulter que ça veut dire que je suis maboule, tu comprends?

- : ahhhhh si tu cherches comment me toucher depuis, ce n'est pas la peine de venir faire semblant de m'attraper l'habit, touches-moi bien, je suis réel mais pas de ta catégorie. Maintenant, dégages.

Il retire ma main comme si c'était de la merde et il continue d'avancer vers sa voiture.

Je regarde bien la personne qui parle, oui, il y a un peu de potentiel, mais rien d'extra, on a déjà vu mieux. Rien que moi seule, je suis à pratiquement 1m72, donc son petit 1m80 (si on arrondit) ne m'impressionne pas le moins du monde. Si on le place sur une balance et que celle-ci indique 80kg, c'est que ses os pèsent serieusement. Quand je le regarde là, il ne peut pas dépasser 75kg. Avec sa tête on dirait Lucky luke. Ce sont même les lunettes qui l'arrange je crois. Tchhhrrrrrrrr

Je regarde les gars là, ils sont seulement trop loin. Je vous dis que Francis est déjà torse-nu. Encore au 9 provinces on rend toujours hommage à Ndjer, regardez-les seulement danser «laissez mon nom eh, mon nom est dans vos bouches euuhhh. Ehhh tsoyi ehhhhh, tsoyi ohhhhhhh ». Un moment moi-même j'ai envie de rire. Tchouoooo les enfants qui ont des parents........

Je regarde à gauche, à droite, pas de caillou consistant pour faire un dégât sur sa voiture. Merde!

-moi: en vérité, ce n'est pas de ta faute, je comprends que dans ta vie là on a du beaucoup te mentir pour que tu te mettes sur ce piédestal. Mais qui peut te blâmer lorsque ta limite ce sont les viveuses du quartier chic? Tchrrrrrrrrr

- : mais vous deux, vous êtes grave han? Vous vous insultez juste comme ça à cause d'une histoire stupide? Krkrkrkr nous sommes grands, on à pas besoin de faire tout un plat pour ça krkrkrkrkr

-moi: il faut dire ça à ton parent. C'est lui qui a commencé. Si il ne m'aurait pas insulté encore, je n'aurais même pas fait attention à sa face de rat. Déjà je ne l'avais même pas regardé au moment de l'incident, il n'y avait aucune chance que je puisse me rappeler de lui.

- : moi c'est Justin et vous?

- : type il faut laisser ça. Une femme qui boit des dizaines de bouteilles dans un bar tu vas l'emmener où?

On répond aux imbéciles par un grand silence non? Je fais comme si je ne l'entendais pas...

- moi: Maëva, enchanté.

-Justin: il ne faut pas faire attention à mon frangin, il est un peu sous tension ses derniers temps.

- : quelle sous tension? Si tu penses qu'elle va monter dans ma voiture, tu rêves.

-moi: même si je me trouvais seule à minuit à Tchenguè, je n'allais pas monter dans ta voiture.

-Justin: ça suffit maintenant Papi.

Han? Donc je ne suis pas seul avec les surnoms qui collent jusque dans la vieillesse wehhhhhhh....

-Justin: donc Maëva, ça ne te déranges si je te tutoie?

Je fais non de la tête,

-Justin: donc ça ne te déranges pas si je t'invite tout-à l'heure? Juste pour excuser la mauvaise conduite de mon frère...

- : non non non, tu ne vas pas l'emmener avec nous, après elle va venir nous vider la 'teille en boite? Nada, je signe ça

-Justin: vas loin. Euh donc qu'est-ce que tu en dis?

-moi: euh je sais pas trop han. On ne se connaît pas vraiment, et puis,

-Justin: oh non, ne t'en fait pas, c'est une invitation amicale. Ma fiancée sera même de la partie, donc tu vois que tu n'as rien à craindre

- : ah elle doit dire non, et puis c'est tout. Qu'on va l'emmener où?

Regardes seulement les choses que ses gars ne font que faire dans le bar, tu vois que ce soir avec un verre, on sera servi. Les choses de la honte, je ne suis pas dedans.

Je me retourne pour regarder un peu ce que mes frangins foutent comme bordel encore. Et eux, et les trois maboules qu'ils ont emmené, les voici debout, ils se tiennent sur deux rangs qui se font faces. Les filles un côté, les gars d'un autre. Maintenant, je me demande bien ce qu'ils sont entrain de faire parce que je vois l'un qui danse le blé, l'autre saute dans un pas d'ekunda très sérieux, un troisième dans un ikokou que personne ne peux comprendre, mais c'est la pauvre chanson de Max Mackolani qui passe. Tchouooo?

J'ai seulement envie de rire même.

Si c'est une sortie en boîte pourquoi pas? La dernière fois que j'y ai mis les pieds c'était pendant le 17 août, et c'était avec des collègues. Ma bande d'amis ne fréquente que les bars. Il disent que la teubs fait dépenser le pognon pour rien. Surtout, je crois que ça me fera du bien d'être entouré de personnes plus normales que mes trois mousquetaires et puis, je vais décevoir l'autre couillon là.

-moi: ça marche, je vais venir AVEC TOI

J'appuie bien le "avec toi" pour que l'autre comprenne que je me fiche pas mal de lui.

- : c'est pas vrai. Vraiment tant que tu ne seras pas monté dans cette voiture je n'aurai pas la paix han?

-moi: wah wah wah? Même les gens qui ont les bas Hummer, infinity et autres, ne font pas le bruit. C'est toi avec ta voiture d'occasion qui vient me sonner les cloches aux oreilles?

- : ahhh le bruit!

-Justin: toi tu ne te tais jamais han? Rooohhhh non! Bon Maeva, allons sur le côté, on va bien fixer notre rendez-vous.

Je vais avec Justin une peu plus loin en lançant bien un regard de feu au maboul là.

On prend donc notre rdv pour minuit. Comme il insiste pour venir me chercher, je lui indique à peu près où il doit m'attendre et on échange nos numéros de phone. On se fait la bise, et je vais retrouver les gars là.

Bientôt 21h, il faut que je rentre. Quand je regarde là, personne ne va me raccompagner, ils sont tous bien tchok. Je dis bye, et je rentre en case.

Quand j'arrive à la maison, je trouve mamie et son petit fils devant la tv. Christopher joue à un jeu vidéo et sa grand-mère est seulement entrain de faire les commentaires genre "cours vite", "wandamina (fais attention), "yona yè (tues-le) etc....

-moi: bonsoir le couple,

-Mamie: hummmm bonsoir

-moi: je dis han Bijou, la console de jeux là est à qui?

-Christopher: c'est pour mon ami

-moi: je t'ai déjà dit que je n'aime pas quand tu vas prendre les choses chez les gens. Un accident est si vite arrivé, on va rembourser comment? Si tu vas jouer là-bas, oui. Mais ne prends pas ça, pardon. Il faut aller me rendre ça.

-Christopher: ok

-moi: je t'ai déjà dit que ma collègue vas en France bientôt, j'ai commander ça avec elle, il faut juste attendre un peu. Oh?

-Christopher: Yep.

-moi: a nwa nyéni ( vous avez mangé)?

-Mamie: Ehhh (oui)

-moi: je vais dans la chambre,

Hummmm j'ouvre ma valise d'habits précieux. Oui oh, les habits qui sont dedans c'est pour le haut niveau du ponçage. Genre quand je veux qu'on me prenne au sérieux.

Je choisis une robe noir qui s'arrête aux genoux, une ceinture en chaîne doré que je vais mettre dessus, ma pochette noire, et je tire sous le lit ma paire de talon ouverte doré.

«je viendrai chanter à ta fenêtre pour que tu penses à moi-même quand tu dors, te plumerai comme une alouette pour distinguer les courbes de ton corps. Je veux que tu sois mon trésor, je te présenterai à ma mama........»

Je regarde mon phone, et c'est le numéro de Franck que je connais par coeur qui s'affiche.

Tchhrrrrrrr

Je jette mon phone sur le lit seulement. Je n'ai même pas l'intention de décrocher. Quand je suis en paix dans ma vie, je ne veux pas d'élément perturbateur.

Vous ne connaissez pas Franck? Attendez je vais vous dire qui il est pendant que je tente de lisser mes cheveux qui sont bouclés on dirait la folie...

[Faisons un saut en arrière]

Il fait chaud et je suis entrain de damer une Moïse de la mort du bord de mer vers la maison. J'étais récupéré la souche de mon acte de naissance à la mairie. J'ai faim et le soleil de 13h ne me pardonne pas du tout. Je suis entrain de penser à un moyen pour me téléporter devant la porte de la maison lorsqu'un Rav 4 gris se gare tout près de moi. La vitre descend aussi que rwaaaaaaaaa,

- : bonjour mademoiselle!

Vous connaissez les gos non? Même si elle est dans la souffrance, elle tape d'abord les blases,

-moi: oui, bonjour?

- : je peux vous avancer?

-moi: non, merci.

Je reprends ma marche bien que mon corps veut seulement se jeter à l'intérieur de cette voiture qui semble climatisée.

La voiture avance aussi doucement jusqu'à mon niveau,

- : mais je ne peux pas laisser une aussi belle femme souffrir sous ce soleil.

Il me montre ses belles dents blanches là,

-moi: est-ce que j'ai dit que ce soleil me faisait souffrir?

- : du tout, je m'inquiète juste pour vous.

Je fais semblant de faire encore deux pas et je me décide à monter dans la voiture.

Quand je suis assise, beuh, que le parfum du type qui me gifle au nez. Je ne parle même pas de la vantardise au volant. Quand je regarde bien le beuhbeuh, je suis nase moi-même seule.

- : je me prénomme Franck, et vous?

Le gar me rend même que un peu timide, je baisse les yeux et je réponds,

-moi: Maëva

-Franck: et on peu savoir ce qu'elle fait à marcher seule sous un soleil pareil Maëva?

Ifoura s'amani (l'argent est fini), quoi d'autre? Mais comme je refuse de faire tomber mon swag aussi facilement, je réponds,

-moi: j'ai attendu le taxi pendant longtemps donc j'ai décidé d'avancer au lieu de pointer comme un piquet.

-Franck : mais c'est que les taxis deviennent des maires à Port-Gentil,

Voici comment on cause et tout, il me dépose à la maison, il y a échange de numéro et petit à petit, on fait connaissance.

On ne sort même pas encore ensemble que déjà il me présente à tous comme sa femme. le matin quand je me lève, le soir quand je me couche, ce sont des Tonnes de sms amoureux qui atterrissent. Je joue à la dure mais vrai vrai, le petit me perturbe, je ne vois que les étoiles.

Dès l'instant où je l'ai fait rentrer dans le salon de la maison, il a vu Mamie, il a vu Bijou, c'est fini. Que je sois là où pas, monsieur est venu jeté un coup d'oeil à mes deux trésors.

Le soir de la proclamation du bacho, mais Franck est seulement plus stressé que moi-même la concernée. J'ai eu droit à une teuf de trois jours d'affilé.

Une fois seulement que le type a essayé de me toucher, que je lui ai dit que c'était trop tôt, na nèno, il ne me demande rien. Je vais pourtant chez lui, on s'amuse un peu, mais rien de grave.

Voici ce soir là, comme d'habitude, je me pavane avec lui sur son lit, on joue jusqu'à ce que les choses sont devenues sérieuses. Quand le type comprend que je suis vierge, oh mais c'est la fatale. Il a même la larme à l'oeil pendant qu'il me déclare encore et encore sa flamme. Moi aussi je jure que j'ai rencontré mon âme soeur. Espoir 2000 a menti, Roméo et Juliette peuvent être Mamadou et Binetta aussi.

Voici comment je ne réfléchis même plus, direct je vais à l'IST l'année qui suit.

Tous mes parents qui attendaient que je vienne cogner à leur porte pour dire que je veux aller à Libreville , ils ont eu la poisse.

Ce que je ne savais pas, c'est que quand tout est parfait, il faut avoir peur.

On est là, donc monsieur Divassa Franck est très marié. Je suis kadanga chez lui, sambo il n'est pas de Pog. Il est juste en affectation temporaire. L'affaire sort quand j'ai un retard. Moi je priais même que ça soit vraiment une grossesse, genre ça va encore souder notre amour. Tu parles, il n'est même pas passé par 2 chemins (4 chemins c'est beaucoup), il m'a tout craché au visage pour terminer en me disant d'avorter. Il a ponctué ses paroles d'un 500.000fcfa cash sur la table. Orema ozoné, rangu'épa (le coeur c'est la chair, pas un os), j'ai pris mes bioum, et je suis partie. Comme si c'était la botte juste pour me montrer le visage de mon cher Franck, à peine j'arrive chez moi que mes menstrues pointent leur nez.

J'ai pleuré oh, je me suis enroulée au sol oh, et c'est passé. J'ai compris pourquoi ce qui ne nous tue pas nous rend fort. Il est retourné vivre à Libreville, mais il jure qu'il ne lâche pas l'affaire. Dommage que je m'aime vraiment pour accepter certaines conneries...

[Voilà.]

Le téléphone pleure seulement rouin na rouin, je ne suis pas dedans.

Je termine de lisser mes cheveux et je me fait un bon chignon à la Kim Kardashian. J'attache mon foulard, je me déshabille et j'enfile ma serviette. Je vais dans la cuisine chauffer un peu d'eau parce que en vérité, la façon dont l'eau qui est stockée là est glacée, même si je suis la propreté incarnée, je ne peux pas me laver avec.

Je prends le temps de bien me laver sans me presser.

Je rentre dans la chambre, je frotte la crème, je mets mon pagne, et je commence à me maquiller. Il est pratiquement 23h20, il ne me reste plus qu'à m'habiller. Mais comme je ne veux pas me froisser, je mets juste mes sous-vêtements et mes chaussures. Je reste assise sur le lit à effacer et les sms, et les appels en absences de Franck.

Quand Justin me fait signe qu'il sera bientôt là, je mets ma robe et je me parfume. En tout cas, je suis prête et je suis bien présentable. J'espère que "l'autre" ne trouvera rien à redire. Bon et puis je me fiche de ce qu'il pense. Ce soir si il me dit un truc bizarre, je lui dépose une bouteille sur la tête.

Quand je repense au sable dehors, j'enlève mes talons et je mets des ballerines. Je soulève mes affaires et je vais tirer Christopher de son jeu pour qu'il m'accompagne sur la route. Une fois là, je lui demande de me mettre mes chaussures parce que avec ma robe, ce n'est pas évident. 5minutes plus tard, je vois le Toyota de mes cauchemars s'approcher.

-moi: Bijou c'est bon, tu peux rentrer.

-Christopher: top

Même au revoir il ne me dit pas, trop pressé de repartir à son jeu. Il va voir, je vais le réveiller à 8h pour aller rendre ça.

La voiture se gare et Justin en sort. Il traverse la route et on se fait la bise.

-Justin: j'espère que tu n'as pas trop attendu?

-moi: non du tout, je viens aussi à peine de sortir.

-Justin: je remarque que tu es très en beauté là, tout ça pour blasée qui?

-moi: on ne sait jamais, peut-être je vais rencontrer quelqu'un là-bas. Krkrkr

-Justin: bon, on y va?

-moi: oui oui.

Nous voici on traverse la route donc, mais pendant que je traverse, j'appréhende un peu la réaction du maboul là. Pas que c'est important, mais c'est pour être sûr de ne pas le tuer pendant qu'il conduit.

Justin m'ouvre la portière et je me retrouve assise à côté d'une go. Je dis bonsoir, bien évidement le plus sauvage ne peut pas me répondre.

-Justin: chérie? Je te présente Maëva, celle dont je te parlais tout-à l'heure. Maëva voici Ida, ma fiancée.

-moi: enchantée Ida,

-Ida: Moi de même

- : vous avez fini avec vos civilités? On peut partir?

-Justin: Ahhh que c'est qu'elle précipitation aussi? Ce n'est pas nous qui avons les clés de la boite tout de même?

Pour toute réponse, je le vois qui pousse le son de son lecteur. Vous n'imaginez pas la chanson qu'il met. "la papa, une pour la route", et il chante en me jetant des coups d'oeil au rétroviseur.

- : «woyi woyo les filles-là qu'est-ce qu'elles aiment oh? Elles aiment le goder, elles aiment le tchouk. Aujourd'hui toutes ses filles deviennent des gombistes,.......»

Ma main démange seulement pour lui mettre une gifle.

On arrive devant le Millenium vers 24h30, et on descend tous une fois la voiture garée. Justin nous prend Ida et moi, chacune à un bras, et on rentre. On prend tous place dans le salon qui nous est réservé, et la soirée commence. Je prends mon verre de jus d'Orange, tranquille.

- : l'ivrogne là veut mentir qu'elle ne touche pas à l'alcool après c'est pour rester boire en cachette quand les gens seront sur la piste.

-moi: si tu crois que tu vas réussir à me faire parler pour t'insulter, tu as raté ton coup. Je ne suis même pas dans toi.

Je passe tout mon temps à l'éviter et lui aussi fait de même. Si je suis assise, il est sûr la piste, et vice versa. Je rentre à la maison vers 6h après bien sûr un tour chez Sinclair au Printemps.

Quand je rentre, je me change et je mange. Mais au lieu de dormir, je commence le rangement. Si je touche le lit là, je ne vais pas me lever avant 15h.

Je vais puiser de l'eau un peu un peu, jusqu'à ce que tous les récipients soient pleins. Vers 8h , pendant que je nettoie le salon, je mets mon cd de variétés dans le lecteur.

«yènani nônô eh eh

Mya douwo myé dèwa ni nkowa y'olando aboudjè, ra dyèmo myè n'edingo za deno n'oyoni yango. Ra bambya myè nè nyinô ny'épila ssani? Ayè nè ma bya ro pa wè intchango y'Esseringuila»

Je chante, je bosse. Le son est tellement bon que j'ai seulement envie de danser encore.

«ra zélé oma wa véri n'éyalé z'essinringila, vendè ra weti nwè yè élenguè z'ossenguè winô. Ayè n'anivi nkoro nè eyanga à ré dyon'iyano, ayè n'anivi olamba y'owango aré kèwo'onèro. Essinringuila a wouligni nè diawo ni nkowé nkomi nè ma piarana, ndo sambo tchuru ekendo r'elonga aré tiro'odiani.»

-Moi: oh? madame Edowiza, à wa nongwi (tu es debout)?

-Mamie: Ehhh. Oyembo mbia, mendè wônô wé diemba (oui. C'est une belle chanson, qui chante)?

-moi: laissés, ce n'est pas de ta génération. C'est le grand Prince Marius.

Kôkôkôkô!

-moi: oui?

Sui, didi, personne ne rentre.

-moi: c'est qui?

- : si au lieu d'écouter les chansons des mbandja tu venais voir qui cogne, tu ne poserais pas de questions aussi maboules.

Non? Je refuse d'y croire....

À peine j'ouvre la porte que je reçois un truc presqu'en plein visage.

-moi: oh?

- : je t'ai déjà dit que tes techniques stupides ne marchent pas avec moi. Si tu as laissé ta ceinture dans ma voiture dans le but de te refaire inviter par Justin, malheureusement, tu as raté ton coup. Il ne l'a pas vu. Maboule.

Et il s'en va.

Oh?

Je dis han, le gar là se croit où?

Non, ça dort.

Je vais derrière la maison et je récupère un petit seau d'eau. Je contourne la case, et je presse le pas pour le rattraper.

Ni une, ni deux, que fwaaaaaaaaaaaaaaa

Je lui verse de l'eau...

Chapitre 3 IGONDJO

Je ne cherche même pas à savoir si il s'en va oh, si il revient oh, je retourne tranquillement derrière la maison déposer mon seau et je vais rejoindre ma grand-mère au salon.

-moi: a'ca, si tu connais faire les seaux contre la mal chance, c'est le moment de commencer à les faire parce que quand je regarde ma vie là, myéré dyèna yo kendé kendé (je ne vois pas ça clair)

-Mamie: nè sè (c'est comment)?

-moi: mais je te dis qu'on laisse déjà trop de fous en liberté. Ils viennent déjà jusque dans les maisons des gens.

-Mamie: érania na bia ro doka mè vô (c'est un fou qui est venu cogner là) ?

-moi: un peu...

-Mamie: ohhh? Comment ça?

-moi: en fait c'est un maboul avec qui j'étais hier mais qui fait les choses d'un fou. Donc c'est un fou

-Mamie: ahhhh loubwa myè pa (quittes-là)

-moi: oh? J'ai dit quoi? Krkrkrkr

La femme là me fait souvent rire à avec ses réactions inattendues.

Je pousse le son et je continue mon ménage. Je vais même faire sortir la queue de boeuf du congélateur et le poisson pour celle qui n'a plus beaucoup de dents là. Aujourd'hui, je vais aller au lit que vers 13h.

-moi: je dis han, madame Edowiza, tu as sapé ta robe et ton foulard le matin là que tu vas où?

- Mamie: ranga mi ké bala Catherine ih? A rorwi diawo r'hopital ih (je vais rendre visite à Catherine, elle est sortie de l'hôpital hier)

-moi: quoi, elle était malade?

-Mamie: ihhhh, tension

-moi: hannn ok

Mamie s'en va, moi je vais prendre le balai en tige pour nettoyer la cour. Je continue à chanter comme une petite folle là, entrain de balayer, un coup je m'arrête pour danser.

«a monguissinô zanguiliani wawoh, arombé nèro ma ya ya...»

- :toi vraiment je crois qu'en plus d'être maboule, tu es aussi villageoise han?

Je me retourne seulement pour voir votre parent là, debout devant la porte.

-moi: oh? Zin'éromain? (C'est une tragédie)

Je me mets à rire seule tellement je suis dépassée. Vous voyez quelqu'un?

- : je t'ai rapporté mes habits que tu as mouillé pour que tu les laves et les sèches.

-moi: krkrkrkrkrkrkr attends, dis moi un peu, tu t'appelles comment han?

- : après quand tu vas me voir passer demain en route tu vas aller raconter aux gens qu'on sort ensemble? Jamais....

-moi: bon, Papi...

- : ehhhhhh vous voyez le vampire? Tu connais qu'on m'appelle Papi comment? Quand je dis que tu me calcules depuis ...

-moi: kiakiakiakia non je jure, tu es plus que mangé. Krkrkrkrkr oyohhhh mes côtes vont se briser ce matin. Je dis han, toi tu te prends pour une beauté fatale han? Je vais te suivre que tu as quoi même? Tchouoooo non, moi j'ai juste retenue ça parce que Justin t'appelle comme ça. En tout cas, Papi, qui t'a montré chez moi?

- : Éric!

-moi: pardon?

- : je m'appelle Éric. Papi c'est pour les intimes.

-moi: han, chef Éric, qui t'a montré cette maison?

-Éric: est-ce que c'est dur? Il n' y a pas beaucoup de Maëva métisse dans le secteur, donc le renseignement est facile.

-moi: tu es même normale dans ta tête? Comment tu peux atterrir chez les gens d'abord sans prévenir, et en plus pour venir me flanquer ma ceinture au visage?

-Éric: rectification, je suis venu te rendre ta ceinture

-moi: si ton rendre c'est ce que tu as fait là, soit. Mais il faut savoir que ce n'est pas parce que je ne parle pas beaucoup qu'il faut me prendre pour ton chiffon. Je ne suis pas ton amie, donc tu limites tes crises avec moi. Tu me traites de maboule depuis là pourquoi?

-Éric: juste comme ça. Et puis je ne peux même pas être un de tes amis, je ne danse pas torse-nu dans les bars de la ville.

-moi: même si mes amis dansent dans les bars, ce n'est pas ton problème, personne ne t'a demandé d'être mon ami. Pardon prends tes pieds, et retournes chez toi.

-Éric: je ne bouge pas d'ici avant que mes habits ne soient lavés et repassés.

Il prend ses pieds, et je le vois qui rentre dans mon salon tranquillement.

Non, je dois aller laver le corps demain à la plage parce que ce n'est plus normal.

Je vais trouver le bon monsieur au salon, assis, petit pied sur grand pied.

-moi: tu fais les choses comme un enfant qui est tombé à la naissance, tu sais ça?

-Éric: regardes, voici seulement mon sachet, vas laver mes affaires que tu as mouillé. Maintenant si ça ne sèche pas, je vais dormir ici

-moi: kiakiakiakia je jure, tu dois être de la même famille que Dibaku (humoriste gabonais).

Je réfléchis à ce que je peux faire tout de suite à cet enfant. Ou bien je vais chauffer de l'eau cette fois-ci avant de lui verser ça en plein visage, ou bien je chauffe de l'huile, où je lui donne du jus avec du raticide. Je ne sais plus.

Je prends mon phone pour appeler Justin afin qu'il vienne récupérer son parent encore en entier, mais rien. Son phone est fermé. Tchouo? Je vais faire comment?

-moi: je dis han, si je lave tes affaires, tu vas me coller la paix?

-Éric: bien sûr. Tu crois que je suis ici par plaisir?

-moi: bon donnes les affaires, je vais laver. Tu peux partir maintenant.

-Éric: ouhhhhhh mais tu es malade han? Je vais te laisser avec mes affaires et puis tu vas mettre tes fétiches dedans? Jamais, je reste ici.

-moi: bon, dégages de chez moi.

-Éric: je ne vais nulle-part.

-moi: eh Jésus, Marie, Joseph, qui m'avait même dit de passer par cette route hier?

-Éric: arrêtes en même temps ta musique de satan, ça me fait mal aux oreilles.

-moi: pendant que tu y es, demandes aussi que je te fasse le petit déjeuner, comme je suis ta bonne.

-Éric: non merci, je ne mange pas chez les gens.

-moi: très bien.

Je tire seulement le sachet qu'il a déposé au sol et je vais à l'arrière de la maison. Le bon monsieur me suit aussi.

-moi: je dis han, tu es devenu mon ombre?

-Éric: je viens juste m'assurer que tu ne jettes pas mes affaires dans la poubelle.

Sauvez-moi ohhhhhhhhh. Hummm

Je vais chercher le savon dans la douche et un seau vide. Je prends un autre seau d'eau et mon petit banc. Je m'assied donc pour commencer à laver les habits du roi.

-Éric: tu n'es pas obligé de laisser tes grosses cuisses dehors, ça c'est quoi?

Vous voyez lorsqu'on se met sur le petit banc, on a tendance à remonter le pagne ou bien la robe sur les côtés et ensuite en mettre une grande partie entre les cuisses pour qu'on ne puisse pas voir le slip. C'est pour ça que celui là ouvre sa large bouche.

-moi: toi aussi tu n'es pas obligé de cacher tes maigres mollets sous les jeans.

-Éric: désolé mais mes mollets sont très normaux. Je n'ai juste pas pour habitude de traîner hors de chez moi en petite tenue.

Pardon, si je continue à parler, je vais aller prendre la hache qui est dans la cuisine.

J'ouvre le sachet donc, je fais sortir le tee-shirt, le jean, et .... Non! Mais il est malade ce mec?

-moi: toi tu es malade dans ton crâne là? Tu penses que moi je vais laver ton caleçon?

-Éric: est-ce que je t'avais dit de me mouiller?

-moi: rooohhh mais toi tu as bien mal au cul. Tchuip.

Je laisse le caleçon dans le sachet que je lui jette par la suite avant de commencer à frotter le jean qui n'est pas sale.

Tchof!

La caleçon vient d'atterrir dans le seau.

Mais l'enfant là joue avec moi han? Je prends le caleçon avec deux doigts et je le jette au sol.

-Éric: ramasses ça et vite.

-moi: je ne ramasse rien, ne me gaze pas. D'abord même,

Chouaaaaaaaa!

Je verse tout le seau au sol. Les habits sont au sol, bien sur le sable noir de pog.

-Éric: tu vas ramasser ça aujourd'hui avec tes dents.

Et il jure qu'il me poursuit. Oh? Nous voici maintenant entrain de courir tout autour de la maison.

Un tour, wozzoh, la petite est bonne. Deuxième tour comme ça, le gars me choppe. Il me tord le bras derrière le dos.

-moi: ohhhh tu me fais mal, arrêtes.

-Éric: vas ramasser mes affaires que tu as jeté alors.

Pendant qu'il me tient on ne fait que reculer. Voici comment je bute sur un caillou et que je me retrouve au sol, assise.

-moi: je vais te tuer aujourd'hui ...

Je ramasse le balai en tige qui n'est pas loin et je me lance à sa poursuite.

Un moment je m'arrête parce que je vois juste que la situation est plus que ridicule. Je retourne à l'arrière de la maison, je piétine encore bien ses fringues.

-Éric: ah la tu es morte je te dis.

-moi: approches seulement, je vais te frotter les habits mouillés pleins sable.

-Éric: bon, bon, ramasse mes affaires, tu les laves et je rentre chez moi.

Moi: ok, pas de problème.

Je récupère les habits, et je recommence à tout laver, bien clean et j'installe sur la corde à linge.

-moi: bon, vas maintenant chez toi.

-Éric: j'attends que mes habits sèchent.

J'ai envie de rire et de pleurer en même temps.

Je ne dis rien, je vais dans la cuisine tranquillement nettoyer la queue de boeuf là. Je tire mon tabouret, et je me mets à la tâche.

-Éric: tu sais vraiment faire la cuisine ou bien tu veux juste me mentir?

-moi: je vais te mentir que tu es qui?

-Éric: hum moi je n'aime pas les métisses oh,

-moi: qui t'a demandé tes goûts?

-Éric: je dis quand même pour que tu ne te fasses pas de fausses idées.

C'est mon jour on dirait. Je sens qu'à défaut d'aller me laver à la plage, je vais aller une bonne fois au canal qui est juste à Pas-à-pas là. Cette histoire me dépasse. Si on a payé l'enfant là pour me faire chier oh, si on l'a envoyé pour me tuer oh, il n'y a que lui-même qui sait, mais ce qui est sûr, il ne m'aura pas.

========Éric===========

Je passerai bien toute la journée à la regarder. Elle est encore plus jolie avec son nez rouge de colère et ses cheveux un peu flous.

Je sais que je suis un emmerdeur, mais je ne peux pas m'empêcher, c'est plus fort que moi.

Lorsque je l'ai vu hier derrière Codev, j'ai juste foncer pour l'éclabousser. Je cherchais un moyen pour la faire monter dans ma voiture, mais la bonne dame n'a pas fait mine de s'intéresser à moi. Quand elle m'a tourné le dos, j'ai foncé vers le grand village pour tourner par la petite route d'Hassan et revenir avant qu'elle ne disparaisse mais ça c'était sans compter le gros bouchon qui se forme dès 17h. Je suis allé chez Justin, et quand Ida nous a chassé de la maison parce qu'elle en avait marre de mon serrage, on a foncé aux 9 provinces. Mais quelle ne fut pas ma surprise de la voir débarquer avec ce type. Quand elle a rejoint son groupe, j'ai vite compris qu'il s'agit sûrement de ses frères parce qu'ils étaient accompagnés de 3 filles mbout qu'ils appuyaient bizarrement. J'écoutais Justin me tirer les oreilles sur mon célibat, mais mes yeux étaient rivés sur sa table. Je l'écoutais chanter et rire. À un moment j'ai bien cru qu'elle était ivre, mais rien, elle ne prenait que son verre d'orangina. Quand j'ai pu attirer son attention, je m'attendais à ce qu'elle me fasse un scandale, mais non, au contraire, elle ne s'occupait pas de moi. Il fallait que je lui dise des trucs bizarres pour qu'elle me réponde. Même quand nous étions en boite , elle n'a même pas fait mine de s'occuper de moi.

Stoppez vous là, n'allez pas croire que je suis amoureux où un truc du genre. Je suis juste un peu curieux sur la personne et c'est tout. C'est rare de trouver quelqu'un qui supporte mes sales paroles assez longtemps.

Quand j'ai vu sa ceinture en arrivant chez moi, j'ai pensé à l'appeler pour qu'elle vienne la récupérer chez moi mais hélas, je n'avais pas son numéro. J'ai bien essayé de phoner Justin mais celui là, depuis qu'il est presque marié, il ne faut plus le déranger quand il dort. Voici comment j'ai attendu qu'il fasse bien jour pour venir chercher sa maison. Quand le petit qui m'a montré la maison m'a traîné jusqu'ici, je voulais repartir pour revenir un peu plus tard, mais la musique m'a fait m'approcher. Lorsque j'ai cogné, je m'attendais à tomber sur sa mère, où quelque chose comme ça, mais c'est elle-même qui est sortie. Un peu déconcerté, je lui ai jeté la ceinture et je me suis éclipsé. Pas que je voulais être impoli, mais je n'avait pas le choix. Je suis sorti sans me brosser les dents, je ne pouvait pas faire tomber mon swag aussi facilement. Le coup du seau d'eau, je ne m'y attendais pas, alors j'ai juste foncé chez moi prendre une douche rapide et revenir ici.

Là j'ai juste envie de rire parce qu'elle serre ses lèvres comme pour ne rien dire .

Vrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.

Voici mon phone qui vibre, sms de Chimène: «je suis chez toi dans 15 minutes tout au plus. bisou»

Ahhhhhh je l'avais même déjà oublié celle là.

Je lui réponds: «ok, la femme de ménage est là, je règle vite une affaire chez mon frère et je te rejoins».

Je vais encore embêter Maëva un peu, après je vais m'occuper du cas qui m'attends en case.

-moi: on dirait que tu connais vraiment cuisiner han?

Elle me jette un coup d'oeil et continue de faire ses choses.

Quand la marmite se pose sur le feu, je recule un peu parce que on ne sait jamais...

-moi: dis merci quand même?

- Maëva: vas un peu chez toi? C'est comment?

Elle me laisse dans la cuisine et se dirige dans la maison. Moi aussi je la suis. Je la trouve entrain de parler avec un jeune garçon qui est assis devant la télévision avec une manette de jeu entre les doigts.

-Maeva: Bijou qu'est ce que j'ai dit hier à propos de ce jeu? Je t'ai bien dit que je ne veux pas de problèmes, vas le rendre chez son propriétaire. Si tu veux, restes jouer là-bas, mais ne m'apportes pas les choses des gens ici.

-moi: bonjour!

-Maëva: ne réponds pas, c'est personne,

-moi: je suis Éric, un ami de Maëva, et toi?

- : Christopher, son petit frère.

-moi: ah ok. Tu joues à quoi?

-Maëva: tu n'es pas venu ici pour ça, vas chez toi.

Et elle rentre dans la chambre.

Est-ce que je m'occupe? Je viens de trouver un moyen de revenir ici plus tard. Pour le moment, il faut que j'aille faire honneur à celle qui m'attend chez moi. Les bonnes choses.... Le cas de Maëva c'est juste une question de jours, sinon d'heure et c'est du bon...

=========Maëva========

Je crois que je vais me suicider à cette allure. Que me veut-il ohhhhhh? On a déjà vu ça où? Non, le diable existe vraiment.

Je prends mon phone et quand je retourne au salon, le bon monsieur a disparu. Mon premier réflexe C'est de foncer voir dans la cuisine si il n'est pas entrain de mettre du sable dans mes marmites, mais rien, il a disparu.

-moi: Bijou? Le fou qui était là est où?

-Christopher: il a dit qu'il partait chez lui.

J'ai même envie de danser tellement je n'y croyais plus. Il est enfin parti.

-moi: ok.

Je continue de faire ma cuisine en gardant bien les yeux ouvert au cas où cet idiot reviendrait m'appuyer par le cou.

Jusqu'à ce que midi sonne, pas une seule trace d'Eric.

Une fois la nourriture prête, je me douche, je mange et je vais au lit. Maintenant que ma paix est de retour, autant en profité.

La sonnerie insistante de mon portable me tire de mon sommeil. Je me dis même que c'est une vraie personne qui me phone, mais rien, c'est seulement cet idiot de Franck.

-moi: oui, allô?

-Franck: enfin tu décroches à mon appel. Bonsoir...

-moi: parles vite, que me veux tu?

-Franck: je veux juste te voir. Ne me dis pas que même ça aussi tu me refuses?

-moi: je ne fais pas seulement que refuser, je t'interdis une bonne fois. Tu crois que je suis encore l'idiote qui a ton temps? Laisses-moi tranquille, c'est comment?

-Franck: mais ma puce, tu sais que je ne peux pas me passer de toi, je t'aime trop pour ça. Je me demande pourquoi tu m'as quitté...

-moi: voilà pourquoi tu ne penses à moi que quand tu reviens à pog non? Tu te dis que tu as ta petite chienne que tu vas venir sauter et puis c'est tout, n'est-ce pas?

-Franck: bien sûr que non, que vas-tu chercher là?

-moi: c'est le numéro de ta femme que je vais chercher pour qu'elle te demande de ne plus m'approcher. Pauvre type...

Clic!

Il est presque 16h déjà , même. Je me lève pour fermer les fenêtres déjà, sinon ce soir ce sera le ngozé (la veillée) des moustiques.

J'ajuste mon pagne, et après avoir fermé la fenêtre de la chambre, je me dirige au salon. Surprise seulement de trouver Éric et Christopher assis entrain de jouer.

-moi: je dis han, Mr Edowiza, quand je t'ai dit d'aller rendre le jeu là tu n'as pas compris?

-Christopher: mais j'ai rendu, ça c'est le jeu qu'Eric a apporté.

Je demande s'il vous plaît, l'enfant là cherche quoi chez moi?

Ça dort, je dois agir un peu...

-Éric: j'ai apporté aussi mes chaussettes pour que tu les laves hein? Merci....

Quand je vous dis que ce type est fou seulement... Et il va me rendre folle aussi.

-moi: attends, gardes la même position,

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